Jay Weidner: – Merci d’être avec nous, Jason.

Jason Rice: – – Merci à vous de me recevoir, Jay.

Jay Weidner: On est de retour sur Mars.

Vous avez terminé votre entraînement de quatre mois. Vous avez sûrement hâte de passer à l’action, car deux ans de formation, c’est énorme. Que se passe-t-il donc?

Jason Rice: La mission de l’IDARF, était de fournir des troupes et des ressources, de fournir des capacités défensives aux autres planètes qui étaient soumise à la menace directe ou imminente d’une invasion par une espèce alien.

On était très excités de pouvoir aller tenter d’aider ces gens. Mon premier déploiement, on y faisait référence en temps que zone 2-6. J’étais chef de peloton, et ma première mission était de déménager mon peloton dans cette ville pour collecter des renseignements qu’on utilisera plus tard, pour les aider à créer un plan défensif, pour trouver des objectifs pour les ressources qu’ils doivent sauver et accumuler, et les endroits où on les aiderait avec la défense.

Mais notre première mission était de reconnaître la ville, connaître leurs structures sociales, comment la ville était aménagée, sa configuration, le type de technologie qu’ils utilisaient. Il nous manquait beaucoup d’informations. C’étaient donc les premières étapes, avant que les gouvernements planétaires ne disent publiquement : « Hé on a de l’aide. On va être envahis, et voici les types qui nous aideront ».

Jay Weidner: Tout correspondait-il à ce qu’on vous avait dit quand vous avez été employé? Ou bien ont-il rusé?

Jason Rice: Bien sûr. Ne vous y trompez pas.

Les supercheries qu’ils ont utilisées, primo, étaient que le même groupe qui commandait la flotte de l’IDARF était le même qui fournissait les invasions extraterrestres, et c’était leur manière de mettre un pied dans la place, car ils avaient besoin d’une population planétaire pour créer un gouvernement.

Ils demandaient que ce gouvernement les invite. Ils demandaient que ce gouvernement leur permette d’établir un système financier, des moyens de contrôle, donc, de manipuler.

Jay Weidner: Vous dites que les gens qui commandaient l’IDARF finançaient aussi l’invasion alien?

Jason Rice: Les Dracos. C’est juste.

Jay Weidner:  La cabale doit aussi avoir commencé à lever leurs armées pour s’assure qu’ils en avaient autant que les allemands, non?

Jason Rice: Ils avaient un interrupteur de secours, qu’ils avaient en dernier ressort, s’ils en avaient besoin. Mais oui, ça ne comprend pas les 24 000 autres soldats que les allemands leur ont fournis.

Jay Weidner:  Vous avez parlé de l’interrupteur.

Jason Rice: Oui, c’est une sorte de sécurité que la cabale a inséré dans les 24 000 soldats qu’elle a fourni aux allemands de Mars.

C’est un code spécial dans une amélioration en particulier d’un nanorobot qui déclenche le suicide du soldat au moment, en gros, où ils appuient sur le bouton. Et ça comprend les munitions qui sont cachées dans les vaisseaux. Elles fonctionnent à une distance de 500 années-lumière. Les navettes peuvent donc être à 1000 années-lumière, mais dès qu’ils entrent dans la zone des 500 années-lumière de la Terre, ça sera alors transmis par les émetteurs ou retransmetteurs qui sont dans les unités.

Jay Weidner: Cela détruirait-il les armes à bord?

Jason Rice: Ca entraînerait la mort de chaque soldat, avec cette amélioration, avec ce nanorobot, tout comme l’explosion des munitions à antimatière qu’ils ont cachées.

Jay Weidner: On parlera en détail des combinaisons et de la technologie dans une prochaine émission.

