Est-ce que les calédoniens sont vraiment libres de décider de leur avenir

On dit souvent qu’en Nouvelle-Calédonie, nous sommes encore en démocratie et que, de ce fait, nous sommes libres de choisir notre avenir…

 Mais est-ce que l’on ne dit pas cela surtout pour se rassurer? Est-ce que nous n’avons pas plutôt l’illusion de vivre en démocratie?

 Est-ce que les calédoniens pauvres sont bien à même de décider de leur avenir ?

 Est-ce que les exclus (les SDF, les vieux aux maigres ressources…) sont bien libres de décider de leur avenir alors qu’ils sont amenés à vivre dans des taudis et qu’ils ne mangent pas toujours à leur faim ? Peut-on décider librement lorsque l’on dépend des autres ?

Sans parler des jeunes sans repères qui peuvent bien souvent se laisser entraîner à manifester leur mal de vivre dans la délinquance… ou qui constituent des proies faciles pour les «révolutionnaires de salon», ces gauchistes bien planqués dans la fonction publique qui incitent les jeunes à foutre le b…

 Ceux qui manquent du nécessaire sont bien souvent manipulés par des gens sans scrupules. Mais qu’en est-il des autres?

Est-ce que le calédonien moyen est bien à même de décider de son avenir ?

 Dans notre monde moderne, le modèle des classes moyennes, c’est une bonne place dans l’administration ou dans une grosse boîte privée + une belle maison + une belle voiture + des vacances sur la Golcosse et en Frônce …

 Et on achète aussi de beaux jouets pour les gosses à Noël, de l’alcool à gogo pour faire la fête à Noël, à la Saint Sylvestre, à Halloween…on est souvent pris d’une véritable frénésie d’achats pour « montrer » son statut social…

 Mais est-ce qu’en s’intégrant dans le système, on ne donne pas une partie de notre pouvoir de décision aux puissances d’argent investies dans les banques, les grandes surfaces, les fabricants d’alcool… ces puissances d’argent étant souvent bien représentées dans les institutions?

Certes, les calédoniens ont le droit de vote. Mais ont-ils vraiment le pouvoir de décider de leur avenir ?

Je crois que nos décideurs ont bien conscience de notre « dépendance » au confort matériel…Et cela les conforte dans l’idée que la majorité des calédoniens acceptera la solution qu’ils auront négociée pour eux…parce qu’ils n’ont malheureusement pas le choix… Pour pouvoir décider librement de son destin, il faut d’abord en avoir les moyens!

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13 commentaires

  1. y’a un peu de tout dans ce texte, ça pourrait faire éventuellement l’objet de sujets au bac, une information bizarre (les gauchistes révolutionnaires de salon ) dans l’administration ? Quand au monde des apparences, voiture bateau etc…la dénonciation de la toute puissance des lobbies attention ça peut faire aussi gauchiste revolutionnaire alors jn’dirais que par solidarité je wois à peu prés ce qu’il veut dire..Maintenant voter c’est voter, on peut le faire pour différentes raisons (égoisme, solidarité, idéal, intérêt etc…c’est ce qui fait un monde non ?

  2. Les gauchistes révolutionnaires devraient normalement se battre sur le terrain en affrontant les difficultés et la pauvreté comme le faisait par exemple Che Guevara.

    Or, la France a produit de nombreux gauchistes révolutionnaires de salon tels que Besancenot, employé des postes; Temaru retraité des Douanes; Ureguei, retraité de l’OPT; Wamytan, chef administratif …

    Les gauchistes révolutionnaires de salon vivent la révolution par procuration. Ils envoient les paumés au casse-pipe alors qu’eux sont bien à l’abri … dans la fonction publique …

    Normalement, l’incitation à la haine raciale et à la sedition constituent des infractions pénales. Pourquoi est-ce que les autorités tolèrent de tels comportements de la part de certains de leurs agents? Peut-être parce que ces « révolutionnaires de salon » servent l’oligarchie… Ils canalisent les mouvement de révolte pour les manipuler dans le sens souhaité par une certaine élite …

  3. Bien que nous ayons le droit de vote, nous ne sommes pas libres de choisir.

    D’abord parce que notre choix est limité entre les candidats des grands partis, lesquels sont bien souvent les seuls à disposer des moyens matériels et humains permettant d’accéder aux élections…

