On vous rapportait ce matin que , selon le Canard enchaine , Nicolas Sarkozy soupçonnait Rachida Dati d’être a l’origine des rumeurs d’adultère concernant le couple présidentiel .S’il n’accuse personne, maître Herzog, l’avocat du Président, vient de faire une déclaration laissant penser qu’il croit lui aussi que ces rumeurs ont été alimentées par quelqu’un : « Le simple fait que deux rumeurs croisées soient publiées dans le même temps, une concernant Mme Carla Bruni et l’autre concernant le président de la République (…) permet de penser que ce n’est certainement pas neutre et que quelqu’un est derrière la propagation de ces rumeurs« , a-t-il déclaré sur RTL.

Ça ressemble fort à un règlement de compte. Dans un communique cite par le Monde, l’ancienne garde des sceaux Rachida Dati «proteste avec indignation contre les allégations de certains organes de presse lui prêtant une quelconque responsabilité contre la propagation de rumeurs absurdes et inadmissibles sur la vie privée du couple présidentiel».

Rachida Dati réagissait à un article du journal du dimanche ( JDD) qui affirmait qu’elle «est soupçonnée par l’Elysée d’avoir alimenté et même cautionné certaines rumeurs entourant le couple présidentiel».

Il poursuit : « Je ne peux pas exclure que ce soit une machination ou que certaines personnes, soit par intérêt personnel, soit par intérêt financier – ce qui serait encore plus immoral -, aient tenté de déstabiliser le président de la République et son épouse. »

Le jdd.fr a de son côté porté plainte contre X pour « introduction frauduleuse de données dans un système informatique » puisqu’un post publié par un blog hébergé par le site faisait état de ces rumeurs. Pierre Charon, l’homme en charge de la communication du Président, est d’ailleurs persuadé que cette initiative permettra de trouver l’origine de cette tentative de déstabilisation : « Maintenant on va voir s’il n’y a pas une espèce de complot organisé, avec des mouvements financiers, pourquoi pas », a-t-il expliqué. Un complot, carrément ?

Ceci étant dit  si l’enquête commence, les sanctions ne se sont pas fait attendre. Au soir du premier tour des régionales, Rachida Dati, par ailleurs député européen et maire du 7e arrondissement de Paris, avait été privée de voiture de fonction et d’agent de sécurité, officieusement parce ses interventions sur les plateaux télé avait déplu à Nicolas Sarkozy.
«Nicolas Sarkozy en est désormais à la stratégie de balisage, du « plus jamais ça « . Il prévient « ne vous amusez plus à ça, car nous ne ferons pas de cadeau à l’avenir, et les châtiments seront exemplaires ».» Une façon pour le chef de l’Etat d’anticiper une nouvelle crise de ce type, et de ne plus se retrouver en position défensive en matière de communication.

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