alliance entre une partie de la droite non-indépendantiste et des indépendantistes portée au pouvoir en Nouvelle-Calédonie soulève la contestation, a constaté lundi l’AFP.

« Nous allons déposer un recours car l’élection du nouveau président du Congrès s’est faite lors d’une séance convoquée illégalement », a déclaré lundi à l’AFP, Philippe Michel, élu Calédonie Ensemble (droite).

Vendredi, sur fond de crise politique calédonienne durable, l’indépendantiste Roch Wamytan (UC) a été porté à la tête du Congrès, avec les voix du Rassemblement-UMP et de deux autres partis de droite.

Mais la procédure de convocation de cette séance, boycottée par 19 élus sur 54, a soulevé une controverse.

Auparavant, pour la troisième fois en six semaines, un nouveau gouvernement collégial avait été élu, mais une fois encore déclaré démissionnaire dans la foulée, après le départ des « ministres » de Calédonie Ensemble.

Les divisions au sein de la droite non-indépendantiste, qui se sont exacerbées sur le sujet sensible du drapeau, sont à l’origine de la crise politique que traverse la Nouvelle-Calédonie.

Alliés, le Rassemblement-UMP et l’Union calédonienne (indé.) défendent l’adoption de deux drapeaux – tricolore et indépendantiste -, tandis que Calédonie Ensemble veut un drapeau commun « rassemblant les communautés ». Le Parti de Libération kanak (Palika) se situe également sur cette ligne.

Le 17 février, l’UC a renversé le gouvernement présidé par Philippe Gomes (CE), stigmatisant son opposition aux deux drapeaux.

Se disant victime d’un « putsch », M. Gomes dénonce « cette nouvelle majorité dans le dos des Calédoniens » et bloque le fonctionnement de l’exécutif en vue d’obtenir de Paris une dissolution des assemblées.

Pour contrecarrer la stratégie de Calédonie ensemble, la nouvelle alliance souhaite que Paris modifie la loi organique de l’accord de Nouméa. Elle a également décidé de surseoir à toute nouvelle élection de gouvernement qui, selon les textes, doit se tenir dans un délai de quinze jours.

Cette majorité souhaite en outre commencer « à discuter de l’avenir » de la Nouvelle-Calédonie, qui doit, entre 2014 et 2018, choisir de maintenir ou pas ses liens avec la France.

( sources Tahiti Info)

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