En voyant les Bleus réunis en cercle, juste avant le coup d’envoi, on a d’abord cru à un mirage. Les joueurs, unis, soudés, comme on n’a cessé de nous le vendre pendant une compétition qui laissera le souvenir d’une grande débâcle. Un crash monumental, conclu sur une dernière correction, face aux Bafana Bafana (2-1). Les Bleus sont arrivés ici avec des rêves de finale. Ils quittent l’Afrique du sud sans même avoir gagné un match ou montré un semblant de combativité et de maîtrise. Voilà pour le terrain. Comme pour signifier son enterrement, cette équipe, qui n’en est pas une, ne s’est pas arrêtée là.

Elle a ruiné sa propre image, s’est enferrée dans ses affaires de clans, sa chasse à la taupe et sa défiance vis-à-vis de son sélectionneur. Depuis mardi soir,  Raymond Domenech n’est plus le patron d’une équipe qu’il n’a pas fait évoluer depuis l’échec de l’Euro 2008. A vrai dire, on ne pensait pas pouvoir tomber plus bas. C’est pourtant le cas.

Dans la cuvette vuvuzélée de Bloemfontein, l’ex-sélectionneur des Bleus s’est peut-être revu deux ans en arrière. Les Bleus quittent la Coupe du monde sur le même bilan (un nul et deux défaites en trois matchs). Ils ont aussi réduit à néant leurs derniers espoirs en craquant par deux fois (Khumalo et MPhela) lors de leur dernier match. Le défi s’est aussi corsé après l’exclusion d’un Bleu avant la pause Yoann Courcuff, sévèrement puni pour avoir carressé un visage avec son coude. La réduction du score de Florent Malouda évitera juste d’écrire que cette équipe n’est pas capable de marquer un but pendant un Mondial.

Sinon? On retiendra que le dernier «coup» de Domenech fut de bouleverser la moitié de son équipe de départ, pour entretenir l’espoir. Six changements par rapport au dernier match. Sur le banc, il n’a pas hésité à laisser son capitaine, Patrice Evra, dont le brassard a été confié un ancien remplaçant, Alou Diarra. Trop léger pour battre le pays hôte sur un score large, et oublier le score de l’autre match, entre l’Uruguay et le Mexique. Cette fois, l’aventure est bien terminée. Pour certains joueurs (Henry, Gallas, Anelka, Govou, Malouda?), elle devrait marquer la fin d’une carrière internationale. A moins qu’ils se sentent capables de reconstruire un semblant d’équipe, sur les ruines de cette campagne de sinistre mémoire. En termes d’image, cette Coupe du monde 2010 est déjà à ranger à côté de l’affaire VA-OM ou du scandale Festina. Elle fera date. Elle fera mal. A  Laurent Blanc d’en effacer tous les dégâts. Pour cela, il lui faudra plus que du courage.

Et histoire d’enfoncer un peu plus le couperet de la honte , la dernier action de Domenech est de  refuser de serrer la main de l’entraîneur brésilien de l’Afrique du Sud, Carlos Alberto Parreira. Au coup de sifflet final, le Brésilien est allé vers le banc français – les deux équipes étaient éliminées après la victoire 2-1 des Sud-Africains – et lui a tendu la main, mais Domenech l’a refusée. Le futur ex sélectionneur a refusé de justifier son geste.

En conférence de presse d’après-match, il a refusé de s’expliquer. «Je n’ai pas l’intention de répondre à cette question», a-t-il dit, puis: «Est-ce qu’il y a une autre question» quand un autre journaliste a reposé la même question. Un troisième journaliste a demandé: «Pourquoi refusez-vous de répondre à cette question?»; il a répété: «Est-ce qu’il y a une autre question?». «Si c’est toutes les questions que vous avez à me poser, je vais vous laisser, on n’est pas dans le même monde», a-t-il ajouté plus tard à une demande sur les raisons de la crise de l’équipe de France. Une certaine conception de la classe et du fair-play.

Il quitte la coupe du Monde sur un geste qui résume bien son parcours. Du vent, beaucoup de vent, la non-acceptation d’aucune critique, et le manque d’élégance et de respect.
L’équipe de France est bien à l’image des Français de 2010. Capricieux, suffisants, insolents, indisciplinés et surtout bornés. On a l’équipe qu’on mérite………………….

2010 à Bloemfontein C.Platiau / REUTERS

FOOT – Et plante sa conférence de presse…

Il ne manquait plus que ça. Après la défaite de l’équipe de France contre l’Afrique du Sud, Raymond Domenech a refusé de serrer la main de l’entraîneur brésilien de l’Afrique du Sud, Carlos Alberto Parreira. Au coup de sifflet final, le Brésilien est allé vers le banc français – les deux équipes étaient éliminées après la victoire 2-1 des Sud-Africains – et lui a tendu la main, mais Domenech l’a refusée. Le futur ex sélectionneur a refusé de justifier son geste.

«On n’est pas dans le même monde»

En conférence de presse d’après-match, il a refusé de s’expliquer. «Je n’ai pas l’intention de répondre à cette question», a-t-il dit, puis: «Est-ce qu’il y a une autre question» quand un autre journaliste a reposé la même question. Un troisième journaliste a demandé: «Pourquoi refusez-vous de répondre à cette question?»; il a répété: «Est-ce qu’il y a une autre question?». «Si c’est toutes les questions que vous avez à me poser, je vais vous laisser, on n’est pas dans le même monde», a-t-il ajouté plus tard à une demande sur les raisons de la crise de l’équipe de France. Une certaine conception de la classe et du fair-play.

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