Le contrôleur général des lieux de privation de liberté Jean-Marie Delarue explique sur BFMTV pourquoi il a décidé d’utiliser pour la première fois une procédure d’urgence, suite à une visite constatant l’état déplorable et la surpopulation de la prison de Nouméa, en Nouvelle-Calédonie.

Des critiques au vitriol. Le contrôleur général des prisons, Jean-Marie Delarue, a jeté une lumière crue sur les “violations graves des droits fondamentaux d’un nombre important de personnes” enfermées dans le centre pénitentiaire de Nouméa, en Nouvelle-Calédonie. Publié le 6 décembre au journal officiel, le texte évoque des détenus “entassés”, dans “des cellules insalubres où [ils] subissent une sur-occupation frôlant les 200 % dans le centre de détention et le quartier de semi-liberté et atteignant 300% dans le quartier de la maison d’arrêt”.

Nouméa n’est pas qu’un exemple, mais l’archétype de l’état de la surpopulation dans les prisons françaises de l’Outre-Mer, les territoires oubliés de la France carcérale. Sur les quatorze établissements que compte l’Outre-Mer, la densité est supérieure à 200% dans trois établissements, et la moitié est en état de surpeuplement. Les conséquences sur les conditions d’enfermement sont directes, rappelle Jean-Marie Delarue.

Dans la maison d’arrêt de la prison de Nouméa, 27 cellules sur 34 disposent d’un matelas “posé à même un sol crasseux et humide où circulent des rats et des cafards”, écrit le contrôleur général des prisons. Son rapport fait un lien direct entre “l’épisode dramatique survenu pendant le déroulement de la mission” – un meurtre dans une cellule occupée par six personnes – et “les conséquences inéluctables que fait peser la sur-occupation de l’établissement sur les conditions de détention”.

Alexis Saurin, président de la Fédération des Associations Réflexion-Action, Prison et Justice (FARAPEJ), explique cet état par des causes pratiques, la difficulté à effectuer des transferts, mais aussi des causes plus diffuses et plus inquiétantes :

« Les prisons d’Outre-Mer sont moins visitées par les contrôleurs. On peut se demander si la situation dans ces établissements est plus acceptable parce qu’ils sont loin de métropole… La situation n’est pas nouvelle. Le centre pénitentiaire Nuutania, à Faa (Polynésie Française), était déjà largement surpeuplé en 2003. Si la situation perdure, c’est qu’elle est d’une certaine manière tolérée… »

L’Outre-Mer est la terre des extrêmes! ( voir la video ci dessous) :

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3 COMMENTS

  1. Avec la verrue industrielle de la SLN, une deuxième verrue encore plus hideuse qui fait fi des droits de l’homme de façon éhontée.

  2. on ne va quand meme pas les plaindre ,les gens sont la bas car ils n’ont pas respecté la loi ,c’est les gens qui ont été victimes, détroussés ,blessés qu’il faut soutenir.
    de plus yen a qui dès qu’ils sortent font des conneries et y retournent donc c’est que cela leur convient.c’est le monde à l’envers.

    On parle de violations graves des droits fondamentaux d’un nombre important de personnes” enfermées dans le centre pénitentiaire de Nouméa, en Nouvelle-Calédonie. ET LES DROITS DES VICTIMES DE CES PERSONNES QU’EN FAIT-ON ?

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