    Ce système fait que, pour le devenir de la Nouvelle-Calédonie, nous aurons le choix entre approuver la solution négociée ou la refuser… Mais, même notre possibilité de refuser est restreinte parce que nous sommes dépendants du système … quand on s’est mis beaucoup de crédits sur le dos pour la belle maison, la belle voiture, le bâteau…on n’est pas libre de refuser … parce que refuser, c’est risquer de se retrouver dans la m…

    En adhérant à un style de vie fondé sur les apparences et la frime, nous fabriquons nous-même les chaïnes qui nous retiennent…

  4. j »ai trouvé cela sur libre.org qui démontre assurément qu’en Fronce la démocratie existe
    « En France rien de tel : les mœurs politiques interdisent cet asservissement honteux à
    l’argent et à la finance. Reste alors à se procurer de l’argent sans faire savoir qu’on en a
    reçu. Heureusement la corruption résout le problème : marchés publics, permis de
    construire, grandes surfaces, ventes d’armes, voire même rackett, permettent de remplir
    les caisses.

    Fort heureusement, Monsieur Balladur, expert en morale publique, fait voter en 1993 une
    loi qui élimine définitivement ces déviances : le seul argent que recevront désormais les
    partis politiques viendra de l’Etat. Chaque formation aura un pécule calculé sur le nombre
    d’élus qu’elle peut revendiquer. L’argent public est propre, l’argent privé est sale : tout le
    monde le sait. Les conséquences de cette géniale innovation sont remarquables. D’abord,
    au passage, cela blanchit les corruptions passées : en 1993 la classe politique retrouve sa
    virginité. Ensuite, désormais il sera impossible de lancer un nouveau parti, faute d’élus et
    de subventions de l’Etat. Enfin, la France sera longtemps le seul pays à vocation
    démocratique où les partis seront sous la coupe de l’Etat – Vladimir Poutine vient d’adopter
    le système en Russie. Cerise sur le gâteau : il y a autant de corruption qu’auparavant. »
    remarquez en calédonie vous allez voter avec un choix identique depuis des lustres………..

  5. je trouve bizarre cette façon de critiquer ces personnes en pensant leur enlever toute légitimité par un dénigrement vraiment
    caricatural. C’est de mauvais goût et tellement faible en argumentations que ça ne pourrait que conforter leur point de vue.. Qu’on aime pas ces personnes c’est une chose leur mettre toutes les responsabilités sur le dos me fait sourire. Quand aux paumés ben comme dirait l’autre c’est un peu fort de café ! Je vois là un gros préjugé qui me fait penser à plutôt de la manipulation !

    Dans n’importe quelle association sportive,politique, syndicaliste d’entraide bref dans la société civile il y a des gens sincéres et respectables d’autres non c’est comme ça c’est ce que l’on appelle un microcosme. Maintenant la manipulation peut elle être la conséquence d’un pouvoir ? Il me semble que oui et cela à tous les niveaux de société, pas seulement politiques, je pense que malheureusement c’est quelque chose de trés humain contre lequel il faut essayer de se préserver.
    La vie n’est pas un seul point de vue n’est ce pas ?

    Dans tous les cas la politique se doit d’être moralisée et la transparence est un des verrous de sécurité contre la corruption et donc aussi la manipulation..Laisser penser que ça n’est pas possible de le revendiquer est faux. Chaque personne sensée au sein d’un parti politique peut l’exiger au niveau de ses dirigeants pour les élections à venir encore faut il s’en convaincre. Rien n’empêche la création d’une association posant la question à chaque groupe politique et on pourrait parler de chartre à ce moment là. Il suffit qu’un texte soit voté rien ne l’empêche à défaut de se paumer encore et encore..
    On a tous des oblifgations et des devoirs dans la vie. Exiger la transparence est un droit mais aussi un devoir. Pour pouvoir voter avec un peu de conviction….Avant de dire que tout est pourri, perdu ou gagné d’avance posons nous la question est ce que nous ne sommes pas aussi à blâmer ?

