Bonjour,

Mardi 17 mai 2011 aura lieu une marche générale pour lutter contre la vie chère. Afin de rassembler le maximum de participants, certaine écoles seront fermées et les cantines des établissements primaires n’assureront pas les repas du midi de nos têtes blondes.

Il y a une incohérence… Un repas coute environ 150 CFP. Admettant qu’une moyenne de 10.000 enfants ne pourrons prendre leur repas à la cantine scolaire, cela représente environ 1.500.000 CFP, que les parents ont payé dans le vide. Je ne compte même pas les les frais qu’engendrent les dispositions a prendre pour faire garder ses enfants ce jour de lutte contre la vie chère. Retrouverons-nous les fonctionnaires en « congés », qui ne sont probablement pas les plus grosses victimes de l’inflation de vie à cette marche ? Et les parents obligés de prendre du congé pour garder leur progéniture, iront ils à cette marche avec leurs enfants ?

La vie coûte certainement chère en Nouvelle Calédonie. Mais les origines de fuites de capitaux ne sont pas inconnues, et ceux à qui elles profitent n’ont pas la moindre intention de « fermer les robinets ». Pourquoi ne pas organiser des marches le dimanche par exemple ? Si la vie coute si chère que ça, les citoyens n’ont pas les moyens de sortir de chez eux le Week-end et se joindrait volontiers aux mouvements du dimanche… non ?!?

Les couts engendrés par la fermeture des garderies et cantines scolaires sont encore une fois directement prélevés dans la poche du consommateur, qui croit sincèrement lutter contre sa propre éviscération économique.

On se fout de nous, et le pire c’est que ça marche…

Comme disait le regretté Coluche : Il ne faut pas prendre les gens pour des cons, mais il ne faut pas oublier qu’ils le sont…

7 COMMENTS

  1. Et le dimanche … ils seront ou les politiciens d’après toi?
    Ils ne seront pas au siège pour acceuillir les « marcheurs » !

    • C’est vrai que là il risque d’y avoir un petit souci !!! 🙂

      Ils seront surement à bord de leur super yacht à se foutre de nous !

  2. Je suis d’accord. C’est effectivement le paradoxe de cette marche contre la vie chère : elle coûte cher aux consommateurs et aux contribuables que nous sommes!

    Quant aux politiciens, ils peuvent très bien s’organiser pour accueillir les marcheurs au siège ce jour-là… on les paye suffisamment cher pour qu’il s’occupent de l’intérêt général! Au lieu d’inaugurer les chrysanthèmes de jour-là, ils pourront, fort utilement, consacrer quelques instants aux citoyens!

  3. Le problème est que si chacun campe sur ses positions, rien ne changera.
    Mais au moins, on aura essayé de faire quelque chose, on sera pas resté assis à râler et attendre que ça passe.

  4. Faire quelque chose, voilà quelque chose de vrai.

    Mais faire quoi ? Que faire exactement pour enrayer un processus d’inflation. Je vais essayer d’exposer ma vision du fonctionnement économique d’un pays brièvement.

    Un Pays c’est comme un récipient. Des choses y rentrent et en sortent, et ces même chose se promènent de récipient en récipient.

    Qu’est ce que la richesse d’un Pays, ou sa puissance ?
    – C’est la valeur de ce qu’il contient comparé à celle de ses voisins, ou plutôt devrait on dire « concurrents ».

    Et dans la pratique, de quoi est composée cette « valeur » ?
    – Cette valeur, est constitué de la matière première disponible dans le pays (pétrole, minerai…), de la compétence de la population à fabriquer et transformer des produits à forte valeur ajouté.

    De quoi disposons-nous en Nlle Calédonie :
    – Du nickel en ressource naturelle, et potentiellement d’autres choses que nous n’exploitons pas.

    Coté production d’éléments à forte valeur ajoutée, nous n’avons rien ou presque. Notre population de compte pas non plus de grands ingénieurs.

    L’industrie Calédonienne est dopée par des protections de marché local, se qui rend sa production non compétitive face aux productions d’autre pays. La production local ne peut s’écouler que sur le marché local à cause de son prix de fabrication, et la quantité de produits manufacturés localement à l’exportation est marginale.

    Le problème de la vie chère n’est donc pas uniquement lié à l’enrichissement d’une poignée de big brother, mais également à l’incapacité du territoire à augmenter son PIB (produit Intérieur Brut). Sans l’injection d’argent dans le système économique calédonien, ce dernière ne peut subvenir à ces besoins.

    Il n’existe pas 36 solutions. L’argent ne tombe pas du ciel (ou du moins pas éternellement), la Calédonie importe plus qu’elle n’exporte. Hors taxer les produits à l’importation en faisant payer aux citoyens la différence entre les importations et les exportations ne fonctionne que si les revenus des citoyens sont suffisamment dopés pour encaisser le choc.

    Solution 1 : La Calédonie développe plusieurs secteurs ou elle peut être compétitive à l’export sur le marché mondial. Elle pourra alors générer la trésorerie nécessaire à maintenir sa consommation de produits importés.

    Solution 2 : La Calédonie cesse d’importer des produits manufacturés fautes de moyens financiers. Évidement, si la Calédonie réduit ses importations cela signifiera que les consommateurs n’achètent plus.

    Personnellement, je pense que les mesures de protectorat local ne poussent pas la Calédonie dans le bon chemin.

    Au lieu de pousser la jeunesse à suivre des études et obtenir ainsi une main d’œuvre hautement qualifié et compétitive sur le marché mondial, nous protégeons l’emploi local en empêchant la main d’œuvre étrangère de venir travailler ici. Cela réduit certes le taux de chômage, mais la mesure est fictive car à compétence égales un travailleur calédonien est incapable de trouver un travail à rémunération égale dans un autre pays.

    Au lieu de libérer les importations (chocolat, bonbons, vêtements…), pour obliger nos industries locales à être compétitive tant en qualifié qu’en coût de production avec la production étrangère; nous surtaxons les produit importés simplement pour que la production locale, médiocre et couteuse puisse s’écouler.

    Pour prendre un exemple simple, pensez vous qu’une fraise tagada locale ait des chances de se vendre à l’étranger, et ce 2 à 3 fois plus chère que son homologue Haribo ?

    Pour être auto-suffisant, il faut exporter, et pour exporter il faut produire des choses que les autres pays souhaitent acheter. Aujourd’hui, rien n’est fait pour développer le savoir faire locale.

    Le nickel, ce n’est pas le pétrole, et la Calédonie ce n’est pas les émirats arabes, arrêtez de rêver de pétrodollars qui tombent du ciel.
    Quand on ne sait pas faire on ne vend pas chère (ex: chine)
    Quand fait du Hi-Tech on vend très chère (ex: japon)

    Maintenant, on sait faire quoi ici ?

  5. Il ne reste plus qu’a trouver du petrole…pas le choix !!! lol ou faire en sorte que la Fronce ne nous abandonne pas et continue a faire des chequos… ce qui est plutot mal parti a mon sens… lol

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