« La détermination sans faille du Président »

L’institut Médiamétrie a publié ce lundi les audiences de l’intervention télévisée de Nicolas Sarkozy. Le chef de l’État a réuni, toutes chaînes confondues 16,568 millions de téléspectateurs.

Le passage télévisé du Président de la République était attendu par les Français ce dimanche. Une intervention sous forme de réponse à François Hollande, qui a attiré quelque « 16,568 millions de téléspectateurs sur les six chaînes: TF1, France 2, BFMTV, Itélé, LCI et La Chaîne Parlementaire » précise un porte-parole de Médiamétrie. C’est presque autant que le soir de son élection où sa présence dans les journaux avait réuni en tout 16,9 millions de personnes. De ces six retransmissions, c’est TF1 qui remporte le match sur ses concurrents avec 9,2 millions de téléspectateurs contre 6,2 sur France 2.

Tout le monde attendait à ce que Nicolas Sarkozy annonce sa candidature, il n’en a rien été, mais le chef de l’État a annoncé plusieurs mesures « chocs » pour sortir de la crise rapporte Libération. Quelques jours auparavant, François Hollande, le candidat socialiste à la présidence, avait lui rassemblé 5,4 millions de téléspectateurs sur France 2 dans l’émission « Des paroles et des actes ». Son passage lors de celle-ci avait été remarqué et avait constitué un record d’audience pour l’émission.

Le président de la République a annoncé des mesures « chocs » afin de sortir la France de la crise économique. P
Parmi ces mesures:

– L’augmentation de la TVA de 1,6 point: Dès le 1er octobre, la taxe à la valeur ajoutée passera donc de 19,6% à 21,2%. Selon Nicolas Sarkozy: « Je ne crois en rien à une augmentation des prix car la concurrence maintiendra les prix ». rapporte Le Parisien.

– Taxes sur les transactions financières: Pour éviter les délocalisations, une taxe  sur les transactions financières sera de l’ordre de 0,1%. »Toute entreprise cotée en France, même si on achète à New York paiera une taxe de 0,1% »précise le chef de l’État. « Il n’y a aucune raison que la finance dérégulée qui nous a conduit dans la situation que nous connaissons ne participe pas au redressement des comptes qu’elle a singulièrement contribué à dégrader. Nous espérons récupérer pour le budget de l’État un milliard d’euros en année pleine ».

– Exonération des charges familiales patronales: Une exonération totale des charges familiales patronales sera effective sur les salaires compris entre 1,6 et 2,1 fois le SMIC pour les entreprises.

– Création d’une banque de l’industrie: Courant février, la banque de l’industrie verra le jour. Elle disposera d’un fond d’un milliard d’euros. Le but étant de permettre les crédits car « les banques ne prêtent pas assez, ou quand les banques prêtent, elles prêtent trop cher » avoue le président. En ajoutant: « Je dis à tous ceux qui veulent investir que cette banque prêtera ces fonds pour l’économie réelle et non pas pour l’économie financière ».

– Augmentation du droit de construire de 30%: Afin de contrer la crise du logement, le président souhaite que « toute maison et tout immeuble » puisse pouvoir s’agrandir de 30% d’ici 3 ans. « Quand, dans les règles de construction on peut construire un immeuble de six étages, demain, on pourra construire huit étages. Chaque logement construit, c’est 1,5 emploi », précise Benoist Apparu, le secrétaire d’État en charge du logement. A Paris notamment, il y a possibilité de surélever 2 millions de mètres carrés de logement. Toutefois, rapporte le secrétaire d’État, cela ne concerne pas les immeubles classés au patrimoine historique.

– Quota d’apprentis obligatoire: Les entreprises de plus de 250 personnes devront accueillir 5% d’apprentis désormais contre 4% jusqu’alors. Pour les entreprises qui ne respecteront pas cette demande, les sanctions financières seront alors doublées.

