Le Mouvement Républicain Calédonien appelle les électeurs calédoniens à porter réclamation lors des élections présidentielles si le drapeau du FLNKS flotte sur leur bureau de vote.

Cette réclamation remontera directement au Conseil Constitutionnel et sera analysée par les sages qui y siègent sans que leur voix puisse être ignorée ou étouffée.

Par ce biais les Calédoniens ont ENFIN l’opportunité de s’exprimer sur cette question, droit qu’on leur refuse depuis plus de 2 ans.

Voici le communiqué de ce parti :

Le Conseil d’État dans son arrêt n° 259806 du 27 juillet 2005 a acté que « le principe de neutralité des services publics s’oppose à ce que soient apposés sur les édifices publics des signes symbolisant la revendication d’opinions politiques… »

À ce titre, notant à l’occasion des élections présidentielles la présence illégale du drapeau du Front de Libération National Kanak Socialiste sur les frontons des mairies de la Nouvelle-Calédonie, le MRC engage les électeurs à porter réclamation auprès du président du bureau de vote dans les termes suivants :

 » Je constate ce jour 22/04/2012, premier tour des élections présidentielles, que le drapeau du FLNKS, parti politique de la Nouvelle-Calédonie, flotte sur la mairie de XXXXXXX. La présence de ce drapeau politique est contraire aux lois en vigueur, ainsi que l’a rappelé l’arrêt du Conseil d’État N° 259806 du 27/07/2005. Je souhaite que soit prise en considération ma réclamation.

M. Mme XXXXXXXXX »

J’espère de tout coeur que cet appel sera suivi et que tous ceux qui ont participé à l’aventure du « Drapeau Commun » iront jusqu’au bout de la démarche.

Nicole AUPHION, sympathisante du MRC.

26 COMMENTS

  1. Oui, ceci est une autre facon de manifester notre mecontentement, c’est vrai que la loi est toujours enfreinte en France, et dans ce cas, ceux qui ne montrent pas l’exemple, sont les dirigeants au pouvoir, en France, qui ont suggere cette solution peu democratique et surtout, sans consultation avec les Neo-Caledoniens, Fillon et Sarko ils nous prennent, eux, vraiement pour des buses. Il faut une consultation pour un drapeau commun et j’ai deja propose comment faire participer tous le pays dans son design, je repeterais les modalites si necessaire ici, beaucoup semblaient d’accord sur cette marche a suivre. Je propose aussi que nous acceptions le drapeau du FLNKS apres le choix d’un drapeau commun, il sera aussi autorise a flotter la ou les mairies seront d’accord (Iles? Nord?) a cote du BBR et de notre nouveau drapeau commun

  2. Encore une fois, tout le monde gueule, mais personne ne propose quoi que ce soit comme solution, typique des habitants du Caillou, pas tres pro-actifs, ici, je m’en lasse un peu, pas vous? Bon, etudions le probleme de plus pres:
    Nicole ecrit: « Par ce biais les Calédoniens ont ENFIN l’opportunité de s’exprimer sur cette question, droit qu’on leur refuse depuis plus de 2 ans. »

    Bon, d’accord, mais si le MRC reussit a nous faire ecrire notre mecontentement, pour beaucoup, ca n’apporte aucune solution au devenir de ce drapeau qui nous a ete impose de force, donc, voici la solution:

    Un referendum (2014? Pourrait meme coincider avec l’autre, de referendum, pour economiser les couts de sa mise en place…) ‘pour ou contre’ ce drapeau comme deuxieme drapeau, si une majorite de ‘oui’, le probleme est regle, le drapeau du FLNKS est adopte comme second drapeau, si une majorite de ‘non l’emporte’, c’est la que commence ceci:

    Je m’inspire, bien sur, du concours organise par le gouvernement australien en 1901 pour leur choix de drapeau.
    Apres la fédération des six colonies australienne, un concours national a eu lieu pour trouver un nouveau drapeau australien. Plus de trente mille entrées ont été soumises, certaines pratiques, certaines complexes et extravagantes. En fin de compte, cinq personnes de partout dans le pays ont présenté une conception semblable qui a été choisie pour être le drapeau national australien. Le gagnant a été annoncé le 3 septembre 1901.

