Introduction… qui est Nisargadatta Maharaj ?

Nisargadatta Maharaj n’est pas seulement un homme ayant incarné les plus hautes réalisations de la sagesse indienne, mais il est aussi un enseignant qui a su proposer une pédagogie simple.

Ici, pas besoin de pèlerinages, de rites, de purifications diverses, d’érudition livresque ni de tout le folklore de l’éveil : Maharaj nous conduit droit à l’essentiel ; ses mots sont comme des flèches pointant directement  vers l’absolu, et celui qui sait les entendre et qui est mûr pour cela ne peut qu’être touché en plein centre.

Et encore aujourd’hui plus de trente ans après sa mort,  ses paroles contiennent l’énergie brûlante du feu de la vérité. En Californie, en Australie, en Inde, en Europe…partout des hommes et des femmes ont trouvé et trouvent encore  chez Marahaj  un enseignement fécond et d’une rare efficacité.

N’est-ce pas extraordinaire que l’Inde millénaire ait parlé au monde entier à travers le corps et l’esprit d’un petit vendeur de bidis de Bombay ?

Maharaj a enseigné ce qu’il avait reçu de son maître  Shri Siddharameshwar ; celui-ci lui conseilla de s’occuper d’une seule chose : « Tu n’es pas ce que tu crois être. Trouve ce que tu es. Observe le sens de « Je Suis », découvre ton véritable Soi. »

« J’ai fait ce qu’il m’a dit de faire, dit Nisargadatta Maharaj. Tout temps gagné, je le consacrais à m’observer en silence. Cela opéra en moi un changement rapide et profond. Il me fallut : pas plus de trois années pour réaliser mon être véritable. »

Telle est sa pédagogie puissante et si simple : prêter attention au sens du « Je suis » et remonter ce fil d’Ariane jusqu’à la Source ultime.

« Tournez-vous vers l’intérieur, conseille Nisargadatta Maharaj. Le « je suis » vous savez. Soyez avec lui à tous les instants dont vous pouvez disposer jusqu’à ce que vous vous tourniez vers lui spontanément. Il n’y a pas de voie plus simple et plus facile. »

Ce sentiment du « Je suis » qui est l’expérience de notre présence est toujours là, mais nous le limitons au corps, aux pensées et à l’individu que nous croyons être ; nous le réduisons à une chose limitée et mortelle.

« Cette sensation “je suis” vous est toujours présente, mais vous y avez greffé toutes sortes de choses corps, sentiments, pensées, opinions, possessions intérieures ou extérieures, etc. A cause d’elles, vous vous prenez pour ce que vous n’êtes pas. »

Car le « Je suis » n’est pas individuel – nous ne sommes pas une personne ! –  il est  la conscience universelle et infinie, l’être pur, la source du monde.

« Tournez-vous vers l’intérieur à la recherche du « qui suis-je » ou fixez votre esprit sur « je suis » qui est l’être simple et pur. »

 Il n’y rien à faire, rien à accomplir, rien à entreprendre : il suffit de se laisser porter par le « Je suis » et de lui permettre de nous révéler sa véritable nature : pure conscience, sans forme, sans couleur, sans limite, sans âge.

Mais le « Je suis » n’est pas encore la destination finale même s’il est le plus grand et le plus haut de nos Dieux ; il est la porte, le seuil entre le monde manifesté et l’absolu non-manifesté. Il ouvre l’espace de l’Absolu.

« Ayez une attention soutenue à vous-même, dit Nisargadatta – c’est suffisant. La porte qui vous emprisonne est aussi celle qui vous libérera. Le « je suis » est la porte. Restez près d’elle jusqu’à ce qu’elle s’ouvre. En fait, elle est ouverte, mais vous n’y êtes pas. Le témoin est la porte par laquelle vous passez au-delà. »

Le « Je suis » nous mènera alors au-delà du monde, au-delà de la conscience même et soudainement nous révélera l’absolu, au-delà de l’être et du non-être.

« Sitôt que se révèle la nature de ce « je suis », que vous la comprenez, vous passez au-delà de ce « je suis ». Vous êtes le « Jnani », vous êtes l’observateur de cette conscience, vous transcendez cette conscience. »

Rien de plus simple, rien de plus profond.

(Source : https://www.joseleroy.com/la-simplicite-nisargadatta-maharaj)

Comment Nisargadatta Maharaj justifie-t-il le fait de fumer ?

Ci-dessous, Sri Nisargadatta Maharaj répond…

(Si les réponses ci-dessous ne sont pas suffisantes pour celui qui a posé la question, n’hésitez pas à entamer une conversation avec moi dans la section des commentaires. Je pourrai peut-être vous aider à y voir plus clair. Pour moi, ce qui suit est suffisant. Toutes les citations sont tirées de “I Am That”).

