On a les images de l’appartement où le RAID est intervenu contre Mohamed Mérah.

France 2, chaîne télévisée française, a dévoilé les premières images de l’intérieur de l’appartement de celui qui se revendiquait d’Al Qaida. Mohamed Mérah qui s’est présenté comme étant l’assassin des militaires de Montauban et l’auteur de la tuerie de l’école juive de Toulouse, s’est fait abattre par le RAID à l’issue de plus de 30h de siège. Il a d’abord affirmé se rendre lors du premier jour du siège, le soir même. En fait, il n’en était rien. Il voulait tout simplement se reposer. Avant de répondre à 22h 45, lors de son dernier message à la police qu’il mourirait avec les armes à la main, en martyr. Finalement, le terroriste de Toulouse aura tenu tête aux hommes du RAID qui décrivent un assaut d’une rare violence (300 cartouches ont été tirées au cours de l’intevention finale).
Après la vidéo payée10 000 euros par France Télévision… L’aîné de Mohamed Merah est soupçonné d’avoir été son complice, voire son mentor…

Son frère mort, Abdelkader Merah reste seul face aux enquêteurs. L’homme nie toute participation aux tueries menées par son cadet Mohamed à Toulouse et Montauban, mais pour les policiers, son profil, sa double-vie et ses antécédents en font un complice idéal. Aîné d’une fratrie de cinq enfants restés seuls avec leur mère après le départ du père en Algérie, il est présenté comme celui qui a endoctriné son jeune frère.

Abdelkader Merah a 29 ans. Peintre en bâtiment, cet homme d’1,80 m est un adepte des changements radicaux, selon le témoignage de ceux qui l’ont connu. «Abdelkader a rejoint le djihad après le 11 septembre 2001, a raconté au JDD une ancienne amie de la cité toulousaine des Izards. On le connaissait bien, c’était un petit voyou du quartier, et puis un jour, on ne l’a plus revu. Il est revenu avec une barbe de dix mètres de long, on n’a pas compris.»

Pourtant, dans le voisinage de sa petite maison du petit village d’Auterive, on décrit un homme «discret», voire «très poli, courtois», habillé à l’européenne. Abdelkader Merah aurait en effet rasé sa barbe et délaissé les tenues type «djellabas» après sa mise en cause, en 2007, pour «association de malfaiteurs en vue d’une entreprise terroriste» dans une affaire de recrutement pour une filière djihadiste vers l’Irak. L’enquête, à l’époque, montrera que l’homme se rend régulièrement en Egypte, via un réseau islamiste belge, pour étudier le Coran.

Cinq personnes seront condamnées à des peines de prison dans cette enquête mais aucune charge ne sera retenue contre Abdelkader Merah. Dans l’affaire en cours, les enquêteurs n’ont pas plus d’éléments l’incriminant de façon manifeste. Les policiers rapportent qu’il aurait dîné avec son frère la veille de la tuerie du collège juif, près duquel son téléphone portable aurait été géolocalisé. Il serait également impliqué dans le vol du scooter utilisé dans les meurtres, et aurait accompagné Mohamed chez le concessionnaire Yamaha pour se renseigner sur la façon de désactiver le mouchard GPS.

Sa compagne, à laquelle il est mariée religieusement mais pas civilement, a été remise en liberté. Elle s’est dite «très inquiète d’avoir appris par les policiers le comportement de son mari», selon son avocat, et évoque «une vie parallèle de son mari» dont elle n’avait pas connaissance. Une double-vie au cours de laquelle les enquêteurs estiment qu’Abdelkader Merah aurait pu endoctriner son jeune frère. Une sorte de cerveau, de «grand manitou», dont Mohamed aurait été le bras armé.

Récemment, Abdelkader Merah a cependant décidé de muscler son propre bras. Toujours vêtu de son maillot de l’Olympique de Marseille, l’homme fréquentait depuis janvier le club de fitness California Gym. «Il m’a demandé un programme pour prendre de la masse musculaire», a raconté au JDD le patron de la salle, qui se souvient d’«un garçon gentil mais très introverti. Impossible de lui arracher un sourire». Il s’isole et parle peu.

Guère plus disert en prison, Abdelkader Merah nie cependant les propos qui lui ont été prêtés: il aurait été «outré» par les informations indiquant qu’il était «très fier» de son petit frère. «Il n’a jamais été fier de ses actes là», assure son avocate. Reste à déterminer l’influence que le grand frère a eu sur son cadet. Lors de son séjour en prison, un détenu raconte que ce dernier écoutait tête baissée les discours que lui récitait son aîné au parloir.Voici les images de l’appartement de Mohamed Mérah après l’assaut du RAID.

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