Étude philologique, métaphysique et eschatologique du Soutra du Lotus, de l’Evangile et du Coran.

Citations / Introduction

« L’ignorance est la cause des formations karmiques … »

Soutra « Les prérequis » ( Upsina Sutta ) XII.23 contenu dans les discours groupés (Samyutta Nikaya), 3ème volume des Soutras Pitaka

« Quand j’étudie, j’applique aussi la contemplation et la méditation. Quand je m’engage dans la contemplation, je maintiens les pratiques d’étude et de méditation. Et quand je médite, je continue à étudier et à contempler. » Dromtönpa [1005 -1064]

« Étudier c’est connaître les textes. Pratiquer, c’est connaître vos souillures … »
Ajahn Lee Dhammadharo

« Lorsque l’erreur est supprimée, la paix apparaît. Lorsque la paix apparaît, la sagesse se manifeste. Lorsque la sagesse se manifeste, la réalité est découverte. »
Citation d’un ancien par le maître zazen Keizan Jokin

« Pour parvenir à Dieu [à la Vérité N.D.L.R.] il faut que les Écritures Saintes nous soient guide et maîtresse. » Calvin

« il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être reconnu » Matthieu 10,26

« Sapere aude » : « Ose savoir ! » « Aie le courage de te servir de ton propre entendement ! »
Extrait de l’essai « Qu’est-ce que les Lumières » d’Emmanuel Kant

« Après le passage d’un Éveillé dans l’Extinction, il est difficile de trouver quelqu’un qui puisse conserver, réciter et interpréter des textes tels que celui-ci. C’est en rencontrant d’autres Éveillés qu’ils [les moines et moniales] obtiendront de ces enseignements une compréhension décisive. »
« Le Sûtra du Lotus » Chapitre 2 Source 1, p. 77-78

« Si vous demeurez dans ce que j’enseigne, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité et la vérité vous fera libres. » Jean 8, 31

« Ce qui est rare est précieux, et en matière d’Esprit, ce qui est précieux se partage. »
Illustre Inconnu

INTRODUCTION

Gloire et Louange à la Loi Divine (Dharma*) !

Hommage à tous les éveillés (bouddhas*) et à tous les saints (arhats* et boddhisattvas*) !

Salut au divin qui est en tout être (namaste*) !

I / PROLOGUE : AINSI EN EST-IL 
 En ces temps où l’Humanité rencontre une crise existentielle majeure, apparait l’heure de répondre le plus objectivement possible à quelques questions fondamentales concernant l’Esprit et Sa Loi (Dharma*) ; la pérennité de la race humaine et son bien-être en dépendent, et, bien que portée par une petite voix, l’espérance profondément souhaitable est non seulement permise mais enfin réalisable tant individuellement que pour le plus grand nombre.

Eloigné des considérations mondaines, avec cette contribution salvifique, l’auteur – qui n’est autre que votre humble serviteur – entend se concentrer sur l’essentiel de quelques textes sapientiaux séculiers particulièrement sélectionnés pour mettre d’abord en évidence les liens réels, spirituels et historiques, qui unissent les leaders charismatiques des grandes religions universelles, à commencer par le bouddhisme et le christianisme !

Certes, la « pensée unique dominante » se satisfait de l’opinion erronée selon laquelle il n’y a pas de relations instructeur-élève entre les deux « guides spirituels » que sont Bouddha et Jésus Christ. Ce genre d’opinion erronée s’est sécularisé au fil du temps pour devenir une quasi-certitude aussi dogmatique qu’infondée, colportée par une « intelligentsia » dominante, qui, probablement inconsciemment, entretient néanmoins l’Ignorance au sujet de ce qui est.

Pourtant à y regarder ne serait-ce qu’un peu moins superficiellement, on s’aperçoit rapidement que ces deux « instructeurs spirituels » sont épris de sagesse, remplis de vertus, qu’ils offrent le salut à tous, unis en un Esprit salvateur semblable. Cependant, la conscience collective n’a pas encore saisi les relations entre les prophéties et leur accomplissement, ni ce qui lie les paroles du Bouddha et celles du ministère de Jésus Christ …

Une telle Ignorance n’a dorénavant plus lieu de continuer à asservir l’Humanité. 

