Au pays du secret bancaire, ou la collaboration etait rampante pendant la derniere guerre (de Gaulle en visite en Suisse sur les bords du lac Leman dit une fois (oui, je sais, c’est Belge ‘une fois’…) qu’il aimait beaucoup la vue qu’il avait de la France depuis les berges du lac Leman (!), il avait aussi traite la Suisse de ‘pute’ du monde pendant la guerre, vu la collaboration etroite (dans sa partie Germanique) entretenue avec l’ennemi…

Nos amis Helvetes, bien connus pour leur generosite (un ami Suisse m’a dit un jour que la Suisse est le seul pays ou je ne trouverai pas une piece de monnaie Suisse par terre, pas meme un centime, et cela s’est avere lors de mon sejour, l’argent est precieusemnt conserve dans des porte-feuilles etanches, les billets bien plies en quatre -!-…) ont donc voté pour la fermeture des frontieres aux refugies.  Rien de nouveau ( Ref. http://www.dodis.ch/fr/dossiers-thematiques/dossier-la-suisse-les-persecutions-nazies-et-la-shoah ). Imaginons un peu si toutes les democraties de l’Ouest decidaient de les suivre dans leur elan xenophobe, le terrorisme prendrait une ampleur pas encore vue jusque-la, une guerre serait meme possible, guerre surement non conventionelle mais guerre quand meme, contre un ennemi eparpille sur la planete, les logistiques de combattre dans un tel conflit seraient bien differentes de ce pour quoi nous nous sommes prepares dans nos pays capitalistes.

Le Suisse moderé avait une crainte epouvantable que les resultats du vote d’hier n’amènent a cette position radicale, voici un extrait du journal La Tribune de Geneve daté d’aujourdhui :

 » Des mesures «bêtes et méchantes», une politique «honteuse», «inhumaine» et «contraire au droit international». Les opposants genevois à la modification de la loi sur l’asile (LAsi) ne mâchent pas leurs mots pour dénoncer les dispositions relatives au droit d’asile suisse sur lesquelles le peuple devra se prononcer en juin prochain.

La Suisse redéfinit le statut de réfugié

Un des principaux reproches adressés concerne la suppression de la désertion comme motif d’asile. Les personnes qui «refus(ent) de servir ou désert(ent)» ne sont plus considérées comme des réfugiés et ne peuvent donc bénéficier du droit d’asile. Romain de Sainte Marie, président du Parti socialiste genevois, parle d’un «gâchis des valeurs humanitaires de la Suisse».

Selon Marc Morel, co-président de Stopexclusion et membre de la Ligue suisse des droits de l’homme, «c’est une attaque directe envers un droit fondamental, qui est de pouvoir demander l’asile. La Suisse serait le premier pays à s’attaquer à la définition de réfugié, qui dépend du droit international.» Et d’ajouter: «Genève est dépositaire de la Convention relative au statut des réfugiés de 1951, ce serait un comble que de violer ce texte!»

Cautionner le trafic d’êtres humains

Autre source de mécontentement, la suppression de la procédure d’asile via les ambassades, qui obligerait les requérants à atteindre la Suisse avant de pouvoir déposer une demande pour obtenir le statut de réfugié. «Cela favorise le jeu des mafias, martèle Anne-Marie von Arx-Vernon, députée PDC. Les personnes qui fuient leur pays sont prêtes à tout pour se mettre à l’abri, et les passeurs abusent de cette situation. C’est du trafic d’êtres humains!»

Une modification tous les trois ans

En trente ans, pas moins de dix modifications de la LAsi ont été soumises au peuple et aux cantons. «En moyenne, entre la proposition d’une loi et son entrée en vigueur, le processus dure trois ans, précise Antonio Hodgers, conseiller national (Verts/GE). Cela signifie que les modifications de la loi sur l’asile s’enchaînent sans que les propositions législatives ne se basent sur un bilan rationnel.»

Ces derniers durcissements ont tous été acceptés par la population. Le verdict pour cette nouvelle modification tombera le 9 juin.

Retrouvez les arguments de Stopexclusion sur leur site, www.stopexclusion.ch.   »

 

 

Partout ou l’on a durci la politique d’asile aux refugies, se mettent en place ces traffics d’etre humains, c’est bien vrai, la deputee du PDC a raison, les mafias du genre de celles qui operent par exemple entre l’Indonesie et l’Australie,  le Sri Lanka et l’Australie, l’Afghanistan et l’Australie, l’Irak, l’iran et l’Australie , etc… l’ont bien ‘belle’, les morts dus aux naufrages d’embarcations precaires -comme celui, pas plus tard que la semaine derniere, au large de l’Australie, pas mentionne dans ce lien par ailleurs:

http://www.google.fr/#sclient=psy-ab&q=bateau+de+refugies+coule+au+large+de+l%27Australie&oq=bateau+de+refugies+coule+au+large+de+l%27Australie&gs_l=serp.3…5178.19042.0.19313.82.60.1.1.1.11.410.13722.0j4j51j4j1.60.0…0.0…1c.1.16.psy-ab._mif9t-yIq0&pbx=1&bav=on.2,or.r_qf.&fp=8753941d909b6f8a&biw=1366&bih=570

ces naufrages nombreux, ont pour resultat des milliers de morts, et cela, pour plaire aux electeurs qui sont plutot xenophobes et racistes en Australie, qu’ils soient de droite ou de gauche, un racisme ‘confortable’ disait recemment John Oliver le celebre comique Americain en visite chez nos voisins:

http://www.smh.com.au/entertainment/tv-and-radio/australia-is-most-comfortably-racist-says-daily-show-presenter-20130416-2hxg5.html

