Après un bref répit la semaine dernière, les établissements financiers européens étaient fortement attaqués lundi. Les grands indices boursiers ont décroché dans leur sillage.
Le répit aura été de courte durée: après une semaine de calme relatif, le secteur bancaire européen a de nouveau trébuché lundi en Bourse. Le britannique RBS, le français Société générale, ou l’allemand Deutsche Bank ont par exemple décroché de respectivement de 12,32%, 8,64% et 7,53%. Même le champion de Francfort pèse désormais en Bourse moins de la moitié de sa valeur comptable! Ce regain de tension est alimenté depuis vendredi par un faisceau de nouvelles anxiogènes sur le front macroéconomique. Les investisseurs craignent que la donne de cet été -crise de la dette en Europe et aux États-Unis sur fond de ralentissement de la croissance- ne s’aggrave. Les atermoiements européens sur le dossier grec illustrent la difficulté des politiques à rassurer. Le plan de contribution du secteur privé au deuxième sauvetage de la Grèce, qui devait être bouclé à l’origine fin août-début septembre, suscite ainsi encore de nombreuses interrogations. Les débats se multiplient sur le traitement comptable de cette aide, et le juste niveau de dépréciation requis des titres grecs, pendant que l’économie du pays s’enfonce un peu plus dans la crise.
200 milliards d’euros de recapitalisations
Interrogé sur l’idée d’exiger des banques une évaluation des dettes souveraines au niveau du marché, le président du directoire de Deutsche Bank, Josef Ackermann, a souligné lundi que «c’était enfoncer une porte ouverte que de dire que beaucoup de banques européennes n’y survivraient pas ». D’autant que les doutes sur la capacité de l’Italie à tenir son plan de rigueur et sur celle de la France à absorber la succession de chocs sans serrer davantage les vis se font de plus en plus vifs. Les CDS sur les deux pays, ces contrats d’assurance qui protègent d’un défaut de paiement, atteignaient lundi un plus haut historique.
Dans ces conditions, la croisade de la nouvelle directrice générale du FMI, Christine Lagarde, contre la sous-capitalisation du secteur bancaire européen gagne en crédibilité. Selon le Financial Times, ses équipes évalueraient à 200 milliards d’euros le déficit de fonds propres pour l’ensemble du secteur. Le président de BNP Paribas, Michel Pébereau, a répondu lundi que: «Les stress tests européens (…) donnent à penser qu’il n’est pas si évident qu’aujourd’hui le système bancaire européen dans son ensemble ait besoin d’être recapitalisé. Certaines banques sans doute.» Le patron de BPCE, et président sortant de la Fédération bancaire française (FBF), François Pérol, a déclaré ne pas penser «que (la déclaration de Christine Lagarde) faisait référence aux banques françaises».
De l’autre côté de l’Atlantique, les signaux ne sont pas plus rassurants. Les chiffres décevants de l’emploi américain publiés vendredi qui se traduisent par le maintien d’un taux de chômage élevé à 9,1%, ont jeté un coup de froid sur les marchés. Le même jour, Washington exprimait sa volonté de poursuivre en justice dix-sept grandes banques pour avoir vendu à ses agences de refinancement, sans les informer correctement, des actifs adossés à des prêts immobiliers, les subprimes. Cette bataille judiciaire laisse planer une nouvelle menace sur le secteur.
(Sources: Le figaro)
Dans un tel contexte, la perte de courtage record de deux milliards de dollars de la banque JPMorgan Chase, la première banque américaine en terme d’actifs, n’est pas pour rassurer.
“La santé des marchés des crédits et du système bancaire est essentielle à la reprise économique. L’annonce de JPMorgan est un grave coup porté aux espoirs que le secteur de la finance aux Etats-Unis est en train de se reconstruire, après l’explosion de la dette au cours des dernières années. Cela va ébranler la confiance dans les actions bancaires“, a commenté Dick Green, du site d’analyse financière Briefing.com.
Certains augurent que le pire est sans doute à venir car JPM est un pilier central du marché des dérivés. http://www.ritholtz.com/blog/2012/05/understanding-j-p-morgans-loss-and-why-more-might-be-coming/
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on est dans un jeu de cons total et plus personne ne semble savoir ou comprendre ce qui se passe
exemple parmi tant d’autres
LA BCE ne prête pas de l’argent directement aux Etats car elle craint (L’Allemagne) que ce soit la porte ouverte pour ceux ci à continuer le vaste manège à cons entamé il y a plus de 30 ans et qui consiste à dépenser plus que l’on a gagné pour s”assurer une élection ou réeélection avec création d’inflation à 2 chiffres et ruine des retraités et des créanciers remboursés avec de la monnaie de singe
Donc la BCE a prêté des” himmalayas” de fric à très faible taux aux banques avec la”recommandation” d’acheter les nouvelles obligations émises par les Etats pour faire baisser les taux ;ce qui a été fait et explique les taux français par exemple.Conséquence? les banques sont chargées d’obligations Etatiques qui sont de plus en plus vérolées/Là ou dans le passé c’était un achat de bon père de famille ça devient un risque systémique potentiel.Pire pour renforcer la solvabilité des banques il y a Bale 3 qui oblige les banques et assurances à détenir plus d’obligations dans leurs comptes
quand on ajoute les opérations de shadow banking dont personne ne semble connaître l’importance ,plus les instruments financiers qui se sont illustrés avec la crise des subprimes toujours en action et qui semblent être capables de résister à toute réglementation, la planète ressemble à un gigantesque baril de poudre qui peut exploser n’importe quand
on peut toujours se dire que ce ne sont que des signatures électroniques et des bouts de papier mais derrière il y a la réalité économique .Par exemple si telle société a cru se garantir contre les fluctuations de sa monnaie mais que sont garant fait défaut c’est l’entreprise qui peut déposer le bilan ..
si vos économies sont chez un banquier qui s’écroule ;elles disparaissent ..certains diront mais non il y a une garantie de l ‘etat .D’abord elle est limitée et ensuite si le systéme s’écroulel ,’Etat n’a pas l’argent pour renflouer tout le monde…
A la grâce de Dieu ,Inch allah,que la chance nous protège
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bonne lecture et gardez le moral
http://leblogalupus.com/2012/05/13/ledito-du-samedi-12-mai-2012-la-grande-peste-par-bruno-bertez/
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Bien ce lien sur le blog de Bertez, merci, Moneo1….
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