Certes cet article sera très contesté pour ne pas dire plus … mais bon, pas franchement grave …

En effet, à la vue de tout ce qui se dit ou de tout ce qui s’écrit sur ce site et sur d’autres, je pense qu’il n’est pas franchement inintéressant d’avoir un autre point de vue.

Un point de vue certes orienté par des convictions personnelles (mais pas plus orienté que ce que l’on peut lire ça et là), mais aussi et surtout, un point de vue éclairé.

Éclairé par le suivi constant de la vie politique du territoire durant plus de vingt années, éclairé par le talent si souvent décrié d’une femme pleine de courage et de convictions, éclairé enfin par une implication forte et de tous les instants au dessein du maintien de la Nouvelle Calédonie au sein de la république Française.

Merci donc à Elizabeth de m’avoir autorisé à publier ses chroniques.

 

744 COMMENTS

  1. Chronique du 21 octobre 2013

    La parole est aux experts !
    Sur la centrale électrique de la SLN ou sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, ils ont rendu leurs rapports respectifs et cela fait de la lecture.

    Personne, en tout cas, ne pourra prétendre ne pas avoir été informé. Personne ne pourra se plaindre que la transparence n’a pas prévalu.

    Alors certes, les domaines d’intervention sont différents et les expertises n’ont pas forcément le même usage final mais ces deux rapports ont l’avantage de se hausser au-dessus des sempiternelles querelles picrocholines qui obscurcissent les débats calédoniens.

    Le propre des experts – même si, bien sûr, on peut toujours les contester – c’est qu’ils prennent de la hauteur par rapport à notre quotidien et qu’ils apportent un éclairage et des connaissances qui font souvent défaut à tous ceux qui se mêlent d’avoir un avis.

    Et, dans les cas qui nous occupent, ils remettent en cause ce qui passe souvent pour des idées reçues.

    On relève ainsi que le rapport sur le remplacement de la centrale électrique de la SLN rappelle, entre autres évidences, que le CO2 n’est pas un polluant, une réalité qui semblait avoir échappé aux nervis de l’écologie. Et l’on découvre, dans le même temps, que les experts qui se sont penchés sur la centrale de Doniambo sont dans l’air du temps quand ils valident l’option « charbon ». Lors du Congrès mondial de l’énergie qui se tenait, la semaine dernière, en Corée du Sud, une étude à révélé que la deuxième décennie du XXIe siècle serait marquée par la suprématie du charbon qui devrait supplanter le pétrole d’ici 2020.

    On apprend ainsi que la moitié des nouvelles capacités de production d’électricité construites en Chine entre 2012 et 2020 auront recours au charbon, et que l’Inde suit le même chemin. C’est aussi le choix de l’Allemagne dans sa transition énergétique.

    Si ça ne convainc pas les opposants résolus au charbon, voilà au moins de quoi atténuer nos complexes de soi-disant premiers pollueurs au monde. D’autant que, sans offenser personne, on peut penser que les indispensables mesures compensatoires seront appliquées de façon plus draconiennes chez nous que chez les chinois ou les indiens. Bref, si réchauffement de la planète il y a, il ne passera pas seulement par nous.

    Loin s’en faut !

    Mais l’autre rapport, que doivent impérativement lire tous ceux qui veulent participer, de près ou de loin, au débat politique, c’est celui des deux experts en droit public qui ont planché, depuis deux ans, sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie.

    De façon très objective – et c’est leur boulot – ils examinent toutes les possibilités de sortie de l’Accord de Nouméa et même – alors que chacun sait qu’il n’y a pas de majorité pour cela – celles de la pleine souveraineté ou de l’indépendance pure et simple et celle de la pleine souveraineté avec partenariat.

    Mais surtout, deux options – dont on pressent qu’elles sont les plus crédibles – celles de l’autonomie étendue, aux confins de l’autonomie, et celle de l’autonomie pérennisée, c’est à dire le statu quo. Mais les experts ont cette jolie formule que « l’éventail des solutions revêt davantage la forme d’un nuancier de couleurs, plutôt que d’un choix tranché entre noir et blanc. »

    Bien loin des débats simplistes auxquels certains voudraient réduire l’avenir de la Calédonie.

    Et même s’ils se gardent de prendre partie, les experts laissent entendre qu’un référendum couperet serait la pire des choses et qu’une solution consensuelle correspondrait le mieux à l’aboutissement de l’Accord de Nouméa.

    Franchement, leur rapport est passionnant en ce qu’il explore de nombreux thèmes que l’on s’était, jusque-là, seulement contenté de survoler et, là aussi, beaucoup d’idées reçues sont battues en brèche et plusieurs lieux communs apparaissent comme des inepties.

    Par exemple sur les compétences de l’article 27 dont certains ont fait un thème de campagne avant l’heure. A la lecture de ce rapport on comprend qu’il est simpliste, erroné et mensonger de prétendre que leur transfert aboutirait à un gel du corps électoral pour les municipales.

    C’est aussi l’intérêt des experts d’établir un certain nombre de vérités. Leurs rapports ne sont pas paroles d’Evangile, mais ils devraient, au moins, interdire les mensonges inspirés par les excès de démagogie.

    Et ça tombe bien parce que là, on a déjà donné !

  2. « Juger une radio, l’ensemble de ses salariés et de ses auditeurs’
    Ah bon, c’est ce que tu as lu…???
    Et on peut savoir à quel moment il est question de çà dans mon commentaire…???

    Victor, pendant des années c’est bien cette radio qui a distribué les bons et les mauvais points, donné la parole ou pas aux uns et aux autres, alors tes leçons de morale çà prête à sourie, mais en fait c’est autrement plus grave qu’il n’y parait…

    « Par ailleurs cette même idole qui promet à ce jour d’anéantir à terme toute forme d’opposition et tous les soutiens qui vont avec » ???
    Là aussi, tu inventes des trucs assez incroyable…. Je pense sérieusement qu’il faut que tu ailles voir un spécialiste mec… Soit un psychanalyste, soit un exorciste, mais ne reste pas comme çà c’est pas bon pour ce que tu as…

    Une dernière fois je te le redis, ce qui t’arrives, ce qui vous arrive est très simple. C’est juste que le nombre de ceux qui ne pense pas comme vous est supérieur, très supérieur à vous… Voilà tout.

    En gros vous ne représentez qu’une toute petite minorité de Calédoniens et rien d’autre…

    • Te spécialiserais tu dans le mensonge Eric ??

      RRB n’a jamais refusé son antenne à qui que ce soit, en revanche, ton gourou, faute de pouvoir supporter d’être parfois malmené durant deux minutes par semaine, a fait sa spécialité de la boycotter pour ensuite tenter de faire croire qu’il n’y était pas invité … à ton image : pathétique.

      Je te le redis : Juger une radio, l’ensemble de ses salariés et de ses auditeurs sur une seule chronique représentant 2 minutes d’antenne sur les 10 080 minutes que représente une semaine et même si durant ces deux minutes là ton idole ramasse dans sa tête le fruit de ses propres turpitudes dont à priori il n’est pas très fier … est ce là bien raisonnable Eric ??

  3. Chronique du 28 octobre 2013
    Il va falloir avoir les nerfs solides dans les mois qui viennent et tenter de distinguer, dans les propos qui vont se multiplier, ceux qui flirtent avec la démagogie, ceux qui sont du domaine de la provocation et ceux qui relèvent du vrai projet politique.
    Et ce n’est pas si simple tant la frontière est parfois ténue et tant les intentions de leurs auteurs peuvent être confuses.
    Démagogie, politique ou provocation, par exemple, les déclarations de Roch Wamytan sur le corps électoral ? Il y a, sans doute, un peu des trois.

    Démagogie, parce qu’il donne ainsi satisfaction aux plus durs des indépendantistes qui lui reprochent parfois l’ambiguïté de son positionnement et la confusion de ses multiples casquettes.
    Politique, parce qu’à la veille du congrès de l’Union calédonienne et à quelques semaines du congrès du FLNKS, chacun des responsables va tenter de se placer et d’assurer sa légitimité.
    Provocation, parce qu’il sait que la moindre de ses déclarations dans ce domaine provoquera une levée de bouclier chez les non indépendantistes et assurera une publicité à ses propos.

    La réalité, c’est que les listes électorales de la Nouvelle-Calédonie sont les plus propres du monde. Les plus nettoyées, les plus vérifiées et l’on voit mal comment les magistrats, qui viennent tous les ans pour les établir, auraient inscrit indûment plusieurs milliers de personnes sur la liste spéciale.
    C’est un mauvais procès. Roch Wamytan le sait, mais il sait aussi que la question du corps électoral est particulièrement sensible et qu’elle fait peur.
    Et on se demande, seulement, pourquoi il s’obstine à jouer avec le feu et pourquoi il agit comme s’il voulait tuer toute chance de dialogue.

    C’est aussi ce que fait Mathias Chauchat, qui fut son conseiller spécial après avoir été le directeur de cabinet de Marie-Noëlle Thémereau au gouvernement, et qui aime jeter des pavés dans la mare.
    Jeudi soir, il s’est livré, au Congrès, à une analyse forcément très personnelle et provocatrice de la sortie de l’Accord de Nouméa, en ne voyant que deux solutions possibles : l’indépendance et l’indépendance association.
    Il élimine, purement et simplement, l’hypothèse d’une large autonomie dans la République française, parce que, selon lui, ce serait vouloir arrêter le temps.
    Osera-t-on lui conseiller de lire le rapport sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, écrit récemment par deux experts en droit public, qui ont une vision très différente des choses ?

    Mais le processus est connu et alors que l’hypothèse d’une solution consensuelle a progressé, lors du récent comité des signataires, un certain nombre d’apprentis sorciers vont jouer, dans les mois qui viennent, à donner du grain à moudre aux plus extrémistes des deux camps.
    Mais l’on ne peut imaginer que ce sont eux qui auront le dernier mot.
    En général, ils n’ont pas les nerfs assez solides.