    Victor m’ecrivait il n’y a pas bien longtemps sur ce sujet: « je demeure persuadé que si un référendum était organisé pour le choix d’un drapeau Calédonien aux côté du drapeau Français, ce serait celui qui y est qui serait vainqueur. »-

    Cela donnerait une legitimite a ce qui est en fait le drapeau du FLNKS et nous le saurions des le 1er referendum, donc pas besoin de deuxieme referendum (comme ecris plus haut) , il y aurait eu consultation et ce choix de drapeau serait ‘officialise’, eliminant toute discussion ulterieurement. Par contre si au 1er referendum, ce drapeau etait rejete, il faudrait choisir plus tard un nouveau design, le drapeau du FLNKS ne serait plus accepte comme design, seulement les nouveaux designs qui entreraient alors en competition avec des regles bien precises (sur le modele Australien, peut etre, le meme modele repete le plus grand nombre de fois est le gagnant, ou, en utilisant une autre facon bien differente de le selectionner ce nouveau drapeau qui deviendrait celui de tous les Neo-caledoniens, donc…).
    L’idee c’est de couper court a tout polemique en consultant tout le monde, ce qui n’a pas ete fait avec le drapeau actuel, pas tres democratique le procede, tu en conviendras…

  3. Comme l’écrivait fort justement Elizabeth : si Pierre Frogier n’avait pas proposé les deux drapeaux, on se demande de quoi ils auraient parlé…

    Le sujet en est une démonstration parfaite !!!

    • Petite traduction de ta phrase Victor : « on a décidé, les calédoniens doivent fermer leurs gueules et parler d’autres choses maintenant » …

      Bien, bien, Victor, continues de nous montrer par ce genre de phrase, tout le mépris que porte le RUMP envers les calédoniens…

      Merci, comme tu dis, pour « la démonstration parfaite » 😉

  4. A maintes reprises, nombre d’entre nous ont été stressés de ne pouvoir agir, de subir cette trahison de Pierre Frogier (levée du drapeau FLNKS sans consulter la population calédonienne) qui est un déni gravissime de la démocratie et des ADN (article 1.5 : « Des signes identitaires du pays, nom, drapeau, hymne, devise, graphismes des billets de banque devront être recherchés en commun pour exprimer l’identité kanak et le futur partagé entre tous ».

    C’est le moment !

    Calédoniens, Calédoniennes, ce dimanche 22 avril 2012, tout ceux qui voteront dans un bureau de vote où le drapeau FLNKS flotte (c’est-à-dire normalement sur les mairies/mairies-annexes), peuvent agir pour montrer leur attachement au respect des ADN et leur volonté d’une recherche d’un drapeau commun pour tous !

    Faites circuler ce message au plus grand nombre !

    Sachant que : Le Conseil d’État dans son arrêt n° 259806 du 27 juillet 2005 a acté que « le principe de neutralité des services publics s’oppose à ce que soient apposés sur les édifices publics des signes symbolisant la revendication d’opinions politiques… ».

    À ce titre, notant à l’occasion des élections présidentielles la présence illégale du drapeau du Front de Libération National Kanak Socialiste sur les frontons des mairies de la Nouvelle-Calédonie, le MRC engage les électeurs à porter réclamation auprès du président du bureau de vote dans les termes suivants :

     » Je constate ce jour 22/04/2012, premier tour des élections présidentielles, que le drapeau du FLNKS, parti politique de la Nouvelle-Calédonie, flotte sur la mairie de XXXXXXX. La présence de ce drapeau politique est contraire aux lois en vigueur, ainsi que l’a rappelé l’arrêt du Conseil d’État N° 259806 du 27/07/2005. Je souhaite que soit prise en considération ma réclamation. M. Mme XXXXXXXXX ».

    Imprimez et trambonnez le paragraphe ci-dessus à votre carte d’électeur.

    Vous avez dimanche l’occasion de vous faire entendre. Saisissez-la !

  5. Cher Billy Boy,

    Et si tu cessais un moment d’appeler une poignée d’opportunistes extrémistes par le terme « les Calédoniens », peut être serais tu plus crédible dans tes propos non ?!?

