Certes cet article sera très contesté pour ne pas dire plus … mais bon, pas franchement grave …

En effet, à la vue de tout ce qui se dit ou de tout ce qui s’écrit sur ce site et sur d’autres, je pense qu’il n’est pas franchement inintéressant d’avoir un autre point de vue.

Un point de vue certes orienté par des convictions personnelles (mais pas plus orienté que ce que l’on peut lire ça et là), mais aussi et surtout, un point de vue éclairé.

Éclairé par le suivi constant de la vie politique du territoire durant plus de vingt années, éclairé par le talent si souvent décrié d’une femme pleine de courage et de convictions, éclairé enfin par une implication forte et de tous les instants au dessein du maintien de la Nouvelle Calédonie au sein de la république Française.

Merci donc à Elizabeth de m’avoir autorisé à publier ses chroniques.

 

744 COMMENTS

  1. La chronique de la semaine écoulée

    03 juin 2013

    Tous contents ! Ils sont tous contents du protocole de fin de conflit « vie chère » !

    Tous, ou presque puisque certains, quand même, parlent de mascarade et que d’autres dénoncent une « victoire à la Pyrrhus ».

    Mais ce ne sont pas quelques voix discordantes qui vont venir gâcher le plaisir des signataires. Ils n’ont quand même pas passé tout un week-end au Haussariat avec en prime une nuit blanche, pour prétendre aujourd’hui que c’est un mauvais accord.

    D’autant qu’au final, chacun y trouve son compte.

    L’intersyndicale, qui reconnaît que sa grève générale n’était pas le succès du siècle et qu’elle avait peiné à mobiliser, devait impérativement obtenir quelque chose. Il lui fallait afficher un résultat, un bilan. Elle a eu l’engagement d’une baisse immédiate des prix. Et même si c’est seulement de 10% sur 500 produits à partir du 24 juin, on ne va pas mégoter !

    Le patronat, qui était régulièrement désigné à la vindicte populaire, est désormais invité à la table des négociations et il apparaît comme un élément clef de la mise en œuvre de l’accord.

    Le gouvernement, qui était montré du doigt, qui était supplanté par le Congrès, et dont certains dénonçait l’immobilisme et l’inefficacité, est aujourd’hui, à la manœuvre et maître du jeu.

    Tous contents, je vous le disais !

    Quant au fond du protocole, on nous l’a répété sur tous les tons : on ne fait pas baisser les prix à coups de baguette magique, et il serait illusoire de penser que cela va tout régler et que c’en est fini de la cherté de la vie.

    Il y aura des déçus, sans doute, mais il fallait bien terminer cette grève.

    On note aussi que cet accord, et les commentaires qu’il a suscités, ont servi de révélateur. Ils ont eu le mérite de faire apparaître un clivage assez net, dans la société calédonienne, entre les partisans d’une économie plutôt libérale et les tenants d’une économie administrés, aux relents plus socialistes, qui a pour credo la loi anti trust, le gel des prix ou la hausse des impôts.

    Un clivage qui dépasse, d’ailleurs, les divisions politiques traditionnelles pour ou contre l’indépendance, puisque l’on a entendu l’inénarrable Gérard Reignier affirmer, au nom de l’UC, que l’intersyndicale défend le projet de société voulu par les indépendantistes et que Calédonie ensemble, de son côté, soutient les revendications de l’intersyndicale. On s’y perd…

    Et cet accord, et les commentaires qu’il a suscités ont, aussi, dévoilé au grand jour des proximités qui jusqu’alors étaient niées ou dissimulées. A ce titre, Marie-Pierre Goeytche n’est pas la seule à avoir constaté la complicité flagrante, à la télévision, entre Didier Guénant Janson et Philippe Michel.

    Et pendant ce temps, en métropole, l’UMP nous joue le énième épisode d’un improbable feuilleton. Si vous avez aimé la guerre Copé/Fillon, si vous avez applaudi à la décision de demander aux adhérents de voter pour savoir s’ils voulaient ou non revoter, vous allez adorer les primaires pour les municipales à Paris.

    Cette guéguerre interne va sans doute faire réfléchir ceux qui veulent importer, ici ce système aléatoire de désignation. Elle révèle aussi – mais on le savait déjà – que ce n’est pas seulement une question de génération et que les apparatchiks n’ont pas d’âge.

  2. La chronique de la semaine écoulée

    10 juin 2013

    Nul n’est prophète en son pays ! On le sait.

    Et l’on n’imagine pas qu’un responsable calédonien puisse convaincre aujourd’hui en déclarant que « la Nouvelle-Calédonie continue de faire exception dans l’outremer français ». On n’imagine même pas qu’il ose relever « qu’avec un taux de croissance aux alentours de 3% par an, elle a plutôt bien traversé la crise qui sévit au plan mondial depuis cinq ans ».

    Et qui pourrait se permettre d’affirmer qu’en plus « de ses ressources minières, la Nouvelle-Calédonie dispose de richesses considérables » ?

    Le responsable calédonien qui se permettrait de dresser un tel tableau passerait, au mieux, pour un incurable optimiste, voire pour un doux rêveur coupé des réalités.

    Il serait, au pire, la cible des lazzis de tous ceux qui savent ou croient savoir que la Calédonie va mal, que son économie est en berne et que ses perspectives sont bouchées par l’incertitude institutionnelle qui plombent son avenir.

    Et pourtant ces propos ont bien été tenus, mais pas par une personnalité calédonienne.

    C’est le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, qui s’exprime ainsi, dans la presse, à la veille de la réunion du comité de surveillance de l’IEOM.

    Et personne n’osera prétendre qu’il ne connaît pas son sujet.

    Mais cela fait du bien et nous change du climat de sinistrose généralisée dans lequel on cherche, depuis des mois, à nous enfermer.

    On nous a joué « le pays où la vie est plus chère », on nous a présentés comme les premiers pollueurs au monde, on nous a dit que rien n’allait. Et si, sans tomber dans la légèreté, dans l’insouciance ou dans la naïveté on essayait de positiver

    Hasard du calendrier, ce constat vaut aussi pour la délinquance et le climat d’insécurité qui mine, pourtant, les calédoniens. Voilà que les experts réunis à la CPS pour réfléchir sur « Quel futur partagé pour la prévention de la délinquance ? » ont, eux aussi, tenu des propos qui pourraient apparaître à certains, comme politiquement très incorrects.

    Au vu de leurs codes, de leurs curseurs et du niveau d’insécurité dans les quartiers sensibles de métropole, ils requalifient notre « insécurité » en « incivilité », même s’ils comprennent le sentiment des victimes. « Le pourcentage des jeunes délinquants par rapport à la population totale de mineurs, c’est peanuts ! » dira même l’un d’eux.

    Et mieux, certaines des réponses apportées par la Calédonie en matière de prévention comme la médiation, la détection de l’absentéisme ou la prise en compte de la culture des communautés ont semblé innovantes et intéressantes à ces spécialistes venus de métropole, d’Australie ou de Nouvelle-Zélande.

    Alors certes, il ne faut pas tomber dans l’angélisme et l’on ne peut ignorer les ravages que font, en Nouvelle-Calédonie, les consommations dramatiquement excessives d’alcool et de stupéfiants. On ne peut non plus accepter la multiplication de ces actes de délinquance qui gâchent la vie quotidienne mais il faut aussi relativiser et remettre les choses dans un contexte plus global.

    Et sans croire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, on peut, de temps en temps, positiver.

    Sans aucun rapport. Le psychodrame qui se joue entre la membre du gouvernement en charge de la fiscalité, la présidente de la commission spéciale réforme de la fiscalité du Congrès et la directrice des services fiscaux. On dira ce qu’on voudra mais manifestement, s’il est un domaine où le territoire n’est pas en retard, c’est celui de la féminisation des postes à responsabilité.

    Mais on sera obligé de constater, aussi, que la parité n’adoucit pas les mœurs politiques.

    • Ben merde alors, qu’est-ce qui se passe ???
      Pas un mot sur PG ou CE ???
      Elle est malade la dame noire…???

      Bon et toi Victor, c’est quand que tu positives….

      Mouarffffff

    • Ben en fait je ne suis pas « positif » du tout…

      Même si nous nous en sortons mieux que les autres outres-mer et mieux que la métropole, on est quand même dans une décroissante assez rapide que personne ne semble vouloir prendre en compte.

      Je ne veux pas faire de sinistrose, mais y a rien de bon en vue, personne ne prend la mesure de ce qui se prépare et çà ne me réjouis pas vraiment…

      Quand M. Noyer, comment dire….
      La NC qui se porte bien ???
      La France qui est en train de se relever ????

      Non vraiment je ne vois pas…. Mais attention, je ne dis pas qu’il n’y a rien à faire, je dis juste que je ne vois pas nos décideurs en phase avec la situation et donc avec les décisions qu’il faudrait prendre…!!!

      Mais bon, les prix sont bloqués jusqu’en décembre 2014. Entre temps certains veulent nous mettre la TGA en gelant les prix histoire qu’on ne puisse pas voir que c’est inflationniste, les petits artisans et commerçants vont se prendre en boute les 10%….
      Mais bon, les choses se présentent bien il parait, mais je ne sais pas pour qui ???

      Malgrés tout je vais positiver puisque c’est le mot du jour…!!!
      Avec un peu de chance on ne sera pas obligé de dépenser des centaines de millions pour NC9….!!!

  3. La chronique de la semaine écoulée

    17 juin 2013

    Splendeur et misère de la fonction publique, illustrée par l’affaire Boiteux.

    Et manifestement, on n’est pas au bout de nos surprises dans ce feuilleton où se mêlent les intérêts et les rancœurs personnelles, les suspicions et les arrière-pensées politiques.

    Que s’est-il vraiment passé lors de cette commission spéciale de la réforme de la fiscalité ? Y-a-t-il eu désobéissance manifeste de la directrice des services fiscaux à l’égard de son supérieur hiérarchique ? Cela justifiait-il sa suspension puis sa révocation par le Gouvernement ?

    A priori, cela fait partie de la vie interne de l’administration. D’autant que le débat, qui s’est déroulé jeudi, dans l’hémicycle du boulevard Vauban, a rappelé, fort opportunément, que la valse des directeurs n’est pas un fait rarissime et qu’elle a même été la règle, en 2004, à la Province Sud et en 2009, au gouvernement.

    Le Congrès a estimé qu’il ne fallait pas moins qu’une commission d’enquête pour faire la lumière sur le sujet. Dont acte. C’est une prérogative du Congrès et certains y tenaient manifestement.

    Mais ce sont les révélations du Président du gouvernement qui, à coup sûr, constituent le volet le plus croustillant de l’affaire.

    La présomption d’innocence s’impose et l’affaire va être jugée au pénal mais, disons qu’elle interpelle. L’inspection de la boite mail de la directrice des services fiscaux auraient révélé qu’elle avait divulgué des informations confidentielles, transmis le dossier fiscal d’un élu à d’autres élus et envoyé, à des collaborateurs des dossiers couverts par le secret sans que sa hiérarchie en soit informée.

    A tel point qu’un agent des services fiscaux, qui ne porte pas la directrice dans son cœur affirme que « C’est notre affaire Cahuzac ! ».

    Certains, en effet, ne résistent pas au parallèle entre le ministre chargé de la lutte contre la fraude fiscale, qui fraudait le fisc, et la responsable de la confidentialité des informations fiscales qui les auraient divulguées à tout va.

    Mais encore une fois il faut rester prudent tant il est vrai qu’avoir assuré, pendant dix ans, de telles fonctions, ça crée des inimitiés, des rancœurs, des craintes et que beaucoup vont se lâcher en voyant tomber, celle qui détenait, hier encore, un pouvoir qui les effrayait.

    « On ne frappe pas un ennemi à terre. Alors quand ? » La saillie de Lucien Guitry se décline aussi au féminin.

    Mais cette affaire à tiroirs a aussi révélé des comportements étonnants. On a vu un ex-président du gouvernement perdre son sang-froid et prendre la parole sans y être autorisé. On a vu les indépendantistes soutenir la directrice des services fiscaux avant de donner l’impression de se rétracter. On a vu la retransmission Internet du Congrès connaître des défaillances au moment des révélations les plus surprenantes.

    Et l’on sait que la directrice des services fiscaux à l’intention de porter plainte contre le président du gouvernement pour violation de la correspondance. Une vraie affaire à rebondissements qui ne sera sans doute pas la dernière dans ce climat pré-électoral où l’on s’échange déjà les qualificatifs de « république bananière » ou de « bonimenteur ». Les prochains mois seront chauds !

    Chaud aussi, le dernier conseil municipal du Mont Dore. Le pire, pour un internaute anonyme, c’est de voir son identité rendue publique et c’est ce qui est arrivé, jeudi soir, à un conseiller municipal, ancien professeur de lettres à la retraite qui, sous le pseudonyme de Jeffrey Tardy, critique le maire et la politique municipale à longueur de forums. Eric Gay lui a dit qu’il savait qui il était et manifestement ça ne lui a pas plu. On le comprend. Du coup, il va devoir changer de pseudo pour rester crédible.

    Dans un tout autre domaine, l’initiative de la Grèce qui a carrément coupé la diffusion de la télévision d’Etat pour lutter contre la gabegie. Bon, ça peut être une piste pour lutter contre la vie chère, mais c’est pas chez nous qu’on ferait des choses pareilles…

  4. La chronique de la semaine écoulée

    24 juin 2013

    Le travail, y’a que ça de vrai ! La preuve, Philippe Gomès a beaucoup travaillé pour préparer son congrès. Il a relu l’intégrale des discours de Pierre Frogier !