Les nouvelles générations sont en droit – et ont même le devoir – de (se) poser des questions légitimes dans le cadre d’une recherche sincère de la vérité, puis de s’emparer avec bienveillance et gratitude du pouvoir salvifique contenu dans la vérité enfin restaurée.

Pascal puis Kant, avec son « Sapere aude » ainsi que d’autres imminents penseurs invitaient aussi à avoir le courage de se servir de son propre entendement au sujet de la vérité… au-delà des passions!

Hé bien les éveillés et prophètes du passé leur avaient déjà emboité le pas !

Tous encourageaient leurs disciples à étudier et à méditer leurs enseignements !

Ainsi le Bouddha invitait-il à un sain(t) effort :

« … qu’après ma disparition, on écoute et accepte ce Sutra, qu’on interroge sur sa signification, voilà qui est difficile. » « Le Sûtra du Lotus » chap. 11 Source 3 (correspondant à Source 1 p. 231) (étai 1)

Et Jésus nous propose son aide en ce sens :

« Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira. » Matthieu 7:7 (étai 2 A)

Car expliquait-il :

« il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être reconnu … » Matthieu 10,26 (étai 2 B)

Alors, au travail ! Avec la foi dans le Dharma et/ou en Dieu, c’est bien plus facile !

Cette quête de vérité impose de se poser de nombreuses questions, parmi lesquelles des questions historico-sapientiales légitimes ! D’ailleurs, au nom de quelles censures de pensée ne serions-nous pas en droit de réfléchir sur des questions telles que :

– Au fait ! Pourquoi, cinq siècles après le départ physique du bouddha* Çakyamuni, oui, pourquoi Jésus n’aurait-il pas été pas un de ses éminents disciples ?

– Après tout, Jésus Christ, n’a-t-il pas réellement incarné l’idéal d’un arhat* et d’un boddhisattva*, voire au final celui d’un bouddha* exemplaire ?

– Allant plus avant et sachant préalablement qu’un être humain d’exception a été prophétisé, espéré et quasi vénéré par le bouddha* Çakyamuni lui-même de son vivant, Jésus Christ ne correspond-il pas à l’incarnation du boddhisattva* Avalokitesvara, puis à celle du bouddha* Amitabha en question?

– Jésus Christ n’est-il pas l’être parfaitement accompli, attendu dans l’espérance et la foi des authentiques disciples du sage des Çakyas ?

– Jésus Christ n’est-il pas par excellence le Chakravartin*, cet être qui grâce à sa pureté est propre à faire tourner la roue de la Loi ? Par là-même, n’est-ce pas lui qui est destiné à sauver toute l’Humanité conformément aux paroles du Bouddha et conformément à ses propres confirmations livrées dans l’Evangile ?

Alors Allons-y ! Répondons à ce mystère qui n’en n’est plus un pour qui sait !

Mais avant de répondre à de si profonds questionnements, il conviendrait sans doute préalablement de « dépolluer » un minimum le mental de quelques idées reçues, de ces « constructions attachantes » (opinions, préjugés, vues subjectives, aversions, etc. …) qui conduisent aux vues erronées trop souvent encore ancrées chez la plupart de nos concitoyens.

Allant plus profondément dans la Connaissance de ce qui est, plusieurs autres voiles vont pouvoir se lever en tout un chacun pour éclairer la (comp-)préhension intellective correcte au sujet de ce qui nous concerne.

A titre d’exemple, en nous appuyant sur les sources saintes de la propédeutique eschatologique livrée par les instructeurs spirituels des religions, nous répondrons point par point à quelques idées reçues mais pourtant si erronées telles que :

Opinion erronée n° 1 : Il n’y a ou il n’y aura qu’un seul bouddha* notoire ici-bas ! (sous-entendu : le Bouddha Çakyamuni et puis c’est tout ! Circulez , il n’y a rien à approfondir !)

Opinion erronée n° 2 : Il n’est pas possible de devenir un éveillé (un bouddha*) !

