DSK avoue avoir tenté d’embrasser Tristane Banon

Entendu le 12 septembre par les enquêteurs au sujet de la plainte de Tristane Banon pour tentative de viol, DSK a admis avoir voulu embrasser la jeune femme.

Pour la première fois depuis le début de l’affaire, Dominique Strauss-Kahn a admis avoir voulu embrasser Tristane Banon, rapporte l’Express. Selon l’ancien directeur du FMI, il aurait tenté de se rapprocher de la journaliste, qui l’a repoussé. L’entretien s’est ensuite terminé dans le calme sans qu’il insiste plus lourdement. Une version très différente de l’écrivaine, qui avait affirmé à l’Express en juillet dernier : « Quand j’ai voulu m’en aller, il m’a attrapé la main puis le bras, je lui ai demandé de me lâcher, et c’est de là qu’est partie la bagarre. Il m’a tiré vers lui, on est tombés par terre et on s’est battus. » Elle mentionne « les détails sordides, de ses doigts dans ma bouche, de ses mains dans ma culotte après avoir fait sauter le jean et le soutien-gorge sous mon col roulé ».

Plus étonnant, la version de DSK, diffère aussi de celle de son biographe Michel Taubmann auteur de « Le Roman vrai de Dominique Strauss-Kahn » aux éditions du Moment. Ce dernier écrit en effet : « Quand je prononce le nom de Tristane Banon, le ton se fait plus grave. DSK dément totalement le récit de la jeune écrivaine et déclare en substance: ‘C’est complètement faux! La scène qu’elle raconte est imaginaire. Vous me voyez, moi, jetant une jeune femme à terre, et lui faisant violence comme elle le raconte? (…) L’entretien s’est déroulé normalement et, à son issue, j’ai passé un coup de fil à Michel Field afin qu’il lui accorde à son tour une interview. Quand j’ai appris qu’elle m’accusait d’agression, j’ai été stupéfait' ».

A la lumière de ces auditions, le Parquet de Paris peut soit ordonner une confrontation entre Tristane Banon et DSK, ou classer purement ou simplement le dossier au motif que la tentative de viol ne serait pas établie et de la requalifier en agression sexuelle. Le cas échéant, la prescription de ce délit empêcherait tout procès.

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