    Au total, ça tient forcément du « copier-coller », mais bon… Peut-on reprocher au leader de Calédonie ensemble d’avoir eu besoin de temps pour comprendre ?

    Il a, ainsi, découvert qu’un référendum « pour ou contre l’indépendance », c’est un référendum couperet et que ça risque de créer des tensions sans apporter de solution. C’est ce que le président du Rassemblement répète depuis des années.

    Il a aussi compris que le référendum prévu par l’Accord de Nouméa ne réglait rien, lui non plus, et qu’il fallait donc trouver autre chose, ce que Pierre Frogier avait expliqué, en détail, dans un comité directeur d’octobre 2009.

    Philippe Gomès répète, également, qu’il n’y a pas de majorité pour l’indépendance, ce qui est l’une des constantes des déclarations de Pierre Frogier et il prône une solution consensuelle tout en affirmant qu’elle est impossible, parce que les indépendantistes n’en veulent pas. Il reprend ainsi, sous une autre forme, le constat du président du Rassemblement qui déclarait, il y a plusieurs semaines, que les indépendantistes n’étaient pas à la hauteur des enjeux.

    Et quand le leader de Calédonie ensemble propose un « référendum éclairé », on se dit qu’il a dû prendre des notes en lisant le petit opuscule publié récemment par le sénateur.

    Pierre Frogier y écrit que les calédoniens doivent compter sur leurs propres forces pour inventer un avenir à nul autre pareil et il pose la question : « Faut-il engager ce dialogue avant les élections de 2014 pour que les calédoniens puissent faire un choix éclairé ? Ou veut-on une fois de plus les tromper en multipliant les déclarations que chacun sait bien ne pas pouvoir tenir ? »

    Du choix éclairé au référendum éclairé, on frôle le plagiat même si l’on n’a pas bien compris en quoi consistait l’éclairage du référendum voulu par Philippe Gomès.

    Toujours est-il que le leader de Calédonie ensemble reconnaît que sa proposition ne respecte pas la lettre de l’Accord. Mais l’essentiel, explique-t-il, c’est le respect, non pas de la lettre, mais de l’esprit de l’Accord. C’est, mot pour mot, ce que Pierre Frogier affirme, depuis 2009, s’attirant les foudres de tous ceux qui affirmaient – de Philippe Gomès à Paul Néaoutyine qu’il faut appliquer l’Accord, tout l’Accord et rien que l’Accord.

    Tout ça pour ça ! Et si la vindicte du leader de Calédonie ensemble à l’égard de Pierre Frogier tenait seulement à la vexation d’avoir perdu la présidence du Gouvernement ? On ne veut pas y croire. On peut tout de même regretter le temps perdu qui aurait peut-être permis de rendre possible une solution consensuelle si Calédonie ensemble n’avait pas tout fait pour en saboter la recherche en s’enferrant dans la dénonciation d’une illusoire indépendance association à laquelle personne n’a jamais adhéré.

    Mais ce nouveau positionnement va rendre d’autant plus incompréhensible le splendide isolement dans lequel se complait le parti de Philippe Gomès qui se croit invincible et veut être reconnu – mais par qui ? – comme le seul interlocuteur.

    Il refuse déjà le regroupement des partis non indépendantistes mais, cette semaine, Philippe Gomès a aussi interdit à Léonard Sam et à ses militants mélanésiens de rejoindre « l’autre voix » constituée par Simon Loueckhote pour rassembler les kanaks partisans du maintien dans la France. Calédonie ensemble, seule aussi, à voter contre le compte administratif de la Province sud, seule à boycotter le Sommet du Fer de Lance.

    Et d’ailleurs, l’hostilité de Philippe Gomès à l’égard du commodore Baïnimara interpelle ! Pourquoi une telle détestation à l’encontre d’un chef d’Etat que Paris ne considère pas comme persona non grata ?

    Pourquoi une telle animosité alors que, finalement, leur conception de la liberté de la presse se rapproche quand on sait que Calédonie ensemble interdit à RRB l’accès à son congrès et que c’est la chargée de communication préférée de Philippe Gomès qui couvre, pour la télévision publique, le congrès de Calédonie ensemble.

    Ce qui les différencie, sans doute, c’est que le commodore fidjien, lui, n’est pas un despote… éclairé !

    • Ahhh !!!
      Tout de même j’ai fini pas croire que EN n’avait plus rien à dire…. Pfffff ben çà va mieux j’ai eu si peur….!!!!
      Et puis on l’a vu à la télé dimanche soit pour sa télé…
      Wahouuuu quelle classe et quel savoir faire au niveau prise de parole, sans déconner çà donne envie ????

      Sérieusement elle n’est vraiment pas bonne question com la Mme Nouar…
      En tous les cas nous appris que le petit milliard s’est transformé en petit demi milliard que les payeurs sont toujours les mêmes que prévu et que si les délais sont dépassés çà ne devrait pas poser de problème puisque ici on fait ce qu »on veut d’abord….

      On a aussi eu la confirmation que cette télé est bien celle des signataires et de personne d’autre, na !!! D’ailleurs aujourd’hui à RRB il même été question de la création d’une association des signataires histoire de bien écarter tous ceux « qui n’en sont pas »….!!!!

      Vive Le commodore, c’est sens doute grâce à lui que de nouvelles idées de démocratie se propagent dans notre Pays…!!!

  5. La chronique de la semaine écoulée

    01 juillet 2013

    Ils se sont tant haïs !

    Curieusement, c’est l’un des enseignements du 25ème anniversaire des accords de Matignon, célébré en grande pompe cette semaine.

    On ne savait pas, ou on avait oublié, à quel point les signataires se détestaient à l’époque. On ne savait pas, ou on avait oublié, combien ils avaient été horrifiés d’apprendre que leurs chefs respectifs s’étaient serré la main.

    On ne savait pas, ou on avait oublié, combien il leur avait été difficile de se parler, de négocier, de se retrouver enfermés dans la même pièce à Matignon.

    On ne s’en souvenait plus, à force de les voir travailler ensemble, se parler, se retrouver dans les assemblées mais ils l’ont raconté, sans ambages, la semaine dernière.

    On ne sait pas s’ils s’aiment aujourd’hui mais on sait qu’il y a 25 ans, ils se détestaient.

    Et au-delà de ces histoires personnelles, c’est forcément l’histoire de la Calédonie qu’ils nous ont racontée.

    On avait oublié, ou on ne savait pas, combien les antagonismes étaient violents dans la Calédonie de juin 1988. Il y avait eu tant de violences, de morts, de blessés, de souffrances que le pardon semblait impossible, que la réconciliation était inenvisageable.

    L’autre, c’était le diable !

    Et l’on comprend mieux la difficulté qu’a eue, chacun des camps, à convaincre sa base, d’autant que, déjà, chez les uns et les autres, il y avait des ultras.

    L’autre enseignement de cet anniversaire de 25 ans c’est que, même si l’histoire ne repasse pas les plats, il peut y avoir des convergences entre la sortie de Matignon et celle de Nouméa.

    Et les mêmes interrogations sur l’utilité ou l’intérêt d’un référendum couperet.

    Alain Christnacht, grand spécialiste de la Nouvelle-Calédonie, nous a bien expliqué qu’il serait plus difficile, aujourd’hui, de modifier la sortie prévue de l’Accord de Nouméa mais on a compris aussi, qu’au final, ce n’était pas impossible.

    Alors solution consensuelle ou non ? Le leader de Calédonie ensemble n’en veut pas. Il affirme péremptoirement qu’elle est morte ! Ce qui provoque une grosse colère d’Harold Martin qui lui répond que, si on avait raisonné comme ça il y a 25 ans, il ne se serait jamais rien passé. Pour le président du gouvernement, à l’inverse, les calédoniens n’ont pas d’autre choix que de s’entendre.

    Mais on s’entend sur quoi ? Face à cette interrogation, voilà Alain Christnacht qui prône un « choix éclairé » pour la sortie de l’Accord.

    Eclairé ! C’est décidément le terme à la mode mais quand on en cherche l’origine, le conseiller d’Etat renvoie au discours de François Hollande, le 5 décembre 2012, à la veille du dernier comité des signataires. Le président de la République avait déclaré – et je le cite – « L’Accord a prévu que la question posée offre le choix entre l’accès à la pleine souveraineté et le maintien dans la République. Mais il n’interdit pas que ce choix soit éclairé par une information des électeurs sur les conditions dans lesquelles la pleine souveraineté ou le maintien dans la République s’organiseraient. »

    François Hollande inventeur du « référendum éclairé » !

    Il y en a un qui ne s’en est pas vanté et qui n’a pas cité ses sources.

    Il faut dire, qu’à l’époque, personne n’avait relevé. Peut-être parce que l’idée semblait fumeuse et les propos de circonstance.

    Toujours est-il que, proposé par un président socialiste ou par un député centriste, personne n’a encore compris ce dont il s’agissait.

    Finalement, c’est peut-être plus sûr de faire comme il y a 25 ans, ou comme il y a 15 ans.

  6. Et faire quoi, comme y a 25 ans ou 15 ans ???
    Allez faut développer là parce que c’est pas claire il me semble….

    P.S. : et rien sur la possible mort de NC9 ???

    • C’est de l’info la chronique pas de la fiction Eric !!!

      Je sais qu’à force de fréquenter les Calomniateurs Eclairés, on fini par s’y perdre mais quand même ….

      • Ben je ne sais pas mais les dernières interventions de certains laissent à penser que c’est pas gagné pour le financement et la date limite approche à grand pas…
        Je ne parierais pas sur une « rallonge » au niveau du CSA…

        Et pour ce qui est de faire comme il y a 25 ou 15 ans, ben justement, je ne crois pas que c’est l’option du RUMP depuis quelques années…
        Les faits nous démontrent exactement le contraire, non ???

        Mais la raison de tout çà est assez simple et la conclusion de EN ne fait que valider mon propos…
        C’est bien un manque total de vision et de projet qui sont à l’origine de l’explosion du mouvement et donc du camp loyaliste. Faire comme avant, comme il y a 25 ou 15 ans c’est juste la preuve qu’il n’y a pas eu de progression dans l’esprit de certain. On fait un ou deux coup médiatique pour dire qu’on existe, mais en réalité on ne fait rien qui aille dans le sens du progrès…

        Voilà, c’est mon avis et je n’ai pas besoin de CE ou de quelqu’un d’autre pour avoir mes propres idées. Il semblerait que pour toi ce ne soit pas le cas. En même temps c’est pas grave, tu fais bien comme tu veux on est encore libre…

  7. La chronique de la semaine écoulée

    08 juillet 2013

    Il y a des semaines comme ça où rien ne va !

    Des trombes d’eaux se sont abattues, sans crier gare, sur une Nouvelle-Calédonie capitale mondiale d’un nickel en déprime.

    Bref, comme la météo, le moral n’est pas au beau fixe surtout si l’on y ajoute la crise du BTP, qui pèse déjà sur l’emploi, et les incertitudes politiques, qui se rappellent à nous, comme à la veille de chaque échéance électorale.

    Rien ne va ? Et nos pensées vont d’abord bien sûr aux victimes de ces intempéries – qui contrairement à la crise du nickel – n’étaient pas prévisibles.

    En principe, il ne pleut pas, en juillet, comme pendant les périodes cycloniques et les agriculteurs qui s’apprêtaient à récolter ont vu, en une nuit, détruire le travail d’une année.

    C’est une catastrophe climatique, économique mais surtout humaine même si les soutiens se sont tout de suite manifesté. Il y aura les indemnisations. Mais cela ne remplace pas forcément la destruction brutale de l’investissement de toute une année. Et dans leur désarroi, les agriculteurs ont également exprimé leur ras-le-bol d’être montrés du doigt par les associations écologistes qui les traitent d’empoisonneurs ou par les associations de consommateurs qui se plaignent du prix des fruits et des légumes. Une sorte de thérapie qui leur a permis de dire tout haut ce que, d’habitude, on n’entend pas.

    On entend plus régulièrement les acteurs du nickel, même s’il est assez rare que tout le gratin soit réuni comme c’était le cas, cette semaine, à Nouméa. On les entend et l’on savait que la crise arrivait.

    Elle est là !

    Seule consolation, on peut espérer que, quand elle sera finira, avec trois usines, on aura un triple boom. Espérons que, d’ici là, la Calédonie aura appris à anticiper pour éviter d’avoir, la prochaine fois, une triple crise.

    Et c’est la crise, aussi, dans le débat politique dominé par la confusion dans ce climat de pré campagne électorale avancée. Chacun est persuadé que les prochaines échéances seront décisives. Que celui qui gagnera les municipales, remportera les provinciales. Et que celui qui s’imposera aux provinciales raflera le gros lot et aura le droit de s’assoir à la table des négociations. C’est un peu simpliste comme vision et l’on peut penser que d’autres paramètres présideront à la préparation de l’avenir et à la sortie de l’Accord de Nouméa.

    Mais la réflexion en est là et chacun veut sa place d’où un discours politique, un peu décousu, et des propositions, parfois incohérentes, qui sonnent comme des slogans davantage que comme de véritables propositions d’avenir.

    Il faut espérer que le calendrier contraint de l’Accord de Nouméa ne fera pas coïncider une crise économique, une crise sociale et une crise politique.

    Et pour conclure, ne ratez pas la colère des pionniers à l’encontre d’un mensuel satirique plus habitué à donner des coups qu’à en recevoir. Les descendants de pionniers n’ont pas du tout – mais alors pas du tout – apprécié le jugement – tout aussi réducteur qu’injurieux – que celui-ci a porté sur les origines des familles calédoniennes.