    • J’ai été à la limite de faire péter le champagne en l’écoutant lundi dernier, pas un mot sur PG et CE !!! Elle tape enfin sur un indépendantiste !!! Bravo elle est sur la bonne voie et peut être a-t-elle enfin compris qui sont les plus dangereux sur le futur statut de notre Caillou car si on met de côté leurs guéguerres puériles niveau bac à sable, le dénominateur commun du RUMP et de CE est bien la Calédonie dans la France (peu importe comment chacun appelle ça) alors que les indépendantistes ont depuis toujours la même optique, ils n’ont pas changé et ne changeront pas d’un iota leur besoin d’une indépendance totale est viscérale même si les moins bornés d’entre eux savent très bien qu’ils nous faut encore quelques décennies avant de couper le cordon définitivement avec la mère patrie, si seulement ils avaient écouté attentivement la conclusion de M. Roccard au comité des signataires, surtout sur les compétences régaliennesµ… pour résumé il est beaucoup trop tôt, ne nous précipitant pas, il n’y a pas la feu bordel !!!

  4. Oui, pour une fois in est presque d’accord, le statut final à l’issu des ADN, c’est l’AUTONOMIE !!!
    Mais bon cette info n’est nouvelle, c’est juste qu’il faut de temps à autre le redire…

    P.S. : Si Chauchat à été le conseiller de Mme MNT, il a aussi été de bon conseil au RUMP quand il s’est agit de dire que les protections de marché c’était pas une bonne chose…!!! Plutôt que de dire du mal du RUMP ou de CE, pour le coup mon commentaire précise le coté rotor du bonhomme qui est finalement sans foi ni loi…!!!

    • A ma connaissance Chauchat n’a pas conseillé le rump il a juste pensé la même chose sur un point précis. S’agissant de MNT il en était bien le conseiller !

      • A ta connaissance, ce qui veut dire ???

        a) t’es un cadre du mouvement et tu as des faiblesses au niveau du cervelet…
        b) t’es un militant et tu ne sais pas tout…

        Moi je te dis juste que Chauchat a participé à des réflexions et que ces idées d’hier, ne sont pas celles d’aujourd’hui… Il fait le grand écart, çà ne fait pas de doute…
        Mais une fois de plus je veux juste parler de lui, pas de ce qui nous oppose…

        Toi et moi n’avons pas la même vision économique et sociale de la NC c’est un fait. Et c’est à mon sens la raison pour laquelle les loyalistes ne s’entendent pas…
        Tous d’accord pour rester dans la France mais pas tous d’accord sur les détails ???

  5. Chronique du 04 11 13
    On n’est jamais au bout de ses surprises et les différentes prises de positions des derniers jours n’ont pas manqué d’étonner.
    On a ainsi été frappé par le durcissement de ton de certains, qui tranche avec le climat apaisé du comité des signataires et l’accord général qui s’est dégagé à Paris autour de la recherche d’une solution consensuelle.
    C’est un retour de balancier logique, sans doute, mais la tendance de la semaine était aux va-t’en guerre, à ceux qui veulent en découdre et aller à la confrontation électorale, bloc contre bloc, partisans de l’indépendance contre partisans du maintien dans la France. Et que le meilleur gagne !

    C’est le discours tenu par le président du Parti travailliste vendredi et ça ne surprend personne. Louis Kotra Uregei aime faire dans la surenchère et la provocation.
    C’est sa marque ! Et il aurait tort de s’en priver parce que ça marche.
    En face, dans l’autre camp, il y en a toujours pour réagir au quart de tour à ses déclarations. Et l’ironie de l’histoire c’est que ses plus farouches adversaires tiennent finalement le même langage que lui.
    Ceux qui, dans le camp non indépendantiste, se méfient d’une solution consensuelle prônent, eux aussi, un référendum d’autodétermination pour se compter et faire front contre l’ennemi.
    Pathétique que 25 ans après Matignon et 15 ans après Nouméa, on en soit encore à ces joutes stériles qui tendraient à prouver que le débat politique calédonien n’a pas progressé et que ses responsables n’ont rien appris !
    C’est vrai, aussi, qu’au moment des congrès des partis indépendantistes, leurs leaders adoptent naturellement des postures. Mais ils devront bien en sortir un jour et le plus tôt serait le mieux.

    Et que penser de leur nouveau combat sur la liste électorale spéciale où l’on voit Roch Wamytan et Louis Kotra Uregei contester, d’une même voix, les inscriptions de milliers de personnes ? Cela cache-t-il l’amorce d’un nouveau préalable ou l’intention de contester le résultat des élections s’il ne leur est pas favorable ? Toujours est-il qu’ils se tournent, comme d’habitude, vers l’Etat à qui ils demandent de régler le problème.
    Un peu pathétique, non, pour les champions de la pleine souveraineté ?

    Surprenante aussi, la façon dont Calédonie ensemble aborde les élections municipales. C’est une échéance qui ne lui est pas favorable et elle le sait. D’où sa difficulté à désigner ses têtes de liste et elle n’en a encore annoncé aucune. Mais pourquoi prétendre que dans une élection de proximité comme celle-là, ce n’est pas la tête de liste qui compte mais le programme ?

    Et pendant ce temps, Mathias Chauchat trépigne…
    Tout le monde ou presque a salué le travail des experts sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie et le prof de droit public enrage parce qu’ils disent rigoureusement le contraire de tout ce qu’il prétend depuis des années. Alors il se défoule et ça tombe bien ! Il a retrouvé une tribune dans la résurgence d’un hebdomadaire qui a perdu son titre. Son directeur en conçoit – on le comprend – une amertume qui vire à l’aigreur. Mais il démontre encore la souplesse de son échine et sa capacité à s’adapter à ses nouveaux sponsors.
    Vous avez dit pathétique ?

  6. LKU annonce qu’il veut aller au référendum car il dit qu’il sera favorable à l’indépendance…!!!

    C’est bien entendu une manoeuvre de sa part qui consiste à dire au moment des résultats qu’il a du y avoir de la fraude et donc cautionner les débordements qui en découleraient…

    Avec LKU c’est simple et du coup çà peu marcher !!!

  7. A l’approche des élections il est clair que les indépendantistes vont radicaliser leurs discours histoire de séduire au plus large et notamment du côté des plus extrémistes …

    Rien de bien nouveau … ceci étant il faut bien noté que l’exemple donné par Calédonie Ensemble aux dernières législatives dans ce registre a marqué les esprits … du moins les plus faibles … un grand bravo à eux !!

  8. Chronique du 12 novembre 2013

    On est en plein dans la guerre des mots !

    Elle fait rage depuis quelques semaines et on assiste, déjà, à une inflation verbale qui ne manque pas d'inquiéter alors que la campagne n'en est qu'à ses balbutiements.

    Cette intoxication par la parole, les indépendantistes s'en sont fait les spécialistes, depuis des années.

    Ils ont l'habitude d'une rhétorique, volontairement provocatrice, d'un vocabulaire pseudo révolutionnaire mais pourquoi faut-il toujours tomber dans le panneau ?

    Pourquoi faut-il donner du crédit à ces gesticulations de propagande ?

    Quand le président du Parti travailliste parle de "kanaky 2014", c'est un slogan et ce sont des rodomontades ! Chacun sait – et lui le premier – qu'en 2014, les calédoniens voteront pour des élections provinciales et pas pour un référendum d'autodétermination.

    Pourquoi faire comme si les propos de Louis Kotra Uregei avaient force de loi ?

    De la même manière, quand Roch Wamytan réclame une indépendance totale, il sait – comme tout le monde – que ça ne veut rien dire, mais il aime adopter des postures radicales.

    Pourquoi crédibiliser ses propos en leur donnant un poids qu'ils n'ont pas ?

    D'autant plus qu'il s'exprime, en son nom propre, et pas en celui de l'Union calédonienne qui vient – faut-il le rappeler ? – de réélire à la présidence Daniel Goa, dont les déclarations sont autrement mesurées.

    Les indépendantistes aiment se livrer au bluff et aux excès de langage, soit !

    Mais si on arrêtait de prendre leurs paroles pour argent comptant.

     

    La vérité c'est que l'Accord de Nouméa – n'en déplaise à Mathias Chauchat et à quelques autres – offre une alternative entre l'indépendance et le maintien dans la France et qu'il n'y a pas de majorité pour l'indépendance.

    Et comme il est exclu qu'elle intervienne par une voie autre que celle des urnes, il faut arrêter de se faire peur et de faire peur aux calédoniens.

    Il faut sortir de ce paradoxe surréaliste où des indépendantistes minoritaires jouent les matamores et font comme s'ils avaient gagné alors que les partisans du maintien dans la France, largement majoritaires, se montrent complexés, timorés et s'effraient à chaque dérapage verbal. Et pourtant ce sont des mots, rien que des mots…

     

    En tout cas, dans cette guerre des mots, il en est un qui est bien armé, c'est le haut-commissaire ! On l'a entendu, vendredi, remettre à leur place les protagonistes des deux bords qui ferraillent sur la liste électorale spéciale.

    Aux indépendantistes, à Roch Wamytan, à Louis Kotra Uregei, il rappelle qu'il n'y a pas de recours collectifs et que s'ils considèrent qu'il y a des inscriptions à tort, il leur revient d'en faire la démonstration, individuelle, au cas par cas, devant le juge judiciaire.

    Mais c'est à ceux qui, dans le camp non indépendantiste, polémiquent sur la liste électorale spéciale qu'il réserve le délicieux qualificatif de "turlupin".

