COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Les journalistes des Nouvelles calédoniennes ont repris leur mouvement de grève à l’unanimité ce mardi à 10h30. Les propositions de la direction n’ont pas permis d’aboutir à un accord satisfaisant quant au maintien de l’indépendance de la ligne éditoriale, au respect de la déontologie et des droits des journalistes. Elles sont bien en-dessous du cahier de revendications de la Société des journalistes des Nouvelles calédoniennes, déposé le 18 mars. Cahier qui demande seulement des garanties minimales pour un exercice libre et indépendant de notre métier, avec le soutien sans réserve du Syndicat national des journalistes.

La SDJ prend acte de l’engagement de M. Jeandot, qui devrait devenir l’actionnaire majoritaire du quotidien, de respecter l’actuelle ligne éditoriale et de signer la charte de déontologie interne.

Elle réclame toujours l’application de la clause de cession. Disposition qui permet aux journalistes de quitter l’entreprise sous certaines conditions financières s’ils estiment la pratique de leur métier incompatible avec la nouvelle ligne éditoriale. Un garde-fou pour ne pas être au garde-à-vous.

La SDJ répète que les journalistes, attachés au titre, ne sont pas opposés à la vente. Ils espèrent que le futur projet économique et social des repreneurs donne un nouvel élan à l’ensemble des activités du groupe. Et mette un terme à la politique budgétaire restrictive du Groupe Hersant Média, alors même que les Nouvelles sont l’un des rares quotidiens bénéficiaires de France.

La SDJ s’appuie sur les règles fondamentales du droit de la presse en Métropole, puisqu’il n’existe pas de statut des journalistes en Nouvelle-Calédonie. Au-delà de son mouvement interne aux Nouvelles, la SDJ interpelle de nouveau les élus sur le besoin de créer un tel statut, à l’aube d’échéances électorales majeures pour le pays, de l’émergence de télévisions locales et du possible transfert de NC1re à la Nouvelle-Calédonie.

La SDJ demande la création d’un groupe de travail collégial au sein du gouvernement ou du Congrès pour préparer d’urgence une loi de pays.

La SDJ a déjà reçu en ce sens de nombreux soutiens locaux et a interpellé le haut-commissaire, le Premier ministre et le ministère de la Communication.

Titulaires de la carte de presse nationale, les journalistes de Calédonie ne sont pas des sous-journalistes de la République.

La SDJ LNC

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2 commentaires

  1. Pourquoi les journalistes de RRB et de Djido (s’ils existent) ne soutiennent pas les grévistes des Nouvelles?

    Because tous à la gamelle.

  2. Marrant de voir ce mouvement réclamer un exercice « libre et indépendant » …

    Mais à qui donc ce mouvement peut il bien profiter … à ceux qui font constamment l’objet d’articles flatteurs peut être non ?!?

    En parlant de gamelle mon pauvre floyd …

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