Gérard Jodar a été évincé de la présidence de l’Union Syndicale des Travailleurs Kanaks et des Exploités (USTKE), lors d’un congrès du syndicat indépendantiste en Nouvelle-Calédonie, après des conflits sociaux qui avaient dégénéré en violences. C’est Marie-Pierre Goyetche, vice-présidente de l’organisation, qui lui a succédé. La proviseur adjointe d’un lycée de Nouméa était soutenue par le bureau confédéral.
. En toute fin de congrès, Gérard Jodar « a annoncé son départ, et la création d’un nouveau syndicat », rapportait hier Louis-Kotra Uregeï, fondateur de l’USTKE et membre du collège honoraire.
« Ça s’est très bien passé, poursuit LKU. Il y a eu des débats sur des thèmes multiples, avec un engagement très fort de tous. Le bureau va maintenant redynamiser et redéfinir l’action syndicale. » Le départ de Jodar ? « Il a pris ses responsabilités, j’ai pris les miennes. Cela ne change rien à l’amitié qui nous lie. Je lui ai rendu hommage, et je l’ai fait applaudir debout à la fin du Congrès. »
Les sentiments post-congrès ne sont pas aussi optimistes chez tous les militants. « Ça tirait dans tous les sens », rapporte, anonymement, un militant pro-LKU. « Gérard a encore utilisé sa stratégie du martyr : “ J’ai fait de la prison, j’ai sacrifié ma famille pour vous… “ » Et « le pire, c’est que ça a quand même bien marché [...] Pendant trois jours [ses partisans] ont fait de la propagande, de bouche à oreille. Au vote à main levée, pour ou contre le bureau confédéral, à peu près un quart des gens ont levé la main contre, c’est beaucoup. Et quand tu commences à lever la main devant tout le monde, tu marques ton désaccord. » Et généralement, « tu sors ». En meme temps de qui se moque t’on ?? Depuis le conflit Aircal et les multiples dérapages liés de près ou de loin à ce conflit, Tout a contribue a jeter de l’huile sur le feu d’une entente tout sauf cordiale !
Remémorons nous combien il a ete difficile toutefois pour LKU de se désolidariser ouvertement de son encombrant président tandis qu’il était emprisonné au Camps Est, mais à peine était il libéré des « geôles coloniales », le Big Boss avait plus ou moins laissé entendre que le prochain congrès de l’USTKE serait l’occasion de remanier en profondeur l’organigramme du syndicat. Même si Gérard Jodar n’a pas inventé l’eau chaude il a parfaitement capté que le message s’adressait à lui directement martelant à qui voulait l’entendre (plus grand monde en fait) qu’il ne se contenterait pas d’un titre fantoche (genre président honoraire) et quitterait l’USTKE si cela devait se produire. Voila chose faite donc.
Parmi les mains levées on verra , celles de Michel Safoka (ex-secrétaire général de la fédération du BTP), d’Edwin Avemaï (fédération du commerce) et de Joseph Boanemoa (tourisme, hôtellerie et transports) ont été remarquées. Juste après, la création d’une nouvelle organisation était annoncée par Gérard Jodar. Finalement, il n’a pas accepté les propositions de ses anciens camarades : un siège honorifique au syndicat, une bonne retraite de Tontouta Air Service (dont l’USTKE est actionnaire) et la perspective d’un confort financier.
« Jusqu’au dernier moment, Hnalaïne [Uregeï] et Marie-Pierre [Goyetche] lui ont fait des appels de phares pour qu’il reste, qu’on tourne la page ensemble », regrette un adhérent, pour qui « ça va nous faire mal à court terme ».
Objectivement, l’absence de Gérard Jodar privera aussi l’USTKE d’un responsable salué pour sa connaissance des dossiers. « Si on l’avait choisi pour succéder à Loulou, c’était parce qu’il était le seul avec assez de carrure pour gérer un grand syndicat », reconnaissait un militant de longue date, voilà quelques semaines.
Du côté de l’État, le week-end a été bon. « Goyetche est beaucoup moins incontrôlable, elle ne fera rien sans l’accord de LKU, il y aura moins de surprises », se réjouit-on sous le drapeau tricolore. Ces dernières semaines, des responsables du haussariat avaient anticipé cette division, et fait savoir « qu’ils ne seraient pas trop contents de voir des anciens de l’USTKE nous rejoindre », s’esclaffe le patron d’un petit syndicat. « Surtout [Gérard] Jodar et [Michel] Safoka. »
C’est donc Marie-Pierre Goyetche qui a été désignée à la présidence du syndicat.
Un choix qui pourrait sembler plutôt étonnant quand on se souvient qu’elle a été complètement incapable de garder la situation sous contrôle et de tenir ses troupes tandis que Jodar était au Camps Est et que le conflit Aircal continuait de s’enliser ! Mais avec elle LKU joue clairement la carte de la prudence, elle n’a aucun charisme et pas beaucoup plus de crédibilité donc aucun risque qu’elle ne devienne un électron libre échappant à tout contrôle ….
enfin une bonne nouvelle !! dehors Jodar
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ben si on regarde sur le long terme même si Jodar à fait pas mal de casse on retrouve toujours les mêmes qui tire les ficelles et qui malheureusement se servent avant les vraix nécéssiteux!!!!! et utilisent encore une fois des pantins tels que Jodar pour servir avant tout leurs intérêts sous couvert de valeurs altruistes!!!
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Monsieur JORDAR n'oubliez jamais que avant tout, vous etes un blanc! et traité comme tel par vos anciens freres…..
Bon courage, sans moi.
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Dommage, je préfère jodar a M.P Goyetche question de charisme et surtout qu'avec Jodar les choses se concrétisés et on avaient tjrs de bon résultas. On verra sur du long terme qu'est ce que ça va donner tous ça.
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… en tout cas, je souhaite beaucoup de force et de courage à tonton Dédé, et que la lutte continue !!!!
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j'espère qu'avec son départ le syndicat retrouvera ses lettres de noblesse, même si perso j'ai un peu peur de ce qu'il peut faire avec sa nouvelle milice sans personne pour le calmer…
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