    Ce sont eux qu'il vise quand il déclare qu'il ne faut pas se laisser emporter par un certain nombre de polémiques qui pourraient déboucher sur une surenchère funeste et alarmiste,  quand il met en garde contre ceux qui manipulent et veulent instrumentaliser l'opinion en prétendant qu'il va y avoir des milliers de radiations.

    Pour Jean-Jacques Brot, les choses sont claires. Il y a des règles. Elles seront respectées et il ne va pas se "laisser chanter pouilles par un certain nombre de turlupins sur ces affaires-là".

     

    Et après le poids des mots, le choc des images !

    La télévision s'est fait prendre à son propre piège. Alors qu'elle tente vainement, de convaincre de son impartialité, et notamment de son indépendance à l'égard de Calédonie ensemble, elle a juste commis une petite bévue, vendredi soir. Dans le journal dont le conseiller Gélinet, était l'invité, il y avait deux sujets sur lesquels apparaissait le député Gomès. C'était au moins, un de trop. Le membre du CSA, l'a d'ailleurs laissé entendre courtoisement, mais clairement, à l'antenne.

    • "Les indépendantistes aiment se livrer au bluff et aux excès de langage, soit ! Mais si on arrêtait de prendre leurs paroles pour argent comptant."

       

      Ben comment dire…. Si vous arrêtiez de vous faire berner en prennant pour argent comptant la parole donné ??? C'est qui qui c'est fait enfumer avec le geste du drapeau ???

       

      Pour une fois je vais être d'accord avec Mme Nouar…

       

      Maintenant quand certains font dans l'excès comme LKU, je veux juste dire que si personne ne réagi, si personne ne porte le pet, c'est un message de validation que recevera la population indépendantisste qui croit encore que c'est possible l'indépendance en 2014 !!!

      Alors laisser faire non ce n'est sans doute pas une bonne idée…!!! 

  9. Chronique du 18 novembre 2013

    Nouméa, ce sera la mère des batailles pour les municipales et l'on en est seulement au round d'observation puisqu'un seul parti a présenté son candidat.

    Le Rassemblement a donné l'investiture à Jean-Claude Briault après avoir laissé à Jean Lèques le temps de la réflexion. Il a choisi, finalement, de ne pas briguer un nouveau mandat et l'on imagine que la décision a été difficile voire déchirante tant il incarnait ce mandat depuis 26 ans.

    Mais il ne faudrait pas que ce soit ceux qui lui ont rendu la vie si difficile, ces dernières années et ces derniers mois, qui viennent aujourd'hui l'étouffer de leur compassion.

    Jean-Claude Briault est donc, pour l'heure, le seul candidat officiellement désigné pour succéder à Jean Lèques – sans faire injure à Bertrand Cherrier, le candidat de Convergence Pays.

     

    Certes, le premier adjoint, Gaël Yanno, a fait valoir ses prétentions il y a plusieurs semaines mais, aux dernières nouvelles, il n'a pas encore été investi officiellement par son tout jeune parti, le MPC, qui répète à l'envi qu'il respecte scrupuleusement la démocratie interne. Laissons-lui donc le temps de réunir ses instances, avant que son candidat soit officiellement désigné et attendons aussi qu'il ait l'aval, de l'UCF même si, j'en conviens avec vous, le suspense est limité.

     

    Calédonie ensemble, de son côté, a une candidate naturelle en la personne de Sonia Lagarde mais, là non plus, il n'y a pas encore eu de désignation officielle. Il ne sert à rien, cependant, de prêter le flanc aux rumeurs qui agitent le microcosme et qui font état, régulièrement de différents entre les deux députés centristes. On dit qu'ils ne sont pas d'accord sur tout et que leurs relations sont plutôt tendues. On dit que Philippe Gomès verrait d'un mauvais œil l'hypothèse d'une Sonia Lagarde député-maire qui viendrait lui faire de l'ombre…

    Mais laissons-là ces ragots ! Le leader de Calédonie ensemble n'est pas inconscient au point de rééditer le scénario catastrophe de sa candidature aux législatives de 2007, quand il avait rompu son engagement de soutenir Didier Leroux.

     

    En attendant, le député Gomès s'est pris les pieds dans les armes…

    C'est ce que laissent entendre ceux qui le mettent face à ses contradictions en soulignant qu'il réclame, aujourd'hui, une règlementation plus restrictive, alors qu'en 2010, il ne trouvait pas déraisonnable la libéralisation des armes au motif que notre société était suffisamment mature.

    Philippe Gomès – adepte des armes de destruction massive, lui qui prétend "napalmiser" tous ses adversaires – n'a aucun doute sur l'origine de cette mise en cause et il a immédiatement obtenu un droit de réponse – sur le blog dont il est si proche ! – pour annoncer qu'il portait plainte contre les leaders du MPC.

     

    Mais ceux-ci avaient déjà la tête ailleurs, en train de rédiger leur énième communiqué, pour reprocher à Jean-Pierre Bel de ne pas être allé s'incliner sur la tombe de Jacques Lafleur. Regrettable erreur de cible puisque ce sont les enfants de l'ancien député qui ne souhaitent pas ce type de cérémonie.

     

    Mais tenez-le vous pour dit ! La bataille entre les "Eclairés de Calédonie ensemble" et les "Turlupins des quartiers sud" – comme certains déjà les appellent – va être terrible, féroce, sanglante puisqu'ils usent des mêmes armes et des mêmes méthodes et qu'ils chassent sur le même terrain.

    A tel point qu'on se demande jusqu'où ira le mimétisme…

  10. PG aurait donc "changer" d'avis sur les armes !!!

    Ben sans rire je ne vois pas bien comment un élu digne de ce nom pourrait ne faire autrement. En effet, tout ceux qui ont accepté volontairement ou un peu contraint de libéraliser plus facilement la vente d'arme, ne peuvent aujourd'hui que se trouver gêné par la situation.

    Je ne trouve donc pas anormal voir même responsable qu'un élu, PG en l'occurence revienne sur les décisions qui ont été prise à l'époque. Car ce n'est sans doute pas ce fichier, cette liste noir qu'il avait fait mettre en place à l'époque qui était suffisant pour cadrer la vente d'armes…

    Il n'empêche qu'à ce jour c'est quand même le seul qui réagit et tente d'adapter les textes pour améliorer ce qui doit l'être…!!!

    Oui c'est un chengement de position, mais c'est un chagement salutaire puisqu'il va dans le sens de l'intérêt général. Quand est-ce que nos élus comprendont qu'il est possible de se tromper, mais qu'il est surtout nécessaire voir vitale de revenir en arrière pour rectifier, ajuster les erreurs…!!!

    Mais il est vrai qu'en poitique dire ses erreurs c'est s'affaiblir, alors même que ce devrait être une qualité…!!! 

  11. Chronique du 02 décembre 2013

    CQFD !  L'Accord de Nouméa prévoit une solution consensuelle !

    C'est ce qu'a rappelé Pierre Frogier, samedi, devant le congrès du Rassemblement-UMP.

    Ce que l'on répète à longueur de colonnes, ce que tout le monde connaît, c'est seulement l'une des solutions envisagées, celle de la consultation sur la pleine souveraineté.

    On sait que l'Accord prévoit une première consultation sur l'indépendance. Puis, une deuxième si la réponse est négative et même un troisième si les calédoniens disent toujours non !

    Une succession de référendums qui souvent déconcerte.

    A quoi sert-il de poser la question trois fois ? Les signataires pensaient-ils vraiment que les calédoniens avaient besoin de confirmer trois fois leur choix ? Ou avaient-ils imaginé que la réponse pouvait être différente d'un référendum à l'autre ? Et les calédoniens ne risquent-ils pas d'être excédés par cette sorte de bégaiement consultatif ?

     

    Sceptiques, les experts Jean Courtial et Ferdinand Soucramanien se sont interrogés eux aussi : "Après avoir rendu leur verdict lors de la première consultation, les électeurs ne vont-ils pas se cabrer si on les invite à confirmer ou infirmer leur premier vote ? La répétition des consultations ne risque-t-elle pas de dégénérer en guerre de tranchée ?" écrivent-ils dans leur rapport.

     

    Mais, en réalité, l'Accord a une botte secrète ! Ça tient en une petite phrase qui vient conclure le chapitre sur les trois consultations de sortie : "Si la réponse est encore négative, les partenaires politiques se réuniront pour examiner la situation ainsi créée".

    Une petite phrase, que l'on cite moins souvent, mais qui prouvent bien que, pragmatiques, les signataires avaient évidemment envisagé ce triple refus de l'indépendance.

     

    La question que pose le président du Rassemblement-UMP c'est, pourquoi attendre ce triple refus – que l'on sait inéluctable – avant de passer à l'étape suivante, celle de l'examen de la situation ainsi créée ? Pourquoi est-ce que l'on n'examinerait pas, toute suite, la solution consensuelle que l'on sera un jour bien obligé de trouver ?

    Ça permettrait de gagner du temps, ça permettrait d'éviter les tensions et les dérapages que portent en eux les référendums de sortie, ça permettrait de conforter d'ores et déjà la recherche du destin commun.

    Ça semble tellement simple que l'on se demande pourquoi il y en a qui ne veulent pas de la solution consensuelle.

    Les indépendantistes ? Ils veulent peut-être entretenir l'illusion qu'un jour, ils seront majoritaires, ils veulent sans soute gagner du temps, ils veulent surtout sauver la face.

    Mais n'ont-ils pas intérêt à saisir, au plus vite, la perche qui leur est tendue plutôt que de s'enferrer dans des slogans qui, un jour, se retourneront contre eux ?

     

    Quant aux partisans du maintien dans la France qui se cabrent contre la solution consensuelle, on se doute de ce qui guide leur attitude. Les uns, c'est parce qu'ils ne veulent pas parler avec les indépendantistes. Les autres, c'est parce qu'ils n'ont pas eu l'idée les premiers. CQFD… 

  12. Ah ah ah !!!

    C'est drôle comme elle fait apparaitre le mot consensuel au détour d'une phrase ou il n'en est pas question  !!!

