Bientôt une loi pour faire baisser les frais bancaires

banques ( Sources les nouvelles Caledoniennes )

Voilà une info que j’estime suffisamment intéressante pour qu’éventuellement elle déclenche des réactions et des débats de la part des internautes :

Bientôt une loi pour faire baisser les frais bancaires Missionné par le gouvernement, le président du Conseil économique et social a rendu, hier, son rapport sur les frais bancaires et le crédit. Les entreprises font des propositions intéressantes, mais le gouvernement veut davantage.

En 2006, Didier Leroux, alors en charge de l’économie au gouvernement, s’était attaqué aux frais bancaires. Il s’agissait même de l’une des « dix mesures contre la vie chère » destinées à « rendre du pouvoir d’achat »  aux Calédoniens. Il fallait les clarifier et, si possible, les réduire.
Des discussions avaient été engagées avec les établissements, sans succès. Les frais sont restés les mêmes, complexes (jusqu’à 144 tarifs pour une banque) et plus élevés qu’ailleurs, notamment qu’en Métropole où se trouvent les sièges de plusieurs enseignes.
Trois ans plus tard, l’exécutif tente une nouvelle ascension. Par la même voie, c’est-à-dire un tour de table des acteurs de la profession, et y ajoutant la problématique des crédits. C’est Robert Lamarque, président du Conseil économique et social, qui s’en est chargé, à la demande du gouvernement.
Sept semaines après avoir été missionné, il a rendu, hier, sa copie. Sur le constat, rien d’étonnant. Les clients se plaignent, entre autres, de la dégradation du service avec son automatisation, mais surtout de la cherté des frais, de leur prolifération, et du montant excessif des pénalités. « Il y a aussi le sentiment d’une entente larvée entre les banques de la place », termine le conseiller. Des griefs que les établissements réfutent, en rappelant qu’ils ont continué à accorder des crédits pendant la crise, grâce à une gestion plus sûre qu’ailleurs.

Les clients se plaignent surtout de la cherté des frais et du montant excessif des pénalités

Concrètement, les banques proposent trois solutions pour satisfaire les objectifs du gouvernement sur les frais. D’abord, l’abandon des dates de valeurs pour les particuliers. Il s’agit des dates effectives d’encaissement ou de décaissement, qui varient selon les enseignes et peuvent pénaliser les ménages.
Ensuite, les banques proposent la gratuité des frais de tenue de compte pour les ménages non imposables, et la suppression des frais d’envoi de chèque à domicile (hors coûts postaux).
« Bien, mais pas suffisant », estime le gouvernement par la voix de son porte-parole, Philippe Dunoyer. Cela signifie qu’ « une voie réglementaire ou législative doit maintenant être étudiée ». Dans l’idéal, le gouvernement souhaite la gratuité des services de base et la baisse du coût du crédit, notamment immobilier. Robert Lamarque, de son côté, estime que les frais de rejet de chèques pourraient être plafonnés, comme cela se fait sur le territoire métropolitain. « Quand on sait qu’il y a 180 milliards de francs sur des comptes non rémunérés, on se dit qu’elles peuvent le faire. »

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