    En parlant de mépris … n’est il pas plus méprisant que de parler pour une poignée de personnes en employant un terme très généraliste ??

    Sérieusement ?!?

    • Tu as raison Victor, continues de minimiser, continues de mépriser les calédoniens mécontents. Ils ne sont qu’une petite poignée (« d’opportunistes extrémistes ») insignifiante selon toi …

      Peut-être un peu plus nombreux que ceux du jeu de table champêtre du dernier meeting d’Eric Gay …

      C’est vrai, qu’en matière d’opportunisme, le RUMP est bien placé pour en parler : lever le drapeau du FLNKS et s’allier avec les indépendantistes pour prendre le pouvoir sans aucune contre-partie si ce n’est une indépendance-association avec pseudo « ultime concession » (d’ailleurs niée en bloc par les mêmes alliés : les rock, les charlies etc…).

      Tiens, un ptit rappel en image de la campagne 2009 : je crois que tu as la mémoire qui flanche …

  6. Si Frogier n’avait pas proposé de lever le drapeau Kanaky, on se demande bien ce qu’il aurait fait d’autre pour justifier son mandat politique.

    Au vu du bilan, pas grand chose.

    Frogier veut tout faire comme Jacques Lafleur. Il a enfilé le costume (taillé trop grand), revendique d’avoir fait sa poignée de main à lui, tombe dans les mêmes abus de pouvoir…
    Il faut qu’il aille jusqu’au bout de son modèle: Aidons le donc à faire en 2014 comme Jacques Lafleur en 2004.

  7. POUR SE RELAXER, FAIRE UNE PAUSE, UN GUITARISTE TRES DOUE ET PEU CONNU, MON CADEAU A TOUS, JOHN GOMM, SEUL, LUI ET SA GUITARE, A ECOUTER LE LE SOIR AVENT DE VOUS COUCHER, LE TITRE:  » PASSIONFLOWER » (Sa version de ‘Message in a Bottle’ n’est pas mal non-plus…):

    http://www.youtube.com/watch?v=nY7GnAq6Znw

    (Ci-capres, un pote, le guitaristre de TONK…)

  8. Petit rappel historique avant de faire votre choix!!!!!

    9 février 2010 – Annonce de Pierre Frogier.
    Il propose de faire flotter, à titre provisoire, le drapeau
    du FLNKS au fronton des édifices publics. Calédonie
    Ensemble condamne immédiatement ce geste, que
    Jacques Lafleur qualifie d’« inutile et dangereux »
    (Les Nouvelles).

    Juin 2010 – L’emploi fictif de Charly Pidjot, embau-
    ché par Pierre Frogier à la province Sud.

    10 juillet 2010 – « Il ne redescendra plus ». Pierre
    Frogier déclare : « Une fois que l’emblème du FLNKS
    sera hissé sur les édifices publics, il n’en redescen-
    dra plus » (Les Nouvelles).

    13 juillet 2010 – Décision du congrès. Le congrès dé-
    cide de hisser le drapeau du FLNKS, ce qui a pris effet
    le 17 juillet. Calédonie Ensemble est le seul groupe à
    voter contre, et demande, sans être entendu, la créa-
    tion d’une commission, associant la société civile,
    chargée de proposer un drapeau commun.

    7 août 2010 – Gaël Yanno hisse le drapeau du FLNKS.
    Il le hisse au petit matin sur la mairie de Nouméa,
    en l’absence de Jean Lèques et sans que le conseil
    municipal en ait délibéré. Les Nouvelles titreront :
    « Le drapeau levé en catimini ».

    12 janvier 2011 – Ultimatum de Charly Pidjot : si le
    drapeau du FLNKS n’est pas levé sur les mairies de
    Moindou, La Foa, Maré et Bourail, l’UC renversera le
    gouvernement Gomès. Calédonie Ensemble annonce
    que, si tel est le cas, tout sera fait pour que la parole
    soit redonnée au peuple.

    17 février 2011 – Le gouvernement renversé. Les
    trois membres de l’UC au sein du gouvernement Go-
    mès démissionnent, en regrettant publiquement de
    devoir obéir à la consigne de leur parti. Ils salueront
    quelques jours plus tard « le bon fonctionnement de
    la collégialité » et « le rôle déterminant joué par le
    président Gomès » (Les Nouvelles du 4 mars 2011).

