Une tentative d’élaborer les mesures unies en vue de prévenir le commerce illégal d’armes est pratiquement impossible, ce secteur ayant en premier lieu rapport à la grande politique, ont indiqué les experts russes en commentant l’absence de résultat à la Conférence de l’ONU sur l’élaboration d’un Traité international sur le commerce d’armes.

Les pourparlers exténuants sur la régulation du marché global des armements ont duré quatre semaines. Les délégations de 193 pays y ont pris part. Le document doit être adopté à l’unanimité, les Etats-Unis insistent sur ce point. Au micro le vice-directeur de l’Institut d’analyse politique et militaire Alexandre Khramtchikhine :

« Les principaux pays intéressés à disséminer les armes ne soutiendront pas ces documents. Le Traité sur la réduction des bombes à cassettes ratifié par plus d’une centaine de pays n’est pas en vigueur parce qu’il n’est pas ratifié par les pays essentiels. Cela concerne également le Traité global sur le commerce d’armes, les joueurs principaux n’en ayant pas besoin ».

Les Etats-Unis ont exigé à la conférence que le futur Traité soit mis en rapport avec le droit garanti des Américains de porter les armes. Les Etats-Unis, la Chine, la Syrie, l’Iran et l’Egypte ont demandé d’exclure du document toute mention de l’interdiction de vendre les munitions de combat.

La Russie a insisté dès le début sur la régulation des ventes d’armes légères et d’armes à feu. La Russie a proposé de réserver le droit de conclure les contrats de livraisons d’armes exclusivement aux structures d’Etat. Les Etats-Unis et plusieurs pays occidentaux estiment cette clause inadmissible. Ils ont défendu leurs intérêts en Syrie, a déclaré le directeur du Centre d’études socio-politiques Vladimir Evseev :

« Si le commerce d’armes par le biais des structures non étatiques est interdit, il sera très difficile d’aider l’opposition syrienne. Ce sont pour une large part des mercenaires : près de six mille hommes. Comment les armer en cas de l’embargo aux livraisons par le biais des structures non gouvernementales ? D’où l’intention de bloquer cette initiative ».
Le projet de Traité international sur le commerce d’armes est soumis à l’examen de l’Assemblée générale qui décidera des démarches en vue de l’adopter.
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  1. Forte augmentation des ventes d’armes en Nouvelle-Calédonie

    Les ventes d’armes ont bondi en Nouvelle-Calédonie depuis l’assouplissement de la réglementation en 2011 en faveur d’un régime déclaratif semblable à celui de la métropole, a indiqué vendredi le haut-commissariat de la République.

    Les ventes d’armes ont bondi en Nouvelle-Calédonie depuis l’assouplissement de la réglementation en 2011 en faveur d’un régime déclaratif semblable à celui de la métropole, a indiqué vendredi le haut-commissariat de la République.

    Les ventes d’armes ont bondi en Nouvelle-Calédonie depuis l’assouplissement de la réglementation en 2011 en faveur d’un régime déclaratif semblable à celui de la métropole, a indiqué vendredi le haut-commissariat de la République.

    En 2011, 4.521 armes de 5e et 7e catégorie (armes de chasse et tir de loisirs) ont été vendues dans l’archipel, soit plus du triple comparé à 2010, où 1.381 armes avaient été vendues. En 2009, ce chiffre s’élevait à 1.585 armes et 1.851 en 2008.

    « Le pic constaté aujourd’hui contient un effet rattrapage », a indiqué à la presse Thierry Suquet, secrétaire général du haut-commissariat.

    Jusqu’à mars 2011, l’achat de ce type d’arme était soumis à une demande d’autorisation et à des quotas. Depuis, à l’instar de la réglementation métropolitaine, la présentation au commerçant d’une carte d’identité, d’un permis de chasse ou d’une licence de tir suffit, avant une déclaration administrative.

    Selon les données du haut-commissariat, environ 48.000 armes sont en circulation en Nouvelle-Calédonie (260.000 habitants), où la chasse est largement pratiquée.

    « On est vigilant. Cette simplification s’est accompagnée d’un renforcement des contrôles a posteriori, à la suite desquels 41 armes ont été retirées à leur propriétaire », a déclaré M. Suquet.

    Il a précisé que cette explosion des ventes d’armes n’avait pas eu d’impact sur le nombre de morts par balles.

    L’annonce de ces chiffres a cependant suscité l’émotion en Nouvelle-Calédonie où un SDF a été froidement tué mi-juillet de deux balles dans la tête. Une dizaine d’armes ont été découvertes au domicile de l’assassin présumé.

    Dimanche, un chasseur de 38 ans a lui été retrouvé mort, après un accident avec sa propre carabine.

    « Notre pays est en train de devenir un Far-West », s’inquiétait vendredi un internaute sur le site du quotidien local alors que l’archipel a jadis connu des violences meurtrières entre indépendantistes kanak et loyalistes européens.

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