Depuis 100 jours maintenant nous pouvons « apprécier » le travail des socialistes aux commandes de l’entreprise France.

Comme prévu, ils ne brillent pas par leur efficacité et leur compétence.

Le miracle ne s’est pas produit. Des amateurs, mêmes très nombreux, ne peuvent pas faire oublier l’expérience qu’ils n’ont pas. Dure réalité que l’on vérifie à nos dépens mais tellement prévisible…

Et dire qu’ils se sont tellement  battus pourtant pour y être, ils avaient tellement  à prouver, à montrer, à ré-enchanter…

Je parle au passé puisque en seulement 100 jours, les rêves se sont déjà envolés pour se transformer en cauchemars, pour certain, en chronique d’une désillusion annoncée, pour d’autres.

Et bien sur, les partisans de la politique du pire, les extrêmes, les révolutionnaires, ne sont pas déçus, ils en ont pour leurs impôts argent. Le problème, pour eux aussi et qu’ils n’ont peut-être pas encore capté, c’est que l’on est tous dans la même galère.

Et oui, Mr Hollande aime bien les riches mais ils le cachent par des propositions démagogiques pour endormir les braves gens.

Et oui, il faut démanteler les camps de ROMS, ils créaient de l’insécurité. Ce n’est pas moi qui le dis mais Mr Valls pour justifier son action. Qu’on se rassure, le gouvernement planche pour leur ouvrir le marché du travail.

Et oui, Cécile Duflot a mis un masque et a fait son show pour les Pussy Riot mais pas pour les ROMS. Il est tellement plus simple de s’occuper de la politique des autres pays. Tiens, ça me rappelle quelque chose…ne pas regarder la poutre dans son oeil mais la paille dans celui du voisin…

Et oui, les mêmes continueront à payer pendant que d’autres, toujours les mêmes, seront épargnés et que des privilégiés continueront de l’être.

Et oui, il l’y aura d’autres mesures non assumées qui ressembleront étrangement à la politique de l’ancien gouvernement. Et oui, socialos-bobos-écolos-cocos, on vous a menti.

D’une façon ou d’une autre il faudra bien que le gouvernement trouve de l’argent, notre pays vit au dessus de ces moyens et depuis si longtemps…

Faire payer les riches est un mythe pour galvaniser les foules, faire de l’audimat, grimper dans les sondages.

La preuve, Jean-Marc Ayrault récupère plus d’impôts sur les classes moyennes que sur les vilains riches.

D’ailleurs, le seul raisonnement démonte cette théorie d’un autre siècle. La richesse est principalement le fruit du travail, de l’initiative, du risque et de l’entreprenariat.

Simple exemple, en France, l’artisanat est la plus grande entreprise et le plus grand employeur.

Est-ce que l’on peut raisonnablement penser que tous ces chefs d’entreprises roulent sur l’or?
Est-ce que peut les obliger à créer, à produire ?
Est-ce que l’on peut les attacher à un piquet pour les garder sur notre sol ?

Pour créer des richesses il est indispensable d’avoir une terre fertile et un climat bienveillant. Et c’est cette richesse qui construit et fait vivre un pays. Lire l’article de Mischa Malikov ici.

Que va-t-il arriver dans quelques semaines ?

Des entreprises feront faillite, fermeront et licencieront, il ne peut pas en être autrement. Souvent ce sont de petites ou moyennes structures qui ne survivent que par la volonté de personnes courageuses et déterminées.

C’est une lutte permanente pour trouver des clients, des parts de marché, assurer les fins de mois, payer ses salariés et ses fournisseurs, obtenir une trésorerie afin d’éviter des frais bancaires beaucoup trop onéreux, trouver des investisseurs.

Ce tissu économique est fragile et ne tient souvent qu’à un fil… bientôt rompu par les décisions aberrantes de ce gouvernement qui ne mesure en aucune façon les conséquences de son idéologie appliquée, doublée d’improvisation évidente.

Moins de pouvoir d’achat, plus d’impôts à payer pour un état obèse et encore plus d’assistanat, hausse du plafond du livret A qui envoie le signal d’épargner = moins de consommation, chute de la confiance et de l’économie déjà moribonde. Adieu la croissance.  La suite on l’a connait, il n’y a qu’à regarder du coté de l’Espagne et de la Grèce.