    3 mars 2011 – Harold Martin président du gouver-
    nement. Il est élu grâce aux voix de l’UC et du Parti
    Travailliste. Calédonie Ensemble démissionnera 3
    fois (3 et 17 mars et 1er avril), en demandant à l’Etat
    de provoquer de nouvelles élections. Sans succès…

    3 mars 2011 – Roch Wamytan, « français par acci-
    dent », selon sa déclaration lors d’un débat télévisé
    lors duquel il était, aux côtés de Gaël Yanno, opposé à
    Philippe Gomès.

    1er avril 2011 – Roch Wamytan au perchoir. Grâce
    aux voix du RUMP, de l’avenir ensemble et de Didier
    Leroux, il est élu président du congrès. Calédonie
    Ensemble saisit le Conseil d’Etat de l’irrégularité de
    cette élection.

    1er avril 2011 – LKU vice-président du congrès.
    « L’homme de l’indépen-
    dance dès 2014 » est élu
    vice-président. Il est égale-
    ment administrateur de la
    BCI, du FSH et de la SIC et
    vice-président de l’OPT.

    9 avril 2011 – Marche pour un drapeau commun.
    Cette marche a réuni, dans le calme, 8000 personnes.
    Cette initiative du Collectif pour un drapeau commun,
    organisée avec l’appui de Calédonie Ensemble, avait
    été interdite une semaine auparavant, au motif qu’une
    contre-manifestation était annoncée par le Parti Tra-
    vailliste, le même jour et au même endroit.

    6 mai 2011 – Charly Pidjot sénateur. Pierre Frogier
    déclare aux Nouvelles vouloir que la Nouvelle-Ca-
    lédonie soit représentée au Sénat « au travers du
    spectre de ses deux légitimités » et propose qu’un
    siège de sénateur revienne à Charly Pidjot. Le 30 juin,
    ce choix sera refusé au plan national par l’UMP, qui
    tient à garder le maximum de chances de conserver
    la présidence du Sénat.

    19 août 2011 – Roch Wamytan réélu. Après l’annula-
    tion de son élection par le Conseil d’Etat, il est réélu
    dans l’urgence, juste avant la visite du président de la
    République.

    25 septembre 2011 – Un député en cavale. Pierre
    Frogier, qui a refusé d’affronter les 80 000 électeurs
    de la 2ème circonscription, et Hilarion Vendegou,
    sont élus sénateurs.

    13 octobre 2011 – Eric Gay annonce l’indépen-
    dance-association. Il déclare sur Océane FM : « on
    peut accepter de prendre un certain nombre de res-
    ponsabilités » sur « quelque chose qui puisse s’appe-
    ler indépendance ».

    21 octobre 2011 – Pierre Frogier annonce des né-
    gociations avec l’UC et le Parti Travailliste : « Le
    Rassemblement portera la responsabilité historique,
    avec d’autres mouvements indépendantistes, de la
    rédaction de cette page qui sera la page définitive (…)
    Tout se passera autour du Rassemblement. C’est pas
    Calédonie Ensemble qui peut avoir la prétention de
    porter cette résponsabilité historique ». (RRB)

    http://www.caledonieensemble.nc/sites/default/files/imce/2715_CALEDONIE%20ENSEMBLE%20Brochure%2012%20pages%20BD.pdf

    • merci Jean Eymard pour ce petit « best of », enfin, plutôt « worst of » de ce traitre qui a fait un calcul politique au détriment de l’idéal des Calédoniens opposés à l’indépendance.

  9. Les drapeaux ont ete imposes par Sarko et Matignon, de nombreuses circulaires d’avant la montee du drapeau du FLNKS le prouve, c’est pas Frogier, c’est Frogier avec Sarko et Fillon et la ministre de l’outre-mer! Sarko, il est tout-puissant, il n’a pas besoin de consulter qui que ce soit !

