Un oléoduc, appelé “DAKOTA ACCESS PIPELINE  » (DAPL), est en construction aux Etats-Unis et traversera le pays en passant par le Dakota du Nord.

C’est un investissement de 3,7 milliards de dollars qui transportera un demi-million de barils de pétrole chaque jour.  Parmi les 17 banques internationales qui ont investi dans ce projet, la Société Générale aurait fait un apport d’environ 120 millions de dollars.

EN QUOI CE PROJET EST-IL UN SCANDALE ETHIQUE ET ENVIRONNEMENTAL ?    

Ce pipeline :

  1.  Ne respecte pas les traités et accords qui protègent les peuples indigènes et leurs terres.
  2.  Ne respecte pas les droits de l’Homme
  3.  Est dangereux pour les populations et les ressources en eau de la région
  4.  Pourrait facilement engendrer une catastrophe environnementale
  5.  Est illégal

Nous demandons à la SOCIÉTÉ GÉNÉRALE de se RETIRER DU PROJET DAKOTA ACCESS PIPELINE et d’investir seulement dans des énergies propres et renouvelables.

NOUS NE VOULONS PAS ÊTRE COMPLICES DE VIOLENCES INACCEPTABLES.
NOUS NE VOULONS PAS ETRE COMPLICES D’EVENTUELLES CATASTROPHES ÉCOLOGIQUES.

  Qu’est ce que la DAKOTA Pipeline ?  

 Le “DAKOTA ACCESS PIPELINE” devrait traverser quatre états américains et acheminer chaque jour un demi-million de barils de pétrole extraits dans le Dakota du Nord, à la frontière canadienne, jusque dans l’Illinois, plus au sud.

Derrière ce projet, il y a des intérêts financiers internationaux, dont ceux de grandes banques françaises. Parmi elles, la SOCIETE GENERALE.

UN PROBLEME ETHIQUE :

Pour les Natifs Américains : 

Le pipeline doit passer par la réserve indienne de « STANDING ROCK » et plus particulièrement des terres sacrées.

Sur ces terres se trouvent des cimetières et des lieux de prières appartenant aux Sioux depuis des centaines d’années. Le traité de Fort Laramie, signé en 1851, est une promesse de reconnaissance des terres et de la « Great Sioux Nation ». Cependant ce traité a été violé à de nombreuses reprises.

Ce projet remet dans l’actualité le traitement qui a été fait envers les Natifs Americains et les effets de la colonisation.

Un mouvement formé initialement par les femmes et les jeunes générations de Natifs Américains a vite pris de l’ampleur et a été suivi par les anciens, appelé les « Elders », chefs de Tribus et autres peuples indigènes de la région.

Depuis plus de 6 mois, près de 300 tribus indigènes, des personnalités et des activistes du monde entier, se réunissent et campent à Standing Rock pour bloquer la construction de ce pipeline.

Leur but est de protéger leurs terres et l’eau de la rivière du Missouri, en cas de fuite du pipeline.
Ils manifestent en paix et leur mot d’ordre est de le faire sans violence, comme le dictent les traditions et la culture Sioux.
Ces opposants sont appelés les “protecteurs de l’eau”  : « WATER PROTECTORS ».

 La violence :

Il y a un mois, les manifestations ont pris un tournant surprenant.

En effet, l’entreprise responsable de la construction de ce pipeline, « Energy Transfer Partner », a fait appel à des forces de police et des forces armées pour s’assurer du bon déroulement de la construction du pipeline.

Le 20 novembre 2016, les manifestants ont été victimes de violences extrêmes ordonnées par les forces de l’ordre :  Gaz lacrymogènes, balles en caoutchouc, jets d’eau glacée (sous une température de – 4 degrés) , lâchés de chiens sur les manifestants, coups, arrestations et humiliations… En novembre 2016, la police avait déjà arrêté plus de 400 manifestants.

De nombreuses organisations de défense des droits de l’homme ont adressé leurs inquiétudes et mis en évidence des violations des droits de l’Homme.

Amnesty international a d’ailleurs envoyé des agents sur place pour observer les conditions des manifestants et a envoyé une lettre au président des Etats-Unis, Barak Obama, demandant de suspendre la construction du Pipeline pour s’assurer du respect des peuples indigènes et des militants, et respecter leurs droits à manifester.

L’escalade de la violence à « Standing Rock » a pris une telle ampleur, que plus de 2000 vétérans, à l’initiative de deux ex-vétérans, Michael Wood et Wesley Clark, sont venus de tout le pays, le 4 décembre 2016 à Standing Rock : « Veterans for Standing Rock« .

Ce mouvement exceptionnel de soutien et de solidarité, incluant les différents corps de l’armée Américaine, s’est formé dans le but d’assurer la protection des manifestants.

A cette même occasion, un des principaux vétérans s’est excusé au nom du peuple américain pour toutes les atrocités que les peuples indigènes ont subi depuis près de 500 ans.

UN PROBLEME ENVIRONNEMENTAL :

Malgré l’adoption de l’Accord de Paris par 195 pays réunis à la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP21) , 17 banques internationales ont investi dans ce pipeline.