    "Si la réponse est encore négative, les partenaires politiques se réuniront pour examiner la situation ainsi créée"

    En fait il faut lire le paragraphe suivant pour avoir une vue complète de ce que le troisième vote négatif implique :

    "Tant que les consultations n’auront pas abouti à la nouvelle organisation politique proposée, l’organisation politique mise en place par l’accord de 1998 restera en vigueur, à son dernier stade d’évolution, sans possibilité de retour en
    arrière, cette "irréversibilité" étant constitutionnellement garantie."

    En gros l'autonomie, c'est le dernier stade d'évolution en vigueur…

    Et pour pouvoir discuter d'avenir il est nécessaire de savoir qui propose quoi et combien d'entre nous adhèrent à ces propositions. c'est pourtant simple, non ???

     

    Quand aux indépendantistes, heu de quelle perche elle parle la Madame Nouar ??? 

    • Tellement simple en effet pour un parti qui ne voit pas plus loin que … les prochaines échéances électorales …

      Ben oui … y'a qu'à laisser comme tel que prévu nous dit benoitement le CEiste Eric … donc … un corps électoral gelé à vie (merci au passage à ceux qui n'ont absolument rien fait pour s'y opposer …) … qui à la vue de la croissance démographique, ne pourra que favoriser les indépendantistes à terme …

      Mais bon … quand on ne prévoit que les prochains slogans et prochaines rumeurs à faire circuler pour les élections à venir, vous comprendrez bien que l'on a un emploi du temps tellement chargé que l'on a pas le temps de réfléchir à ce qui pourrait se passer ensuite …

      Le pire dans tout ça …. c'est que c'est vrai !!!

      • Tu confonds les choses mon cher Victor. Vous, vous n'êtes pas dans la recherche de solutions pour le futur, vous êtes uniquement dans la recherche de solutions pour niquer les indépendantistes parce que vous vous êtes pris les pieds dans le tapis….

        Tu viens clairement de dire, ce que nous sommes d'ailleurs un certain nombre à avoir déjà souligné, vous êtes donc en train d'essayer de revenir sur votre parole en tentant de figer les choses voir même de faire machine arrière…

        C'est vous qui remettez en cause votre parole, vos engagements, car oui tu as raison, il y a un risque démographique, mais c'est le jeu mon gars, c'est çà aussi une parole qu'il faut tenir et des engagement qu'il faut respecter…!!!

        Mais bon je n'attend rien de tel venant de toi et de tes amis. Vous êtes pris la main dan le sac mon gars un point c'est tout…

        Dans la vie il faut savoir gagner avec brio et perdre avec panache… Vous ne gagnerez même pas avec brio (Briault), moiuarffff !!!!

  13. Chronique du 9 décembre 2013

    Un sondage ça ne fait pas une élection, mais ça alimente les conversations !
    Et c'est ce qui s'est passé cette semaine, où nous avons été abreuvés d'enquêtes d'opinion publiées par Les Nouvelles.

    Alors bien sûr, on peut relativiser les choses.

    On peut dire que le panel est un peu petit, puisque parfois seules quelques dizaines de calédoniens ont été sondés.

    On peut dire que le calendrier est mal choisi puisque la plupart des têtes de liste ne sont pas encore connues.

    On peut dire que c'est un peu tôt parce que la campagne n'est pas encore lancée et que les opinions ne sont pas cristallisées…

    Mais un sondage reste un sondage. On sait qu'il s'agit d'une photographie de l'opinion à un temps T, avec une marge d'erreur plus ou moins grande et que ça ne préjuge pas du résultat final de l'élection.

     

    Les exemples sont légions, en métropole notamment, de candidats donnés vainqueurs dans les intentions de vote avant de s'effondrer quelques mois plus tard, dans les urnes.

    On sait tout ça et les sondages sont, naturellement, à manipuler avec précaution.

     

    Mais de là à crier à la manipulation, il y a un pas que seul Philippe Gomès ose franchir sans retenu, ni état d'âme.

    La publication, jour après jour, de sondages qui n'étaient pas forcément favorables à son parti et à ses candidats, c'était trop pour lui ! Il est, une nouvelle fois, sorti de ses gonds et il a publié pas moins de deux communiqués, en une semaine, pour vilipender les sondages customisés des Nouvelles et dénoncer la manipulation grossière et d'un autre âge de l'opinion.

    Une telle réaction n'étonne plus de la part du député centriste pour lequel un bon sondage, c'est un sondage qui le donne vainqueur et dominateur !

    On se souvient qu'en 2007, il avait été jusqu'à attaquer en justice l'institut qui le donnait perdant aux législatives.

    Il avait perdu !  Et son procès et les élections.

    Mais c'est plus fort que lui, il ne comprend pas !

    Il s'est tellement auto persuadé, depuis juin 2012, qu'il est à la tête de la première force politique de Nouvelle-Calédonie, qu'il ne comprend pas pourquoi les sondés ne disent pas la même chose, ni pourquoi les sondages ne confirment pas sa suprématie indiscutable.

    Et on s'attend au pire si jamais les électeurs ne viennent pas accréditer sa supériorité absolue.

    On remarquera, au passage, que Jean-François Copé a une toute autre attitude. Malmené par les sondages qui le créditent de 73% de mauvaises opinions, il ne se montre pas rancunier. C'est sur un sondage qu'il s'est basé pour donner l'investiture de l'UMP pour les municipales de Nouméa.

     

    Les municipales qui focalisent l'intérêt et qui permettent aussi quelques "coming-out" bienvenus. Que n'avait-on entendu quand on laissait entendre qu'il existait une grande proximité entre la CGPME de Monique Jandot et Calédonie ensemble ? Au moins, c'est clair même si elle a démissionné de la présidence de l'organisation patronale pour se présenter aux élections face à Eric Gay. Il est vrai, aussi, que la proximité est moins grande qu'elle ne l'a été par le passé et que plusieurs adhérents de la CGPME n'ont pas vraiment apprécié les lois socialisantes que Calédonie ensemble a fait adopter, par le Congrès, avec le soutien du FLNKS.

     

    Alors, il reste le drapeau ! Fonds de commerce inépuisable du leader de Calédonie ensemble qui ressasse depuis 2010 les mêmes arguments mais cette semaine, l'actualité lui a souri.

    Le décès de Nelson Mandela lui a permis – fort opportunément – de ressortir son fameux exemple du drapeau commun de l'Afrique du Sud qu'il nous a déjà mille fois servi.

    La différence, notable, c'est que contrairement à l'Afrique du Sud, la Calédonie n'est pas un Etat indépendant.
    Mais ça, c'est comme les sondages… il ne comprend pas !

    • Victor, ce qui ne colle pas ce n'est pas que les sondages ne soient pas "favorables" à CE, mais c'est qu'ils soient il me semble excésivement favorable à des gens qui ont pris des roustes y a pas si longtemps…

      Est-ce que tu peux comprendre çà ?

      • Tiens en parlant de sondages … à voir sur Calédosphère :

        Comment se fait il que, dans le sondage de ce jour publié sur Calédosphère interrogeant sur les intentions de vote au premier tour à Paita, comment se fait il donc qu'apparaisse Gérard Yamamoto pour le Rump alors que ce dernier n'est pas candidat et qu'il s'est allié à Harold Martin de la liste AE ?!?

        Comment les "journalistes" de Calédosphère ont il pu commettre une si grossière erreur ?!?

        Cette erreur serait elle en lien avec le fait que, contrairement au bon vieux temps et maintenant que Calédosphère a mis en oeuvre les techniques nécessaires pour éviter les votes multiples, Calédonie Ensemble ne sorte plus vainqueur systématique de tous ces sondages ?!?

        Il est clair qu'en divisant la liste AE d'Harold avec une inexistante liste Rump, cela pourrait propulser CE en tête des sondages ?!?

        Si les sondés ne se laissent pas berner par cette erreur qui, n'en doutons pas est bien entendu involontaire, on pourra toujours commenter que Gérard Yamamoto est au plus bas dans les sondages et on hésitera pas ainsi a assimiler ses résultats à ceux du rump tout en feignant d'ignorer que ce dernier ne se présente pas, si au contraire certain se laissaient berner, cela diviserait d'autant plus les votes pour Harold et laisserait une possibilité de résultat à Mr de Greslan …

        Bref, un erreur de rédaction qui pourrait occasionner quelques rebondissements bien involontaires ….

          • Trop fort Eric !!! Et quelle mauvaise foi de surcroit … pas vraiment étonnant en fait …

            Comme si tu n'avais pas vu qu'entre temps Calédosphère avait jugé utile de retirer le dit Gérard de la liste …

            On fait des choses intentionnelles, on se fait prendre la main dans le sac, on efface tout et derrière on nie avoir fait quoi que ce soit … mais quelle belle attitude que voilà …

            Dis moi pour qui tu votes … je te dirai qui tu es …

          • Et ben non j'ai rien vu…

            En même temp j'ai pas toujours l'œil sur Calédosphère contrairement à ce que tu sembles croire…!!!

      • Quand à ceux qui sont en tête des actuels réels sondages dont tu ne comprendrais pas qu'ils soient en tête vu la rouste qu'ils ont pris, je te dirait que c'est là tout simplement que la retranscription de l'histoire du voleur volé …

        Combien de fois vous ai je dit que vos mensonges finiraient bien, tôt ou tard, à vous retomber sur le coin de la gueule et bien nous y voilà …

        • Nous y voilà ???

          Heu pas encore copain, il ne s'agissait pas des résultats du vote mais de sondages qui seront vraisemblablement bien différent de la réalité…

  14. Chronique du 16 décembre 2013

    "Tout ce qui est à moi et à moi. Le reste est négociable !" C'est l'état d'esprit de Philippe Gomès à la veille de la constitution des listes pour les provinciales et ça promet !