    • Pourquoi, tu crois que c’est qui qui a pris cette decision?
      Et oui bien sur, j’ai plusieurs compte-rendus sur la chose, ou je me taierais… …
      Copie/colle ci-apres, 2 de ces extraits, je vais t’en trouver d’autres si j’ai le temps. ceux-ci sont des extraits du Portail du Gouvernement (Google ce titre) du 28/06/2010:

      « Le Premier ministre a réuni le comité des signataires de l’Accord de Nouméa
      ….Sur la question des signes identitaires, la loi du pays relative aux trois signes identitaires (hymne, devise et graphisme des billets de banque) sera soumise au vote du congrès avant le 31 août 2010. A ce stade, « dans la perspective des prochains jeux du Pacifique et dans l’esprit de la poignée de main entre Jacques Lafleur et Jean-Marie Tjibaou », le Comité des signataires a recommandé que « le drapeau tricolore et celui du FLNKS flottent côte à côte en Nouvelle-Calédonie ». »

      Et celui-ci date du 30/06/2010:

      « Le comité des signataires de l’Accord de Nouméa

      30/06/2010

      La ministre auprès du ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales, chargée de l’outre-mer, a présenté une communication relative au huitième comité des signataires de l’Accord de Nouméa, que le Premier ministre a réuni le 24 juin 2010.

      S’agissant de la mise en oeuvre de l’Accord, le comité des signataires a constaté des avancées significatives, en particulier sur les transferts de compétences de l’Etat à la Nouvelle-Calédonie, les contrats de développement et certains des signes identitaires (devise, hymne, signes des billets de banque) dont la Nouvelle-Calédonie doit se doter. Douze ans après la signature de l’Accord, les parties sont convenues de faire réaliser, de manière neutre et objective, un bilan de sa mise en oeuvre.

      Le Premier ministre a réaffirmé l’implication de l’Etat aux côtés de la Nouvelle-Calédonie pour l’accompagner dans l’exercice de ses compétences nouvelles. Le concours de l’Etat pour la prochaine génération de contrats de développement sera maintenu au même niveau qu’actuellement.

      Par ailleurs, les signataires ont décidé d’engager des travaux essentiels pour préparer le terme de l’Accord de Nouméa qui prévoit, à partir de 2014, une consultation des Calédoniens sur la sortie de l’Accord. Dans ses voeux adressés à la France d’outre-mer, le 19 janvier 2010, le Président de la République avait proposé aux Calédoniens que « bien avant 2014, s’ouvrent des discussions pour que la consultation prévue par l’Accord de Nouméa se traduise par un résultat approuvé par une très large majorité des électeurs ». Dans les prochaines semaines, un travail de recueil d’expertises de haut niveau et de retour d’expériences d’autres territoires, dans le Pacifique ou ailleurs, sera engagé. Ces travaux nourriront la réflexion des élus de Nouvelle-Calédonie qui seront amenés, le moment venu, à décider l’organisation de la consultation d’après 2014.

      Dans la perspective des Jeux du Pacifique qui se tiendront en Nouvelle-Calédonie en 2011, le comité a par ailleurs recommandé que le drapeau tricolore et celui du FLNKS puissent flotter côte à côte en Nouvelle-Calédonie.

      A l’issue de ce comité, le Premier ministre a annoncé son intention de se rendre au cours du mois de juillet en Nouvelle-Calédonie.

      Conseil des ministres du 30 juin 2010 « 

      • Déso la Grenouille, mais c’est Frogier qui , le 9 février 2010, propose de faire flotter, à titre provisoire, le drapeau du FLNKS au fronton des édifices publics. Calédonie Ensemble condamne immédiatement ce geste, que Jacques Lafleur qualifie d’« inutile et dangereux »… bien avant les décisions du 24, 28 et 30 juin 2010… c’est donc sous l’impulsion de Frogier que cette décision fut prise… ça n’a pas été « imposé par Sarko » au départ comme tu dis!

        • Précision, Frogier n’a jamais parlé de provisoir, c’est tout le contraire, il a toujours dit ce drapeau n’est pas pret de redescendre donc en rien provisoir ni transitoire.
          Souvenez vous, le lendemain de cette annonce choc de hisser le drapo FLN de Frogier, Dassonville annonce au JT que c’était une idée géniale tout en outrepassant son droit de réserve dans ces occasions.

