La Ligue des droits de l’homme de Nouvelle-Calédonie (LDH-NC) a jugé « alarmante » la situation de la santé des 450 détenus de la prison du Camp Est à Nouméa, déplorant que sur ce territoire une personne incarcérée perde sa couverture sociale, mardi dans un communiqué.

« Actuellement, leur accès aux soins est remis en question par une réduction drastique des moyens humains alloués à une équipe soignante déjà largement sous-dotée », a déclaré la LDH-NC, affirmant que les 24 et 25 novembre, faute d’infirmier présent, les traitements médicamenteux n’ont pu être dispensés.

La Ligue a également indiqué que le nombre de détenus est croissant mais que « les moyens en personnel médical ne suivent pas » à cause « d’une dette importante contractée par l’Etat à l’encontre des structures hospitalières publiques territoriales, qui assurent les soins en détention ».

L’organisation déplore en outre que lorsqu’un Calédonien est incarcéré, lui et ses ayants-droits perdent « instantanément » leur couverture sociale, contrairement à la France métropolitaine.

« La santé est une compétence de la Nouvelle-Calédonie, mais tout se passe comme si cette dernière s’arrêtait aux portes de la prison », a accusé la LDH-NC.

L’Administration pénitentiaire (Etat) prend en chargé la santé des détenus, par le biais d’une convention avec les centres hospitaliers territoriaux.

Dans un communiqué, la Mission des services pénitentiaires de l’Outre-mer a formellement démenti avoir une dette envers les hôpitaux calédoniens, assurant que « pour la seule année 2014 près de 1,4 million d’euros leur avait été versé ».

« Cette somme est depuis plusieurs années en constante augmentation », a-t-on ajouté de même source.

Sources: AFP / Tahiti Infos

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