Jason Rice: Elles sont absolument fabuleuses. Les capacités que les soldats ont, grâce à ces combinaisons… Ils sont à l’épreuve des balles. Ils ont des commandes de servomoteurs et de moteurs électriques intégrés en eux, pour augmenter leurs forces, sauts, course, tout, quoi. Ils sont autonomes, pour être dans le pire des environnements, mortel, toxique, et toujours survivre, jusqu’à et y compris dans l’espace, à toutes les radiations, la chaleur, le froid, à tout. Ce sont des combinaisons incroyables.

Jay Weidner: Ok. Donc, Jason, vous étiez sur une planète. J’aimerais en savoir plus : des humanoïdes y vivaient-ils?

Jason Rice: Les habitants de cette planète étaient humains. Ils étaient un peu plus petits que les humains typiques terrestres, environ 1m50 de hauteur, voila pourquoi j’ai réussi à m’y intégrer. Je ne suis pas bien plus grand. Mais leur taille équivalait à celle d’un humain en bonne santé. Ils étaient juste un peu plus petits. La flore et la faune… Il y avait beaucoup d’arbres semblables à des pins, avec des aiguilles. On les appelle des « presque-pins ». ils avaient des forêts remplies de « presque chênes », de rivières, de ruisseaux. Il y a une plus grande présence d’eau douce que sur Terre, qui est principalement couverte d’eau salée.

Jay Weidner: Y avait-il différentes races?

Jason Rice: Il y avait différentes races. Elles avaient la peau claire, la peau foncée. La race prédominante avait la peau claire, plutôt mate, comme chez les grecs ou les méditerranéens.

Jay Weidner: Et la couleur des yeux?

Jason Rice: Des yeux, des cheveux de couleurs différentes.

Jay Weidner: Et que mangent-ils?

Jason Rice: Ils mangent des fruits, des légumes. Ils ne mangeaient aucune viande. Ils ont un régime à base de fruits de mer, si on veut.

La première ville où j’ai été déployé étaient sur les rives d’un très grand lac, une étendue d’au douce. Il était si grand qu’on ne voyait pas de l’autre coté, de nombreux kilomètres, comme le golfe du Mexique.

Jay Weidner: Ont-ils de l’industrie ou plutôt de l’agriculture avec des fermes?

Jason Rice: Ils avaient une industrie variée. Leur économie n’était pas basée sur l’argent, comme la nôtre. Leur économie se fonde sur le troc de services et de biens. C’était plus un système de clans ou de guildes qu’ils avaient. Notre mission était donc d’en savoir autant que possible sur les gens qu’on allait aider.

Jay Weidner: Etait-ce un peuple guerrier ou pacifique?

Jason Rice: Pacifique. Ils n’avaient pas eu de guerres depuis des siècles, au moment de notre arrivée.

Jay Weidner: L’invasion extraterrestre a dû les choquer, alors.

Jason Rice: Ils l’étaient. Ils étaient très choqués. Ils n’étaient pas préparés à mettre des défenses en place.

Jay Weidner: Avaient-ils des armes?

Jason Rice: Non, aucune.

Jay Weidner: Aucune, ils étaient dans une mauvaise position.

Jason Rice: Oui, tout à fait. Et on devrait d’abord partir trouver quel type de civilisation ils avaient. On ne savaient pas s’ils se fondaient sur les guildes. S’ils avaient de l’argent. On devait donc savoir. Donc on leur a dit qu’on venait de très loin, et qu’on apportait des biens à échanger, équivalents à ce qu’ils utilisaient à cette époque. Qu’on voulait…. Notre but, leur a-t-on dit, était de mettre en place une mission commerciale pour échanger des biens entre les villes.

Jay Weidner: Parliez-vous leur langue?

Jason Rice: J’ai dû l’apprendre avant d’arriver sur la planète, lors du programme que j’ai fait.

Jay Weidner: On a un peuple plutôt pacifique, vivant sur une planète quelque part, et les aliens les avaient-ils envahis, avant que vous arriviez?

Jason Rice: Non, on est arrivés assez en avance, on a donc pensé qu’on avait le temps de se préparer.