          La notion de drapo transitoire ou provisoir est venu bien plus tard de la bouche même de Sarko (à la surprise générale)lors d’un comité de suivi de l’ADN à Paris. Gomés s’en est même félicité de cette nuance présidentille.

          C’est la preuve que Frogier et Dassonville sont les instigateurs, sinon dés le début ils auraient parlé de drapo transitoire ou provisoir.

          Le fait que Sarko ait qualifié ce ce drapo de transitoire est un désavoeu flagrant de la proposition de nos deux larons.

          D’ailleurs Dassonville a été muté dans une préfecture pourrie, et Frogier n’a pas été nommé « ministre ».
          Une preuve de plus.

          Sur la photo ci dessous, on voit bien que dans les esprits et les visages hillares que ce drapo n’a rien de TRANSITOIRE, sinon il n’y aurait pas de quoi crier victoire.

  10. L’etat dit (Donc, Sarko, Matignon et lainistre) « pour la periode des jeux », Frogier dit « provisoire » , ces propos donc, debut 2010, et nous sommes, debut 2012, les jeux eux, il y a longtemps qu’ils sont termines…
    Les Accords, ils disent quoi, eux?
    Est-ce- que tu as un dico? Cherche le mot « CONSULTATION », alors, dis moi, qu’est-ce-que ca veut dire?

  11. Extrait des ADN:
    ‘ Des signes identitaires du pays, nom, drapeau, hymne, devise, graphismes des billets de banque devront être recherchés en commun pour exprimer l’identité kanak et le futur partagé entre tous.’

    « doivent etre recherches en commun »… A moins que ce soit interprete comme: « c’est une affaire qui est commune au govt de NC et de la Metropole, qui ne concerne que Frogier et Paris », donc, et ca je ne crois pas, il s’agit bien d’une consultation, d’une recherche en commun, le drapeau ne peut pas nous etre impose par qui que ce soit, mais il l’est pour l’instant, d’ou ma proposition plus haut, de consulter tous le monde sur le sujet…

    • tu devrais te créer ton propre blog ou ta propre page FB,
      suis sur que tu t’amuserais bien.
      tu te feras les questions réponses toute seule, ca sera génial..
      vu le bordel qu’il y a l’air d’y avoir dans ton cerveau, tu vas bien t’amuser..

  12. Pour rétablir la vérité concernant le début de l’affaire du drapeau… lire le discours officiel de Pierre Frogier du 10 février 2010.
    Après ça on ne peut pas dire que ce n’est pas Frogier qui a démarré cette histoire!!!!!

    De plus, tu as raison Floyd, il n’est pas question de « provisoire » dans son discours… il nous a glissé la banane en douce en disant qu’il flotterait « à côté du drapeau de la République, auquel il ne pourra – en aucun cas – se substituer » puis il a enfoncé le clou quand il s’est senti fort 5 mois plus tard, après les décisions du comité des signataires de l’Accord de Nouméa et du Conseil des ministres de juin, avec sa petite phrase du 10 juillet 2010, « Une fois que l’emblème du FLNKS sera hissé sur les édifices publics, il n’en redescendra plus »

    Quand on sait qu’un pays ne peut avoir qu’un seul drapeau, c’est tout dire!

    REFLEXION DE PIERRE FROGIER AU SUJET DU DRAPEAU (discours officiel)

    Les vœux du Président de la République sont clairs. Il nous engage à ouvrir les discussions, entre calédoniens, et bien avant 2014. Le comité des signataires, qui se tiendra au mois d’avril prochain est, bien évidemment, le lieu privilégié pour définir le calendrier des discussions entre nous avec l’appui de l’Etat. Ce sont à ceux qui, comme moi, ont signé les Accords de Matignon-Oudinot, l’Accord de Nouméa, de se retrouver pour élaborer, définir, proposer une solution d’avenir.

    Pourquoi attendre le dernier moment ? Il faut s’y mettre dès maintenant.

    Pour ce qui me concerne, j’ai déjà fait des propositions. Après les provinciales de mai, en tant que responsable de la principale force politique, j’ai pris l’initiative de l’entente républicaine pour rassembler tous ceux qui veulent le maintien de la Calédonie dans la France.