Opinion erronée n° 3 : Une approche superficielle de la connaissance bouddhique peut laisser à penser qu’il n’y a pas de commandements inscrits dans les enseignements du Bouddha, et alors que tel est le cas, des égarés qui en ont connaissance prétendent qu’il ne conviendrait pas de les suivre car le bouddhisme est avant tout une philosophie selon eux !

Opinion erronée n° 4 : Il n’y a pas de prophéties ni d’eschatologie dans l’enseignement du Bouddha !

Sachez que ces opinions erronées (opinions 1 à 4, colportées sur la base de l’Ignorance, et/ou de l’Incompréhension, et/ou de l’aversion et/ou de la mauvaise foi) sont autant d’erreurs, d’aberrations au regard des enseignements réels du Bouddha et du Soutra du Lotus en particulier.

Aussi, tout citoyen est invité à prendre connaissance par lui-même des preuves exégétiques délivrées et à participer vaillamment au rétablissement de la vérité en devenant notamment ainsi un témoin actif de la vérité au service de tous.

En ce qui concerne la défense du point de vue qui s’oppose aux aberrations colportées, vous pourrez trouver dans cet opuscule les argumentations qui reposent sur les étais d’une solidité adamantine, car il s’agit pour l’essentiel des paroles du Bouddha et des prophètes, paroles empreints de véracité. Ces étais vous sont livrés au fur et à mesure et ensuite référencés en fin de livre dans une rubrique spéciale renommée « étais », servant de première annexe. Il en est ainsi tout au long de ce livre pour la plupart des explications fournies, pour la plupart des révélations délivrées. Les ainsi-venus Çakyamuni et Jésus Christ étant parfaitement conformes à la Loi Divine (Dharma*), ces esprits de sagesse sont donc bien entendu en parfaite conformité avec la vérité et ses différents aspects (vérité factuelle, historique, métaphysique, etc … ) et s’expriment donc en « Esprit de vérité », lequel est à intégrer et à suivre de son mieux par les fils de bonne foi et les gens de bien.

Il est à noter que si la compréhension décisive n’a pas encore eu lieu, c’est qu’elle ne pouvait s’effectuer qu’après, d’une part, la rencontre d’un éveillé, et d’autre part qu’avec et par la reconnaissance d’un tel éveillé. C’est ainsi ! C’est expliqué par le Bouddha (cf. étai 3).

En l’occurrence, cette compréhension s’effectue précisément avec et par la reconnaissance de l’accomplissement de l’être d’éveil ainsi que l’éveillé dits « de la compassion », c’est-à-dire en Jésus Christ, ce qui est maintenant le cas, grâce à son vécu et ses enseignements qui demeurent en unité avec l’Esprit de vérité bouddhique !

Avant d’aller plus loin, pour parvenir à l’objectif de la juste reconnaissance de ce qui est, aborderons un minimum d’initiations basées sur la Connaissance des Ecritures sacrées (svâdhyâya*), avec au programme :

– La justification du choix des textes sélectionnés pour l’Etude des Lois Divines.

– Un rappel préalable de quelques prérequis généraux relatifs aux enseignements du Bouddha.

– Le principe de l’étude de la propédeutique eschatologique développée par le Bouddha adaptée à la Reconnaissance de la réalité en temps opportuns.

– Une approche et un développement de quelques prérequis eschatologiques contenus dans les enseignements du Bouddha.

– Une prise de connaissance de similitudes, de corrélations, de coïncidences, etc.. qui existent entre prophéties bouddhiques et leurs accomplissements temporels et atemporels en Jésus Christ.

– Une mise en pratique pragmatique des enseignements sapientiaux par l’étude de la reconnaissance de la manifestation de l’envoyé du Bouddha du début de notre ère.

– Une ébauche de mise en pratique pragmatique des enseignements sapientiaux par l’étude de la reconnaissance de la manifestation de l’envoyé du Bouddha à la fin des temps.

– Un croisement de connaissances et une comparaison avec d’autres religions.

