François Hollande ne souhaite pas « faire connaitre sa préférence » sur le maintien ou pas de la Nouvelle-Calédonie au sein de la République française, estimant que ce choix revenait aux seuls Calédoniens, dans un message qu’il leur a adressé hier. « Ce choix quel qu’il soit devra être respecté, je considère que le chef de l’Etat n’a pas à faire connaitre sa préférence mais à simplement respecter la décision des Calédoniens », a déclaré le candidat socialiste, soutenu sur place par les indépendantistes du FLNKS et la section locale du PS.

Il faisait ainsi allusion à Nicolas Sarkozy, qui avait déclaré en août dernier lors d’une visite dans l’archipel, que « ses convictions intimes » étaient « pour le maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France ».  L’accord de Nouméa (1998), qui régit ce territoire du Pacifique sud, organise sa décolonisation progressive, avant un référendum d’autodétermination, qui doit se tenir entre 2014 et 2018. Seuls les électeurs présents depuis 20 ans en Calédonie pourront participer à ce scrutin.

« Je ferai tout pour que le choix puisse être éclairé et serein et précédé d’une réflexion dans laquelle le gouvernement s’impliquera avec les partenaires calédoniens pour que tout ce processus soit conduit dans la clarté, la transparence », a également déclaré François Hollande.  Il a en outre affirmé que « la gauche avait toujours joué son rôle » en Calédonie, rappelant que les accords de Matignon en 1988 puis celui de Nouméa en 1998, qui ont permis la réconciliation entre kanak indépendantistes et Européens non indépendantistes, ont été signés avec des gouvernements socialistes.

Jeudi, Jean-Jack Queyranne, Secrétaire d’Etat socialiste de l’Outre-mer entre 1997 et 2000, accompagné de Thierry Lataste, ancien haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, sont attendus à Nouméa. Ils feront campagne pendant trois jours pour François Hollande, dans ce lointain archipel où Nicolas Sarkozy avait obtenu en 2007 son meilleur score national au second tour (62,98%).

( Article: Le figaro)

3 COMMENTS

  1. « le maintien ou pas de la Nouvelle-Calédonie au sein de la République française, estimant que ce choix revenait aux seuls Calédoniens »… faudrait-il que l’on est la parole… on ne sait toujours pas ou on va ! et on entend pas les grosses têtes depuis un bon moment .. harold, pierre ? vous faites quoi de vos journées ?

  2. La departementalisation doit faire partie des possibilites offertes aux habitants electeurs du caillou, ne l’oublions pas, le moment est venu, nos amis Kanaks y trouveront comme les autres, leur compte, toute autre possibilite nous emene tout droit dans le mur de la perte d’identite, de la misere et des soucis… On ne peut pas effacer d’un coup un passe de 160 ans…

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