    Et ils ne lui envoient pas dire !

    Il n’y a pas que Tapie face à Pujadas pour dénoncer le parti pris et l’acharnement de certains médias.

  8. Mais non tout va bien, avec une bonne TGA l’année prochaine, on va mettre des sous dans les caisses, même si c’est au détriment de la consommation et donc de l’emploi…!!!
    Cà ne marche pas ailleurs, mais çà marchera ici, parce que nous on marche sur la tête, c’est bien connu…!!! ???

    • Ben oui, çà c’est sûre que çà ne peu pas nuire à l’un et à l’autre…???
      Si tu es en mesure de m’expliquer l’inverse, je veux bien entendre tes explications et échanger avec toi sur ce sujet. Et je ne te parle pas de la position politique des uns et des autres, mais bien d’un avis économique à mettre en adéquation avec un modèle économique et social…

  9. Bon alors mon Victor plus de son plus d’image ????
    Et notre chronique c’est fini ???
    C’est curieux, mais à chaque fois que tu es en difficulté, tu disparais… Plouf, envolé l’oiseau ???

    Moi j’aurais bien échangé avec toi sur le sujet précédent et sur la chronique de ce lundi, mais visiblement tu ne sembles pas très en forme en ce moment ???
    Tu doutes, t’es fatigué ou en vacances…???

  10. La chronique de la semaine écoulée

    15 juillet 2013

    Il y a comme de l’électricité dans l’air ces temps-ci…

    Ça s’énerve, ça dénonce, ça proteste, ça s’insulte. Un climat tout sauf serein mais bon… ce n’est pas la première fois.

    Plus rare en revanche, ce sont les patrons qui donnent de la voix, eux que l’on a connus plus discrets et dont les querelles sont d’ordinaire plus feutrées. Eh bien, cette semaine, ils se sont lâchés ! C’est la CGPME qui la première a haussé le ton pour s’insurger contre ce qu’elle qualifie de « bidouillage » de la part du MEDEF, concernant la représentativité patronale.

    « Bidouillage » ? Vous avez dit « bidouillage » ? Le sang du MEDEF n’a fait qu’un tour et, d’une même voix, ses co-présidents dénoncent une agression inqualifiable et rappellent – à ceux qui auraient la mémoire courte – les liens entretenus par la CGPME avec d’autres organisations comme la FINC et ils ressortent même la vieille histoire des subventions controversées accordées à l’association Industria.

    La politisation du conflit n’est pas loin mais le pas n’a pas encore été franchi. Suite au prochain épisode.

    Dans les média, aussi, l’ambiance est un peu tendue ces derniers jours. On a suivi les lettres de défiance des salariés des Nouvelles Calédoniennes qui se méfient de tout et de tout le monde, alors qu’ils étaient tellement confiants quand c’était le leader de Calédonie ensemble qui, il y a quelques années, fixait leur ligne rédactionnelle. Promis juré ! Ils ne se laisseront plus prendre et ils seront très vigilants, désormais, quant à leur indépendance éditoriale.

    Et l’on peut souhaiter la même prise de conscience de la part de la rédaction de Calédonie première dont Pierre Frogier pointe du doigt, dans une lettre au président du CSA, le comportement outrageusement partisan.

    Pierre Frogier reproche, à la télévision de service public, de favoriser systématiquement Calédonie ensemble et il prend pour exemple l’émission anniversaire des 25 ans des accords de Matignon où aucun représentant des signataires non indépendantistes n’a été invité. Peut-être, suggère-t-il, pour ne pas froisser Philippe Gomès qui n’est pas signataire. Bref, en d’autres termes, il reproche à NC première d’être « une télévision de propagande ».

    Et Calédonie ensemble est capable de comprendre ce que ça signifie.

    Et dans cette ambiance tendue, deux missions sont actuellement sur le territoire et d’abord celle des experts venus mener une étude indépendante sur le choix du combustible de la future centrale électrique de la SLN. Ce sont nos députés centristes qui l’avaient réclamée à Delphine Batho. La ministre est partie mais les experts, eux, sont restés.

    Présents, aussi, ceux que l’on appelle les « précurseurs », venus préparer le voyage du Premier ministre Jean-Marc Ayrault annoncé pour la fin du mois sans que l’on sache bien les raisons et les objectifs de ce déplacement.

    Difficile de dire s’ils participent de ce climat électrique, mais certains responsables politiques ne se sont pas privés de leur dire, aux uns et aux autres, ce qu’ils pensent de leur présence, ici et maintenant.

    Et dire qu’avec toute cette électricité dans l’air, il y en a qui veulent, en plus… éclairer le référendum !

    • Rien d’étonnant qu’à ce jour le MEDEF nous réserve son éternel soupe, du plus grand, du plus gros, du plus beau, du plus riche mouvement patronal à qui tout doit revenir…
      C’est drôle, mais çà me fait penser à un mouvement qui continu à faire comme s’il était encore le N°1, alors que son « leader ship » est au plus bas….

      Y a un coté féodal, assez commun à ses deux entités je trouve…!!!
      Sauf que voilà, le monde évolue, il bouge, les gens changent et les idées aussi… Mais voilà quand on est un dinosaure c’est pas simple à entendre et encore moins à comprendre… Alors pour le changement vous repasserez plus tard !!!

  11. Une guerre qui n’intéresse pas les gens d’une manière générale, mais qui a néanmoins toute sa raison d’être dans un contexte d’ajustement des forces économiques, syndicales et politiques avant les élections de 2014.
    Car aisé d’imaginer que les résultats qui sortiront des urnes auront un impact majeur sur les entreprises et donc sur l’économie d’une manière générale…
    Ce qui se passe aujourd’hui influence de manière significative ce qui pourrait se pourrait arriver demain…!!!

  12. La chronique de la semaine écoulée

    22 juillet 2013

    La Calédonie entre rapports de force et recherche du consensus. Elle y est habituée !

    Et à la fin… Ce sont les gentils qui gagnent ! Ceux qui défendent la paix, le dialogue et le vivre ensemble. Ceux qui prônent une solution consensuelle.

    C’est en tout cas ce qui s’est passé jusqu’à présent, en 1988 et en 1998.

    Et c’est aussi ce que les calédoniens attendent pour la sortie de l’Accord de Nouméa. Mais comme elle est estimée globalement entre 2018 et 2023… autant dire que l’histoire n’est pas encore écrite, qu’il reste plusieurs épisodes et que le suspens est toujours aussi intense.

    D’autant plus intense que l’on en est à la phase du « rapport de force ». Celle où chacun veut faire entendre sa voix et montrer ses muscles. C’est toujours le chapitre le pire et, parfois, il dégénère.

    Surtout avec l’entrée en scène d’un « quarteron d’agitateurs au petit pied », comme les a joliment qualifiés le haut-commissaire.

    Mais bon, cela tient aussi du théâtre – pour reprendre là encore les mots de Jean-Jacques Brot – du théâtre, ou plutôt du jeu politique normal en démocratie, à l’approche d’échéances électorales et chacun, déjà, entonne son répertoire.

    On reprend une pièce qui a été cent fois jouée et dont les répliques sont connues par cœur.

    C’est Roch Wamytan qui donné le ton, en début de semaine, en produisant, sur le 14 juillet, un texte provocateur dont il savait qu’il échaufferait les esprits. Et ça n’a pas manqué. Dès qu’il a été connu, ce brûlot a, comme de juste, enflammé les réseaux sociaux.

    Et pour ne pas être en reste Victor Tutugoro est, lui aussi monté au créneau, pour réaffirmer que les indépendantistes sont… indépendantistes.

    Il répondait ainsi à Pierre Frogier qui répète – il l’a déjà dit – que depuis 1998, les indépendantistes ont renoncé à l’indépendance.

    C’est vrai, tout le monde le sait. Et eux les premiers !

    Mais, en principe, il ne faut pas le dire.

    Et pourtant, ils savent qu’ils sont minoritaires et qu’ils perdraient les éventuels référendums d’autodétermination. Ils savent qu’ils ne veulent pas de l’exercice des compétences régaliennes et que la très large autonomie de l’Accord de Nouméa leur convient. Ils savent, comme tout le monde, qu’il faut trouver collégialement une solution d’avenir pour bâtir un destin commun.

    Ils savent tout cela ! Mais ça ne se dit pas et surtout pas à la veille du renouvellement des provinces et du Congrès. L’heure n’est pas encore venue.

    Entretemps, d’autres actes se sont joués ici ou là.

    Le député centriste, socialo compatible, a fait dans l’autosatisfaction en dressant le bilan de son mandat et il a raison, on n’est jamais mieux servi que par soi-même. Mais il est dommage qu’il l’ait joué solo. L’exercice aurait été plus convaincant, encore, s’il y avait associée sa collègue.

    On a eu droit, aussi, au numéro d’une vedette extérieure, celui de Jean-François Copé qui apporte par vidéo son soutien au MPC lui qui était venu, en personne, en avril 2011, apporter son soutien aux deux drapeaux.

    Et à propos de vedettes extérieures c’est carrément le Premier ministre qui entre en scène le week-end prochain. Décidément, on est gâté !

    Le ton va se calmer un peu le temps de cette visite ministérielle, on évitera sans doute pendant quelques jours de s’échanger des noms d’oiseaux mais gageons que cela reprendra très vite.

    Cette excitation théâtrale pré-électorale est normale indique, placidement, le haut-commissaire, qui rappelle tout de même, aux uns et aux autres, que demain ils vont devoir travailler ensemble !

    Mais ça ce sera un prochain épisode et il ne verra pas le jour avant la fin 2014.

    Après le rapport de force, il y a la recherche du consensus. Et en principe, à la fin… Ce sont les gentils qui gagnent !

    Et à propos de gentillesse, c’est connu, il n’y a que la vérité qui blesse ! Eh bien, à voir les réactions dans la presse, j’ai du frapper là où ça fait mal ! Voyez comme ils sont chatouilleux quand on rappelle les liaisons dangereuses qui ont été les leurs…

    • Donc si le RUMP ne gagne pas aux prochaines élections, il faudra en conclure qu’ils ne sont pas les gentils ???
      Ce n’est pas moi qui le dis mais Mme Nouar…!!!

  13. Entre nous, Victor, tout est en place pour que ce soit le bazar, beaucoup de chefs pas tres competents, au final (il n’a a jamais eu autant de partis de droite ici, surnaturel il est le delire des egos…) peu d’indiens, une majorite qui va contre le courant de celle de metropole (qui banque, jusqu’a nouvel ordre) meme si la courtoisie obligeant, JM Ayrault fera un petit saut depuis la Coree du Sud pour nous faire un rapide petit ‘coucou’, et, non des moindres, aucune solution a la sortie des accords quand a moins d’un an de la premeire consultation, nous devrions etre fixes sur notre sort dans tous les cas de figure, mais voila, en politiciens magouilleurs qu’ils sont cette armee de chefs de partis politiques, ils conservent le meilleur pour la fin, alors que NOUS, l’electorat, DEVRIONS EXIGER des reponses AVANT d’aller aux municipales et provinciales, on se fait mener en bateau si l’on ne connait pas leur proposition, a chacun, pour la sortie des accords, pour le scenario final post trois referenda (en imaginant, de facon optimiste qu’ils seront bien au nombre de trois, ces referenda, vaudra mieux pour nos ‘matricules’) mais le pays etant compose de trop de ‘tricots rayes’, nous allons nous faire avoir, oui, comme d’habitude (drapeau, gel electoral, etc…), le Caillou deviendra, sans aucun doute, la scene de l’Olympia si nous ne nous reveillons pas…

  14. Je ne changerai pas les mentalities, il n’y a qu’a voir comment le caillou a vote aux dernieres elections, la departementalisation, ou regionalisation certains disent, pronent, est surement ce qui scellerait notre destin avec la France, nous irons droit vers l’independance si la sortie des accords ne se fait pas a 100% a l’interieur de la France, tu decouvriras que plus tu en donnes, plus on en veut, l’engrenage sera declenche, mais c’est normal, les Chinois et les Australiens auront interet a ce que la France se fasse doucement mais eventuellent virer du caillou, regarde autour de toi, les iles qui nous entourent, a qui appartiennentt-elles? Aux Angiais, les Anglais eux, ne font pas de cadeaux, ils ont toujours mate les opposants a leurs plans, regarde les Falklands, leur marine a fait 12 000 ks pour mettre sur la gueule aux Argentins (pourtant pas grand chose la-bas, pas comme ici… le Francais, il se fait bouffer, il n’est aps a la hauteur, il faut aussi se surpasser quelques fois, avoir le courage de ses convictions mettre en oeuvre ce qui est a sa taille…

  15. La chronique de la semaine écoulée

    29 juillet 2013

    Le Premier ministre est venu pour rassurer.

    C’est ce que l’on comprend à l’issue de ce voyage impromptu, coincé entre une escale en Corée du Sud et une autre en Malaisie.

    Rassurer les calédoniens, dans leur ensemble, parce que l’Etat sera toujours à leurs côtés, qu’il prendra ses responsabilités et qu’il remplira les obligations qui sont les siennes.

    Mais ce Premier ministre, que l’on dit un peu lisse, au discours apaisant voire lénifiant, aura tout de même bousculé quelques certitudes au-delà des étapes obligées que constituaient l’usine du Nord, pour constater « le symbole » du rééquilibrage économique en marche », et Ouvéa pour saluer l’esprit de « paix et de réconciliation. »

    En dehors de ces incontournables qui, certes, traduisent concrètement le processus entamé en 1988, mais qui répondent à un rituel quasi-immuable, c’est dans le domaine institutionnel que Jean-Marc Ayrault a pu innover et laisser libre court à une expression moins formatée.

