Dans le numéro 73 daté Août-Septembre du magazine « Objectif », qui s’intitule lui-même « Magazine économique de Nouvelle-Calédonie » un bandeau avec le titre « LE CAILLOU AU PARFUM ! » et avec le sous-titre « Importations, distributions et créations » a attisé ma curiosité et suscité la lecture du dossier traitant du sujet.

J’ai eu du nez !

En effet, j’ai pu lire en page 53 un reportage sur « Une entreprise qui a du nez ».
Tiens ! Elle et moi avons donc ce trait en commun ?
En réalité, la lecture de cet article allait m’apprendre que c’est surtout le dirigeant de cette entreprise qui a eu du flair.

Je cite ce qui suit , extrait de l’interview de notre entrepreneur qui « offre » une gamme plus étoffée que celle de la concurrence (…) avec une quarantaine de parfums d’ambiance »…
L’article expose que la « success story » de NEBULIS (le nom de l’entreprise de Thierry Saint-Marc) repose sur l’existence d’un lien amical entre l’entrepreneur néo-calédonien et un ami néo-zélandais qui accepte de lui fournir par petites quantités la matière première à des prix entre 200 et 300 dollars NZ le kilo contre 30 à 40 dollars pour un désodorisant « basique ».
Et notre entrepreneur qui a flairé le bon coup, d’expliquer « Nous élaborons aussi des parfums d’ambiance sur mesure (pour la CAFAT par exemple) en fonction de l’identité des lieux, des codes couleurs, de la thématique ».

Et moi qui croyais que l’argent n’a pas d’odeur !
Bien sûr que si ! Et mes cotisations, majorations et pénalités de retard fleurent bon le parfum CAFAT dix fois plus cher qu’un vulgaire désodorisant basique !
Tiens, serait-ce que tout ne sent pas bon à la CAFAT ?

Petites causes grands effets…
La CAFAT se plaint d’un trou financier ! Et un trou, même financier cela ne sent pas bon.
Est-ce pour cela qu’il lui faut un super parfum personnalisé, dix fois plus cher que le désodorisant basique ? Serait-ce là le remède à une gestion qui comporterait des pratiques nauséabondes ?
Il y a belle lurette pour ma part que je n’ai pas cette CAFAT en odeur de sainteté.
Si sa gestion fleure bon le copinage, ses prestations sont insipides.
Maintenant que j’ai lu l’article sur la parfum « CAFAT » je pense que si cette fragrance crée dans les locaux une ambiance qui apaise les malheureux cotisants, il serait bon pour la caisse de protéger sa marque et à l’instar du « N°5 de CHANEL » elle pourrait créer sa propre marque « DEFICIT de CAFAT ».

Pour ma part, je n’aimais pas la CAFAT, mais maintenant que je suis au parfum, je sais que mon argent sert à créer pour celle-ci une « ambiance sur mesure » comme pour les autres clients des parfums d’ambiance de la société NEBULIS : « le gouvernement, la ville de Nouméa ou l’hôtel TIETI TERA ».
Je dois dire que je mets maintenant CAFAT, gouvernement et mairie dans le même paquet parfumé et que je les ai tous dans le nez !

Et puis, pour terminer et être constructif, puisque la CAFAT semble bien réussir dans le mécénat pour la parfumerie, je suggère qu’elle s’intéresse au plus vite au secteur des crèmes, baumes et onguents car elle pourrait trouver son marché avec les nombreux cotisants qui trouvent douloureux de se faire… traiter comme elle les traite.

Baromètre

7 COMMENTS

  1. Non, probablement pas mais cela donne le parfum … C’est pour se tenir les uns les autres par le c… qu’ils en sont arrives a se munir de desodorisants …

  2. Je m’associe à Zak et Christian; encore que le ton humoristique ne doit pas nous faire oublier les gâchis perpétrés avec nos cotisations et nos impôts. Quand je facturerai la TSS à mes clients, je me dirai que c’est pour parfumer la CAFAT 😉

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