Après le Royaume-Uni ici   Des tests de dépistage commandés par le Royaume-Uni contaminés par le Covid-19   et Les États-Unis ici
Les tests de dépistage fournis par les centres de contrôle aux USA étaient infectés

(Quand on sait que l’une des principales causes de décès est la difficulté respiratoire, quoi de mieux que de le transmettre par le nez avec des tests)

D’autres provinces signalent des tests de dépistage contaminés.
Des milliers d’écouvillons commandés par Québec pour dépister la COVID-19 se sont avérés potentiellement contaminés. Ils ne peuvent donc pas être utilisés pour l’instant, ce qui pourrait ralentir les efforts de dépistage de la province.

Les écouvillons sont de petites tiges munies de brosses à l’extrémité permettant d’aller chercher des sécrétions et des cellules dans le nez.

Dans un document interne du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) que Radio-Canada a pu consulter, on indique que d’importants inventaires présentent un risque de contamination et que la capacité de prélèvement des établissements a par conséquent été réduite.

Un porte-parole du MSSS a confirmé cette information, en précisant que plusieurs milliers d’écouvillons ont pu être contaminés par un champignon et que des analyses étaient toujours en cours pour déterminer le nombre précis.

On a découvert une contamination fongique sur plusieurs écouvillons. Ceux-ci viendraient d’une livraison reçue de la Chine.

Nicolas Vigneault, porte-parole du ministère de la Santé et des Services sociaux
Le MSSS affirme avoir tout mis en oeuvre pour récupérer ces écouvillons le plus rapidement possible, sans préciser s’ils ont servi ou non. Des écouvillons contaminés peuvent donner des résultats erronés pour le dépistage de la COVID-19.

Toujours selon Québec, certains de ces écouvillons provenaient de Chine et d’autres ont été fournis par le Laboratoire national de microbiologie (LNM) du Canada, basé à Winnipeg. Les autorités sanitaires auraient constaté la contamination le 11 avril, alors que les écouvillons étaient déjà en circulation.

Un grand irritant, déplore une infectiologue
La Dre Cécile Tremblay craint que cet incident ne compromette la capacité du Québec à dépister suffisamment de personnes et, donc, à freiner la propagation du nouveau coronavirus.

Déjà, on est en pénurie de ce genre d’écouvillons pour faire les tests qu’on voudrait faire à l’échelle de la province, déplore la microbiologiste-infectiologue. Quand on apprend qu’on a reçu de grandes quantités et qu’on n’est pas capable de les utiliser parce qu’ils sont contaminés, c’est d’autant plus décevant.

Le MSSS assure que cet incident n’a pas créé de pénurie et que d’autres écouvillons ont depuis été distribués. Une entreprise de Dorval vient par ailleurs de recevoir un contrat pour stériliser les écouvillons contaminés.

On n’a pas la capacité locale de produire les instruments dont on a besoin pour gérer la crise.

Dre Cécile Tremblay, microbiologiste-infectiologue
Plusieurs experts font déjà valoir que la capacité de dépister à grande échelle sera essentielle pour permettre le déconfinement. La Dre Tremblay abonde dans le même sens et invite Québec à développer une chaîne d’approvisionnement locale.

Éventuellement, il y aura une deuxième vague et on n’est même pas encore sortis de la première vague. On a encore besoin de faire énormément de tests, soutient l’experte.

De son côté, le gouvernement indique être à la recherche d’autres solutions pour remplacer les écouvillons pour les tests de dépistage de la COVID-19. Québec envisage notamment d’utiliser une méthode à base de matière saline qui pourrait être injectée dans une narine et sortir par l’autre, indique le porte-parole Nicolas Vigneault.

D’autres provinces dans le même bateau
Dans un courriel envoyé mardi, les autorités sanitaires saskatchewanaises ont indiqué avoir reçu 7000 écouvillons contaminés de la part de l’Agence de la santé publique du Canada. En Colombie-Britannique, il y en avait 30 000.

Au Manitoba, 8800 tests de dépistage en provenance du Laboratoire national de microbiologie étaient contaminés, selon le ministère de la Santé. La province essaie maintenant de stériliser ces écouvillons afin de pouvoir les utiliser.

Le Nouveau-Brunswick a également reçu 6400 trousses de dépistage contaminées. Ces dernières avaient été commandées par le gouvernement fédéral d’un fournisseur en Chine.

En Ontario, le premier ministre Doug Ford a lui aussi confirmé qu’une livraison de 100 000 écouvillons en provenance d’Asie était arrivée contaminée par de la moisissure plus tôt ce mois-ci.

