Quelques heures avant les élections présidentielles françaises, le Financial Times, le journal par excellence de l’establishment, publiait une tribune intitulée “N’ayez pas peur de la révolution française“.

Cela signifiait-il que les jeux étaient faits ?

Philip Stephens y affirmait qu’avec l’élection française, un vent révolutionnaire allait souffler sur l’Europe«Mais ce serait une erreur de croire que la Ve République est sur le point d’élire un président révolutionnaire», affirmait-il. En dépit d’un changement de gouvernement, les élites au pouvoir «continueront à vénérer l’austérité. Personne n’osera remettre en cause le catéchisme de l’assainissement budgétaire», prédisait l’éditorialiste.

Inutile de faire de longs commentaires : les mondialistes PS version Flamby seraient comme les mondialistes UMP version Sarko : ils serviraient les grands banquiers du mondialisme planétaire selon le scénario à appliquer. Le cartel bancaire imprime de temps à autre un coup de balancier à droite ou à gauche selon les nécessités du moment.

DÉSORMAIS, MIEUX VAUT IMPOSER L’AUSTÉRITÉ AVEC LA GAUCHE CAVIAR…

Ces deux partis seraient donc toujours appelés à jouer le rôle de la thèse contre l’antithèse, mais la vérité élémentaire serait que l’un (UMP) comme l’autre (PS) seraient aux ordres du grand capital.

Le Financial Times laissait donc entendre que Hollande servirait mieux, désormais, le programme du grand capital.

En conclusion,  ces phrases  prononcées par Danielle Mitterrand sont à méditer :

« Mai 1981 fut un mois de grande activité, car c’était la préparation de l’arrivée au pouvoir de François. J’essayais d’apporter tout ce qu’il y a de meilleur en moi, pour que ce rêve d’avoir une société socialiste, quoique à l’européenne, devienne réalité. Mais bien vite j’ai commencé à voir que cette France juste et équitable ne pouvait pas s’établir. Alors je  demandais à François : ‘‘Pourquoi maintenant que tu en as le pouvoir ne fais-tu pas ce que tu avais promis ?’’ Il me répondit qu’il n’avait pas le pouvoir d’affronter la Banque mondiale, le capitalisme, le néolibéralisme. Qu’il avait gagné un gouvernement mais non pas le pouvoir. J’appris ainsi qu’être le gouvernement, être président, ne sert pas à grand-chose dans ces sociétés sujettes, soumises au capitalisme. J’ai vécu l’expérience directement durant quatorze ans. Même s’il essayait d’éviter le côté le plus négatif du capitalisme, les rêves ont commencé à se briser très rapidement. […]

[…] Durant la célébration du Bicentenaire de la Déclaration des droits de l’Homme – juillet 1989 – j’ai pu voir jusqu’à quel point nous étions soumis aux Etat-Unis. L’Etat français n’invita pas plusieurs dignitaires, en particulier des Latino-Américains. Comme par hasard, c’était ces pays-là que Washington voulait détruire. […] Je me rappelle avoir dit à François : ‘‘Jusqu’à quel point allons-nous être dépendants de l’humeur des Etats-Unis, ne pas pouvoir choisir nos invités pour nos festivités… ?’’ Ce fut une honte. […]

En France, on élit et les élus font des lois qu’ils n’ont jamais proposées et dont nous n’avons jamais voulu. […]La France est-elle une démocratie ? Une puissance mondiale ? Je le dis en tant que Française : cela ne veut rien dire ».

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