Le Vatican dément les liens du pape avec la dictature argentine

Le Vatican a vigoureusement démenti vendredi les soupçons soulevés par certains médias sur de présumés liens entre le pape François et le régime dictatorial argentin dans les années 70.
Le Vatican a fermement rejeté vendredi les accusations de connivence présumée avec la junte militaire argentine à l’encontre du pape François, les qualifiant de « calomnieuses et diffamatoires ». Il s’agit d’une campagne venant d' »éléments de la gauche anticléricale pour attaquer l’Eglise et elles doivent être rejetées », a déclaré le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi.

« Il n’y a jamais eu d’accusations crédibles à son encontre, il a été interrogé une fois par la justice argentine en tant que personne informée des faits, mais il n’a jamais été accusé de rien », a ajouté le porte-parole.

Les soupçons soulevés mercredi par les médias reposent en partie sur un long travail d’enquête mené par un journaliste argentin en 2005 sur le silence de l’Eglise durant le règne de la dictature argentine, et sur les témoignages de deux jésuites, enlevés et torturés par la junte militaire durant cinq mois, alors qu’ils étaient sous la protection de Jorge Mario Bergoglio.

Selon le père Lombardi, il « existe en revanche des preuves selon lesquelles il fit beaucoup pour protéger les gens pendant la dictature » et il appuya « les demandes de pardon de l’Eglise en Argentine pour ne pas avoir fait suffisamment » pendant cette période noire.

Et le responsable religieux d’ajouter qu’un des deux jésuites enlevés par la junte et que Jorge Mario Bergoglio n’aurait pas protégé, aurait raconté ces jours-ci à un journal allemand qu’ils avaient tous ensemble avec le père Bergoglio « co-célébré une messe quand celui-ci était évêque de Buenos Aires dans une manifestation publique de paix et harmonie ».

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