    Tout le monde, chez les partisans du maintien dans la France, appelle à l'Union et tout le monde sait qu'elle est indispensable dans la province Nord – où les non indépendantistes sont notoirement sous représentés avec seulement deux sièges – et dans la Province des Iles où ils ont carrément disparu de l'assemblée.

    C'est donc bien un cas de force majeure. Aller en ordre dispersé dans ces provinces, refuser une liste d'union, ce serait provoquer une déperdition irresponsable de voix et donc jouer contre son camp.

    La règle du jeu posée, le leader de Calédonie ensemble s'est tout de suite précipité pour annoncer la couleur. Dans le Nord, ce sera Poadja ! Et pour faire bonne mesure, le leader de Calédonie ensemble ajoute ses conditions. Son parti doit se tailler la part du lion dans la liste – législatives oblige – et les membres de la liste doivent s'engager à ne pas travailler avec l'Union calédonienne.

    Un codicille étonnant dans la mesure où il ne concerne pas le Palika, comme si Philippe Gomès voulait pouvoir poursuivre ses alliances avec le parti de Paul Néaoutyine.

    Toujours est-il que – tout en refusant les conditions annexes posées par le leader de Calédonie ensemble – Pierre Frogier a accepté que Gérard Poadja soit tête de liste dans le Nord et suggéré, de son côté, que Simon Loueckhote conduise la liste unitaire dans les Iles.

    Le bon sens eut voulu que Philippe Gomès accepte, à son tour, ce choix mais c'est mal le connaître ! Il veut, aussi, désigner la tête de liste des Loyauté.

    Et pour cela, il invente toutes les arguties possibles pour rejeter la candidature de celui pour lequel Calédonie ensemble a déjà refusé de se désister lors de l'élection du président du Congrès, permettant l'élection de Roch Wamytan. Décidément, le leader de Calédonie ensemble est incorrigible. Il ne veut pas de l'union ? Qu'il le dise tout de suite !

    Mais il faudra assumer s'il n'y a pas d'élus non indépendantistes dans les îles.

     

    Mais ce sont les municipales qui feront figure de hors d'œuvre dans les échéances électorales de 2014.

    Et comme il y avait eu, en 2008, le tram de Sonia Lagarde, il y aura, pour les municipales de 2014, l'aérodrome de Gaël Yanno.

    Ce sont ces projets dont on parle, qui amuse ou agace mais que le coût ou les difficultés de réalisation rendent improbables. Ils ont toutefois le mérite d'animer la campagne.

    Cette fois-ci, le coup de l'aérodrome, c'est une idée du RPC qui l'a depuis longtemps dans ses cartons et – même s'il n'est pas convaincu de sa pertinence – le MPC ne pouvait pas la refuser.

    Parfois l'union a un prix.

    Mais il paraît que Gil Brial a modérément apprécié le projet de son chef de file de déménager l'aérodrome de Magenta à Koutio, lui qui pourtant, a été parachuté à Dumbéa.

    Certes, ça diminuerait les nuisances pour certains habitants de Nouméa, mais à l'inverse, on peut penser que ça en créerait pour ceux de Dumbéa qui n'apprécient pas forcément que leur commune soit la variable d'ajustement pour y installer les infrastructures dont personne ne veut.

    On avait déjà envisagé, il y a quelques temps, d'y construire la prison.

     

    Dumbéa qui a, aussi, vécu une séquence nostalgie, cette semaine, avec le retour sur le devant de la scène de son ancien maire qui veut, de nouveau, tenter sa chance dans le prochain scrutin.

    Une entrée en campagne discrète, presque en catimini, pas dans les habitudes de Calédonie ensemble mais il se dit que la candidature de Bernard Marant ne fait pas l'unanimité dans ses rangs et que son parti ne le soutient que contraint et forcé.

    On se demande, d'ailleurs, si c'est la même chose pour Frédéric de Greslan qui tarde à annoncer sa candidature à Païta.

     

    Mais la campagne est bien lancée et elle est déjà assez animée. Même sur le marché de Nouméa où un échange un peu vif a opposé le haut-commissaire et l'équipe du candidat UCF aux municipales de Nouméa qui s'est montrée un peu trop vindicative. Le représentant de l'Etat a suffisamment de vocabulaire pour ne pas les traiter, à nouveau, de turlupin mais… on n'en était pas loin.

          • Comme quoi … avec quelques petits militants professionnels qui errent à longueur de journée sur le web en changeant de pseudo constamment pour faire nombre, on peut faire croire à un véritable mouvement populaire pas vrai ?!? Mais dès que ces petits militants se font mettre le nez dans leur mensonges, ils désertent alors un site libre de censure pour exercer leur talents sur un site "modéré" en leur faveur et hop … le tour est joué … Triste réalité du web Calédonien …

  15. Chronique du 03 février 2014

    Ça y est ! Nous y sommes ! 2014. Année capitale. Année de tous les fantasmes pour les uns, de tous les espoirs ou de toutes les inquiétudes pour les autres.
    Année du début de la dernière mandature de l’accord de Nouméa, celle des choix essentiels qui se déclineront autours des référendums de sortie ou de la solution consensuelle.
    Nous y sommes ! Un mois déjà mais un mois de vacances pour beaucoup même si l’on sent que certains piaffent et rêvent d’entrer, enfin, dans le vif des campagnes qui s’annoncent.
    Qu’ils se rassurent ! Ça frémit déjà et janvier n’aura pas connu une trêve politique absolue entre la non mise en place de la TGA, le rejet des emplois d’avenir ou la présentation de plusieurs programmes municipaux.
    Ça frémit déjà et ce n’est pas l’auteur de cette chronique qui s’en plaindra. Je sens qu’il y aura de quoi l’alimenter.

    Sans oublier l’UMP qui se paie le luxe d’une double représentation en Nouvelle-Calédonie. Remarquez, c’est déjà le cas de l’UDI…
    Mais le parti de Jean-François Copé, englué dans ses difficultés internes, a de la peine à choisir.
    Les municipales à Yanno. Les européennes à Ponga. Le très contesté président de l’UMP donne ainsi des gages au tout nouveau MPC, tout en essayant de ménager le Rassemblement et ses trois parlementaires, le Rassemblement dont le président, Pierre Frogier, fidèle à son choix de toujours, conserve des liens privilégiés avec Nicolas Sarkozy.
    Prudent Copé ! Ça s’appelle ne pas mettre ses œufs dans le même panier et il sera toujours temps, se dit-il, de tirer les conclusions des différents scrutins même si certains, un peu novices en politique, croient déjà avoir décroché le gros lot.
    Les membres du Rassemblement sont plus circonspects. Il y a ceux qui se réjouissent de ne plus devoir accoler le sigle UMP et d’être ainsi débarrassés de l’affreux acronyme RUMP que leur avait concocté les médias. Ils vont valoir, également, qu’en 2007, l’appartenance à l’UMP n’avait pas été d’un grand secours – au contraire – dans le combat contre le gel du corps électoral.
    Et puis il y a ceux, plus expérimentés peut-être, qui gardent un œil sur les sondages nationaux et se disent que l’avenir de l’actuel président de l’UMP n’est pas forcément assuré et qu’il suffit de ronger son frein alors que le retour de Nicolas Sarkozy est dans tous les esprits.

    Philippe Gomès, lui, a décidé d’assurer sa communication et le voilà pris en flagrant délit de clientélisme et de financement direct d’un média.
    La révélation de l’utilisation de sa réserve parlementaire vient en apporter la preuve.
    Cette somme, allouée tous les ans aux parlementaires, doit leur servir à aider des associations ou des projets dans leur circonscription. En général, ils favorisent des objectifs humanitaires, sociaux, sportifs ou culturels et ils financent, naturellement – c’est humain – des associations qui leurs sont proches. A ce titre, on ne s’étonne pas de voir Sonia Lagarde aider l’association Homosphère, soutien du mariage gay, ou apporter quelques subsides à Ensemble Pour La Planète de Martine Cornaille.
    La répartition de la réserve parlementaire du député Gomès surprend davantage parce que, s’il n’octroie que 1 million à 1,5 million à diverses foires agricoles, c’est à une radio qu’il accorde la plus grosse part. 6 millions ! Un don qui interpelle d’autant plus que cette radio – qui ne couvre qu’une petite partie du territoire – et qui reçoit déjà, des subventions de la Nouvelle-Calédonie, des provinces Sud et îles, et de plusieurs municipalités, bénéficie, proportionnellement, de davantage d’argent public que n’importe quelle autre radio calédonienne. Et cela malgré toutes les idées données et reçues
    Mais il est comme ça Philippe Gomès ! Faites ce que je dis, pas ce que je fais !
    Et je n’y suis pour rien s’il est déjà pris la main dans le sac !
    A peine l’année commencée je dois déjà l’agacer !

  16. Chronique du 10 février 2014

    C’est une habitude chez lui…. Roch Wamytan agite de nouveau le chiffon rouge du corps électoral. Avec même une surenchère. Après avoir évoqué le cas de 3000 électeurs qui auraient été inscrits indûment sur la liste spéciale, il conteste maintenant l’inscription de 6 700 personnes.

    Autant d’électeurs dont le FLNKS met en doute le droit de vote aux élections provinciales, au prétexte qu’ils n’étaient pas inscrits sur la liste de novembre 98, celle des électeurs qui ont participé au référendum d’approbation de l’Accord de Nouméa.

    La démarche soulève plusieurs questions et d’abord le fait que le FLNKS ait établi cette liste de 6 700 personnes en se basant sur un critère douteux et aléatoire. Il a procédé à partir du nom des électeurs inscrits, sélectionnant les noms à consonance non kanak, comme si le patronyme était une science exacte dans cette terre de métissage.