Jay Weidner: Des indics vous ont-ils dit qu’ils arrivaient?

Jason Rice: Quelqu’un avait cette info qui pensait savoir quand ils allaient arriver, quand l’invasion allait arriver, indirectement. Le mois suivant ou celui d’après, c’était le délai qu’on nous avait dit.

Jay Weidner: Vous avez aussi dit que le groupe derrière les aliens étaient le même que celui derrière vous.

Jason Rice: Exact.

Jay Weidner: Mais vous ne le saviez pas?

Jason Rice: Pas à ce moment.

Jay Weidner: C’était une surprise.

Jason Rice: Il y aurait bientôt d’énormes révoltes.

Jay Weidner: Donc sur la planète, la première chose que vous faites est de collecter des infos pour reconnaître le terrain.

Jason Rice: S’y fondre. Devenir membres de la ville pendant trois à six mois.

Jay Weidner: D’accord, et pas de militaires?

Jason Rice: Non. S’habiller comme eux.

Jay Weidner: Et les aliens arrivent?

Jason Rice: Ils arrivent, oui. On avait prévu d’arriver un an à l’avance, pour avoir le temps de s’intégrer, de chercher, d’explorer, d’obtenir des informations et leur confiance.

Jay Weidner: Quelle était la finalité de cette collecte d’informations?

Jason Rice: Pour adapter les méthodes et systèmes défensifs sur la base de ce qu’ils avaient, la façon dont ils avaient fait les choses pour pouvoir nous intégrer parfaitement.

Jay Weidner: Appréciez-vous ces gens?

Jason Rice: Oui.

Jay Weidner: D’accord. Vraiment.

Jason Rice: Ils étaient appréciés, Ils étaient tous très attachants. Leur société était très ouverte. Il n’y avait pas de chechpoints. Ils n’avaient pas vraiment de questions doutant d’où on venait. Ils sont très confiants, très amicaux. C’est une société très ouverte. Les gens étaient serviables.

Jay Weidner: Et leur culture? Musique, arts?

Jason Rice: Oui, arts, culture musique. Ils avaient leurs propres oeuvres qui décoraient leurs villes. Que ce soit… Ils n’avaient pas de véhicules motorisés. Les villes étaient généralement assez petites, avec 800 000 personnes pour la ville où on est d’abord allés. Et…, juste aux limites de la ville se trouvait la forêt. Elles ne s’étendaient qu’en cas de besoin. Et c’était intéressant : on pouvait se tenir sur la ligne de démarcation entre la forêt et la zone urbanisée. Il n’y avait pas vraiment de faubourgs. Ils ont bâtit ce dont ils avaient besoin quand il le fallait.

Jay Weidner: Les aliens qui les ont attaqués, comment étaient-ils?

Jason Rice: Les aliens qui les ont attaqués, c’était des extraterrestres ressemblant à des loup-garous. On les avait dénommés comme ça, vu que c’était un croisement entre un homonidé de 2m50 de haut, et un quadrupède, avec deux bras, deux jambes, sauf qu’ils avaient des poils, de la fourrure et de grandes oreilles. Ils avaient un petit museau, avec beaucoup de dents, si vous imaginez quelque chose de vraiment effrayant, c’est ce qu’on a ici, en fait.

Jay Weidner: Quelqu’un sur Terre, aurait-il pu mettre la main sur l’ADN pour créer ces créatures?

Jason Rice: Sachant que ces créatures étaient divisées en deux classes, il y avait la classe des soldats et celle des officiers, mais on ne peut pas faire la différence physiquement entre eux. C’est le degré d’intelligence entre eux qui change. La classe des soldats était comme des drones, recevant les ordres, puis agissant sans penser à leur propre sécurité. Et les officiers étaient ceux qui donnaient les ordres.

C’est possible, vu qu’ils ont été créés dans le but d’envahir cette planète, que ce même ADN, ou cette même structure ait été amenée et copiée ici.