    Il récite d’abord, classiquement, son Accord de Nouméa : C’est au Congrès de décider d’une date pour l’organisation du référendum de sortie, mais s’il ne l’a pas fait en 2018, l’Etat prendra ses responsabilités et la question, sur l’accès ou non à la pleine souveraineté, sera posée au plus tard en 2018.

    Voilà pour satisfaire ceux qui s’accrochent à la lettre de l’Accord.

    Mais c’est, bien sûr, l’incise que fait le Premier ministre qui retient toute l’attention.

    Ce sera comme ça sauf… « Sauf à ce qu’une solution consensuelle réunisse l’ensemble des forces calédoniennes, solution qui entraînerait nécessairement, une révision de la Constitution. »

    Et l’audace de Jean-Marc Ayrault a surpris parce que, dans la bouche d’un Premier ministre, cette petite phrase n’est bien sûr pas anodine.

    Cela signifie que l’Etat n’est pas fermé à une solution alternative au référendum d’autodétermination prévu par l’Accord de Nouméa.

    Que l’Etat est conscient qu’il peut y avoir d’autres pistes que celle qui consisterait à redemander aux calédoniens s’ils sont « pour ou contre l’indépendance », alors que chacun sait qu’une large majorité d’entre eux souhaitent le maintien dans la France.

    Que l’Etat, le 3ème partenaire a compris que l’Accord de Nouméa ne résout pas tout.

    Et l’étonnement c’est aussi qu’un Premier ministre socialiste ose faire le pas, alors que les indépendantistes récusent – en public en tout cas – toute autre solution que les trois référendums de sortie.

    Mais chez les partisans du maintien de la Calédonie dans la France, aussi, l’ouverture de Jean-Marc Ayrault fait du bruit alors que Pierre Frogier répète, depuis des années, qu’il n’y a pas d’autre choix qu’une solution consensuelle, que c’est la seule voie qui s’offre à nous, tandis que Philippe Gomès avait enterré un peu tôt cette hypothèse en affirmant, haut et fort, le mois dernier, que la solution consensuelle est morte et que c’est Pierre Frogier qui l’a tuée.

    Une forme de désaveu qui doit être un peu déconcertante pour le député centriste qui s’applique, depuis un an, à voter tous les textes proposés par le gouvernement Ayrault.

  16. La chronique de la semaine écoulée

    05 août 2013

    C’est, désormais, tous les ans, la mère des batailles.

    Chaque année, approximativement à la même date, on se demande qui va présider aux destinées du Congrès, première institution du territoire.

    Mais c’est la dernière fois que le débat a lieu sous cette forme.

    L’actuel Congrès n’a plus que 8 à 9 mois d’existence avant son renouvellement en mai 2014 et il ne siègera que quelques semaines d’ici l’entrée en campagne. Ceci dit pour relativiser l’enjeu de l’élection qui va avoir lieu dans quelques jours.

    Et pourtant ! Elle donne lieu à un débat titanesque dans lequel tous les coups sont permis.

    Il y aura donc trois candidats, cette fois-ci encore.

    Le président sortant Gérard Poadja qui campe sur une légitimité issue, à l’en croire, des législatives de 2012.

    Son challenger, Simon Loueckhote qui se présente comme le candidat de l’union et qui, de fait, réunit le plus de voix non indépendantistes du Congrès.

    Et, en embuscade, le 3ème homme, Roch Wamytan, qui attend tranquillement que les choses se passent et qui sait que si les deux autres n’arrivent pas à s’entendre, c’est lui qui gagnera le gros lot de la présidence du Congrès.

    Et il a de bonnes chances de penser que ce sera le cas !

    Certes l’an dernier, Simon Loueckhote s’était désisté mais, cette fois-ci, le président du LMD qui travaille au regroupement des partis non indépendantistes, n’a pas l’intention de céder, une nouvelle fois, au chantage.

    Car c’est bien de cela qu’il s’agit !

    Calédonie ensemble annonce, avant le scrutin, que même si son candidat est celui qui obtient le moins de voix, il se maintiendra, coute que coute, au 2ème et au 3ème tour, même si cela abouti à l’élection du candidat indépendantiste.

    Ça a marché l’an dernier mais tout indique que ça ne marchera plus parce que ceux qui avaient reporté leurs voix sur le candidat de Calédonie ensemble, pour éviter l’élection du candidat indépendantiste, ont l’impression – pour parler clair – qu’ils se sont fait avoir !

    Et d’abord, ils ont le sentiment que ce n’était pas Gérard Poadja qui présidait mais son parti politique.

    Ils n’ont pas aimé, non plus, les tensions récurrentes avec le gouvernement qui ont souvent rendu difficile le travail des institutions.

    Ils relèvent, enfin, l’émergence d’un nouvel axe entre Calédonie ensemble et les indépendantistes qui se sont retrouvés pour l’adoption de plusieurs textes dans le domaine économique.

    Pas question donc de se désister cette fois-ci et en conséquence, c’est le candidat indépendantiste qui pourrait faire un retour spectaculaire au perchoir du boulevard Vauban.

    Bon, pour resituer les choses, c’est le moment de rappeler qu’il s’agit de l’élection du président du Congrès, pas d’un scrutin d’autodétermination. Et puis on se souvient que Gérard Poadja, lui-même, avait inauguré sa présidence par un geste coutumier dans lequel il remerciait Roch Wamytan pour « Tout le travail effectué, toute la conscience professionnelle et l’abnégation engagées ».

    Peut-être y aura-t-il un retour de coutume.

    Et peut-être, finalement, cela va-t-il préfigurer la recherche d’une solution consensuelle. Parce que tout peut arriver !

    Désormais, chez les non indépendantiste, tout le monde est pour une solution consensuelle, même ceux qui l’avaient enterrée et avait déclaré comme le leader de Calédonie ensemble qu’elle était mort-née.

    C’est sans soute l’effet Jean-Marc Ayrault.

    Même si le commentaire de sa visite, par le député centriste, a provoqué le petit couac que l’on sait. Une première version lui faisait dire que le Premier ministre allait accompagner la Nouvelle-Calédonie sur le chemin escarpé de l’indépendance. Alors qu’il fallait comprendre le chemin escarpé du destin commun.

    Comme quoi, mais c’est une évidence, les chemins escarpés, aussi, doivent être éclairés !

  17. il faux construire le pays avec tout le monde mai pas avec LUMP. c lump qui à couler la france avec les dette qui on laisser et c lump les responsable .c pour sa qui faux changer de politique en nouvelles Calédonie il faux des politique avec les main propre et pas les main sale.signé convers .

    • Les mains propres ???
      Wahouuuuu, là j’ai peur que tu en demandes un peu beaucoup tout de même…
      Pas trop sales à la limite, mais propre, c’est un peu excessif, non ???

    • Tu as raison, convers, maintenant il y a disons trois principaux partis du centre/droite, le ‘gauchisant C.E., le MPC et ton R-UMP: lequel des trois proposera la ‘departementalisation’ (ou la ‘regionalisation’ certains l’appelle maintenant)? Si c’etait l’un des trois, il faudrait voter pour celui-la, non? Les memebres du R-ump n’ont pas l’air decides (comme toujours, eux c’est : « avec la France, mais pas a l’interieur de la France, magouilles et impots a payer obligent »…), avec CE, c’est l’inconnu, ils preferent ne pas suivre les accords et veulent un consensus a la place du ou des referenda d’auto-determination, donc, une association mais sans suivre les accords, et la je vois pas mal de problemes avec cette solution, les independantistes pourront toujours leur reprocher et se debrouillerons pour acceder a l’independance… Donc, il reste Yanno et son MPC, tout d’abord, est-ce la ‘marque d’attaque’ du R-UMP? Tu sais quand tu cree ta propre concurrence pour l’emporter, ou va-t-il etre intelligent et plus ‘eclaire’ que PG le Gael et proposer ce que personne n’ose proposer, la NC DANS la FRANCE, pour de bon, avec les referenda des 2014 ?

      • Ben non Grenouille, pour CE, il me semble que c’est au contraire les ADN avec un référendum « éclairé » qu’ils disent, et pas une solution consensuelle qui est justement la proposition du RUMP…!!!
        Pour la départementalisation ou régionalisation je ne comprend pas comment c’est possible…???
        Comment vous voulez proposer un retour en arrière pour les indépendantistes ??? Là faut m’expliquer comment vous leur vendez le truc, moi je ne comprend pas !!!!

        • Blanc bonnet bonnet blanc CE et le R-UMP, et MPC, et MRC, et AE, et, et, et…
          Pour devenir une region francaise avec nos trois provinces qui deviendraient trois departements francais, c’est tres simple, il suffit qu’une majorite de votants la veulent cette regionalisation, c’est aussi simple que cela, et devine ce qui se passera si nous choisissons cette option? Nous garantirons la stabilite du caillou, il faut expliquer aux independantistes les avantages mais sans se mettre a genoux, comme font certains, nous devons obtenir d’eux qu’ils se plieront a la regle simple de la democratie, qui est que les plus nombreux l’emportent !

  18. la Calédonie c un jolie pays mai il faux changer les politique aux pouvoir .il faux construire tout sans semble se beau payes et pas le détruire .je veux dire parla .il faux tout le monde dans se payes quart dans se payes c très tendu et tout sa c les richard qui sans mai plaint les poche et sa c vrais.nous à coté de sa on n’ai tout petit .voila se que je pense signé convers

  19. yatikékun pour me traduire le message précédent qui m’a l’air d’être aussi authentique qu’une montre Breitling achetée 5dollars HK dans une ruelle à Hong Kong

  20. La chronique de la semaine écoulée

    12 août 2013

    17 à 13. Le score est sans appel et il aurait dû, bien sûr, imposer à Calédonie ensemble de retirer la candidature de Gérard Poadja. C’est une évidence même s’il est de bon ton, depuis jeudi, de renvoyer dos à dos, les deux protagonistes non indépendantistes pour leur faire porter une égale responsabilité dans l’élection de Roch Wamytan à la présidence du Congrès.

    Clairement, celui qui obtient le moins de voix doit se désister en faveur de celui qui, dans son camp, est arrivé en tête. C’est un principe républicain imprescriptible et il est incompréhensible que Calédonie ensemble s’en soit exonérée. Incompréhensible, aussi, qu’après avoir tant reproché au Rassemblement l’élection de Roch Wamytan à la présidence du Congrès, elle n’ait pas tout fait – alors qu’elle en avait les moyens – pour empêcher qu’il ne retrouve son fauteuil.

    Et pourtant, le scénario était connu à l’avance et rien ne pouvait l’enrayer.

    C’est la stratégie chère à Philippe Gomès du « perdant-perdant », stratégie qu’il a déjà expérimentée, à plusieurs reprises, et qui l’a conduit à perdre toutes les institutions qu’il a un temps dirigées. La province Sud qu’il perd en 2009, le gouvernement qu’il perd en 2011 et aujourd’hui, le Congrès.

    Car il ne faut se tromper ! Calédonie ensemble voulait conserver la présidence de la 1ère institution du territoire qu’elle avait arrachée il y a un an.

    Et c’est un échec de sa stratégie du rapport de force permanent.

    Un échec prévisible tant Philippe Gomès reproduit toujours les mêmes schémas, en jouant le bras de fer et en misant sur la faiblesse de ses adversaires.

    En 2007, alors qu’il avait promis à Didier Leroux de le soutenir aux législatives, il se présente contre lui avec déjà les mêmes arguments. Il est le plus fort et son adversaire doit s’effacer devant lui. Didier Leroux ne cède pas. Les deux perdent mais c’est Philippe Gomès qui arrive le dernier.

    En 2012, auréolé par sa victoire aux législatives, il nous rejoue le même scénario pour l’élection du président du Congrès. Il n’a que 10 élus mais il maintiendra son candidat, coûte que coûte, aux trois tours de scrutin. C’est aux autres de « se coucher » selon une terminologie qui tient plus du poker ou de la bagarre de rue que du combat politique. Et l’an dernier, c’est passé ! Traumatisés par la violence de la campagne législative, ses adversaires se désistent et lui offrent le Congrès pour éviter l’élection d’un indépendantiste.

    En 2013, le leader de Calédonie ensemble pensait que, cette fois-ci encore, ça passerait.

    C’est raté ! Et c’est, pour lui, une vraie défaite.

    C’est d’ailleurs le véritable enseignement de cette élection, parce que tout le monde à bien compris que la présence d’un indépendantiste au perchoir du boulevard Vauban, ce n’était pas la fin du monde, surtout à quelques mois du renouvellement des institutions.

    Mais ce qui s’est passé jeudi a montré les limites de la stratégie de l’arrogance et du splendide isolement du leader de Calédonie ensemble.

    Alors que dans le camp des partisans du maintien dans la France, chacun cherche l’union et le regroupement, les imprécations de Philippe Gomès contre « la bande des quatre » mettent surtout en exergue… sa solitude.

    Et elles traduisent bien que ce qui le contrarie, ce n’est pas tant l’élection de Roch Wamytan mais le fait que Pierre Frogier, Harold Martin, Simon Loueckhote, Didier Leroux et les élus de leur groupe aient refusé de céder à son chantage et de se plier à ses injonctions.

    Désormais, il va lui être plus difficile de faire croire à ses troupes qu’il détient un pouvoir d’invincibilité. Désormais, il va devoir admettre que les législatives n’étaient pas une épreuve d’immunité, le scrutin ultime qui rend tous les autres inutiles et fixe, à jamais, la représentativité des uns et des autres.