– L’établissement, le plus objectivement possible, de la conclusion qui s’impose au respect, à la raison, au cœur, à l’espérance, à la foi … véridiques au temps présent !

Remarque : Dans le lexique situé à la fin du livre, vous pourrez retrouver une approche ou une revisite de quelques points de vocabulaire provenant le plus souvent de la culture bouddhiste ou hindouiste … mais pas que ! Les termes concernés sont mis en astérisque (*) à titre informatif pour une meilleure approche. Ce vocabulaire ou ces mots étrangers sont valables aussi pour ceux qui aspirent à une approche différente de l’éveil que l’approche qu’ils ont jusqu’à lors expériementée, l’adhésion et la pratique vécues constituant l’essentiel d’une telle quête. En effet, les éveillés insistent sur la pratique de la sagesse. Il s’agit en fait d’une dynamique sans laquelle la progression sur la Voie est quasi impossible.

II / JUSTIFICATION DU CHOIX DES TEXTES POUR L’EXÉGÈSE DÉCISIVE

Concrètement, cet opuscule permet dans un premier temps la présentation ou le rappel des paroles et/ou des actes sanctifiés des deux très honorables guides spirituels que sont le Sage des Çâkyas (le bouddha* Çakyamuni) et Jésus Christ, puis dans un second temps, l’établissement des liens primordiaux entre ces deux guides (gourous*) universels ainsi qu’entre leurs deux enseignements (dharmas *). Les citations des paroles de vérité édictées par les bouddhas* et/ou les prophètes correspondent à des étais inébranlables, car pétris de vérité.

La double exégèse entrecroisée se concentrera délibérément sur la base de passages sélectionnés principalement – mais non exclusivement – dans les deux Saintes Ecritures que sont le Soutra du Lotus et les Evangiles canoniques, conduisant ainsi si possible tout lecteur de bonne volonté et de bonne foi jusqu’à l’obtention de sa cessation complète de l’Ignorance.

N’ignorerons plus ces moyens salvifiques et étudions de plus près ceux qui sont communs aux éveillés, avec comme sujet central la reconnaissance de Jésus Christ tel qu’annoncé, d’abord en Ainsi-Venu puis en esprit ressuscité.

A / Principe du choix de l’Etude des Textes Sacrés

L’étude approfondie (pariyatti*) et si possible fervente des Textes Sacrés est un principe de réalité préconisé par les hommes saints, toutes religions confondues, et par le Bouddha et Jésus eux-mêmes bien entendu. Dans l’hindouisme, on parle de svädhyâya*. Une telle étude permet de s’instruire et de bénéficier de la sagesse induite après réflexion (suta-mayā paññā / cinta-mayâ paññā). Ce principe mis en œuvre (patipatti*) dans la dévotion avec une foi sincère (Śrāddha ou Shraaddha*) augmente le discernement (vijnana*), et permet de reconnaître ce qui est vrai (pativedha*).

Rq : L’étude des textes sacrés doit toutefois s’effectuer dans le cadre d’un juste équilibre conforme à la voie du milieu (madhyamaka*), (cf. étais 4 A à D relatifs au juste milieu et à son application sur l’étude dans le cadre de la mise en pratique du Dharma).

Rappelons que l’étude des Textes Sacrés accompagnée de leur mémorisation et/ou de l’acceptation intime de leur prégnance permet de progresser en termes de (com-)préhension de la réalité supérieure (paramattha ou paramartha*). Cela relève du vécu, certes, mais cette expérience de vie nous est partageable par ceux qui ont acquis ou acquièrent un niveau d’instruction suffisante (Connaissance = jñāna*, vidya*, rigpa*) et qui ont paisiblement progressé et/ou continuent de progresser (samatha*) dans l’intégration intuitive et intellective de ce qui est (vissapana*). C’est ainsi qu’a procédé le Bouddha avec l’étude des enseignements qui l’ont précédé. C’est ainsi que Jésus a procédé avec la connaissance des textes sacrés hébraïques qu’il a maîtrisés, cités et commentés, mais aussi avec la connaissance d’autres textes sacrés plus subtilement évoqués comme nous allons le voir.