En France et ailleurs en Europe, les nationalistes de l’extreme droite se frottent, bien sur, les mains, les droits de l’homme, autant pour les partis fascistes d’hier et de l’extrême droite contemporaine, s’opposent aux principes fondamentaux des droits de l’homme. Ils préfèrent s’appuyer sur une conception inégalitaire de la société liée à une prétendue inégalité entre les hommes. Ils imaginent les “forts” d’un côté : les élites. Et de l’autre les “faibles” : les malades, les étrangers, les pauvres, les femmes et les personnes âgées.

Le discours de l’extrême droite repose sur l’importance de la nation et la haine de l’étranger, les étrangers européens bénéficient d’un statut particulier au sein des différents groupements d’extrême droite en Europe. Ce semblant de tolérance entre ces derniers est illustré par les nombreuses rencontres entre leaders d’extrême droite. Ceux-ci cherchent en fait à mettre sur pied d’éventuelles alliances pour former un groupe politique au Parlement européen.

 

Quant a l’immigration, tout le discours de l’extrême droite contemporaine repose sur la haine et le rejet des étrangers ou des immigrés. L’objectif est simple, il s’agit de rendre responsable ces derniers de tous les problèmes de la société : chômage, insécurité, crise économique, etc. De cette manière, les leaders d’extrême droite en Europe justifient la nécessité d’expulser tous les individus qui ne sont pas des “nationaux de souche” ou dans une certaine mesure des “Européens de souche” (droit du sang) -Source: Les Territoires de la Memoire-.

 

Nos problemes de refugies et autres immigrations sont bien minuscules en comparaison avec ceux de nos grands voisins et ceux des pays d’Europe, la vie chere, les barrieres de la langue nous n’existons meme pas dans l’environnement operationnel de l’UNHCR:

http://www.unhcr.fr/pages/4aae621d69d.html

 

Rappelez-vous les deux bateaux Chinois, la reponse du ministere de l’Outre-Mer de l’epoque (97-98), publiee au JO, avait ete celle-ci:

« Les règles relatives à l’entrée et au séjour des étrangers en Nouvelle-Calédonie relèvent du décret du 13 juillet 1937. Le haut-commissaire en Nouvelle-Calédonie a signifié aux ressortissants chinois, arrivés sur le territoire en novembre 1997, une interdiction de séjour accompagnée d’un arrêté portant maintien de la consignation à bords des passagers des deux bateaux. Toutefois, en raison de l’état de délabrement des embarcations, il a été décidé que cette mesure s’effectuerait dans un centre d’hébergement. Ce régime a pris fin le 23 mai 1998, date à laquelle le haut-commissaire a levé la mesure de consignation des passagers. Durant leur séjour en centre d’hébergement, les ressortissants chinois ont pu s’exprimer par l’intermédiaire d’interprètes et traducteurs régulièrement mis à leur disposition. Ils ont eu accès à l’information et ont bénéficié du plein exercice des droits de la défense, leur avocat pouvant s’entretenir avec chacun d’eux. Ils ont été en contact constant avec des associations humanitaires et caritatives comme avec les services de l’Etat. Sur le plan matériel, ces ressortissants ont été pris en charge sur crédits d’Etat. En matière sanitaire, un soutien et un suivi médical régulier ont été assurés : dépistage, prévention, soins et traitement des différentes pathologies aiguës. Dès le jour de leur arrivée et sur chacun des bateaux, une première constatation de leur état de santé a été faite, permettant de détecter d’éventuelles pathologies contagieuses. Le dépistage s’est poursuivi avec un examen radiologique systématique par radiophotographies pour les adultes et radioscopie pour les enfants. Enfants et adultes ont été vaccinés contre les maladies virales. En ce qui concerne les règles relatives au statut de réfugié, la convention de Genève de 1951 relative au droit d’asile s’applique de plein droit en Nouvelle-Calédonie. La loi du 25 juillet 1952 portant création d’un office français de protection des réfugiés et apatrides a été rendue applicable à la Nouvelle-Calédonie par un décret du 24 juin 1958. Celui-ci renvoyait toutefois à un décret définissant les conditions d’application de ces dispositions dans les territoires d’outre-mer. Un projet de décret a été préparé. L’intervention de ce texte permettra de traiter ces dossiers de demande d’asile en instance. Dans cette attente, des récépissés constatant les demandes d’asile sont délivrés. Ces documents valent autorisation de séjour en Nouvelle-Calédonie pour une durée de trois mois. Ils sont renouvelables jusqu’à la notification de la décision définitive sur la demande d’asile.  »

 

Peu de refugies ont choisi la NC pour l’instant mais cela va-t-il durer?

 

LGV

 

 

 

 

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