Jay Weidner: Vous avez spécifiquement dit que ces créatures avaient été créées.

Jason Rice: Oui.

Jay Weidner: Que voulez-vous dire?

Jason Rice: On a cru à l’époque, et sachant maintenant ce que je sais, qu’ils étaient une sorte de création artificielle, car ils n’avaient pas le même type de composition biologique, quand on a pu les examiner, et que les Renseignements ont pu nous fournir un rapport, car on voulait vraiment savoir les endroits à vraiment cibler, essentiellement. On a découvert qu’il y avait plus de parties et composants de type mécanique que de parties de type tissu ou organe.

Jay Weidner: Une combinaison de machines et de….

Jason Rice: Tissus biologiques. Oui.

Jay Weidner: Pourquoi ces créatures veulent-elles envahir un monde si pacifique?

Jason Rice: Je n’en ai pas la moindre idée. On ne connaissait pas leur but ultime, sauf qu’ils voulaient prendre la planète et tuer ses habitants. C’est ce qu’on nous a dit. Et c’est fondamentalement ce qu’on a constaté.

Jay Weidner: Que s’est-il d’abord passé dans cette guerre pour que vous sachiez que ça allait…

Jason Rice: C’était réel.

Jay Weidner: Ca y est. Il a dû y avoir une première invasion?

Jason Rice: Tout à fait. On a réalisé que ce n’était plus un exercice d’entraînement quand j’étais dans cette ville où on avait débarqué, et j’étais là depuis deux mois. Le reste de mon peloton et moi…. On étaient repartis dans différentes maisons de la ville, et on avait des emplois locaux pour s’y fondre, et on travaillait pour des restaurants ou des magasins locaux, avec des chariots et on transportait des trucs. On s’est donc intégrés dans la ville pour tenter d’établir une relation avec les locaux. Et un jour, et c’était mon jour de congé, la ville était parcourue de canaux, tous de quelques mètres à quelques dizaines de mètres de large. Nombreuse de ces méthodes de transport des biens dans la ville se faisaient par canal, car ils pouvaient mettre plus sur une barge et la faire bouger grâce à son personnel, que sur un chariot quelconque. L’endroit où je prenais mon repas du soir était juste à coté d’un canal. La plage se trouvait à quelque pâtés d’où je me trouvais, et j’ai remarqué, primo, qu’une chose clochait, car il y avait des gens qui allaient tous vers la plage et le pont traversant le principal canal entre la digue et la terre ferme. C’était juste très inhabituel. C’est anormal pour un groupe de personnes. Je leur ai demandé, à un passant, ce qui se passait. Il m’a dit qu’une chose tombait du ciel. Je dis « quoi »? J’étais très curieux et me suis donc levé et ai commencé à marcher vers la plage en passant par le pont, et c’est alors que le premier bang supersonique eut lieu. Beaucoup de gens qui marchaient sur le pont en ont été stupéfaits et choqués. On voyait les gens s’abaisser ou réagissant. J’ai couru vers la terrasse panoramique qui se trouvait sur la digue, et j’ai couru vers un endroit, car je ne voyais pas bien, à cause d’arbres et d’immeubles. Arrivé dans un lieu dégagé, je l’ai vu.

Jay Weidner: Qu’avez-vous vu?

Jason Rice: C’était une sorte de météorite qui descendait. J’ai pu activer ma vision améliorée pour me faire une meilleure idée de ce que c’était. Et, c’est alors que j’ai vu ce qui descendait en fait, vers le lac.

Jay Weidner: Et c’était…

Jason Rice: C’était un impacteur modifié qui était équipé d’un bouclier thermique très grossier pour l’empêcher de se rompre, et il était sur le point d’atterrir quelque part dans le lac.

Jay Weidner: Une navette spatiale déguisée en météorite?