B / Choix plus spécifique du Soutra du Lotus

Comme vous le savez peut-être, les textes canoniques (soutras*) livrés par le Bouddha se comptent par dizaines, et ses stances par milliers. Mon choix s’est focalisé sur l’étude du Soutra du Lotus, mais il est cependant à noter que certains thèmes d’autres textes canoniques, d’autres « écoles » (theravada, amidistes, etc …) sont confirmés dans le Soutra du Lotus, et sont d’ailleurs cités en complément d’information comme en annexe « étais » par mes soins, dans un état d’esprit de non-exclusivisme; ceux qui sont ouverts aux complémentarités apprécieront les recoupements portés par et dans un état d’esprit de rassemblement et de communion en ce qu’il y a de commun, de convergent et d’universel aux différents Textes Sacrés.

Rq : Il faut le savoir : le bouddhisme est divisé en plusieurs courants s’ignorant souvent les uns les autres, et ostracisant parfois même les textes fondateurs des autres écoles, ignorant en conséquence l’unicité de leur origine et de leur finalité ! Ceci fait que le mental de tels adeptes, imprégnés d’habitudes, de sectarismes, etc. … sont restés dans l’ombre de la Connaissance ultime et/ou se sont jusqu’à lors plus ou moins consciemment opposés à l’acceptation de la vérité ultime, de l’ainsité, dans son aspect global (holistique, intemporelle, … Dharmique !).

1 / Présentation du Soutra du Lotus

Le titre sanskrit est « Saddharma pundarika sutra », ce qui signifie texte canonique (soutra*) du « lotus de la bonne Loi » ou du « lotus de la Loi correcte ».

Cette œuvre est composée de 8 volumes incluant 27 ou 28 chapitres selon les traductions. Elle est le plus souvent accompagnée par un texte canonique d’introduction, le « Soutra aux Sens Infinis » qui comprend trois chapitres et par un texte canonique de conclusion, le « Soutra de la méditation de l’être d’Eveil « Sage-Universel » ».

L’étude exégétique ci- présente repose principalement sur deux traductions françaises largement reconnues :

Source 1 : « Le Sûtra du Lotus » Traduction à partir du chinois par Jean-Noël ROBERT Editions Fayard mars 2017

Source 2 : « Le lotus de la bonne Loi » Traduction à partir du sanskrit par Eugène BURNOUF Editions Hachette / BNF Ed.1852

D’autres liens électroniques peuvent cependant faciliter l’accès à ce soutra pour les francophones. Des citations du présent opuscule proviennent parfois de ces liens.

Source 3 : « Le Sûtra du Lotus » sur la base de la traduction de Jean-Noël ROBERT : http://www.nichiren-etudes.net/lotus/lotus-menu.htm

Source 4 : « Le lotus de la bonne Loi » sur la base de la traduction d’Eugène BURNOUF : http://lotus.leforum.eu/t3-Le-soutra-du-lotus.htm

Une pensée de gratitude est d’ailleurs ici adressée à tous ceux qui, de leur mieux, ont sauvegardé, traduit et diffusé ce précieux savoir.

2 / Un rapport intime à la vérité

Comme nous l’avons relevé précédemment, comme dans l’ensemble des textes canoniques (soutras*), le Bouddha s’exprime en l’Esprit de vérité. La vérité est le support indispensable et inébranlable pour générer la confiance, la foi et l’espérance, présente ou à venir …

Concernant la fondation de la vérité (voir quelques aphorismes du Bouddha en étai 5 A), ce principe apparait dès les plus anciens enseignements du Bouddha :

« Sa libération [la libération d’un moine qui agit en Esprit de vérité N.D.L.R.], étant fondée sur la vérité [réalité], est inébranlable. Car ce qui est trompeur est faux, et ce qui ne trompe pas est vrai [réel]: Nibbāna. Un bhikkhou possédant [une telle vérité] possède la suprême fondation de la vérité. Car ceci, bhikkhou, est la suprême noble vérité [réalité]: Nibbāna, qui par nature ne trompe pas. » « sutta majjhima » mn 140 (étai 5 B)