Radio-Canada n’a pas pu confirmer que les écouvillons contaminés du Québec, de la Saskatchewan, du Manitoba, du Nouveau-Brunswick, de la Colombie-Britannique et de l’Ontario provenaient du même fournisseur. L’Agence de la santé publique n’a pas donné suite à nos demandes.

La semaine dernière, le gouvernement fédéral assurait qu’il possédait suffisamment de trousses de dépistages fonctionnelles. La vice-première ministre du Canada, Chrystia Freeland, précisait que d’autres sources d’approvisionnement avaient été trouvées après le problème avec les importations de la Chine.

À ce jour, plus de 600 000 tests pour dépister la COVID-19 ont été effectués au Canada, dont 171 520 au Québec.

Source : https://ici.radio-canada.ca

http://alalumieredunouveaumonde.blogspot.com/2020/04/des-milliers-tests-de-depistage.html

Les tests de dépistage fournis par les centres de contrôle aux USA étaient infectés par le Covid-19

L’enquête fédérale a conclu qu’il y avait eu une contamination lors de leur mise au point

Alors que le nouveau coronavirus commençait à se propager à travers le pays, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies américains (CDC) ont envoyé début février aux différents États des kits de tests contaminés, selon une enquête fédérale.

DES TESTS DE DÉPISTAGE DÉFAILLANTS
Si les CDC s’étaient montrés vagues sur la raison rendant les tests de dépistage inutilisables, évoquant au départ « un problème dans la fabrication de l’un des réactifs », les rapports ultérieurs avaient laissé entendre que le problème était lié à un manque de contrôle, ayant conduit à leur contamination. L’utilisation de tels tests se révélant cruciale pour la mise en place de mesures de confinement efficaces, ce revers a fait perdre un temps précieux au pays dans sa lutte pour tenter d’endiguer la progression de l’épidémie.

Comme le rapporte le New York Times, une récente enquête menée par des fonctionnaires fédéraux confirment que des pratiques peu soigneuses dans deux des trois laboratoires des CDC impliqués dans la création de ces tests de dépistage ont conduit à leur contamination par le virus, se traduisant par des résultats ininterprétables.

Peu après que les problèmes soient apparus début février, la Food and Drug Administration avait envoyé Timothy Stenzel, chef du service de diagnostic in vitro et de santé radiologique, aux CDC afin qu’il enquête sur les raisons ayant conduit à un tel échec. Selon le Times, Stenzel avait constaté un manque de coordination global et une inexpérience dans la fabrication des tests, avec des chercheurs allant et venant dans les laboratoires sans prendre la peine de changer d’équipement, et partageant un espace commun pour assembler les composants des tests de dépistage et manipuler les échantillons contenant le coronavirus.

C’EST TOUT SIMPLEMENT TRAGIQUE »
Bien que les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies aient reconnu en fin de semaine dernière que les tests « n’avaient pas été fabriqués conformément au protocole », ayant depuis été largement renforcé, ils semblent encore aujourd’hui réticents à admettre que la contamination soit à l’origine du problème.

Après que les CDC ont envoyé leur kit de test aux différents États américains début février, il leur a fallu environ un mois pour régler le problème. À ce moment-là, le virus touchait déjà une grande partie du pays, et toute chance que les États-Unis avaient de contenir sa propagation avait pratiquement disparu. Ce qui avait poussé dans le courant du mois de mars de nombreux États à se tourner vers des mesures d’atténuation, telles que la distanciation sociale, pour tenter de limiter le phénomène et empêcher que les services de santé ne soient débordés.

« C’est tout simplement tragique », a estimé Scott Becker, directeur exécutif de l’Assocation des laboratoires de santé publique américains. « Pendant tout ce temps où nous étions assis là à attendre désespérément des tests fiables, j’avais vraiment l’impression que nous nous trouvions à l’un des moments les plus critiques de l’histoire de la santé publique, et que nous ne disposions pas de l’outil le plus important ».

Les États-Unis ont franchi cette semaine la barre des 800 000 cas confirmés de Covid-19 et des 40 000 décès, mais les spécialistes estiment que ces chiffres sont largement sous-estimés, en raison d’un nombre encore limité de tests de dépistage.

Source :   https://www.nytimes.com         traduit sur https://dailygeekshow.com

http://alalumieredunouveaumonde.blogspot.com/2020/04/les-tests-de-depistage-fournis-par-les.html

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here