Jason Rice: Non, c’était une arme à énergie cinétique. En fait, ils prenaient toutes les roches assez grandes qu’ils trouvaient dans l’espace, l’équipaient d’un bouclier thermique grossier pour ne pas qu’elles se rompent, puis ils les lancent vers les endroits qu’ils voulaient toucher.

Jay Weidner: Avec une catapulte électromagnétique?

Jason Rice: Exact. C’était une catapulte électromagnétique, une grosse masse qui créé assez d’énergie cinétique qui, quand elle frappe, n’a pas les effets indésirables des radiations. Mais sa fusion, son explosion, ses secousses et sa chaleur sont assez importantes pour faire d’énormes dégâts.

Jay Weidner: Vous saviez que c’était artificiel, à cause du bouclier.

Jason Rice: Exact.

Jay Weidner: Aviez-vous été briefé sur cette possibilité?

Jason Rice: J’avais été briefé avant quand au fait que c’était un de leurs modes opératoires, en ouvrant des salves, pour ramollir la surface en lançant des missiles à énergie cinétique.

Jay Weidner: Quand il a frappé, que se passe-t-il?

Jason Rice: Avant qu’il ne frappe, j’ai été un instant sous le choc, puis la formation a pris le dessus. J’ai communiqué avec le reste de mon peloton, et on avait déjà établi des protocoles pour faire des signaux rapides. En quelques caractères, on pouvait transmettre tout un message. J’ai pu donc envoyer ça au reste de mon peloton, pour leur dire : « les gars, un impacteur est en chemin. » Et pour suivre notre POP pour ce qu’on devait faire : trouver un terrain élevé, stocker et sécuriser les équipements, et surveiller à six heures. Donc…

Jay Weidner: A six heures?

Jason Rice: Oui, … à six heures.

Jay Weidner: Ca veut dire?

Jason Rice: Vos arrières. Surveiller vos arrières. Après avoir envoyé le signal, il y avait une série de personnes sur la terrasse panoramique. Et je voulais donc les faire partir, car je savait que si ça touchait l’eau, ce qui allait visiblement être le cas, on allait être inondés par une vague énorme. Je voulais donc évacuer autant de personnes que possible. Et j’ai donc commencé à parler à la foule pour qu’ils retournent sur la terre ferme, sans les faire paniquer. J’ai pu faire en sorte qu’un grand nombre de personnes commencent à bouger, et d’autres personnes sont aussi parties. Et on était presque de l’autre coté de la passerelle quand il a frappé et illuminé tout le ciel derrière moi. Assez pour que je vois la lumière, puis j’ai su que la vague n’allait pas tarder à arriver. L’impact a été assez fort pour que le reste de la foule commence à courir. Sur le chemin du retour, un des enfants du coin avait commencé à me parler, et je lui ai ordonné d’aller sur la terre ferme, et d’aller en hauteur le plus vite possible. Et… Je savais que la vague allait nous toucher, et j’ai commencé à courir avec le reste de la foule. Sinon j’aurais été écrasé. Et je suis arrivé à un pâté du canal, je me suis retourné vers la digue à temps pour voir la plupart des structures disparaître sous la vague. Juste pour voir les immeubles disparaître.

Jay Weidner: Le choc a été si important qu’il a réellement détruit des immeubles.

Jason Rice: Tout à fait, sur la digue. Et elle venait sur nous. Je savais que je devais trouver un endroit bas, un fossé, un renfoncement, un truc comme ça, ou elle me tuerait. J’ai alors trouvé une allée et je l’ai descendue en courant, et le long de l’arrière d’un des édifices, pour me tapir dans un coin aussi vite que possible, juste quand le train de marchandises frappa et détruisit l’immeuble juste au-dessus de moi.

Jay Weidner: L’onde de choc?