Source : http://www.buddha-vacana.org/fr/sutta/majjhima/mn140.html

Voici ce principe repris et explicité dans le Soutra du Lotus :

« 19. Plein de confiance, ô Çâriputtra, tu as recherché le sens de ce que dit le Sugata [Bouddha N.D.L.R.] ; il ne dit pas de mensonge le Djina [*Vainqueur N.D.L.R.], le grand Richi, qui expose pendant longtemps la vérité excellente. […] Ayez foi en moi, ô Çâriputtra; je dis ce qui est, je dis la vérité, je ne dis pas le contraire de la vérité. […] Ayez foi en moi, ô Çâriputtra, ayez confiance en moi, livrez-vous à la réflexion ; car il n’y a pas de parole des Tathâgatas qui soit mensongère. Il n’y a qu’un seul véhicule, ô Çâriputtra, qui est le véhicule des Buddhas. » « Le lotus de la bonne loi » chap. II Source 2 p. 25 et 29 (étai 5 C)

Il convient donc à ceux qui en sont réellement dignes, de rechercher puis de demeurer en cet Esprit de vérité pour bénéficier des clefs de compréhension correcte.

Les deux meilleurs moyens à employer sont l’objectivité et la bonne foi !

3 / Acceptation et prise de refuge / prise à témoin d’en bas, témoignage et protection d’en haut

Si l’étude porte principalement sur ce Soutra, ce n’est pas parce que ce texte canonique est de plus en plus considéré comme « la Bible du bouddhisme » par de nombreux bouddhistes. Ce n’est pas non plus parce qu’il y a un engouement croissant pour ce texte canonique de par le monde, et en Asie plus particulièrement. C’est encore moins pour cause d’appartenance à une école quelconque (école Nichiren, mouvement Soka ou autre) puisque qu’étant libre, n’y étant pas affilié.

Si l’étude porte principalement sur ce texte canonique, c’est simplement parce qu’en le lisant avec attention, on se rend compte et on prend conscience que le Bouddha lui-même considérait ce texte canonique comme le plus important des textes canoniques ! Et donc qui mieux placé que l’Ainsi-Venu lui-même pour en juger ? Pour ceux qui croient respectueusement et profondément au Bouddha, il devrait y avoir d’autant moins de doutes à ce sujet-là, qu’à de multiples reprises, le Bouddha insiste sur l’importance de ce texte canonique. Lisons :

– S’adressant à l’être d’Eveil « Roi des Remèdes » (Bhaishajyaraja), le Bouddha affirme :

« je te le déclare maintenant : de tous les textes canoniques que j’ai exposés, parmi tous ces livres, le Lotus de la Loi est primordial. » « Le Sûtra du Lotus » chap. 10 Source 1 p. 215 (étai 6 A)

« … ce livre est primordial. Quiconque est capable de le garder garde en conséquence le corps d’Eveillé. » « Le Sûtra du Lotus » chap. 11 Source 1 p. 232 (cf. étai 6 B)

– S’adressant à Grand être d’éveil « Vertu Merveilleuse » (Manjushri) :

« §66 ce Sutra du Lotus du Dharma est la prédication suprême des Ainsi-Venus; c’est la plus profonde des diverses prédications et il est donc donné en dernier lieu, comme ce souverain puissant qui a longtemps gardé son joyau limpide et en fait don à présent. Manjushri, ce Sutra du Lotus du Dharma est le réceptacle des secrets des bouddhas Ainsi-Venus, le plus haut des sutras; au cours de la longue nuit des siècles, ils l’ont sauvegardé sans l’exposer inconsidérément. Aujourd’hui enfin il vous est dévoilé. » « Le Sûtra du Lotus » chap. 14 Source 3 (étai6 C)

D’autres nombreux passages sont relatifs à l’importance du Soutra du Lotus, comme ceux cités en étais 7 A à E et étai 8.