– La CSG augmentera: En compensation des baisses sur les charges patronales, la CSG sur les revenus finaciers se verra augmenter de 2 points. « Nous considérons avec le Premier ministre qu’il est normal que les patrimoines les plus aisés participent à ce travail ».
Même si sa candidature ne fait plus l’ombre d’un doute, le chef de l’État s’est gardé de toute annonce concernant celle-ci dimanche soir. La droite s’est félicitée de la prestation de Nicolas Sarkozy dimanche soir sur les chaînes de télévision, le jugeant à la fois « rassurant, lucide et déterminé » face à la crise majeure que traverse le pays.

Le premier ministre François Fillon a affirmé que toute la droite soutenait le président, le gouvernement sera « totalement mobilisé » afin de mettre en œuvre les mesures évoquées par le chef de l’État. « Le président de la République a montré ce soir, en annonçant des mesures fortes, sa détermination à agir au service des Français ». Nicolas Sarkozy mène « une politique audacieuse et juste » rapporte le Point.

Même son de cloche du côté du ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé. L’actuel président a selon lui été « cohérent, car son diagnostic est juste (au sujet de la crise économique). Il a conçu un programme d’action qui est tout entier axé sur le soutien d’activité, d’abord le logement (…) ensuite, le débat sur la compétitivité ». Il ajoute: « Si nous voulons que nos entreprises reprennent des parts de marché à la fois en France et à l’international, il faut soutenir leur compétitivité ».

Pour Xavier Bertrand, les Français veulent un président dans l’action

Le ministre du travail, Xavier Bertrand affirme que « pour Nicolas Sarkozy, la priorité est la même que celle des Français: l’emploi, l’emploi, l’emploi. Et au-delà des mesures décidées lors du sommet pour l’emploi, il en faut d’autres, plus structurelles, comme la baisse des charges sur le travail. C’est dès maintenant qu’il faut prendre de nouvelles décisions, non seulement pour éviter l’explosion du chômage, les délocalisations, et pour se donner les moyens d’une baisse durable et importante du nombre de demandeurs d’emploi. Un président dans l’action plutôt que des candidats dans de vagues déclarations d’intention, voilà ce que veulent les français ».

Gérard Longuet lui, a salué la « clarté », l' »authenticité et le courage » du président. Le ministre de la Défense pense que « l’impératif industriel après le crédit d’impôt recherche et la taxe professionnelle est enfin reconnu. Concernant le logement, la solution exposée par le Président de la République est empreinte de simplicité positive et de bon sens. La liberté de construire pour baisser les prix et relancer la construction en faisant baisser le prix du logement, cela est la bonne liberté » rapporte Le Point.

Le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé estime que « le président a tracé, éclairé un chemin avec, certes, des efforts, des décisions courageuses, mais aussi une espérance. Il a parlé avec gravité, mais également avec confiance et avec optimisme ».

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3 commentaires

  1. J’ai voté pour Sarkozy en 2007 car il avait une vision revalorisante de la France.

    Mais là on ne peut que constater un assemblage hétéroclite de mesures prises au débotté à trois mois d’une élection.

    La position de l’UMP n’est pas cohérente car elle se cherche entre ultralibéralisme et action sociale. On n’y croit plus vraiment.

    Il y a surtout une constante qui est très agaçante : l’illusion que le président est un superhéros qui peut changer la situation avec deux trois idées. Il y a un manque sévère d’humilité et on passe à côté de l’essentiel en politique qui est de créer de la confiance entre toutes les composantes de la société en proposant une route à suivre.

    se donner comme objectif de Copier le modèle allemand ce n’est pas une vision politique. C’est une obsession de l’image.

  2. bien dit nemo .. mais alors pour qui voter ? merci si tu peut nous dire pour qui voter ça me ferai un éclairage 🙂

  3. beaucoup d’audience aucun résultat sur les sondages ,Hollande grimpe encore
    la question même d’un second tour lepen /Hollande prend du poids

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