    Il y a des élections dans quelques mois, et alors que les indépendantistes commencent à évoquer ouvertement une solution alternative au référendum couperet et à parler, à leur tour, de solution consensuelle, il faudra, pour les remporter, autre chose que des vociférations et des accusations mensongères.

  21. Lu sur Caledo (de mon grand ami Paul Ethos):
    « alors que les indépendantistes commencent à évoquer ouvertement une solution alternative au référendum couperet,,, »
    Il ont pris conscience, les independantistes, que l’independance sera plus facile a obtenir en passant par la case ‘solution consensuelle’, c’est cela qu’il faut absolument eviter, ne pas tomber dans leur piege, nous n’avons pas a nous plier aux exigences d’une minorite + ou – violente, il faut qu’ils fassent ce que que leur -nous- dictera une majorite dans un referendum couperet et c’est la que l’on va juger qui est le meilleur des chefs ‘loyalistes’, vraiment loyaliste et vraiment chef, celui-la, si il nous sauve de l’independance inevitable avec les solutions vaseuses ‘consensuelles’, de ‘l’autonomie’ ou de ‘l’association’…

  22. LETTRE D’UN ADMIRATEUR TRANSI À ELIZABETH NOUAR.
    Tout d’abord, un grand merci à vous Elizabeth, de nous faire partager, semaine après semaine, ce monument unique, cet étalon-or de la pensée rumpoïde, qu’est votre chronique du lundi. Je dois avouer d’ailleurs que grâce à vous j’ai retrouvé cette âme d’enfant qui me fait guetter vos commentaires hebdomadaires avec la même fébrilité joyeuse que celle qui me faisait surveiller le facteur s’apprêtant à déposer mon « Pif-Gadget » dans la boite aux lettres. Si malgré ma réserve naturelle, je me suis décidé à vous écrire aujourd’hui après plusieurs années de muette admiration, c’est sans doute parce que votre dernière chronique, à n’en point douter, tutoie les sommets annapurnesques de la désinformation propagandiste.
    C’est ainsi qu’entre autres facéties révisionnistes, vous nous écrivez à propos de l’élection de Gérard Poadja à la présidence du Congrès en 2012 : « Traumatisés par la violence de la campagne législative, les adversaires de Philippe Gomès se désistent et lui offrent le Congrès pour éviter l’élection d’un indépendantiste ». Passons rapidement sur le fait qu’il n’y a pas eu de « Congrès offert », mais une présidence de l’institution obtenue après le renoncement boudeur de votre nouvel ami, monsieur Loueckhote, ce qui n’est pas tout à fait la même chose. Sur un plan clinique, le plus fascinant, c’est cette propension que vous avez à donner dans la victimisation en excluant toute remise en cause. « Traumatisés » par votre défaite aux Législatives ? Même pas. « Traumatisés » par la perte de confiance des Calédoniens à votre égard ? Pas davantage. « Traumatisés » par les vilains de Calédonie Ensemble, tel est votre diagnostic, celui de l’auto-complaisance inébranlable.

    On perçoit bien que dans votre entourage, et chez vous-même, depuis le 8 août 2013, date de la réélection de monsieur Wamytan, votre candidat de 2011 est-il besoin de le rappeler, le traumatisme a fait place à une joie à grand-peine contenue. Vous proclamez à ce propos : « tout le monde a bien compris que la présence d’un indépendantiste au perchoir du boulevard Vauban, ce n’était pas la fin du monde » et dans le même temps que le « vrai enseignement à tirer de l’événement », c’est « la défaite de Philippe Gomès ». Bref, l’indépendantiste président du Congrès, c’est un épiphénomène, CE au tapis, c’est un jour de gloire, votre coupe du monde à vous… Apparaît ainsi toute la subtilité de la stratégie rumpoïde de ces derniers mois. Pauvre monsieur Loueckhote, lui qui pensait être un vrai candidat.
    Cependant, comme vous maniez l’art du contrepied avec une infinie dextérité, vous ne craignez pas dans le même temps de faire vibrer, dans un trémolo ultime, votre fibre patriotique : « Alors que dans le camp des partisans du maintien dans la France, chacun cherche l’union et le regroupement… ». À ce propos, qui sont donc ces vaillants défenseurs supposés du maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France ? Vous avez l’amabilité, une de vos qualités premières reconnue de tous, de nous les énumérer un peu plus loin : parmi eux, messieurs Frogier, Martin, Loueckhote…
    Dés lors, puisque nous en sommes aux citations, permettez-moi d’en décliner quelques unes :
    – Octobre 2009 : « …choisir librement de laisser à la République l’exercice des compétences régaliennes en Nouvelle-Calédonie », Pierre Frogier. (Boulouparis)… Or une idée, quelque peu impertinente j’en conviens, traverse mon esprit de buse obtuse : lorsqu’on « laisse» des compétences, il faut, à un moment ou à un autre, les avoir soi-même récupérées, non ? De même, il me semble que ce qu’on a librement donné, on peut tout aussi librement le reprendre… Mais bon, ce que j’en dis, c’est juste histoire de causer un peu avec vous.
    – Juillet 2011 : « …notre avenir est avec la France… pas dans la France » Harold Martin. (Les nouvelles de Tahiti). Nul besoin de commenter, je crois.
    – Octobre 2011 : « …on peut accepter de prendre un certain nombre de responsabilités sur quelque chose qui puisse s’appeler indépendance « . Eric Gay, SG du RUMP. (Radio Océane). Commentaire qui se suffit également à lui-même.

    – Avril 2012 : « …une solution durable offrant une représentation internationale à la Nouvelle-Calédonie ». Pierre Frogier. (Valeurs actuelles). Or, représentation internationale = siège à l’ONU et siège à l’ONU = Etat souverain. CQFD.

    – Sans omettre le délicieux « … rester très près de la France » de Simon Loueckhote en mai 2013 ( DNC). Nul besoin d’être un spécialiste de la théorie des ensembles pour comprendre que ce qui est « très près » n’est plus « dedans »…

    Cessons donc un instant, puisque nous sommes entre nous, d’empiler calembredaines sur carabistouilles : point de réel partisan du maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France parmi vos sus-nommés, juste quelques adeptes non assumés de l’indépendance-association néo-pisaniste. Précisons que le factuel des propos par eux tenus, vous épargnera de nous entonner le pathétique couplet des « accusations mensongères de CE »… Éternelle antienne infiniment ressassée par les RRBistes sous perfusion financière provinciale et municipale.
    Et lorsque vous nous dites encore, chère Elizabeth : « les indépendantistes commencent à parler, à leur tour, de solution consensuelle », on se dit que la Koalition indépendante-associative est de retour, si tant est qu’elle se soit un jour absentée, et les Îles Cook dans le viseur…
    Ne changez rien surtout, ne touchez pas à ce mélange de distanciation mesurée et d’objectivité journalistique, votre marque de fabrique, qui est décidemment inimitable.
    Au plaisir donc de vous entendre, et de vous lire, dés lundi prochain.
    Votre admirateur sincère,
    Calcyt.

  23. N’est il pas comique que de souligner l’évidente utilisation permanente des mêmes méthodes de communication des Calomniateurs Eclairés pour tenter de masquer leurs propres responsabilités dans l’élection de Rock Wamytan à la présidence du congrès !!

    Par le passé, cette même élection qui avait servi à ces personnes de qualifier le Rump de parti indépendantiste, voire d’indépendantistes associatifs …

    Voilà que la semaine dernière, CE minoritaire en voix (13 voix CE contre 17 Rump-ae-LMD) n’hésitait pas à maintenir son candidat, par deux fois minoritaire lors des précédents votes, pour offrir le perchoir du congrès à Rock Wamytan.

    Dans la plus parfaite négation de la démocratie et du bons sens, les Congressistes Eclairés, n’hésitaient pas par la suite à tenter de se défausser de leurs propres responsabilités sur la totalité des autres mouvements non indépendantistes.

    Cela allait de l’abstention du RPC qui, selon les dires Eclairés, avec leur seul représentant avait fait basculer l’élection en faveur des indépendantistes, jusqu’à l’union des non indépendantistes, menée par Simon Louekhote, qui ne pouvait être que bidon et de ce fait, ne méritait pas d’être considérée …

    Cette argumentation, quelque peu alambiquée pour ne pas dire pathétique, n’ayant que très peu masqué l’excès de confiance, l’imposition de la pensée unique éclairée à tous ceux qui se déclaraient en faveur du maintien de la Calédonie dans la France, l’absence totale de la moindre considération démocratique voire républicaine dans l’exercice d’une élection et enfin les petits arrangements dans la distribution des postes qui s’est déroulée à l’issue de l’élection du président Wamytan … les Courges Eclairées n’hésitent pas enfourcher à nouveau leur ancien credo qui leur a tant réussi en 2012 : le dénigrement et la diabolisation des propos d’autrui.

    Le principe est simple, on extrait des phrases de leur contexte pour en faire une véritable incantation que l’on répète à l’envie en espérant recueillir l’oreille du plus grand nombre …

    Et qui s’y colle : Calcif !

    L’éternel chroniqueur vedette de la semaine de Calédosphère … le relayeur de la propagande du parti … bref le lettré de la bande des Calomniateurs Eclairés !

    Ce chroniqueur vedette du microcosme Calédosphère ne supporte pas les avis contraires.

    La chronique d’Elizabeth Nouar représentant 3 minutes d’antenne par semaine sur RRB, lui suffit amplement pour dénigrer la totalité des émissions de la station et mener, à l’aide de ses compères et maitres à penser, une véritable guerre contre cette radio et contre ses employés.

    Il ne faut pas toucher au gourou !! Ici on dit amen ou on ferme sa gueule : telle est l’orientation démocratique, telle est la liberté d’expression selon la conception quelque peu particulière de ces gens là …

    Alors oui, il convient parfois de relever certaines pratiques et certains comportements …

    N’est il pas surprenant par exemple de constater que le pamphlet ci-dessus écrit, a été publié sur Calédosphère le 13 août dans la soirée et que dès le lendemain matin, en ne recueillant que 16 commentaires (dont 15 appuyant les propos du lettré de la bande) affiche d’ores et déjà … 1 475 lectures … alors que le sujet soulignant les manœuvres des Calomniateurs Eclairés lors de l’élection du président du congrès, publié 12 jours avant et recueillant 144 commentaires affiche aujourd’hui seulement 1 361 lectures ???

    En 12 jours d’écart, avec 128 commentaires en moins, notre Calcif territorial, chroniqueur de la semaine autoproclamé, réussi la prouesse et en une seule nuit, d’avoir 114 lecture de plus que le sujet qui le dérange au plus haut point !!!

    Quel tour de force, quelle implication consciencieuse pour parvenir à rester toute la nuit à revisiter le même sujet pour en démontrer sa pertinence non ?!?

    Alors vite !!! Calcif, pond nous donc un sujet sur Elizabeth car il est intolérable que l’on puisse lire sur Calédosphère, autre chose que la pensée éclairée.

    Il est clair que la publication des chroniques d’Elizabeth retourne quelque peu tous les grands démocrates que sont les Calomniateurs Eclairés. Que l’on puisse s’intéresser et débattre d’autres sujets que la soupe qu’ils nous servent quotidiennement … représente un véritable enfer pour eux !!

    Alors après avoir très largement contribué sur yahoué, pour avoir tout aussi largement investit cagou (occasionnant par là même la fermeture de yahoue) ils ont opté pour Calédosphère car ils pouvaient s’y congratuler en petit cercle fermé et s’adonner au concours de celui qui à la plus longue … force est de constater qu’aucun d’entre eux n’a gagné et ce, faute de … centimètres …

    De surcroit Calédosphère leur offre une visibilité bien plus importante en mettant leurs sujets en première page pendant plus longtemps leur offrant ainsi la possibilité de noyer ceux qui dérangent derrière tout un tas de sujets crée à cet effet …

    Le thème de l’élection du congrès est un exemple frappant : à peine avais je dénoncé les manœuvres de CE dans l’élection du président du congrès (qui a d’ailleurs généré en un rien de temps 144 commentaires pour 1359 lectures) qu’ils s’empressaient de noyer ce dernier par l’intermédiaire d’Amandine, puis d’Alexendre (1 seule contribution) Jeffrey, Caton, Calcif, etc.) histoire que le sujet dérangeant soit bien caché en 2° page puis 3° etc … idem pour la loi anti trust ou Floyd, grande gueule devant l’éternel, ne s’y ai même pas exprimé, alors que jeffrey et calcif nous y ont ressortit les drapeaux, le rump indépendantistes, bref toute la panoplie du parfait militant des Cancres Eclairés …

    Oui … pour l’instant ils sont bien sur Calédosphère … Calcif y est chroniqueur du mois en permanence, et les sujets anciens ne sont visibles que s’ils sont beaucoup commentés …. il leur suffit donc dès lors, de les boycotter pour qu’ils deviennent invisibles …

    Mais ça ne va pas durer car on voit très nettement que les nouveaux intervenants les dérangent … alors ils vont devoir chercher un nouveau site pour se défouler sans être contredits.