Quant aux bouddhistes qui sont conduits par la sottise ou l’incrédulité, libre à eux d’avoir l’outrecuidance de remettre en question les paroles du Bouddha. C’est qu’ils sont encore victimes de leur mental, lequel est imprégné de leur culture restrictive, de leurs habitudes, etc. … Ils sont cependant invités à se convertir à ce qui est bien, bon et vrai, car leur joie ainsi retrouvée, nous la partagerons dans une indicible félicité commune !

Par ailleurs, comme nous approuvons le choix du Bouddha quand nous réalisons que ce texte canonique subsume la totalité des autres enseignements (cf. étais 7 A à E) et qu’il traite tant du « commencement » (cf. chapitre de la longévité de l’Ainsi-Venu) que de la « fin » prise en considération dans le cadre des prophéties qui y sont inscrites en vue du salut pour tous, comme nous allons l’approfondir ensemble.

Ce qui est important de noter aussi, c’est que, ne serait-ce qu’à travers l’évocation fervente de quelques passages de ce Soutra, le Bouddha témoigne des nobles vœux et intentions des serviteurs du Dharma. Ceci atteste de la sincérité, de la foi et de l’adhésion des serviteurs du Dharma, et en l’occurrence du serviteur ci-présent ! Nous reverrons plus avant la Loi de rétribution qui comprend la Loi de réciprocité et la force des saints témoignages.

De plus, le Bouddha précise que le texte canonique du Lotus de la Bonne Loi est essentiel pour une compréhension « décisive » (vérité ultime ou dharmakaya*) de la Loi (cf. étai 8). L’enseignement reste cependant un travail d’équipe prodigué par étapes. Parmi ces étapes, une correspond à son témoignage par et en Jésus Christ qui n’est autre que l’éveillé de la Vie Infinie? Une autre étape réside à leur témoignage par et en nous qui sommes de notre mieux sincères et fidèles à la vérité descendue.

Veuillez par ailleurs retrouver des citations relatives au témoignage du Bouddha et des éveillés quant à l’importance des vœux intrinsèques et quant à nos actions justes dans les étais 9.

C / Choix de l’Évangile

1 / Présentation de l’Évangile

Comme vous le savez sans doute, l’Evangile signifie « la Bonne nouvelle », sous-entendu : La Bonne Nouvelle du salut livré aux hommes par l’entremise de Jésus Christ.

Il est composé plus précisément des quatre Evangiles reconnus comme « canoniques » par des institutions chrétiennes, constituant le Nouveau Testament inclus dans la Bible chrétienne. Les quatre Evangiles consignent la vie et les enseignements de Jésus. Ils sont suivis de l’enseignement des premiers apôtres avec l’Acte des Apôtres, les épitres de Saint-Paul de Tarse, d’autres épitres, puis le Nouveau Testament se termine par le livre prophétique de l’Apocalypse, terme qui signifie « la Révélation ».

Dans le cadre de notre étude, nous nous concentrerons plus particulièrement sur les paroles de Jésus lui-même (telles que rapportées jusqu’à nous) et sur les indices laissés sur son parcours de vie tels que relatés dans les Evangiles canoniques écrits par les 4 évangélistes (Saint Matthieu, Saint Marc, Saint Luc, Saint Jean). La principale référence citée est la traduction à partir de l’hébreu et du grec par Louis Segond, édition 1910, qui correspond à la Source 5; dans cet opuscule, la  plupart des citations de paroles de Jésus en est extraite, sauf exceptions, auquel cas les autres sources parfois apocryphes sont précisées le cas échéant.

Rq : Chaque Evangile constitue une sorte de « condensé de sagesse bouddhique », certes moins complète mais plus facile d’accès que l’œuvre développée par le prolifique bouddha Çakyamuni. Chacun des quatre Evangiles comprend de 16 à 28 chapitres, représentant seulement quelques pages à lire, à méditer et à mettre en pratique de son mieux…, alors qu’il y plusieurs centaines voire des milliers de pages de textes canoniques développés qui demeurent cependant utiles voire nécessaires pour affiner toute quête sincère de sagesse.

Les deux œuvres sont donc complémentaires et même interdépendantes l’une de l’autre.