    Et certains dénoncent déjà, dans la méthode employée, des relents de racisme et une conception pour le moins dévoyée du destin commun.

    Ce thème récurrent du corps électoral spécial et de son interprétation renvoie aussi, bien sûr, à la pertinence du gel du corps électoral et à la funeste révision constitutionnelle de 2007 qui constituait un vrai coup de canif dans l’Accord de Nouméa. On se souvient du combat pied à pied, à l’Assemblée nationale et au Sénat, de Pierre Frogier et de Simon Loueckhote, mais ceux qui, à l’époque, ont laissé faire et ont refusé de se battre pour le maintien du corps glissant prévu par l’Accord, tel qu’il a été approuvé par 72% des calédoniens, ne sont pas les mieux placés aujourd’hui pour pousser des cris d’orfraie et s’indigner des conséquences d’une restriction du corps électoral qu’ils ont indirectement favorisée par leur inaction.

    Il y a enfin l’interprétation du gel du corps électoral et de la définition du tableau annexe.

    Et sur ce point, les juristes se chamaillent encore.

    Pour être électeur aux provinciales, faut-il « Remplir les conditions pour être inscrits sur les listes électorales » ou seulement « Avoir rempli les conditions » ? Et la question se pose pour ceux qui – par volonté, négligence ou désintérêt – ne se sont pas inscrit sur la liste électorale générale alors qu’il résidait en Nouvelle-Calédonie.

    Quoi qu’il en soit, dura lex, sed lex ! La loi est dure mais c’est la loi !

    Aujourd’hui, chacun a intérêt à ce que la liste électorale spéciale, qui sera arrêtée par la commission des magistrats de la Cour de cassation, soit inattaquable.

    En clair, il faut que tous ceux qui ont le droit de voter y soient inscrits, mais il ne faut pas que ceux qui ne remplissent pas les conditions y figurent.

    C’est aussi simple que ça ! Et le haut-commissaire, Jean-Jacques Brot a rappelé, à plusieurs reprises, qu’il suffisait d’appliquer le code électoral.

    Un code électoral qui prévoit les recours mais pas les recours collectifs.

    Un code électoral qui prévoit les radiations quand elles sont justifiées, mais en aucun cas les radiations massives.

    Il faut aussi garder à l’esprit que la stratégie du chiffon rouge de Roch Wamytan, largement inspirée par son conseiller Matthias Chauchat, c’est en fait la stratégie de la diversion.

    Il donne des gages à son électorat, au moment où les divisions s’exacerbent au sein de l’UC et du FLNKS et alors que plus personne ne croit aux listes unitaires dont se glorifiaient les indépendantistes

    Cette stratégie du chiffon rouge, c’est aussi celle de la provocation, arme naturelle des minoritaires. Il crée un climat d’insécurité juridique pour des milliers de calédoniens qui se demandent s’ils vont pouvoir voter le 11 mai, qui s’interrogent pour savoir s’ils sont inscrits validement, et qui s’inquiètent de la perspective d’un recours.

    Il provoque la colère, l’indignation, la crainte et la peur chez les non indépendantistes et ouvre la voie aux surenchères et aux exaspérations.

    Mais faut-il réagir à chaque fois qu’il agite un chiffon rouge ?

  17. Chronique du 03 mars 2014

    Le virage socialiste de Philippe Gomès !

    On le voyait venir depuis des mois. Il a suffi d’une brève séquence sur la révision de la liste électorale spéciale pour qu’il se révèle au grand jour et que les députés calédoniens se fassent les porte-parole, les thuriféraires, les hérauts – sans jeu de mot – du pouvoir socialiste et de son Premier ministre.

    Ça couvait depuis des mois… En réalité, depuis les élections législatives quand les deux nouveaux élus – qui avaient fait toute leur campagne en affirmant qu’ils siègeraient sans étiquette – se sont retrouvés un peu orphelins dans une Assemblée nationale où l’on ne pèse rien si l’on n’est pas rattaché à un groupe politique. Ils ont eu de la chance ! Ils n’avaient pas de groupe, Jean-Louis Borloo, lui, n’avait pas assez de députés. Et voilà les deux élus calédoniens embarqués dans la constitution du groupe hybride de l’improbable UDI, contrainte, pour exister et se démarquer, de ne pas adhérer aux thèses de l’UMP.

    Partant, les deux députés calédoniens, emportés par un maelström qu’ils ne maîtrisaient pas toujours, ont voté tous les textes de loi socialistes. Tous ! Et notamment les lois sociétales comme celle sur le mariage homosexuel auquel est pourtant opposé la majorité des calédoniens. Ils ont tout voté, y compris la loi d’assistanat sur les emplois d’avenir que Philippe Gomès a même tenté d’étendre à la Calédonie, dans la foulée de la très socialisante loi anti-trust.

    Et quand l’Etat se retrouve englué dans l’affaire de la révision de la liste électorale spéciale, qu’il n’a pas su gérer à temps, ce sont naturellement, Sonia Lagarde et Philippe Gomès qui volent au secours du Premier ministre.

    La première en posant, fort opportunément, une question orale qui permet à Jean-Marc Ayrault de délivrer, enfin, la position de l’Etat.

    Le second, en proclamant aussitôt que le Premier ministre a réglé la situation, qu’il faut traiter l’affaire des radiations conformément à ses déclarations, d’autant plus – selon les propos de Philippe Gomès – que le Premier ministre a dit, au mot le mot, ce que Calédonie ensemble défend depuis l’origine.

    La boucle est bouclée ! L’entente est totale entre les députés calédoniens et le pouvoir socialiste de Hollande, Ayrault, Valls et Taubira et ce n’est pas Paul Néaoutyine qui s’en plaindra, lui qui – beaucoup plus que Michel Jorda – est devenu le représentant officiel du parti socialiste en Nouvelle-Calédonie.

    Il y a décidément des proximités très troublantes…

    Mais n’en déplaise à Calédonie ensemble, rien n’est réglé dans l’affaire de la révision de la liste électorale spéciale ! Le seul élément nouveau c’est que l’on connaît, désormais, la position de l’Etat. Mais rien ne dit que cette position s’imposera aux magistrats de la Cour de Cassation, séparation des pouvoirs oblige.

    Et l’on se retrouve maintenant avec trois positions différentes : celle des indépendantistes, ou en tout cas celle de Roch Wamytan, qui a reçu le soutien du bureau politique du FLNKS, et qui vise à faire radier plus de 6700 électeurs. Celle de l’Etat, soutenue par Calédonie ensemble. Et celle des autres partis non indépendantistes, exprimée au Sénat et auprès du Premier ministre par Pierre Frogier. Il souhaite une modification constitutionnelle pour rétablir le droit de vote aux personnes installées en Nouvelle-Calédonie avant 1998, et que cela s’impose à tous.

    Trois positions différentes qui – c’est le comble – émanent, chacune, d’un signataire de l’Accord de Nouméa : le FLNKS, le Rassemblement et l’Etat.

    Dans ces conditions, en quoi la demande d’un comité des signataires est-elle exorbitante ? Et en quoi est-elle dérangeante si elle permet de dégager un accord, un consensus et d’aborder plus sereinement l’échéance capitale de 2014 ?

    Et ne faut-il pas traiter l’affaire au fond plutôt que de s’exposer à des tensions, voire à des troubles et à de multiples recours judiciaires dont personne, aujourd’hui, ne peut prédire l’issue ?

    Une belle unanimité s’est d’ailleurs dégagée sur ce point, une fois n’est pas coutume, à l’Assemblée de la Province sud où, à l’initiative de Cynthia Ligeard, tous les partis non indépendantistes se sont retrouvés sur un même vœu qui demande, notamment, cette réunion du comité des signataires.

    Une belle unanimité qui – on s’en doute – ne va pas tarder à voler en éclat chacun étant rattrapé par les contingences de la campagne électorale.

    On a eu l’illustration ce samedi avec le meeting de l’UCF qui n’a eu de cesse d’épingler et de renvoyer dos à dos le Rassemblement et Calédonie ensemble. A-t-on suffisamment réalisé que cette union est une sorte d’oxymore politique puisqu’elle réunit trois petits partis issus de divisions ? Trois petits partis qui, en outre, ne se sont jamais frottés au suffrage universel, à l’exception du RPC avec le succès tout relatif que l’on sait. Plusieurs observateurs relèvent aussi à quel point ils retombent dans tous les travers de la politique de grand papa, en menant une stratégie de débauchage, en cultivant les ego et en cédant à toutes les démagogies pourvu qu’elles soient payantes électoralement. Ils le font, d’ailleurs, à l’imitation des indépendantistes, au prix d’un retour à la politique mortifère du rapport de force, bloc contre bloc. Comme si, depuis 25 ans, la Calédonie n’avait pas choisi une autre voie.

    Il faut que les signataires des Accords se réveillent !

    Dans les deux camps, il y en a qui sont devenus fous.