Jason Rice: L’onde de choc. Et je voyais clairement de là jusqu’à la côte. J’ai vu des parties d’immeubles dans le canal et des gens couverts de poussière et de sang, qui couraient ou sortaient de sous les décombres. Quelques instants avant, les rues étaient remplies de centaines de personnes, ils avaient maintenant tous disparu. Je devais aller vérifier les quartiers que je partageais avec deux autres membres de mon peloton et voir si je pouvais prendre l’équipement d’urgence, ou ce qu’il en restait, s’ils n’étaient pas sortis avec, et voir si d’autres membres étaient toujours là. J’ai couru, et suis entré dans l’immeuble où on logeait, deux maisons après cette intersection. Le kit d’urgence était dans un sac à dos, et je me suis dirigé en courant vers la colline qui était un pâté plus loin, et les ondes sont arrivées. Et à ce moment là, j’étais assez loin de la côte, de sorte que leur énergie s’était un peu dissipée, mais elle m’a quand touché à la poitrine, avant de pouvoir me mettre en lieu sûr.

Jay Weidner: Vous avez pu y arriver?

Jason Rice: Oui.

Jay Weidner: Ont-ils tiré d’autres missiles à ce moment là?

Jason Rice: Non, j’ai appris plus tard, qu’ils visaient la ville. Le problème avec les armes à énergie cinétique non guidées, c’est que si on se trompe d’un demi-degré, elles se dévient de centaines de kilomètres.

Jay Weidner: Oui.

Jason Rice: Celle-ci rata sa cible de 80 à 120 kilomètres, heureusement, ou on aurait été incinérés.

Jay Weidner: Ca vous aurait tous tués.

Jason Rice: Tous.

Jay Weidner: Que font les gens de cette planète?

Jason Rice: On a du accélérer nos plans pour organiser, arranger et coordonner à ce moment là. Une partie de l’opération comprenait le nettoyage, et j’ai perdu quelques membres de mon peloton ce jour là. Et une partie de la plainte du capitaine… c’était un allemand de Mars, était qu’il pensait que j’aurais pu en faire plus pour sauver mes soldats, et… il a aussi dit que, vu que je me souciais tant de ces foutus civils, je pouvais me passer de renforts et aider à nettoyer après. J’aurais dû plus me soucier de mon peloton, mais je n’aurais rien pu faire. Et mon sergent m’a renforcé cette idée, que si j’avais fait ce que le capitaine avait suggéré, je n’aurais sûrement pas survécu un mois de plus.

Jay Weidner: Vous êtes resté coincé sur cette planète un moment.

Jason Rice: Oui, coincé à faire du nettoyage sans renforts, comme sanction pour avoir aidé les civils.

Jay Weidner: Aucune autre météorite n’a touché la planète ailleurs, ou c’était le seul tir?

Jason Rice: Il y en a eu une série qui ont touchés différentes parties de la planète. Ils tentaient d’attaquer.

Jay Weidner: D’accord. De toutes part, donc.

Jason Rice: Oui.

Jay Weidner: Vous en saviez sûrement plus que les civils.

Jason Rice:  On avait une meilleure compréhension de ce qu’il se passait. Les gens en général ne savaient pas encore qu’ils avaient à faire à une invasion imminente.

Jay Weidner: Et qu’est-il arrivé?

Jason Rice: Une partie de leur mode opératoire dont on nous avait parlé était qu’ils allaient aussi bombarder des pôles avec des missiles à énergie cinétique pour sciemment y faire fondre la glace, ce qui fait monter le niveau des mers, et toutes les propriétés en bordure de mer finissent inondées. Heureusement, cette ville était au bord d’un lac et non d’un océan, on a donc pas été affectés de la même façon que dans d’autres endroits. Des régions en bord de mer ont fini sous 6 à 10 mètres d’eau. Je me souviens de voir des quartiers de la ville entièrement sous l’eau. Il régnait un silence étrange. Pas une âme. Il n’y avait personne au-dessus des immeubles qui avaient survécu. Et malheureusement, le niveau des eaux n’avait pas atteint un point où elles ne reculaient pas, et donc, après l’attaque, de grandes parties de la ville sont restées inhabitées, car il n’y avait personne là. Et après, on a dû se soucier de ce qu’on allait faire pour la nourriture. Puis on a aidé à organiser la ville et avec la nourriture.