2 / Un rapport intime à la vérité

Comme nous l’avons relevé précédemment, dans l’ensemble de ses propos et actes, Jésus Christ s’exprime en l’Esprit de vérité, tel un méritant (arhat*), puis tel un être d’éveil (boddhisattva*) et enfin tel un ainsi-venu, stades parfaitement accomplis au sens du Bouddha.

Ainsi, Jésus a affirmé :

« Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix. » Jean 18.37 (étai 10 A)

« Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » Jean 14.6 (étai 10 B)

Comme le Bouddha dans certaines stances, Jésus commence nombre de ses déclarations publiques par « Je vous le dis en vérité … » ou par « En vérité, en vérité … » (cf. étai 10 C) et l’ainsi-venu christique résume de la sorte son rapport intime à la vérité, au moyen de l’adhésion à la vérité, tant pour lui que pour ceux qui adhéreront à sa pensée. C’est parce que la vérité se comprend en Esprit de vérité, qu’il convient donc d’être réellement dignes de rechercher puis de demeurer de son mieux en cet Esprit de vérité, et ainsi, si Dieu le veut, de bénéficier de la clef de compréhension correcte propice à nous ouvrir la porte du paradis tant terrestre que céleste.

Puisque tout doit être reconnu (cf. étai 3), voici comment Jésus nous en donne les moyens :

« Si vous demeurez dans ce que j’enseigne, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité et la vérité vous fera libres. » Jean 8, 31 (étai 10 D)

3 / Acceptation et prise de refuge / prise à témoin d’en bas, témoignage et protection d’en haut C’est simplement parce que Jésus Christ lui-même considérait ses paroles comme le fondement propice au salut pour tous que, pour quiconque souhaite le meilleur aux autres comme à soi-même, il convient d’approfondir cette connaissance-là.

Pour ce faire, la présente étude exégétique s’appuie sur les Evangiles canoniques qui sont incontournables mais non exclusifs. La Parole du Christ est la pierre d’angle de la Connaissance aboutie, confiée par l’ensemble des éveillés et prophètes. C’est ainsi !

Les esprits rebelles n’acceptent pas cette réalité ! (sur la base de leur mental). C’est ainsi !

Les esprits dociles – sur la base de la communion en l’Esprit de vérité – acceptent la réalité supérieure, acceptent l’interdépendance et la complicité des guides spirituels, acceptent l’ainsité (le fait qu’il en soit ainsi) et obéissent ! Ils sont joyeusement résignés à cela !

Les disciples éprouvés du Christ (directs et indirects) se retrouvent et se retrouveront ainsi unis – au-delà des dogmes établis par les hommes et leurs institutions familiales – en une sainte unité de pensée (comme « ressuscitée » en eux) ; voir les étais 11 et 12 et comprendre qu’ils sont repris et appliqués à la véracité christique et à l’unité d’Esprit dans lequel sont les êtres d’éveil, les éveillés, les prophètes et tous les disciples véridiques (directs ou indirects) de Jésus Christ.

Ainsi, la conduite à tenir est tracée et nous avons vocation à faire nôtre cet Esprit de vérité pour évoluer vers la meilleure partie de notre destinée. C’est écrit ! Lisons :

« 12 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les oeuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père ; […] 15 Si vous m’aimez, gardez mes commandements. 16 Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous, 17 l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous. […] Je vous ai dit ces choses pendant que je demeure avec vous. 26 Mais le consolateur, l’Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. 27 Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s’alarme point. » Jean 14 (étai10 E)

De plus, avec la permission de Dieu, Jésus s’engage à protéger les humbles de cœur, les innocents et les justes qui prennent refuge dans la vérité auprès de lui, et leur apporte son témoignage ! (Cf. étais 11 et se référer au paragraphe concernant l’identification des éveillés à leur disciples.)

Ainsi, c’est « en » Esprit de vérité que se trouvent et se retrouve – à titre individuel et collectif – le « témoignage de la Parole christique » et qu’advient le « Consolateur » de tous nos maux, et tout particulièrement en ces temps de crises majeures que traverse l’Humanité !

Publié par Pierre PRECIEUX 

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