Devons-nous avoir peur de la robotique sexuelle ?

Le célibat est, de nos jours, un statut concernant une bonne partie de la population française. Avec le progrès technique et technologique, il se pourrait bien que la robotique sexuelle devienne un monstre sur le marché dans les années à venir.

Le célibat est, pour certains, considéré comme un fléau de notre société. Malgré les « efforts » pour combattre ce statut social par le biais de site de rencontre ou autres, malgré la croissance de la population mondiale, le célibat touche près de 15% de la population française. Les évolutions sociales, techniques et démographiques n’y peuvent rien, les gens ont dorenavant du mal a vivre a deux, trop d’individualite, trop d’egoisme dans cette nouvelle societe.

La robotique sexuelle, futur monstre économique

Pour contrer ce phénomène social croissant, des chercheurs se sont penchés sur la question. Pourquoi certains préfèrent-ils être célibataires ou tout simplement vivre seuls ? La solution se trouve dans le manque de patience, de confiance, de compréhension qu’on voudrait avoir en l’Autre. Les ingénieurs ont alors pensé qu’il y avait peut-être un marché à prendre : celui de la robotique sexuelle !

Certes, ces robots existent déjà depuis des années. On remarque alors les présences des robots tels que HRP-4C, Actroid ou EveR sur le marché de la robotique sexuelle. Touchant principalement la gent masculine, cette technique est en passe de devenir un monstre économique dans les décennies à venir, explique-t-on sur le site internet Gizmodo. L’astronome et écrivain scientifique québécois, David H. Levy, prédit même l’officialisation du mariage Homme/Robot d’ici 2050. Idée farfelue ? Pas tant que ça car on vous présentait déjà il y a quelques semaines, un mariage entre une femme et… un entrepôt !

« Roxxxy », bien plus qu’une simple poupée !

Les personnes attirées sexuellement par des objets sont nommés « objectùm-sexuels ». Ceux-ci se sont déjà, pour la plupart, procuré une de ses « sex dolls », ces poupées reproduisant un maximum de sensation sexuelles. Mais la véritable avancée technique provient des laboratoires de TrueCompanion dont Douglas Hines est le créateur. Ancien ingénieur en intelligence artificielle chez Bell Labs, Hines a mis au point « Roxxxy », le premier robot qui imitera le plus fidèlement une vraie maîtresse. Bien au-delà des « sex dolls », « Roxxxy » sera capable d’apprendre les goûts de son amant, mais pourra aussi converser avec lui et ressentir le toucher. Loin d’être accessible par tous, le prix commercial de « Roxxxy » devrait avoisiner les 8 000 euros.

La limite à ne pas dépasser

Ces robots anthropomorphes à apparences féminines sont, dans le jargon scientifique, appelés les gynoïdes. Cependant, la question d’éthique a souvent été soulevée par cette génération montante de robots sexuels. Et si, en continuant le progrès dans le domaine de l’intelligence artificielle, un soulèvement de ses machines se produisait ? Une idée bonne pour les films de science-fiction, mais qui a le mérite d’être posée. Plus le robot s’apparente à la forme humaine, plus les frontières de l’ « Uncanny Valley » (la Vallée Dérangeante) peuvent être dépassées. Cette « Vallée » est le terme utilisé pour considérer le pallier psychologique maximum où l’homme accepte l’apparence physique d’un de ces gynoïdes. Ainsi, plus le robot s’apparente à l’humain, plus la gène occasionnée et le dérangement sont grands.

Mais, en ce qui concerne un hypothétique « soulèvement des machines », inutile de s’inquiéter. La robotique sexuelle en est qu’à ses débuts. Lorsque ces robots seront dotés d’une conscience, de sentiments, là nous pourrons nous inquiéter. De nos jours, les ingénieurs travaillent sur l’amélioration de l’intelligence artificielle afin d’amplifier l’intégration sociale de ces chers compagnons à boulons.

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