Jay Weidner: Et la guerre a duré?

Jason Rice: On est restés sur la planète 47 mois.

Jay Weidner: Presque 4 ans.

Jason Rice: Presque oui.

Jay Weidner: Et on va parler de cette guerre, mais revenons à une chose que vous avez dites qui est importante.

Vous avez dit avoir appris plus tard qu’une faction finançait les deux camps, votre camps et celui des loup-garous. Qui étaient-ils?

Jason Rice: Les Dracos.

Jay Weidner: Les Dracos. Dans quel but?

Jason Rice: Ils voulaient contrôler cette planète.

Jay Weidner: Les ressources?

Jason Rice: Ressources, esclaves.

Jay Weidner: Il avaient causé une guerre qui était… quoi? Une diversion?… Quel était l’intérêt d’une guerre? Pourquoi ces loup-garous n’ont-ils pas pris le contrôle?

Jason Rice: En fait, ils voulaient une planète qui était, pour la plupart, intacte. Il voulaient une population qui ne pouvait pas riposter. Ils devaient être invités à venir, ce qu’on a fait. Ils nous ont permis d’aller leur porter assistance. Et parmi nos conditions à ce titre, on leur a demandé d’avoir un seul gouvernement, mondialement, pour pouvoir tout coordonner, organiser et prévoir les choses. Donc, en tant que…

Jay Weidner: Les Dracos voulaient ça?

Jason Rice: Oui, les Dracos.

Jay Weidner: Avec la situation financière aussi? Ils voulaient stopper le troc et les guildes…

Jason Rice: Instaurer ce type de contrôle, oui.

Jay Weidner: Le système monétaire babylonien?

Jason Rice: Oui.

Jay Weidner: Intéressant. Il le font parce que c’est plus facile de contrôler la population?

Jason Rice: Oui.

Jay Weidner: Je vois.

Jason Rice: Il est plus facile de contrôler les gens désespérés, et quand on a une guerre qui a détruit la majeure partie d’une planète, sa population devient désespérée. Ils veulent désespérément survivre et continuer à vivre. Et quand quelqu’un est dans cette situation, elle ferait, en gros, tout ce qu’ils veulent, c’est-à-dire, leur céder le contrôle de la planète pour faire ce qu’ils veulent afin de les aider à combattre les envahisseurs.

Jay Weidner: On a donc une planète très pacifique. Pourquoi vouloir attaquer ces gens?

Jason Rice: Un autre modus opérandi que j’ai remarqué était qu’on allait jamais sur des planètes qui avaient plus de technologie de pointe. Ils finissen t toujours par nous envoyer sur des planètes à l’ère industrielle ou moins technologique. Et la raison était que s’ils avaient une chance de pouvoir contrer eux-mêmes l’invasion, on seraient inutiles.

Jay Weidner: Ils sont faibles en raison du fait qu’ils ne sont pas encore avancés.

Jason Rice: Exactement.

Jay Weidner: Vous pensiez que votre présence était bienveillante?

Jason Rice: Oui, on pensait être là pour aider ces gens à défendre leur planète. On ne pensait pas être là pour asservir la planète pour quelqu’un d’autre. On nous a briefés et dit maintes fois que notre but et notre mission était d’aider les populations locales à défendre leur planète d’une invasion alien.

Jay Weidner: Ca a été un vrai plaisir, cette entrevue, Jason. Merci de venir témoigner.

Jason Rice: Merci de me recevoir. C’est la divulgation qui importe.

Jay Weidner: Merci Jason. Merci de nous avoir suivis.

TRADUCTION

http://www.elishean.fr/divulgation-cosmique-s12-ep9-bataille-pour-une-domination-planetaire/

SOURCE

https://www.gaia.com

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