  18. Chronique du 07 Avril 2014
    C’est reparti ! A peine tournée la page des élections municipales que tous les yeux sont rivés vers les provinciales.
    C’est demain, dans 34 jours, et le Front pour l’unité a pris les devants en lançant immédiatement sa campagne sans laisser retomber la fièvre de la mobilisation.
    Avec un mot d’ordre martelé face à ses militants : qu’ils soient fiers du projet qu’ils portent. Celui d’un 3ème accord et d’une Calédonie qui s’inscrive dans la France par la reconnaissance de l’autre, la réconciliation et la négociation.
    Ce n’est pas dans l’affrontement et la confrontation que l’on construira la Calédonie dans la France affirme Pierre Frogier.
    Et au passage, le leader du Rassemblement tacle ceux qui ont pris un autre chemin. « Ceux qui ont renié ce projet et ces valeurs se sont perdus » a-t-il lâché, dans une épitaphe pour le MPC dont le leader vient d’encaisser un dur revers à Nouméa, alors qu’il pensait avoir trouvé la martingale de la victoire.
    Il ne suffit pas de durcir le ton à l’encontre des indépendantistes et de se faire le champion de l’absence de concessions, pour remporter le succès.
    Et ce sont les limites de la stratégie de l’affrontement.
    On a d’ailleurs ressenti, pendant cette campagne municipale, une certaine lassitude face au dénigrement et à la confrontation à tout prix. Comme un désir d’apaisement face aux enjeux que doit relever la Calédonie

    Et c’est notamment parce qu’il a méconnu cette évolution que Philippe Gomès – quoi qu’il en dise – n’a pas gagné les municipales.
    Mais il poursuit un objectif, un seul : Que son parti puisse s’afficher comme la première formation politique de Nouvelle-Calédonie.
    Qu’importe le programme ou le projet. Qu’importe la solution d’avenir. Il veut seulement être le premier. C’est son but, son ambition et tant pis si cela l’amène à faire le grand écart d’un bout à l’autre de l’échiquier politique, de la gauche à l’ultra droite en passant par le centre.
    Il veut être le premier, et quand il croit qu’il l’est, il adore le revendiquer crânement et l’asséner à la face de ses adversaires. Et souvent, c’est ce qui le perd.
    Dominateur et sûr de lui à l’issue des législatives, il s’était fixé un objectif insensé ! Dans l’agglomération de Nouméa, il allait réaliser le grand chelem. Nouméa, le Mont Dore, Dumbéa et Païta seraient à lui… en attendant la suite.
    Il n’y a pas eu de grand chelem. Juste une belle victoire à Nouméa que beaucoup attribuent à Sonia Lagarde plus qu’à son chef de file dont la nouvelle maire n’a d’ailleurs pas voulu s’encombrer pendant sa campagne.
    Mais le Mont Dore, Dumbéa et Païta ont renouvelé leur confiance à leur maire et oublié le score, qu’aux législatives, elles avaient donné à Philippe Gomès.
    Pour se consoler, il ne lui reste qu’une agglomération, celle de La Foa, son fief inexpugnable, auquel il peut adjoindre Farino et Moindou. Et peut-être Sarraméa même si, là encore, la méthode employée semble avoir trouvé ses limites.
    Mais cela ne peut lui suffire et il est allé revendiquer Poya, obligeant Yasmina Metzdorf au démenti, ou encore Pouembout, malgré les dénégations de Robert Courtot.
    Et comme, en outre, il veut être le seul vainqueur, il nie le succès de Simon Loueckhote aux loyauté mais il revendique, comme un du, la tête de liste pour Gérard Poadja dans le Nord alors que d’autres, comme Alcide Ponga, pourraient désormais y prétendre.

    A la veille d’une nouvelle campagne, les électeurs sont fatigués de ces querelles incessantes et cette course au leadership dont ils ne voient pas l’intérêt. Ils veulent l’union pas l’hégémonie.
    Ils veulent, finalement, que l’avenir de la Calédonie se fasse dans l’apaisement, la réconciliation et la négociation, pas dans l’affrontement et la confrontation.

  19. Chronique du 14 avril 2014

    Il fallait s’y attendre ! L’UC nous écrit un nouvel épisode du feuilleton de la liste électorale spéciale, en refusant d’apposer sa signature, et donc de cautionner la liste qui sera arrêtée.
    Tout cela était prévisible. On se doutait bien que l’Union calédonienne n’allait pas se contenter des rejets de radiation des commissions administratives. Comme prévu, elle a saisi le tribunal de 1ère instance.
    Et de la même manière, elle ne va pas se satisfaire du rejet de ses recours par les tribunaux, d’autant plus que le tribunal de Koné lui a accordé 89% des radiations demandées.
    C’est d’ailleurs la première entorse au scénario idyllique selon lequel la réponse juridique suffirait.

    A l’inverse, tout porte à croire que la grande majorité des recours devraient être rejetés par le tribunal de Nouméa et c’est manifestement ce que pense l’UC qui parle déjà de « déni de justice ».

    Mais on imagine l’angoisse de ceux qui ont été convoqués la semaine dernière et qui vont, dans les prochains jours, recevoir la lettre recommandée leur annonçant à quelle sauce ils seront mangés. Ils sauront si leur inscription est toujours contestée et s’ils doivent se relancer dans un marathon juridique qui va les conduire devant la Cour de Cassation.
    Bref, l’histoire est loin d’être finie et la décision de l’UC, de ne pas signer les listes électorales spéciales, est un rebondissement attendu, une sorte de boycott qui ne dit pas son nom.

    Tout cela était prévisible, n’en déplaise à Philippe Gomès qui avait annoncé, il y a quelques semaines, après la réponse de Jean-Marc Ayrault, que l’affaire était réglée.

    Rien n’est réglé, en réalité. Et après s’être agité depuis des mois sur cette question, on pouvait se douter que l’UC ne baisserait pas les bras. On peut d’ailleurs compter sur Mathias Chauchat pour poursuivre jusqu’au bout ce combat absurde dans lequel il a entraîné le président du Congrès.

    Alors certes, le refus de signature de l’UC ne changera rien pour la publication de la liste spéciale mais chacun voit bien le risque que cela fait peser sur le scrutin du 11 mai qu’une partie des indépendantistes pourra être tenté de contester.

    On nous dit que cela dépendra des résultats et que l’UC ne remettra pas en cause des élections dont elle sortirait vainqueur, mais l’on voit bien que cette question va peser une fois de plus sur la campagne et dénaturer le débat provincial. On pouvait rêver d’un climat plus serein pour entamer la dernière ligne droite de l’Accord de Nouméa.

    Clairement, la réponse juridique n’était pas suffisante pour une question qui est avant tout politique.
    Et c’est dans ce climat que se déroule un autre feuilleton, celui de la constitution des listes provinciales. Et là aussi, du Sud au Nord, il y a du sport !

    Mais chez les non indépendantistes, les masques tombent. Les gens du Nord tentent de contrecarrer les tentatives hégémoniques d’un chef de parti qui veut la tête de liste, les places éligibles, le nom de la liste et même donner les consignes de vote pour sauvegarder son axe privilégié avec le Palika.

    Vont-ils arriver à déjouer les manœuvres de celui qui veut leur imposer sa loi et pour qui l’union ne peut être qu’une reddition et une soumission ?
    La suite au prochain épisode.

  20. Chronique du 22 avril 2014
    Il nous a inventé le referendum « Oui-Oui ». C’est ça qui est bien avec Philippe Gomès. Il n’a peur de rien. Il ose tout. Et c’est à ça qu’on le reconnait.
    Il faut dire que question organisation de meetings ou de congrès, c’est le meilleur !
    Il y a de la musique, de l’ambiance, des brochettes, des petits drapeaux et, cette fois-ci, il y avait même un cheval et son cavalier qui sautaient dans un cadre enflammé.
    Et côté discours, il y a eu, comme d’habitude, des prises de parole à n’en plus finir. Les maires, les candidats battus, ceux qui auraient pu être élus, les ralliés de la dernière heure… Ils se sont tous succédés à la tribune pour mieux chauffer la salle avant l’arrivée de la tête de liste dans la Province Sud, Philippe Gomès soi-même, qui s’est limité à 35 minutes de discours. Une prouesse chez lui qui flirte plutôt, d’habitude, avec les trois quarts d’heure !
    Le problème c’est que tout avait déjà été dit, que tout le monde avait faim et que lui, il n’avait pas grand-chose à dire. Alors, il a fait comme d’habitude. Des petits coups de griffe à ses adversaires – il ne peut pas s’en empêcher – et un couplet sur la sortie de l’Accord de Nouméa. Mais là, il rame un peu. Il n’a rien à proposer que son fameux referendum éclairé auquel personne ne comprend rien.
    Alors, comme il y avait de l’ambiance, personne n’a vraiment écouté ce qu’il était en train de dire mais il nous a quand même imaginé un truc qui devrait faire école en droit constitutionnel.
    « Ce sont deux oui qui doivent pouvoir être dit au referendum. Un oui pour ceux qui veulent rester dans la France et un oui pour ceux qui veulent l’indépendance. Un referendum auquel on peut dire « oui » à deux possibilités pour l’avenir. » Et je n’invente rien. C’est ce qu’il a dit à la tribune de l’hippodrome.
    Je vous le disais, c’est le referendum « Oui-Oui ». Bonjour le dépouillement ! Comment va-t-on faire pour distinguer les « oui » des « oui » ?

    Mais en attendant ça ne veut rien dire. Ou alors, si tout le monde dit « oui », c’est que c’est un referendum de ratification d’une solution consensuelle. C’est ce que propose Pierre Frogier, depuis octobre 2009, et que Philippe Gomès s’évertue, depuis, à démolir. Mais c’est le seul cas de figure où tout le monde peut appeler à voter « oui ». Et ce n’est pas un référendum éclairé.

    L’autre feinte de Philippe Gomès, lors de son congrès, c’est celui de la benne du pick-up. Vous l’avez peut-être entendu. « Se mettre dans la benne du pick-up pour ensuite, au lendemain du 11 mai, essayer de prendre le volant à l’intérieur de la cabine climatisée, ça c’est pas autorisée. » a-t-il dit.
    Et encore une fois, c’est ça qui est bien avec lui. C’est qu’il ose tout ! Parce qu’en 2004, quand il a pris la présidence de la province, il était précisément bien caché dans la benne du pick-up, à la 6ème position et ça ne l’avait pas empêché de prendre le volant après les élections.