    Alors oui, tout sera bon pour fustiger la concurrence et faire oublier leurs propres errances parmi lesquelles :

    => Un reportage assez intéressant qui comme par hasard … ne figure pas sur le site koodji (sic.) ni encore sur Calédosphère (re sic.) :

    http://nouvellecaledonie.la1er

    Sur le reportage de Sylvain Duchampt et de Christian Favennec. de NC 1ère “On y apprend, entre autre qu’une personne Futunienne a touché plus de 3 millions de subventions et bénéficié de 12 emplois PPIC représentant près de 12 millions de francs, son président est un homme d’influence pour cette communauté de 3 500 personnes soit autant d’électeurs … il était aussi collaborateur politique ce Calédonie Ensemble, un contrat de secrétaire de direction de Calédonie ensemble pour cet homme de 76 ans parlant et écrivant mal le Français … ”

    => Lorsque le parquet avait requis six mois d’emprisonnement avec sursis et 25.000 euros d’amendes contre M. Gomes. Il lui était reproché d’avoir été actionnaire majoritaire d’une société de climatiseurs, Spot, qui avait obtenu en 2005 et 2006 des marchés avec un sous-traitant de la compagnie minière Goro Nickel, aujourd’hui filiale du géant brésilien Vale. Ces contrats représentaient environ 125 millions CFP (1 million d’euros). Or, à cette époque, Philippe Gomes, leader du parti Calédonie Ensemble et candidat aux législatives de juin prochain, était président de la Province sud, où se trouve Nouméa, et avait à ce titre accordé des autorisations administratives à l’industriel. Il était en outre membre du conseil d’administration de Goro Nickel, dont la Province sud est un actionnaire minoritaire. (source : Calédonie 1°) … L’intéressé avait été condamné en 1° instance avant d’être totalement blanchi en appel.

    => Mais aussi, s’agissant des dépenses inconsidérées de la province sud … notamment
    au sujet de ses subventions … il n’est pas inutile de rappeler que lorsque Ph.Gomes en était le président, un internaute du pseudo de Pitt Bull avait réalisé un inventaire de l’augmentation des dépenses à l’époque … le voici en intégralité, ça vaut le détour :

    Pitt Bull

    mardi 21 avril 2009 17:23:02

    C’est la fiesta à la Maison Bleue avec vos impôts. Gomés avait promis du changement en 2004, promesse tenue. C’est sans doute cela le “rêve calédonien” dont il parle dans sa brochure de campagne. Honteux.

    – Budget alloué aux fêtes et cérémonies:

    2003: 20 millions CFP – 2008: 151 millions CFP

    Soit une augmentation de +655%

    – Budget alloué aux prestations de service:

    2003: 205 millions CFP – 2008: 601 millions CFP

    Soit une progression de +193%

    – Budget alloué à la communication:

    2003: 40 millions CFP – 2008: 270 millions CFP

    Soit une progression de +575%

    Pitt Bull

    mercredi 22 avril 2009 00:16:31

    La paroisse des Tahitiens va bénéficier d’une aide de 30 Millions pour le temple.

    LNC du 23/12/2008

    La Maison bleue casse sa tirelire :

    La province Sud a voté, hier matin, son budget primitif 2009, d’un montant de 59,2 milliards, en progression de 7,1 % sur 2008, alors que la plupart des autres collectivitées serrent les boulons. Elle a utilisé ses réserves pour poursuivre sa politique en année électorale, ce que
    le Rassemblement et l’avenir ensemble ont jugé déraisonnable.

    La province avait 7 milliards de noisettes, fruit de ses excédents 2007, et elle les a toutes croquées. Elle les a placées dans le panier du budget primitif 2009, en y ajoutant 900 millions d’emprunt, pour réussir ce tour de force de faire progresser ses dépenses d’environ 9 %,
    alors que ses recettes institutionnelles en provenance de la Nouvelle-Calédonie sont en baisse de 7 %. Et elle admet qu’elle ne peut guère espérer de surplus en 2009 pour financer le budget 2010, sauf à engager une éventuelle réforme du mode de financement des provinces, particulièrement défavorable au Sud.

    C’est de Didier Leroux qu’est venue la charge la plus sévère contre le budget : « Aucune trace d’économie, aucun effort pour moins dépenser, pas la plus petite tentative de commencer à s’adapter aux difficultés qui nous attendent. On engloutit les provisions dans ce budget 2009. L’approche des élections de mai justifie tout, a-t-il ajouté à l’adresse de Philippe Gomés : vos dérapages, vos excès, votre démagogie, votre propagande et votre autosatisfaction. Vous n’avez aucun respect ni aucune considération pour l’argent public. Or, les Calédoniens savent bien que c’est avec leur propre argent que vous essayez de les acheter.»

    Pitt Bull

    mardi 31 mars 2009 13:50:50

    Philippe Gomés a perdu le sens des réalités. Malgré un rapport de la Chambre Territoriale des Comptes accablant sur le gaspillage d’argent public en pure perte (pas un touriste de plus en 5 ans malgré le triplement des dépenses), le président de la province sud annonce aujourd’hui qu’il faut dépenser non pas 1 milliard mais 2,5 Milliards.

    Au moment où la Calédonie entre en crise, où les recettes fiscales du Nickel se sont effondrées de 20 Milliards, ce qui va réduire les budgets des 3 provinces, alors même que des augmentations ont été accordées aux enseignants, cet homme va entrainer la province dans une situation de faillite assurée.

    Alain Posteur commentait ceci ainsi :

    mardi 1 septembre 2009 17:46

    Il a du talent le bougre car il sait dire ce que les gens ont envie d’entendre. Mais hélas, Philippe Gomés est aussi un grand dépensier des fonds publics qui a mis à mal les finances de la Province Sud en arrosant son électorat.

    Philippe Gomés est en réalité socialiste dans sa conception du pouvoir. C’est une stratégie qui marche en période de vaches grasses, mais qui n’a aucun avenir dans le contexte actuel.

    C’est aussi un homme à l’ego surdimensionné qui a besoin de tenir la vedette.

    Je vous confirme, vous avez bien lu :

    Budget alloué aux fêtes et cérémonies: + 655 % !!!

    Budget alloué à la communication: + 575 % !!!

    Mais ça, il est clair que Calcif, chroniqueur vedette Calédosphère, n’en dira rien et qu’il se contentera d’extraire des phrases de leur contexte pour en faire des vérités à son image : tronquée !

  24. La chronique de la semaine écoulée

    19 août 2013

    C’est une petite révolution qui a eu lieu ces derniers jours dans le monde indépendantiste. Mais pas sûr que tout le monde en ait mesuré la portée.

    C’est l’une de ces évolutions qui, insensiblement, fait bouger les lignes et permet des avancées.

    Mais qui oblige aussi, les uns et les autres à revoir leur positionnement, à modifier leur logiciel, à corriger leurs argumentaires bien huilés.

    Ça prend du temps et personne n’aime être bousculé dans ses certitudes. Alors tout le monde, ou presque, fait comme s’il ne s’était rien passé. Ou comme s’il ne s’agissait que de déclarations banales, de celles dont les responsables politiques nous abreuvent à longueur de discours ou de conférences de presse.

    On a vu, aussi, certains commentateurs regarder le doigt quand on leur montrait la lune ou s’intéresser surtout aux réactions que suscitaient ces déclarations plutôt qu’à leur contenu même. Et pourtant !

    C’est une petite révolution culturelle qu’ont faite les indépendantistes en disant enfin, tout haut, des choses qu’ils pensaient sans doute tout bas depuis un certain temps, mais qu’ils n’avaient pas encore osé exprimer aussi clairement.

    Parce qu’au-delà de l’assemblée constituante que propose le président de l’UC, au-delà de sa présentation d’un supposé calendrier vers l’indépendance, on retient surtout, des propos de Daniel Goa, sa proposition d’un nouvel accord sur 20 ans, l’évocation d’une solution consensuelle ou encore son refus d’un référendum couperet auquel les indépendantistes restaient pourtant farouchement accrochés depuis l’origine.

    Les propositions du président de l’UC doivent encore – on l’a bien compris – suivre toutes les étapes internes à son parti, pour être validées et avoir force d’engagement, mais Roch Wamytan témoigne, lui aussi, de l’évolution de la réflexion indépendantiste. On a ainsi entendu le président du Congrès souligner que les partis qui ne souhaitent pas que la Nouvelle-Calédonie devienne indépendante, constituent une large partie du corps électoral.

    Certes, c’est une vérité d’évidence !

    Chacun sait que la grande majorité des calédoniens ne veut pas de l’indépendance mais c’est la première fois que les indépendantistes font preuve d’un tel réalisme et reconnaissent ouvertement ce poids électoral qui rend impossible l’accession, par les urnes, à la pleine souveraineté.

    Et comme personne n’imagine un autre schéma que la voie démocratique, c’est un aveu ou une reconnaissance qui a son poids et qui dépasse de loin les slogans tapageurs et provocateurs auxquels nous ont trop souvent habitués les responsables des partis indépendantistes.

    Mais du même coup, cela prive d’arguments un certain nombre de ceux qui veulent le maintien dans la France mais qui – en réponse peut-être, aux outrances indépendantistes – avaient fini par céder aux slogans simplistes et réducteurs.

    Aujourd’hui, le débat change de niveau. Ce qui s’impose à croire le président de l’UC, c’est « une discussion entre responsables qui ont le souci de conduire leur pays vers la paix ».

    On est loin des querelles électoralistes qui déchirent chacun des deux camps. Il faudra prendre un peu de hauteur et éviter – de part et d’autres – les slogans éculés et mille fois rabâchés qui ne convainquent plus que leurs auteurs.

    Mais quand on entend un leader politique recycler ses vieux mensonges de la campagne législative et même poursuivre, outre-tombe, l’ancien président de l’UC, de ses diatribes… on se dit que ce n’est pas gagné.

    • Ouais, et la langue officielle sera le ‘conversand’, ou le ‘conversais’, ou le ‘converse’ tout court… Tu vas les epater, converse…

  25. Chronique de la semaine écoulée du 26 Aout 2013

    Il faut rouvrir le dossier du Corps électoral !
    La convention du Rassemblement qui se réunissait samedi sur le thème de la citoyenneté et du destin commun n’y est pas allée par quatre chemins !
    Et à la veille de ce qu’il est convenu d’appeler désormais « le mois de la citoyenneté », elle a proposé quelques pistes pour donner un contenu, un sens, une dimension à cette notion essentielle de l’Accord de Nouméa qui, pourtant, est restée une coquille vide, selon les termes du président du Rassemblement-UMP.
    Et il propose l’ouverture et l’élargissement de cette citoyenneté qu’il veut adosser sur des valeurs. « Une citoyenneté qui ne peut pas, affirme Pierre Frogier, être réservée, de façon étriquée, à ceux qui seraient arrivés, en Calédonie, avant telle ou telle date, fixée arbitrairement par un calendrier institutionnel. »
    Le Rassemblement s’inscrit donc résolument dans la continuité du combat contre le gel du corps électoral, un combat dans lequel, il a été un peu isolé, et il affirme que « ceux qui ont leur vie, leurs biens, leur cœur, en Calédonie, ne pourront pas être écartés, éternellement, des consultations qui conditionnent leur avenir. »
    Rouvrir le dossier du corps électoral ! Tout un programme quand on connaît la sensibilité de cette question et notamment pour les indépendantistes.

    Mais encore faudrait-il pouvoir en parler ! Et c’est toute la complexité du contexte dans lequel on se trouve actuellement.
    Indépendantistes et non indépendantistes ne se parlent pas. Plus grave ! Ils ne peuvent pas se parler. Ils n’en ont pas le droit, sous peine d’être désignés à la vindicte, d’être voués aux gémonies dans leur propre camp.
    Pierre Frogier l’a appris à ses dépens, ces dernières années, et aujourd’hui, c’est Daniel Goa qui en fait les frais.
    A peine le président de l’UC évoque-t-il une solution consensuelle et des discussions entre responsables politiques qu’il est cloué au pilori par les autres composantes du Front, et notamment le Palika, qui dénonce, par la voix de Dewe Gorodey, « une proposition qui vient comme un cheveu sur la soupe et qui met à mal la stratégie unitaire du FLNKS.

    Et cet impossible dialogue suscite quelques inquiétudes. Simon Loueckhote y voit même une grave dérive dans la mesure, dit-il, où l’originalité et la force de l’Accord de Nouméa, c’est le principe de la collégialité, du dialogue et du consensus. Mais sans dialogue, il n’y a plus de consensus possible et c’est ainsi dit-il, que « le fait majoritaire s’impose aujourd’hui au détriment d’une gouvernance consensuelle et collégiale. »

    Avant, indépendantistes et non indépendantistes, parlaient ensemble.
    Ils discutaient, notamment, du renouvellement du bureau du Congrès, de la composition des commissions intérieures ou de la présidence de la commission permanente.
    Avant le pouvoir était partagé et la minorité y était associée.
    Mais ça, c’était avant.

    Avant que l’on fasse croire aux calédoniens qu’il était mal de se parler.
    Avant que la discussion soit synonyme de compromission.
    Avant que le dialogue passe pour une trahison.

    Mais il faudra bien qu’il y ait un après…

  26. De quoi veux tu parler, Victor avec une minorite d’extremistes? De citoyennete? Eh bien NON! Nous sommes Francais, et nous le resterons, compris? Pas besoin de verifier si nous le sommes, Francais, en, comme le voudrait le R-UMP, demandant si nous le sommes a une minorite qui prend prend prend a la France sans contre partie depuis 160 ans… Vive la NC, vive la France !

    • Oui oui Paul … continue a accuser le rump d’avoir commandité l’agression de Mr MEGE, tu es moins répétitif dans ce domaine …

      • …et ne te fout pas une balle dans la tete, je sais tres bien que tu es desespere de voir ton parti cheri a moins de 8% ds les sondages -et autres reperes, pour nous, les electeurs-, et je comprends aussi que quand tu en viens a realiser que tout ce boulot, ici en particulier, en repondant sans faillir a ta Lizbeth cherie, semaine après semaine et que ca n’a servi a -absolument- RIEN,, je comprends ton desarroi, Vitorino, mais remet toi, stp, la vie ce n’est pas que la politique, ta entendu parler du mot ‘peche’, de l’expression ‘coup de peche’, va vite voir dans un dico de quoi il s’agit, Victor, ca te sauvera peut-etre la vie…

          • Calcif et Pauleth, s’agissant de ces pseudos sondages … toujours pas de chiffres officiels ? Toujours pas de vrais sondages à publier ??

