D’ici la mi-octobre, soixante habitants de l’Ariège vont porter plainte contre des dirigeants de groupes produisant du glyphosate pour «mise en danger de la vie d’autrui»…
Soixante Ariégeois ont retrouvé dans leurs urines 14 fois la dose de glyphosate dans l’eau potable. Ils vont porter plainte d’ici la mi-octobre.

En juin, huit faucheurs volontaires avaient déjà porté plainte. La procureure de Foix s’était dessaisie au profit du pôle Santé publique du tribunal de grande instance de Paris.

250 autres citoyens sont prêts à faire analyser leurs urines et à porter plainte.

Certains se croyaient au vert en Ariège. Mais les analyses d’urines se multiplient et le constat est toujours le même : le taux de glyphosate y est toujours supérieur à la dose normale autorisée dans l’eau potable.
D’ici un mois, 60 habitants de ce département vont porter plainte pour « mise en danger de la vie d’autrui » et « atteinte à l’environnement » contre les responsables des grands groupes qui fabriquent des pesticides à base de glyphosate, mais aussi les responsables qui ont autorisé leur mise sur le marché, notamment à la Commission européenne.
Elles devraient être jointes aux huit premières plaintes déposées en juin dernier par d’autres citoyens à Foix, un dossier dans lequel la procureure s’était dessaisie au profit du pôle Santé publique du tribunal de grande instance de Paris.
Lors des analyses d’urines, les plaignants ont retrouvé en moyenne 1,43 nanogramme de glyphosate par millilitres, soit plus de 14 fois la dose autorisée dans l’eau potable.
250 analyses (et plaintes) en stock
Tous ont décidé de participer à la campagne lancée par les faucheurs volontaires. « On savait depuis des mois qu’on ne pourrait pas compter sur les décideurs politiques pour prendre une décision sur le glyphosate. Il faut compter uniquement sur les citoyens et aller au bout de la démarche que nous avons entamé », explique Dominique Masset, un des responsables de l’association « Campagne Glyphosate ».
Une initiative qui fait son chemin, car 250 autres Ariégeois sont déjà sur les rangs pour faire des prélèvements devant huissier afin de savoir si eux aussi ont des taux supérieurs à la norme. Et ils sont prêts à porter plainte.
« Plus il y a d’analyses, plus on fait le même constat : on retrouve du glyphosate chez tout le monde. Nous ne sommes pas les seuls à nous organiser, on reçoit des appels d’un peu partout pour savoir comment il faut faire », poursuit Dominique Masset

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