Questionneur : Vous dites que tout ce que vous voyez est vous-même. Vous admettez également que vous voyez le monde tel que nous le voyons. Voici le journal d’aujourd’hui avec toutes les horreurs qui se passent. Puisque le monde est vous-même, comment pouvez-vous expliquer de tels écarts de conduite ?

Sri Nisargadatta Maharaj : Quel monde avez-vous à l’esprit ?

Le questionneur : Notre monde commun, dans lequel nous vivons.

Sri Nisargadatta Maharaj : Etes-vous sûr que nous vivons dans le même monde ? Je ne parle pas de la nature, de la mer et de la terre, des plantes et des animaux. Ils ne sont pas le problème, ni l’espace infini, le temps infini, le pouvoir inépuisable. Ne vous laissez pas tromper par le fait que je mange et fume, que je lis et parle. Mon esprit n’est pas là, ma vie n’est pas là. Votre monde, celui des désirs et de leur accomplissement, celui des peurs et de leur fuite, n’est certainement pas mon monde. Je ne le perçois même pas, sauf à travers ce que vous m’en dites. C’est votre monde de rêve privé et ma seule réaction à son égard est de vous demander d’arrêter de rêver.

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Questionneur : Je vous vois fumer !

Sri Nisargadatta Maharaj : Exactement. Vous me voyez fumer. Découvrez par vous-même comment vous en êtes venu à me voir fumer, et vous réaliserez facilement que c’est votre état d’esprit ” je suis le corps ” qui est responsable de cette idée ” je te vois fumer “.

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Questionneur : Vous fumez ?

Sri Nisargadatta Maharaj : Mon corps a gardé quelques habitudes qui peuvent aussi bien continuer jusqu’à sa mort. Il n’y a aucun mal à cela.

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Questionneur : Vous mangez de la viande ?

Sri Nisargadatta Maharaj : Je suis né parmi des gens qui mangent de la viande et mes enfants en mangent. Je mange très peu – et je ne fais pas d’histoires.

Questionneur : Manger de la viande implique de tuer.

Sri Nisargadatta Maharaj : Évidemment. Je ne prétends pas être cohérent. Vous pensez que la cohérence absolue est possible ; prouvez-le par l’exemple. Ne prêchez pas ce que vous ne pratiquez pas.

Questionneur : Pourquoi êtes-vous attaché à fumer ?

Sri Nisargadatta Maharaj : (sourire) Je ne suis ni attaché à fumer, ni à ne pas fumer.  Pourquoi êtes vous attaché à ne pas fumer ?


Voilà… j’ai posté cet article pour répondre à une question souvent posée par rapport au fait que le petit personnage Laurent a pour habitude de fumer, alors que le Soi s’est déjà révélé à Lui-même en 2017. J’ai entendu depuis la fausse croyance selon laquelle le Soi ne pourrait pas s’éveiller à Lui-même d’un personnage qui fume…

C’est du grand n’importe quoi 😉

Le fait de fumer ou de ne pas fumer n’a rien à voir avec la possibilité de réalisation du Soi.

Cela concerne le monde de la forme et n’a rien à voir avec le réveil e l’Esprit.

Ce qui est certain par contre c’est qu’un Esprit qui juge, reste divisé. C’est le jugement qui est totalement incompatible avec l’Unité de l’Esprit.

Cherches celui qui fume et tu verras qu’il n’existe pas. Seul le Soi est.

Et si tu ne fumes pas… cherches en toi celui qui dit ne pas fumer et tu verras aussi qu’il n’existe pas. Seul le Soi est.

Informe.

Immuable.

Pur Amour.

Parfait.

Complet.

Éternel.

J’ai rencontré en 2016 David à Sedona, un éveillé/réalisé dont le petit personnage continuait aussi de fumer. Fumer à ses cotés était d’une beauté magnifique, joyeux, paisible, offert à Dieu… toujours plein de bonté pour autrui.

David bénit toutes les créatures vivantes qu’il croise. La définition même d’un Saint.

Vous avez aussi Bentinho Massaro qui fume des cigares et est éveillé depuis l’age de 18 ans, conférencier d’advaita mondialement connu et reconnu pour sa sagesse.

Conclusion…

Que vous soyez habillé en moine ou en costard cravate, que vous fumiez ou non, ne reflète pas votre état mental ou sa transcendance.

Par contre le jugement mental du bien et du mal est LA LIGNE ROUGE à laquelle vous devriez porter votre attention si vous souhaitez vous éveiller à La Vie Éternelle.

Celui qui juge se juge lui-même, car Tout est UN. Il n’y a que le Soi.

A celui qui pardonne les illusions “des autres” personnages, ses illusions lui sont pardonnées.

C’est très simple 😉
Mais comme le disent les Sages… simple, mais pas facile 😉

C’est le chemin du pardon tel que Jésus ou Bouddha l’enseignaient .

Namaskar

L.

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