            L’opération de com à la noix … ou personne ne devrait s’apercevoir que tout est monté de toute pièce et ce par les Collabos Eclairés que vous êtes …

            Comme d’hab : minable et pathétique ….

  27. Chronique du 02 septembre 2013

    « Le gouvernement est en sursis ! »

    On peut dire qu’Harold Martin a réussi son effet, vendredi, en claquant la porte du Congrès après la constitution d’une coalition UC, Palika, Calédonie ensemble, contre le projet de défiscalisation de la construction des logements intermédiaires.

    En fait, la crise couvait depuis lundi. Depuis que les élus avaient entamé, à marche forcée, l’examen de tous les textes qui étaient restés en sommeil ces derniers mois et l’ambiance était rien moins que délétère dans l’hémicycle du boulevard Vauban où les chausse-trappes et les échanges de noms d’oiseaux se multipliaient entre le gouvernement et les élus de Calédonie ensemble.

    Ça avait commencé lors de la séance de questions orales au gouvernement.

    Avec une question récurrente : mais où est passé Frédéric de Greslan ? L’avocat, membre du gouvernement à ses heures perdues, refuse de s’occuper de son secteur, comme ses collègues de Calédonie ensemble. Cette attitude dure depuis deux ans sans que rien ne puisse contraindre un membre du gouvernement à travailler s’il ne le veut pas. Et forcément… ça agace !

    Les tensions au sein du Congrès sont allées crescendo avec l’examen du rapport Boiteux qui sous-entendait carrément que le gouvernement s’était rendu coupable de fraude.

    Là non plus, ça ne passe pas. Le gouvernement estime que l’on fait diversion avec une vraie fausse affaire dans l’affaire de la directrice des services fiscaux et c’est l’UC Gilbert Tuyenon qui monte au créneau pour obliger la commission à revoir sa copie.

    Il y a eu, aussi, l’épisode du dispositif des emplois d’avenir, cher à François Hollande, que Calédonie ensemble veut étendre au territoire, alors que le gouvernement a préparé un autre projet.

    Il y a eu le gel des prix que plus personne ne défend – sauf Didier Guénant Janson – mais que les élus ont été contraints de voter puisqu’ils s’y étaient engagés, lors de la signature du protocole de fin de conflit de vie chère.

    Bref, le report du projet de défiscalisation locale, qui était censé venir en aide au BTP, a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase dans un hémicycle chauffé à blanc.

    Mais la sortie du président du gouvernement avait surtout pour but de frapper les esprits et de mettre chacun devant ses responsabilités.

    Aujourd’hui, la Calédonie est ingouvernable, parce qu’il n’y a plus ni majorité, ni collégialité.

    Il n’y a plus de majorité comme l’a montré l’élection du président du Congrès, mais trois blocs distincts : l’Engagement pour la Calédonie dans la France, les indépendantistes et Calédonie ensemble.

    Mais il n’y a plus, non plus, de collégialité puisque l’UC se désolidarise de textes approuvés par le gouvernement. Et que Calédonie ensemble est en guerre contre un gouvernement où siège trois de ses membres et crée, régulièrement, des majorités de circonstance avec les indépendantistes.

    Si le gouvernement démissionnait – comme son président en agite la menace – il serait quasiment impossible d’en constituer un autre et de le faire fonctionner.

    Et encore faudrait-il trouver un kamikaze pour le présider…

    Harold Martin a raison. Le gouvernement est en sursis.

    Mais ce sursis risque de durer… jusqu’en mai 2014.

  28. Chronique du 09 septembre 2013

    Tout ou presque les séparait dans la vie et voilà Dick Ukeiwé et Léopold Jorédié réunis dans la mort par un tour dont la providence a le secret.

    Depuis mercredi, et le décès du vieux Dick, la Calédonie révise son histoire récente et repasse en boucle les temps forts de ces 25 dernières années.

    La violence de 84, la réconciliation de 88, l’appel au destin commun de 98. Tout ça pour ça, a-t-on envie de dire !

    Aujourd’hui, la Calédonie semble encore balbutier ces concepts et avoir fait table rase de ce passé édifiant.

    Comme si Dick Ukeiwé n’avait pas – dès janvier 85 – élaboré un projet susceptible d’assurer l’avenir de la Nouvelle-Calédonie.

    Comme si Léopold Jorédié n’avait pas, dès 95, compris que l’avenir était dans une solution consensuelle et un dialogue entre indépendantiste et non indépendantiste.

    Comme si les nouvelles générations devaient tout réapprendre et tout réinventer.

    Tout ou presque séparait le sénateur mélanésien, gaulliste, fier d’être français, qui voulait garder la Calédonie dans la France et le militant indépendantiste qui a, d’abord, emprunté les chemins de la violence.

    Quand l’un était l’organisateur du boycott actif, l’autre était le symbole de la résistance à ces actions subversives.

    Quand l’un tenait les barrages sur le terrain, l’autre dénonçait la passivité des socialistes face à la montée de la violence.

    Quand l’un était ministre de la sécurité dans un pseudo gouvernement révolutionnaire, l’autre présidait le gouvernement de la Calédonie et défendait les valeurs et les institutions de la République.

    Mais, curieusement, la concordance de leur disparition met en exergue quelques traits communs comme si, en Calédonie, les parcours parallèles pouvaient parfois se rencontrer.

    On a beaucoup cité, cette semaine, le discours prononcé par Dick Ukeiwé à la tribune du Sénat et affiché – fait exceptionnel – dans toutes les mairies de France. Et c’est peut-être le moment de le relire quand on sait qu’il y a 28 ans, il affirmait que le besoin d’identité des mélanésiens commande la recherche de solutions originales et généreuses. Quand il proposait des institutions qui assurent à la fois le maintien de la Calédonie dans la France, l’unité du territoire et la reconnaissance de la diversité et de la personnalité de toutes les parties du territoire

    Quand il imaginait que la souveraineté de l’Etat recouvre les compétences régaliennes et que toutes les autres matières relèvent de la compétence des institutions territoriales.

    On devrait peut-être le relire plutôt que de chercher à tout réinventer au prix de formules qui ont provoqué l’ironie des députés de la commission des lois qui propose de venir en Calédonie avec un manuel de sémantique pour bien comprendre les subtilités du référendum éclairé ou de la collectivité de type fédéré, imaginés par des esprits féconds.

    Des députés socialistes un peu impudents qui, curieusement s’étonnent qu’à la veille de 2014, la classe politique se préoccupent de solutions institutionnelles et dont l’un a même franchi la ligne rouge quand il a repris, à son compte, les propos méchants de Michel Rocard, parlant de Dick Ukeiwé comme d’un « dissident de son peuple ».

    Décidément, eux non plus n’ont pas retenu grand-chose de ces 25 dernières années. Ils se croient toujours autorisés à se poser en donneurs de leçons…

  29. Chronique du 16 septembre 2013
    C’est sûr que ça calme et que ça relativise un peu tout, cette série de deuils que connaît la Nouvelle-Calédonie.
    Du coup, le débat politique est un peu moins vif, ces derniers jours, comme si chacun faisait dans l’introspection et revivait, par flash-back, l’histoire récente de la Calédonie.
    Les erreurs, les incompréhensions, les occasions ratées, les mains tendues qui n’ont pas été saisies… Avec des regrets et des remords peut-être, même si les pages se tournent et qu’il faut bien en écrire de nouvelles.
    Mais très vite – soyons-en sûrs – la préparation des prochaines échéances reprendra le dessus et balaiera les bonnes résolutions qui ont, peut-être, été prises dans ces temps de réflexion et de recueillement.

    En attendant, à l’heure où la métropole met en œuvre la charte de la laïcité, la réflexion politique calédonienne n’a jamais été aussi inspirée par les valeurs chrétiennes qui sont, régulièrement, invoquées comme l’une des composantes incontournables du destin commun.
    A l’interrogation du haut-commissaire qui, aux obsèques de Dick Ukeiwé, citait Saint Paul en demandant « mort où est ta victoire ? », a répondu le prêche de Roch Wamytan qui affirmait, à la levée de deuil de Charles Pidjot, « Au bout de la Croix, il y a la victoire. »
    Et s’il s’exprimait comme futur diacre, c’est sous un registre plus politique qu’il a affirmé que l’on est en train de chercher la forme de la victoire. Une recherche qui – à l’en croire – ne se fait pas sans embûches, malentendus et coups de poignard dans le dos mais qu’il faut poursuivre inlassablement.

    Mais peut-être les choses avancent-elles. On est ainsi frappé par la convergence des propos quand on entend les élus de Calédonie ensemble reprendre à leur compte – presque mot à mot – l’argumentaire développé, depuis octobre 2009, par le Pierre Frogier et le Rassemblement à l’encontre du référendum couperet.
    Si ça continue à ce rythme, on se dit que, dans 3 ou 4 ans, ils défendront la nécessité d’ouvrir, au plus tôt, des discussions avec les indépendantistes pour rechercher une solution consensuelle.

    Le débat politique a aussi été marqué, ces derniers jours, par la surenchère sur le BTP avec un classique du genre.
    Après avoir fait alliance avec le FLNKS pour rejeter le projet du gouvernement, Calédonie ensemble veut imposer le sien. Le problème, c’est qu’il coûte quelques milliards de plus et que personne ne sait comment il sera financé.
    D’où l’agacement des élus de l’engagement pour la Calédonie dans la France qui dénoncent, les uns après les autres, la démagogie, le populisme et le jeu dangereux qui consiste à augmenter indéfiniment le volume des aides sociales.
    C’est une tentation habituelle en période pré-électorale.
    Reste à savoir si les calédoniens feront confiance à un parti de moustachus qui affirme que, demain, on rase gratis…

  30. Chronique du 23 septembre 2013
    Et si l’on avait commencé à apprivoiser le 24 septembre après les multiples tâtonnements des dernières années ?
    160 ans, ça se fête mais il aura fallu tout ce temps, et tout ce qu’apporte le temps, pour que ça se célèbre ensemble.
    Certains regretteront, peut-être, les fêtes patriotiques organisées il y a des décennies pour célébrer le rattachement de la Calédonie à la France.
    D’autres déploreront qu’on ne fasse plus un jour de deuil de ce qui pour eux, symbolise, avant tout, la prise de possession.
    Mais n’en déplaise aux uns et aux autres, ce 24 septembre est désormais la fête de la citoyenneté même si le vocable a peiné à s’imposer.

    Il y a dix ans, l’édification du Mwa Kaa avait déjà été une tentative de célébration d’un passé commun mais l’idée et le symbole avaient très vite été dévoyée, déformée, récupérée.
    On se souvient des danses endiablées et politisées de 2004, quand le nouveau pouvoir pensait que le pilou était le signe identitaire qui lui accorderait la confiance des indépendantistes.
    On se souvient des bégaiements des années suivantes quand la marée des drapeaux indépendantistes confisquait le Mwa Kaa et lui enlevaient toute signification consensuelle.
    On se souvient du fiasco du village des cases qui, l’an dernier, a failli tourner à l’affrontement.

    Nous ne sommes qu’à la veille de ce jour férié que s’octroie tous les ans la Nouvelle-Calédonie mais il se présente, semble-t-il, sous de meilleurs auspices et dans une certaine unanimité
    C’est en tout cas ce repère historique du 24 septembre, qu’a choisi Pierre Frogier pour adresser une lettre ouverte aux calédoniens, lettre qu’il adresse à tous les calédoniens en souhaitant que chacun d’eux ait conscience que cette histoire commune est la sienne, quelle que soit ses origines, sa communauté d’appartenance et même les raisons qui l’ont conduit à s’installer en Calédonie, de gré ou de force, en raison des aléas de l’histoire, par amour, par passion… Bref, chacun des calédoniens, qui est appelé à participer, s’il le veut, à la construction de cette communauté de destin et donc… selon Pierre Frogier, à participer aux différentes consultations électorales qui détermineront l’avenir de la Calédonie.

    A quelques mois des échéances de 2014, à l’approche de la sortie de l’Accord de Nouméa, c’est le sens que prend ce 24 septembre : Comment faire pour qu’une histoire commune puisse déboucher sur un destin commun.
    Il aura fallu 160 ans pour en arriver là et quand on pense que quelques quadra ou quinquagénaires, un peu trop pressés, voudraient qu’en 3 ans, le geste de la levée des deux drapeaux ait produit tous ses effets…
    Et il faut toute la sagesse de l’historien pour ramener tout le monde à la raison et asséner quelques vérités. C’est ainsi que Louis José Barbançon affirme que « dans cette difficile construction d’une communauté de destin, une communauté ne peut pas être une communauté de menteurs même par omission. »
    Menteur ? Vous avez dit menteur ? Pourquoi certains se sentent visés ?

    • En effet, quels effets positifs à ce geste ont été produit à ce jour ????
      Ben aucun, c’est un fait, un fait certain, aucun mon cher Victor…
      Ah si, j’ai failli oublier qu’il y avait 20 000 drapeaux du FLNKS de plus pour deux drapeaux tricolores à Bélep et à Ouvéa… C’est sûre qu’au change on est gagnant…!!!
      Mouarfff, mouarfff….