  6. « posons nous la question est ce que nous ne sommes pas aussi à blâmer ? »

    C’est justement là le problème. Nous adoptons souvent par mimétisme un mode de vie qui nous rend de plus en plus dépendant : achats à crédit de la belle maison, de la belle voiture … En prendre conscience, c’est déjà faire le premier pas pour s’en libérer…

  7. Quant à la moralisation de la vie politique, Monéo vient juste de nous parler des réformes initiées par Edouard Balladur, grand expert en morale publique, qui fait encore parler de lui à l’occasion de l’affaire Karachi …

    C’est la même chose dans toutes nos démocraties libérales … Certains disent que ce ne sont pas les élus qui dirigent mais que c’est Golmann Sachs!
    Lors du dernier sommet européen, il est arrivé à Timothy Geithner, secrétaire du Trésor des Etats Unis, de prendre des positions en contradiction avec celles adoptées précédemment par Obama. Devant l’étonnement des européens, l’intéressé a laissé entendre que ce n’est pas Obama qui décide …
    Récemment, Goldmann Sachs a également placé ses hommes en Grèce (Papadamos, 1er ministre ayant remplacé Papandréou), en Italie (Monti ayant remplacé Berlusconi), à la BCE (Draghi, président) …

    Dans nos démocraties libérales, nous élisons des gens que les partis politiques ont choisi et dont les campagnes électorales ont été financées par les puissances d’argent! Une fois élus, ces politiques doivent rendre des comptes à ceux qui les ont financés! Pas étonnant que les tentatives de moralisation échouent!

  8. Bon tout à fait d’accord avec vous pour les constations et qu’est ce que vous proposez ?

  9. ouais le libéralisme a bon dos…c’est sûr que dans les pays musulmans dictatoriaux comme au moyen orient ,ou les pays communistes il n’ y a (avait )pas de corruption… la corruption est inhérente à la nature humaine…s’il n’ y a pas de contrepoids légaux , c’est automatique
    le problème est que les partis politiques nécessitent de l’argent pour faire connaître leurs idées et soit ils sont financés par le privé avec le risque de devenir leurs courroies de transmission soit ils sont financés par le public mais dans ce cas comme le prouve le système français,les partis existant empêchent l’apparition de concurrents
    le système le moins mauvais à mes yeux serait le financement par le privé avec la publication de la liste donateurs et de l’origine des fonds

  10. cet article devrait vous interesser
    ttp://www.atlantico.fr/decryptage/grand-temps-aerer-democratie-francaise-barons-locaux-ump-renouvellement-hommes-politiques-arnaud-dassier-255002.html?page=0,2

  11. Les régimes politiques dans lesquels nous vivons prétendent être des démocraties c’est à dire des pays dans lesquels c’est le peuple qui décide …

    Or, bien souvent les gens constatent que leurs élus agissent en contradiction avec les engagements pour lesquels le peuple les a élus…

    C’est le problème de la démocratie représentative et de l’absence de contrôle des représentants…

    Des solutions ?

    Apporter de réelles possibilités de démocratie directe, plus avancées que le référendum d’initiative locale obligeant à passer par des élus. Pour cela, on peut s’inspirer d’autres pays comme la Suisse ou l’Islande.

    La Suisse a prévu des possibilités de démocratie directe très élaborés dans lesquels les citoyens peuvent proposer une loi de leur propre initiative ou s’opposer à une loi déjà approuvée par le Parlement.

    L’Islande est en train de rédiger une constitution collaborative. Se méfiant de l’oligarchie qui les a conduit à la faillite, le peuple islandais a élu 25 « conseillers » au sein de la société civile et les a chargés de diriger l’écriture de la nouvelle constitution du pays. Le processus se veut collaboratif. Les projets de clause sont publiés sur le site du gouvernement chaque semaine. Les internautes peuvent directement réagir sur le forum dédié et/ou sur la page Facebook du « conseil » lequel partage ses idées sur Twitter, poste des interviews sur une chaine Youtube ou des photos des séances de travail sur Flickr. Chacune des réunions est retransmise en directe et ouverte au public. Une fois arrêtée, la nouvelle constitution sera soumise à référendum.

    A côté de la possibilité pour les simples citoyens de participer directement à l’élaboration de la Constitution ou de la Loi, il faudrait instaurer des systèmes de contrôle des représentants élus pour éviter les abus (possibilité de révocation, de recall…).

  12. trés intéressant il nous faut absolument ne pas perdre de vue ces éléments de comparaison ont sait que les idées font leur chemin, nous devons nous accrocher et convaincre le plus grand nombre, merci pour ces informations..

  13. Oui, ce serait bien que les citoyens calédoniens puissent participer à la rédaction du futur statut. Une fois que les élus auront rédigé leur version, il serait souhaitable qu’une étape de mise au point collaborative soit instaurée avec la population sur le modèle de ce qui se fait en Islande. Aujourd’hui, les pouvoirs publics disposent d’outils modernes qui facilitent la participation du citoyen à la décision publique! Aujourd’hui, c’est surtout une question de volonté!

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