Je sais que ça peut être difficile à intégrer, mais ce monde ne peut exister qu’à travers l’idée qu’on en a. Le monde, les autres, n’existent qu’à travers notre mental. Quand le mental disparaît, le monde disparaît.

Pourquoi le monde est tel qu’il est aujourd’hui : parce que nous le voyons ainsi à travers notre propre division intérieure. Pourtant je vois bien à présent que ce monde n’existe pas. Tout cela n’est qu’un film rempli d’une multitude d’histoire que se raconte la Puissance de Vie, ce Mystère qui se rêve ainsi.

J’ai pris un bus qui m’a amenée dans une gare où j’ai pris un train qui m’a amenée dans un aéroport ou j’ai pris un avion qui m’a amenée, semble-t-il, dans un pays lointain, où j’ai pris un autre avion pour aller à l’autre bout de ce pays où j’ai pris un taxi qui m’a amenée dans ce village au milieu de nul part. Et bien je peux vous assurer que je n’ai pas bouger de cette Immobilité silencieuse et amoureuse qui m’habite et qui contient tout. Il n’y a que des images qui traversent cet Espace, ces images sont encore assez attractives pour que je les regarde, tout en me sachant être de cette Immobilité, de cette Présence en qui tout se vit. Ce peut être parfois assez troublant, une succession de prise de conscience du fait que tout se crée dans l’instant. absolument tout se crée au fur et à mesure !

Au sein de cette Immobilité, les décors changent, les personnes rencontrées sont différentes, le silence amoureux demeure dans une stabilité tenace. Il n’y a personne qui a voyagé, il y a un déroulement d’images suggérant un voyage… Ce Qui Est ne change pas, le temps et l’espace peuvent apparaître élastique dans cette immuabilité traversée d’impressions colorées.

Je viens donc de réaliser que cet endroit que j’aime le plus au monde n’existe pas en dehors de moi-même, et que je ne peux plus jamais exister en dehors de Cela en toute conscience. Le basculement se situe là, on s’éprouve à chaque instant être Cela, tout en laissant le rôle du personnage se jouer. Et à chaque instant, on sait qu’il n’y a que cet instant. Et cet instant est pleinement vivant.

Il n’y a pas d’autre monde que celui que construit mon mental, quand je suis absorbée en Cela, le monde disparaît. L’endroit où je me crois être est juste une scène de théâtre assemblée par ma mémoire, le personnage y joue son rôle tout en se sachant mouvement apparent au sein de l’Indicible.

Et là, au cœur de ce mystère insondable, il y a la joie de l’Être qui se sourit à Lui-même à travers les multiples facettes de Sa Présence…

Domiji

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