    » Pour comprendre le monde de l’entreprise, il faut s’y être confronté un minimum ou, en tous cas, s’entourer de partenaires résolus à défendre par des actions concrètes et non par des incantations, les PME/PMI, et encore moins par des insultes. »

J’ai trouvé sur la toile cette définition qui résume assez bien la situation.

Inaptocratie, en anglais, inaptocracy :
« Un système de gouvernement où les moins capables de gouverner sont élus par les moins capables de produire et où les autres membres de la société les moins aptes à subvenir à eux-mêmes ou à réussir, sont récompensés par des biens et des services qui ont été payés par la confiscation de la richesse et du travail d’un nombre de producteurs en diminution continuelle ».

De plus, toutes les avancées sociétales proposées par la gauche sont, au final, un leurre.

Ils ont toujours des voix à y gagner et ce que nous ne payons pas avec eux, finit toujours pas nous coûter très cher.

La mixité sociale, la parité d’affichage, les 35h, la retraite à 60 ans. Pour l’abolition de la peine de mort, c’est une décision qui fait l’unanimité (à part le FN) mais qui peut dire que  Valéry Giscard d’Estaing ne l’aurait pas prise lui aussi.

On veut nous laisser penser que notre société a progressé pour se rendre compte que toutes les promesses de la gauche n’ont rien changé, au contraire, nous ont fait régresser.

Ne parle-t-on pas de générations sacrifiées ?  Quelle explication donner pour les 30% d’illettrés qui sortent d’un système scolaire des plus coûteux au monde, pré carré des donneurs de leçons gauchistes. Lorsque l’on analyse de qui est composé ce parti et qui sont ses responsables politiques, on ne voit pas beaucoup d’ouvriers et encore moins d’entrepreneurs. Et le seul qui leur ait servi de faire-valoir, Pierre Bérégovoy, a fini par se « suicider »…

Ce que l’on peut malheureusement conclure est que les seules motivations pour les socialistes, sont de garder à vue un électorat, de lui donner et dire ce qu’il a envie d’avoir et d’entendre dans l’immédiateté, bref de l’asservir sans lui offrir une vision d’avenir.

Ce pourrait être leur slogan, « asservir pour exister »

Pour étayer cette hypothèse, et cela peut paraître curieux,  je voudrais mettre en parallèle deux approches de la psychologie permettant, en partie, de différencier l’évolution et la progression humaine.

C’est une présentation simplifiée et partielle mais elle donne des points de divergences importants pour ces pères de la psychanalyse.

Tout d’abord celle de Freud, qui déterminé notre capacité à faire le bien par le sentiment de culpabilité qui nous anime depuis la nuit des temps. Pour lui, pas de vrais idéaux mais juste l’apaisement de notre conscience par de bonnes actions. Ce qui apporte bien entendu du cynisme et de la suspicion sur notre désir à faire le bien. La fatalité annoncée d’aspirations prédéterminées, en réponse à des angoisses existentielles. Donc, pas d’élévation mais l’acceptation d’une société qui est réduit à sa condition humaine.

L’autre approche est celle de Jung, disciple et dissident de Freud. Pour lui, même si dans un premier temps, il retient la théorie du maître, il est convaincu que l’homme aspire à des idéaux qui vont bien au-delà de la vision freudienne. La réalité d’une dimension qui nous dépasse et porte à nous élever est immanente à notre périple terrestre.

Jung traduisait cet aspect par une dimension spirituelle, à la religion et dans le besoin pour l’être humain d’appartenir à une confession pour se sentir relié. Pour mieux comprendre la psychologie Jungienne, il est indispensable de la replacer dans son contexte. Nous sommes au milieu du 20eme siècle et la religion catholique est encore très présente au quotidien.

A l’heure actuelle, si nous voulions transposer cette dimension « spirituelle », sans parler de religion, nous pourrions la traduire par notre désir « d’être relié » à une cause et de s’impliquer, s’engager pour une société plus juste et profitable à toute la planète, et, au plus près, à notre pays.

La mise en œuvre de cette évolution ne se fait par « idéologie », version freudienne et par culpabilité mais par une réelle envie de s’élever, donc de façon jungienne, c’est-à-dire, devenir des citoyens conscients de notre responsabilité à préserver et pérenniser l’avenir des futures générations.