Comme ont pu le souligner les « PROTECTEURS DE L’EAU » : « Le problème n’est pas de savoir  « SI »  il va y avoir un accident ou une catastrophe environnementale mais « QUAND ».

  • 11 199 accidents liés à l’industrie pétrolière ont été reportés entre 1996 et 2014, soit 556 accidents par an.
  • D’après le New York Times, rien qu’en 2015, 18,4 millions de gallons de pétrole et de produits chimiques ont fui ou se sont évaporés dans l’atmosphère.
  • En moyenne toutes les 6 semaines, un travailleur meurt sur un site d’entreprise pétrolière.
  • S’il y avait un incident, une fuite ou une rupture de la DAPL, cela pourrait contaminer la rivière du Missouri et toucher plus de 2 millions de personnes.

En septembre 2016, le département Americain de la Justice avait déjà reçu plus de 33 000 pétitions demandant l’annulation du permis de construire de ce pipeline et un rapport sur « son impact environnemental ».

Dernièrement, plusieurs pipelines ont eu des fuites suite à des incidents dans le nord des USA.
L’un d’eux se deverse actuellement dans la nature à seulement 2 heures de « Standing Rock » dans le Dakota du Nord.
Et un autre est en train de polluer la rivière du Yellowstone.

Ses accidents fréquents attirent de plus en plus d’interrogations sur les industries pétrolières polluantes.
Le changement climatique, la hausse des prix du pétrole et les problèmes de sécurité énergétique nous incitent à nous diriger vers des énergies propres et renouvelables.

UN PROJET ILLEGAL :

Le 4 décembre 2016, nous avons assisté à un évènement historique :

Sous la pression de l’administration Obama, le corps des ingénieurs de l’Armée a annoncé qu’il n’octroirait pas le permis de construire sur les terres de Standing Rock.
Cela marque la plus grande victoire environnementale des États-Unis depuis des décennies.

C’est une victoire, mais ce n’est pas fini : La société de construction du DAPL a annoncé qu’elle poursuivrait le forage malgré l’interdiction et qu’elle paierait les amendes.

A ce jour, le pipeline est presque terminé.

Si la construction arrive à terme, le combat sera perdu et tous les efforts des manifestants et organisations n’auront servit à rien. Le pétrole coulera à flot et les profits prendront le dessus.   

Les « WATER PROTECTORS » les plus déterminés ont décidé de rester sur le site pour bloquer la construction malgré des températures avoisinant les -15 degrés cette semaine.

Nous avons l‘OPPORTUNITÉ de marquer un tournant de l’histoire !
Quelques pays ont déjà pris les devant :  Après une pétition nationale organisée par Greenpeace, regroupant plus de 120 000 signatures, la plus grande banque de Norvège, la DNB, a annoncé s’être retirée du Dakota Access Pipeline.
Odin Fund Management, toujours en Norvège, a aussi vendu ses parts d’une valeur de $23.8 million.

Plus qu’un pipeline ou des terres sacrées, « STANDING ROCK » devient le symbole d’un combat environnemental et éthique qui a été organisé dans la PAIX.
Tous ensemble dans une énergie positive et bienveillante, nous pouvons reprendre le POUVOIR.
Nous ne sommes plus IMPUISSANTS !

Alors Pourquoi sommes-nous “indirectement complices” ?
Comment pouvons-nous changer le cours des choses et avoir un impact immédiat sur ce scandale ?

NOUS NE VOULONS PAS ETRE COMPLICES DE CES VIOLENCES INACCEPTABLES.
NOUS NE VOULONS PAS ETRE COMPLICES D’EVENTUELLES CATASTROPHES ÉCOLOGIQUES.

Je m’appelle Leslie Coutterand et je suis cliente de la SOCIETE GENERALE depuis plus de 15 ans. Il est hors de question que mon argent soit utilisé pour un projet illégal et dangereux pour la planète.
C’est pourquoi aujourd’hui j’appelle les clients de la Société Générale à boycotter leur banque pour qu’elle se RETIRE DU PROJET DAKOTA ACCESS PIPELINE et investisse dans des énergies propres et renouvelables qui respectent la planète et les futurs generations.

Si, comme moi Marine Billet, vous n’êtes pas client(e)s de la SOCIETE GENERALE (ou de l’une des banques françaises impliquées dans ce scandale) et que vous vous sentez tout de même concernés et indignés, vous pouvez soutenir cette démarche et cliquer sur le lien pour rejoindre la campagne que nous avons lancée avec I-boycott.

Notre démarche est pacifiste. Nous donnons l’opportunité à la SOCIETE GENERALE d’être à l’écoute de leur clients et montrer l’exemple à BNP paribas et Crédit Agricole, qui sont également des investisseurs majeurs de ce projet.

Si nous n’avons pas reçu de réponse positive face à cette demande, moi Leslie, je m’engage à fermer mon compte et le transférer dans une autre banque qui s’inscrit dans une démarche écologique et éthique et je vous invite à faire de même.

Alors, cliquez sur le lien et le bouton PARTICIPER, demandez des comptes à votre banque, partagez cette campagne, parlez en autour de vous, mais surtout « BOYCOTTEZ !  

Source : http://beta.i-boycott.org/campaigns/societe-generale-ne-menacez-pas-l-environnement-et-le-droit-des-indigenes

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here