    En octobre, j’ai formulé une proposition de solution institutionnelle :

    La Nouvelle-Calédonie – dans des liens refondés avec la République – pourrait exercer un maximum de compétences de gestion, dans une très large autonomie, et consentir, librement, à ce que la République française continue d’assumer l’exercice des compétences régaliennes.

    C’est une solution qui mènerait la Nouvelle-Calédonie aux confins de l’autonomie et qui pourrait être acceptée par ceux des indépendantistes pour qui l’indépendance est une recherche de dignité, une revendication identitaire et culturelle, plus qu’une volonté de sécession ou de rupture d’avec la République.

    C’est ma responsabilité aujourd’hui de porter cette vision, cette ambition, ce projet d’avenir. De concrétiser notre vivre ensemble et bâtir notre destin commun.

    Pour ma part, je ne peux me résoudre à me contenter de déclarations d’intention et à en rester à un projet. Je veux le porter et m’engager, sans réserve, dans sa réalisation.

    Depuis quelques semaines, j’ai mené des échanges avec l’ensemble des signataires, en particulier avec nos partenaires indépendantistes. Pour eux, la question des signes identitaires – celle du drapeau en particulier – est déterminante. J’ai donc décidé de vous en parler même si je suis conscient qu’il s’agit là, d’un sujet très passionnel.

    Un drapeau – on le sait – c’est un symbole très fort. C’est un signe de reconnaissance, de légitimité, un signe historique.

    Nous voulons, nous, que le drapeau bleu blanc rouge continue de flotter partout en Nouvelle-Calédonie, que la France garde ses compétences de souveraineté.

    Ça a été depuis toujours, ça reste et ça restera le sens de mon combat politique. Je sais que les indépendantistes sont très attachés au drapeau qui les a accompagnés dans tous leurs combats.

    Mais nous, nous ne nous reconnaissons pas dans ce drapeau.

    Il est, pour nous, un signe de division et d’exclusion, l’emblème d’une violence, qui renvoie à la période des événements. Il suscite encore un fort rejet, dans la population, et notamment chez ceux qui ont vécu cette période sombre de notre histoire récente, et qui en ont souffert.

    Depuis la signature des accords de Matignon, nous avons tourné la page de la confrontation violente. Or, le drapeau indépendantiste, lui, est resté. Il flotte sur les édifices publics de la Province Nord et de la Province des Iles, même si je constate que, depuis quelques années, le drapeau bleu blanc rouge flotte, de nouveau, à côté de lui.

    Maintenant que les indépendantistes ont tourné la page de la violence, quel sens donnent-ils à leur drapeau ?

    Pour que nous puissions l’accepter, ils doivent lever toute ambiguïté et nous l’apporter comme un signe identitaire, un symbole culturel, débarrassé des violences dont il est entaché. Il pourra alors être ce signe identitaire : représenter cette part de la Nouvelle-Calédonie mélanésienne et océanienne indissociable de son identité européenne et française.

    Ainsi, en additionnant nos deux légitimités, nous aurons fait un nouveau pas les uns vers les autres et nous pourrons engager des discussions, sans arrière-pensée, pour bâtir en confiance notre avenir commun.

    C’est donc aux indépendantistes de nous dire si cette vision est la leur et ce que représente ce symbole aujourd’hui. C’est à eux de faire en sorte que nous puissions l’accepter, à côté du drapeau de la République, auquel il ne pourra – en aucun cas – se substituer.

    C’est une réflexion qui m’occupe depuis des années. C’est, pour moi, l’aboutissement d’un long cheminement. Mais j’ai la conviction que cette démarche aurait pu être proposée plus tôt, car accepter ce drapeau, c’est aussi reconnaître que Jean-Marie TJIBAOU a payé de sa vie son engagement dans les Accords de Matignon qui ont apporté la paix.

    Je mesure parfaitement les risques que je prends en faisant ces propositions.

    Il n’y a chez moi aucun calcul. Ma motivation, mon ambition, mon obsession, c’est de nous donner toutes les chances de parvenir à cette solution institutionnelle qui permettra d’inscrire enfin définitivement la Nouvelle-Calédonie dans sa destinée.

    Pierre FROGIER

    10 février 2010

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