  31. « quand on pense que quelques quadra ou quinquagénaires, un peu trop pressés, voudraient qu’en 3 ans, le geste de la levée des deux drapeaux ait produit tous ses effets… »
    « tous ses effets » : pourquoi ce « tous » ? Certains effets (positifs) auraient-ils été produits et si oui, lesquels ???

  32. Chronique du 30 septembre 2013
    C’était pourtant un beau 24 septembre. Certes il avait été célébré un peu en ordre dispersé mais le festival culturel de Poya avait été très consensuel et nulle part, il n’y avait eu les débordements ou les récupérations auxquelles ont avait assisté ces dernières années.
    Et voilà que la télévision est venue tout gâcher avec la diffusion, au soir du 24 septembre, d’un film sur l’histoire récente de la Nouvelle-Calédonie, intitulé « la naissance d’une nation ».
    A lui seul, le titre est une provocation ! Même si le réalisateur s’en défend et prétend qu’il n’a pas d’intentions malignes. Mais le pire, à la limite, n’était pas dans le film, forcément orienté et décalé par rapport aux réalités vécues ici. Non, le pire était dans le débat organisé, juste après, par la télévision publique avec comme invité vedette Edwy Plenel, militant ranci de l’anticolonialisme, avec sa détestation de la France et ses convictions surannées, qui nous donne des leçons sur notre avenir et sur la façon dont il faudrait l’aborder.
    On se demande parfois si RFO – ou TNC comme elle s’appelle désormais – ne le fait pas exprès et même les plus farouches opposants au transfert des compétences de l’article 27 en viennent à se demander si le transfert de l’audiovisuel ne serait pas, finalement, une mesure de salubrité publique.
    Peut-être en parlera-t-on au comité des signataires…
    On parlera aussi, forcément, de l’avenir institutionnel même s’il est de bon ton chez quelques beaux esprits de prétendre que l’on en parle trop au détriment des problèmes quotidiens.
    Mais au final, on sent bien que c’est ce qui intéresse directement les calédoniens et on le comprend ! Ce sont bien les choix politiques qui seront faits qui détermineront et conditionneront, demain, leur vie de tous les jours.
    On relève, d’ailleurs, un infléchissement certain dans les positions des uns et des autres et de déclarations en déclarations, on comprend que la solution alternative au référendum d’autodétermination reprend de la vigueur.
    « L’Etat ne refuse pas de voir une réalité qui bouge et il n’est pas fermé » déclare ainsi Victorin Lurel quand on l’interroge sur la solution consensuelle évoquée par Jean-Marc Ayrault devant le Congrès.
    Jean Courtial le chef de la mission sur l’avenir institutionnel avoue même que cette solution consensuelle « C’est, d’une certaine manière, un idéal »
    Reste à la trouver et là, c’est clair, ce n’est pas gagné dans le désordre et la frénésie politiques que risquent de créer les prochaines campagnes électorales.

    Bon, il y a aussi des dossiers qui avancent et par exemple celui de la centrale électrique de la SLN. Finalement, ce sera le charbon avec la bénédiction de l’Etat, même si nos députés centristes s’y étaient vivement opposés. La mission d’experts qu’ils avaient réclamées a conclu, contre leur attente, que c’était bien la solution la plus rentable et la plus efficace du point de vue de l’environnement.
    Et la commission des lois de l’Assemblée nationale n’a pas non plus entendu le député Gomès dont elle a rejeté la plupart des amendements qui visaient à modifier le projet de loi organique adoptée par le Sénat.
    Pour la petite histoire, c’est le président de la commission, Jean-Jacques Urvoas, qui était récemment en Calédonie, qui a obtenu le rejet de la plupart de ces amendements et il l’a fait en invoquant la jurisprudence « Barbemolle ».
    C’est une formule qui renvoie à la pièce de Courteline, « Un Client sérieux », dans laquelle le magistrat Barbemolle prononce un réquisitoire contre un accusé qu’il avait défendu en tant qu’avocat. Une pièce burlesque dans laquelle Courteline ridiculise cet homme capable de dire une chose et son contraire avec le même aplomb.
    Et voilà que Jean-Jacques Urvoas utilise la jurisprudence « Barbemolle » à l’encontre de notre député centriste.
    Décidément, l’actualité réserve parfois quelques facéties…

  33. Chronique du 07 octobre 2013
    Tous au charbon cette semaine !
    Et c’est Victorin Lurel qui a donné le « la » en annonçant, avant son départ, que l’Etat validait le choix du charbon pour la centrale électrique de la SLN.
    Et le ministre des outremers n’a pas fait dans le détail puisqu’il précise, en commentant le rapport des experts indépendants, que selon l’étude, réalisée par trois ministères, le charbon est « la solution la plus rentable et la plus efficace d’un point de vue environnemental. »
    C’est le moment de revenir sur quelques lieux communs et idées reçues qui datent, parfois, du 19ème siècle.
    L’heure aussi d’expliquer que le CO2 n’a aucun effet sur la santé de l’homme et que, s’il contribue à l’effet de serre, les centrales électriques ne sont pas les seules responsables mais que les feux de brousse et les gros 4X4 y contribuent, également, très largement.
    Mais en Calédonie, on aime à se faire peur et l’argument simpliste et erroné selon lequel le territoire deviendrait le 1er pollueur au monde par nombre d’habitants, a fait florès. Il a été repris et développé jusqu’à devenir une vérité indiscutable, malgré les limites du raisonnement.

    Pauvres politiques ! Vox populi, vox dei ! Et face au rejet du charbon que l’on sentait poindre dans une partie de l’opinion publique, c’est à qui serait le plus farouche opposant à ce carburant fossile.
    Avec quelques retournements saisissants.
    Ainsi, Calédonie ensemble était pour le charbon, en 2009, quand le débat ne faisait pas encore rage, dans la société calédonienne, et que Philippe Michel, vice-président de la Province Sud, signait un arrêté en ce sens.
    Mais quelques campagnes des associations environnementales plus tard, Calédonie ensemble était contre, en avril 2013, quand Philippe Gomès s’engageait à ne jamais accorder d’autorisation à une centrale à charbon, s’il arrivait au pouvoir.
    Et aujourd’hui, Calédonie ensemble hésite puisque c’est elle qui a réclamé une expertise de l’Etat et qu’elle affirmé que les conclusions de l’expertise s’imposeraient à tous.

    Décidément, le charbon les met dans tous leurs états ! C’est ce qui a conduit Gaël Yanno à traiter Victorin Lurel de néo-colonialiste pour avoir rendu public le choix des experts, alors qu’il y a quelques temps, il était beaucoup plus mesuré sur le sujet mais il fait, ainsi, d’une pierre deux coups. C’est à la fois un appel du pied aux adversaires du charbon et une tentative pour se positionner comme le meilleur opposant aux socialistes. Un atout dans sa tentative de séduction du Front national qu’il aimerait rallier pour les municipales, malgré le positionnement sans ambiguïté de l’UMP et notamment de Jean-François Copé dont il aime afficher la proximité.
    Que voulez-vous ? Ce sont des exercices d’équilibrisme dont seuls sont capables des responsables politiques, oscillant entre démagogie, électoralisme et recherche de crédibilité.
    Quand l’objectif est d’être élu à tout prix plutôt que de porter un programme ou des convictions.

    Et si, en plus, les experts s’en mêlent… l’exercice devient franchement très compliqué.

  34. Chronique du 14 octobre 2013

    Pourrait-on encore négocier des accords de Matignon ou de Nouméa à l’heure de tweeter et des réseaux sociaux ? C’est l’ancien ministre de l’outremer, Louis Le Pensec qui a posé la question lors du colloque sur les 25 ans des accords de Matignon et les 15 ans de l’Accord de Nouméa. Et l’interrogation dépassait la boutade tellement chacun est convaincu de la nécessaire discrétion qui doit entourer ce type de discussions.

    Discrétion qui ne veut pas dire secret ou opacité mais qui s’oppose à la dictature de l’immédiateté et de la transparence absolue que veut imposer notre époque.

    Et à ce moment-là, beaucoup avaient à l’esprit un incident qui a été abondamment commenté dans la délégation calédonienne présente à Paris pour le comité des signataires, en l’occurrence, l’enregistrement de l’entretien que Victorin Lurel a eue, fin septembre, à Nouméa, avec la délégation du MPC et sa retranscription sur Internet.

    Le ministre des outremers ne décolère pas, face à cet acte contraire à tous les usages républicains et contraire à la bienséance. Et personne au cabinet du ministre n’a voulu parler à Gaël Yanno qui appelait pour présenter ses excuses. On sait toutefois qu’il a laissé le message qu’il prendrait des sanctions après cette faute et que des têtes allaient tomber. On attend de voir lesquelles.

    Mais l’incident est symptomatique. Comme la langue d’Esope, les nouveaux outils de communication peuvent être la meilleure ou la pire des choses. Et l’on voit les dégâts qu’ils peuvent faire entre les mains de personnes écervelées ou sans éducation qui pensent qu’enregistrer une conversation et la transférer sur le net est un signe de modernité qui confère pouvoir et supériorité.

    Tout ce qu’elles ont gagné c’est d’accroître la suspicion et d’abord à leur égard mais il est clair aussi que, s’il faut un jour ouvrir des discussions sur l’avenir, les smartphones et autres tablettes resteront au vestiaire.

    D’éventuelles discussions qui sont dans tous les esprits au lendemain du 11ème comité des signataires. On y a parlé avenir institutionnel et même si tout le monde n’ose pas encore franchir le pas, on sent bien que chacun pense très fort à une solution alternative au référendum.

    C’est une ardente obligation a affirmé, pour sa part, Pierre Frogier qui ajoute qu’une solution consensuelle ne serait pas un reniement de l’Accord de Nouméa mais son aboutissement. Et maintenant que les deux experts Jean Courtial et Ferdinand Melin Soucramanien ont fourni la boîte à outils, avec leur rapport sur l’avenir institutionnel, il ne reste plus qu’à passer à la pratique. Ce pourrait être juste après les provinciales.

    Les deux experts en droit public ont fait l’unanimité et chacun a salué la qualité de leur travail. On ne peut pas en dire autant d’Anne Duthilleul qui a obtenu la mention « peut mieux faire » pour son rapport sur le schéma métallurgique et industriel.

    Et c’est Pierre Frogier qui a pris l’initiative en souhaitant que l’Etat procède aux arbitrages nécessaires de manière à satisfaire, de façon équilibrée et temporaire, les besoins de l’usine du Nord. Pour lui, cela doit se faire dans la plus grande transparence et surtout, il explique qu’il n’est plus envisageable de concevoir les trois usines métallurgiques comme des entités concurrentes, alors que nous avons les moyens, dit-il, de répondre aux besoins des uns et des autres.

    Une analyse qui esquisse un schéma de développement global pour le nickel calédonien et qui aurait l’avantage de dissuader, ceux qui l’auraient envisagé, de déposer un nouveau préalable minier.

    Ce sont les quelques avancées enregistrées lors de ce 11ème comité des signataires, le dernier avant le début de la dernière mandature de l’Accord de Nouméa.

    Le dernier avant une campagne qui s’annonce assez brutale et les nouveaux moyens de communication ne seront pas les seuls à être surveillés de près. Louis José Barbançon a provoqué une certaine émotion lors de ce même colloque en prenant directement à partie ce qu’il a appelé les médias monopolistiques.

    « L’un des obstacles de la réussite a-t-il déclaré, c’est la classe médiatique en Nouvelle-Calédonie. Tous les efforts que les uns et les autres font pour aller vers les autres sont systématiquement dénigrés et démolis. Ce pays ne sera jamais une vraie démocratie tant qu’il y aura une seule télévision et un seul quotidien, a poursuivi l’historien, en expliquant à son auditoire qu’il ne pouvait pas imaginer ce que c’était de vivre avec une seule télé quand une rédaction entière a décidé de démolir quelqu’un ou de démolir une idée. « On l’a bien vu avec les deux drapeaux » a asséné Louis-José Barbançon. Courageux de sa part. Et je tenais à vous rapporter l’anecdote parce que je ne suis pas sûre que les autres médias vous en aient parlé.

  35. Ah ben c’est sûre qu’avec un RRB omniprésent on peut causer d’un manque flagrant de « liberté » de parole et d’un démontage en règle de ces opposants…!!! Elle croit pas si bien dire la Mme Nouar…
    Si vous ajoutez à cela une télé, on fini définitivement de couper la chici à tout le monde et on fini dans un monologue entre elle et elle…!!!

    Sans rire, elle aurait mieux fait de ne rien dire, parce que là franchement elle s’est mise une balle dans le pied toute seule…
    C’est à se demander si on est pas là en train de tirer ses dernières cartouche concernant la télé-RRB qui semble ne plus faire la une ???

    Quand à toi Victor je ne te demande pas de commentaires, je les ai déjà en tête…

  36. Juger une radio, l’ensemble de ses salariés et de ses auditeurs sur une seule chronique représentant 2 minutes d’antenne sur les 10 080 minutes que représente une semaine et même si durant ces deux minutes là ton idole ramasse dans sa tête le fruit de ses propres turpitudes dont à priori il n’est pas très fier … est ce là bien raisonnable Eric ??

    Par ailleurs cette même idole qui promet à ce jour d’anéantir à terme toute forme d’opposition et tous les soutiens qui vont avec, qui est certain de détenir dans le futur plus de pouvoir que feu Jacques et qui est en passe d’orienter un autre Jacques pour mettre en place à la tête du seul quotidien Calédonien son propre conseiller en communication … dis moi Eric c’est ça la « liberté » à tes yeux ???

    Va te coucher, t’es à la rue mon pauvre garçon …

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