    J’ai bien aimé, aussi, son passage sur les négociations de sortie de l’Accord de Nouméa. Il faut, nous a-t-il dit, quelqu’un d’aguerri et d’expérimenté. Et là, il n’a pas pu s’empêcher de rouler des mécaniques. Lui qui n’a jamais rien négocié, lui ni jamais rien signé avec les indépendantistes, il pense que, par défaut, ce sera forcément lui le plus expérimenté et qu’il tient, enfin, sa chance d’être signataire de quelque chose.
    Cela dit, faut voir parce que les signataires non indépendantistes des accords de Matignon et de Nouméa soutiennent tous une autre liste que la sienne et Dieu sait s’ils sont, eux, aguerris et expérimentés. Et on peut penser qu’ils apporteront, de toute façon, leur expérience et leur savoir-faire.
    Mais s’il faut être expérimenté pour négocier la sortie de l’Accord, ça pose, aussi, tout le problème du renouvellement de la classe politique.
    Et on l’a bien vu. Si les signataires historiques sollicitent un autre mandat, on leur reproche de s’incruster. S’ils se retirent, on leur reproche de se défiler. Faudrait savoir…
    Bon, sur la ligne politique de Philippe Gomès, vous voyez qu’il y a redire.
    Mais, comme showman, il a un vrai talent.
    Reste à savoir si c’est ce qu’il faut face à des indépendantistes aguerris et expérimentés.

  21. Chronique du 28 Avril 2014
    On craignait que la campagne soit rude. Ce n’est pas le chemin qu’elle prend pour l’instant et j’en veux pour preuve le débat qui s’est déroulé, vendredi, sur RRB, où les principales têtes de listes de la province Sud se sont affrontées, de façon claire et loyale, sans tomber dans les attaques stériles et l’agressivité.
    Et c’est un peu la surprise de cette campagne éclair !
    Les candidats n’ont que six semaines pour convaincre, alors ils vont à l’essentiel. Comme s’ils avaient pris conscience de l’importance de ce qui va se jouer ces prochaines années.
    Et finalement, la campagne sera peut-être responsable et constructive… Ce serait la bonne nouvelle de 2014 !

    Il y a les exceptions, bien sûr, comme la plaquette de Calédonie ensemble consacrée uniquement à attaquer violemment le bilan de ses adversaires mais la stratégie du dénigrement systématique semble avoir atteint ses limites. Tout ce qui est excessif est insignifiant et les calédoniens ne semblent plus prêts à mordre à l’hameçon des entreprises de démolition outrancière. Ils sont fatigués des propagandes mensongères et des polémiques stériles. Ils veulent savoir de quoi leur avenir sera fait.

    Et là, pour l’instant, ils ne sont pas très avancés, tant sont variés les scénarios qui leurs sont proposés.
    Il y a une certitude, tout de même, c’est qu’aujourd’hui, tout le monde veut négocier. Plus personne ne diabolise, comme cela avait été le cas en 2012, le dialogue entre partenaires de l’Accord de Nouméa. On le réclame au contraire !
    Sans surprise de la part du Front pour l’unité qui prône la recherche d’un 3ème accord, traduction de la solution consensuelle que le Rassemblement appelle de ses vœux depuis 2009.
    Mais aujourd’hui, pour Calédonie ensemble aussi, le dialogue doit s’imposer pour remplacer le référendum couperet par un référendum éclairé ou référendum « oui-oui », dans lequel chacun remplirait sa petite boite.
    Et pour l’UCF, qui affirmait hier le « zéro concession », c’est aussi le dialogue qui est privilégié, avant ou après un référendum d’autodétermination.
    Bref, aujourd’hui, tout le monde veut discuter.

    Et dans le camp indépendantiste, aussi, ça évolue. On n’en est plus aux propos de tribune qui proclamait « Kanaky 2014 » et qui ont tellement affolé ceux qui aiment jouer à se faire peur.
    On a même entendu Roch Wamytan parler d’une Calédonie indépendante ou… autonome.
    Comme si la proximité des échéances ramenait tout le monde aux réalités et obligeait les indépendantistes à reconnaître qu’ils n’ont pas le choix.
    Qu’ils ont accepté, en signant les accords, que l’avenir se décide au suffrage universel et qu’il n’y a pas, dans les urnes, de majorité pour l’indépendance.

    La réalité, c’est que le paysage politique ne sera pas complètement bouleversé au lendemain du 11 mai.
    Quelques beaux esprits s’amusent à agiter la menace d’une majorité indépendantiste au Congrès, mais c’est surtout un jeu intellectuel. Certes la marge est étroite puisqu’ils occupent 23 sièges contre 31 aux non indépendantistes et qu’il suffirait d’un basculement de 5 sièges.
    Mais la mathématique électorale ne devrait pas permettre ce renversement.
    Il y a aussi l’inconnue de ceux qui jouent avec le feu en plaçant, sur leurs listes des candidats dont l’appartenance politique n’est pas clairement identifiée. On pense à deux candidats, dont la proximité avec l’UC n’est pas un secret, et qui figurent pourtant sur la liste de Calédonie ensemble. Qu’adviendrait-il s’ils étaient élus et qu’ils votaient avec les indépendantistes ?

    Mais l’on n’est pas là pour se faire peur et le vrai constat, c’est que personne n’aura la majorité des 3/5èmes, celle qui permet, le cas échéant, de déclencher les référendums de sortie de l’Accord de Nouméa.
    Mais il va falloir faire vite parce que si l’on choisit une solution alternative aux trois référendums de sortie, il faut se mettre d’accord avant. Et il faut, aussi, modifier la Constitution.
    Autant dire qu’au lendemain du 11 mai… il n’y aura pas de temps à perdre !

  22. Chronique du 05 Mai 2014

    Il y a 16 ans, jour pour jour, c’était la signature de l’Accord de Nouméa.
    Il faudrait prévenir la ministre des Outremers parce que, sans doute ne le sait-elle pas.
    Comme elle ne sait pas que l’Etat est en période de réserve pour cause de campagne électorale et qu’elle ne devrait pas s’exprimer. Mais bon, elle parle, elle parle… et elle évolue aussi ! La preuve, après avoir qualifié de « curieuse, la proposition de Pierre Frogier de créer un secrétariat général de la Calédonie, elle parle maintenant de proposition novatrice. Ce n’est pas exactement la même chose.

    Pour revenir à l’Accord de Nouméa, dont c’est aujourd’hui le 16ème anniversaire, il y a une grande question qui anime la campagne : Et maintenant, comment on en sort ?

    Comme si l’Accord était une sorte de labyrinthe, un dédale sans issue, dont on ne savait pas comment s’extraire. Comme si ses concepteurs nous avaient laissés sans mode d’emploi, ou qu’ils avaient caché la clef.
    L’avantage, c’est que ça stimule les imaginations. Ou pas…

    Les indépendantistes, par exemple, ne sont pas très créatifs. Ils s’en tiennent à la lettre. Un référendum, puis un deuxième puis un troisième. Et on discute après. Ils font l’impasse sur le fait qu’ils perdront trois fois mais ils n’ont rien d’autre à proposer et ça leur permet de gagner du temps avant de devoir, faute de majorité, renoncer à la pleine souveraineté.
    C’est toujours ça de gagné !

    A l’inverse, dans le camp des partisans du maintien dans la France, on rivalise de propositions, à tel point que l’électeur va avoir de la peine à s’y retrouver.
    Il y a le 3ème accord du Front pour l’unité, sorte de prolongement ou d’aboutissement des deux premiers.
    Il y a le referendum dès 2015 de l’UCF qui veut montrer qu’elle est pressée.
    Il y a le referendum éclairé de Calédonie ensemble, sorte d’usine à gaz sensée remplacer le referendum couperet.

    Mais, dans tout cela, il y a beaucoup de bluff !Parce que, quoi qu’en disent les uns et les autres, on se dirige naturellement vers un nouvel accord, qu’on l’appelle 3ème accord, solution consensuelle ou qu’on lui donne tout autre nom.
    On se dirige vers un 3ème accord parce qu’il n’y a pas d’autre solution possible et tout le monde le sait bien, sauf à remettre en cause tout ce que vit la Calédonie depuis 25 ans.
    Et qu’on discute tout de suite, dans un an ou dans cinq ans, qu’on discute avant ou après un hypothétique referendum, il faudra bien qu’à l’issue de ces discussions, il y ait un accord.
    Tout le reste est littérature ou alibi pour amuser la galerie.

    Et puisque tout le monde le sait, il aurait fallu s’y mettre le plus tôt possible pour éviter de se retrouver le nez dans le mur de la dernière mandature.
    Le calendrier électoral en a voulu autrement et, aussi, les ambitions personnelles de ceux qui craignaient de ne pas trouver leur place dans le dialogue qui aurait dû s’instaurer entre les signataires de l’Accord.

    Ce dialogue sera-t-il plus facile, demain, alors que les indépendantistes sortiront sans doute renforcés d’un scrutin qu’ils abordent unis ?
    Et qui seront les mieux placés pour négocier ?
    Ceux qui l’ont déjà fait et qui connaissent les difficultés de l’exercice et les points d’équilibre à trouver ?
    Ou ceux qui n’ont aucune expérience et qui arrivent avec leurs illusions et leur a priori ?
    Ceux qui ont cherché l’apaisement et la reconnaissance entre les communautés ?
    Ou ceux qui ont privilégié les clivages et l’intransigeance au mépris du vivre ensemble ?
    Ceux qui ont pris des risques pour faire progresser le destin commun ?
    Ou ceux qui ont travesti les propos de leurs adversaires pour mieux gruger les électeurs ?

    C’est à ces questions que devront répondre les calédoniens dimanche.

    Il y en a qui ont déjà répondu. Mélito Finau qui est allé voir ailleurs comme le lui a conseillé Philippe Gomès. Stéphane Bressler, viré de Calédonie ensemble pour avoir rejoint l’entente provinciale du Nord.

    Mais la grande question ça reste : Et maintenant, comment on en sort ?

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