Mais aussi de prendre en compte notre nature humaine avec ses qualités et ses défauts, ses forces et ses faiblesses, ses grandeurs et ses chutes. Personne ne décide à notre place, nous sommes à l’origine de nos orientations et devons en assumer les conséquences. Combattre la culture de l’excuse et du laxisme comme première réponse.

Ce qui n’empêche en aucune façon l’entraide et la générosité mais pose la question de l’assistanat perpétuel et institué.

Sans vouloir caricaturer et mettre tous les gens de gauche à la même enseigne (certains sont très idéalistes mais déconnectés de la réalité économique), la première approche symbolise parfaitement, à mon sens et dans les faits, la politique socialiste, la pensée unique et bien pensante. Ce qui expliquerait l’esprit revanchard, haineux, arrogant et aigris d’un bon nombre d’entre eux et cette volonté de faire le bien par le biais de la communauté, en clair, l’énergie et l’argent des autres, ces fameux riches.

Un peu comme « après nous le déluge » et c’est ce que laisse envisager la politique à la petite semaine de François Hollande et de son gouvernement.

Il ne s’agit plus de manipuler les masses, d’imposer l’égalitarisme, le partage du travail et l’appauvrissement programmé, le nivellement par le bas pour laisser une « élite » décider de ce qui est bon pour nous.

Il ne s’agit plus d’asservir mais de libérer, de donner à chacun la possibilité de trouver sa place, de grandir, de s’enrichir.

Programme beaucoup plus ambitieux et courageux puisqu’il exige de l’authenticité, de la sincérité et un véritable engagement politique.

Cet état d’esprit  je l’ai retrouvé chez Nicolas Sarkozy et dans les valeurs qu’il a défendues avec tant de ferveur, dans son projet pour la France et l’Europe.

Les électeurs par choix ou non-choix, ont mis au pouvoir celui qui a su dire à chacun ce qu’il avait envie d’entendre. Tous ont eu leur part du gâteau ou petit lot de consolation. Ou, vu sous l’angle Agatha Christie dans « Le crime de l’Orient Express », chacun avait une raison de mettre un coup de couteau dans le dos de la victime.

Mais à qui profite le crime ?

Quel gâchis. On a sacrifié un homme plein de son expérience pour un opportuniste.

Après ce difficile constat, il est bien nécessaire d’admettre que notre pays à besoin de cette « épreuve » pour définir la société qu’elle souhaite.

Sortir du mythe, du rêve et des illusions. Cela ne se fera certainement pas sans difficultés.

J’espère seulement que les responsables de droite vont relever le défi, favoriser l’émergence de la créativité et de nouveaux talents. Proposer un projet politique porteur d’idées fortes et capable de nous conduire vers l’évolution indispensable pour les générations futures. Evolution amorcée par Nicolas Sarkozy dans son désir d’une France Forte !

( sources : http://www.oppositionrepublicaine.com/OR/asservir-pour-exister/)

1 COMMENT

  1. Il est vrai qu’avec la droite tout était merveilleux et que l’humanité a sérieusement avancé : stigmatisation des étrangers, fossé de plus en plus grand entre les riches et les pauvres, culpabilisation des chômeurs et de ceux bénéficiant du RSA, confusion délibérée entre les musulmans et les islamistes radicaux,… . Quel beau projet de société nous était proposé. Sans compter les balades en yacht et en jet privé (un très bel exemple de solidarité), une mainmise complète sur les médias, des déjeuners au Fouquet’s, des cadeaux somptueux aux grands entrepreneurs, un affichage humaniste avec Kadhafi et El Assad. C’est vrai que c’était tellement mieux avant… Alors peut-être que la gauche n’est pas parfaite (en même temps juger de l’action d’un gouvernement seulement 4 mois après sa mise en place est d’une subtilité tout a fait objective) mais ce qu’elle essaye d’insuffler aujourd’hui me parait beaucoup plus séduisant que la chape de plomb que nous avait imposée une droite singulièrement méprisante pour les hommes qui essayaient juste de respirer ou de s’en sortir… Mais ça bien sûr quand on a suffisamment à manger ou que l’on a largement de quoi vivre sont des considérations qui n’ont aucune importance. Alors continuez à philosopher ou psychanalyser et à vous apitoyer sur ces pauvres riches à qui l’on fait du mal, la « France d’en bas », elle, continuera à se battre pour que la solidarité ne soit pas qu’un mot passe-partout pour conquérir des électeurs mais bel et bien une réalité…

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