Il y avait eu l’affaire du Franprix d’Evry. En 2002, cette épicerie de la région parisienne avait décidé de passer au « tout-halal » et de ne proposer à ses clients ni porc ni alcool. Manuel Valls, maire PS de la ville, avait vivement protesté et fait fermer le commerce, officiellement pour conditions d’hygiène non conformes, une décision finalement cassée par la justice.

C’est désormais au tour de Quick d’être au cœur d’une polémique. Depuis quelques mois, la chaîne ne vend que des hamburgers halal dans huit de ses trois cents soixante-deux restaurants français. L’expérimentation, censée durer six mois, a commencé en juillet à Toulouse, avant de s’étendre à Argenteuil (95), Garges-lès-Gonesse (95), Buchelay (78), Villeurbanne (69), deux restaurants de Marseille, et Roubaix (59) depuis le 30 novembre. Concrètement, le bacon est désormais banni des tranches de pain, remplacé par de la dinde fumée, et le bœuf est certifié halal, c’est-à-dire tué dans les règles par un sacrificateur agréé. L’expérience « hamburger halal » est simplement signalée à l’entrée des huit restaurants tests par des affiches indiquant que « le Burger Strong Bacon n’est pas disponible à la carte de ce restaurant »« les viandes proposées sont certifiées halal ».

« INADMISSIBLE »

Lorsque le maire socialiste de Roubaix apprend que ses administrés sont privés de cochon depuis plusieurs mois, son sang ne fait qu’un tour. Dans La Voix du Nord datée de lundi, René Vandierendonck annonce qu’il ne souhaite pas que l’expérience soit reconduite et menace de saisir la Halde (Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité). « Je me félicite que Quick adapte son offre aux consommateurs en proposant du halal, mais ça va trop loin quand on ne propose plus que cela, cela devient discriminatoire », explique l’élu au Monde.fr, avant de rappeller qu’il est membre du Haut Conseil à l’intégration. Quick étant le seul fast-food du centre-ville, il juge anormal que les clients n’y trouvent pas « les mêmes produits » que dans toute autre franchise du territoire : « Oui à la diversité, non à l’exclusion », résume-t-il.

Chez Quick France, on explique vouloir poursuivre cette expérimentation jusqu’à son terme pour « valider l’intérêt et la faisabilité technique de cette offre commerciale« , alors que le marché de l’alimentation halal en France est une niche en plein essor, évaluée à près de 5,5 milliards d’euros pour 2010, selon Solis, un cabinet spécialisé dans les études marketing ethniques. « Nous voulons seulement voir comment la clientèle réagit à cette offre », explique la marque.

« LOGIQUE ÉCONOMIQUE »

Une logique économique qui a du mal à passer auprès de certains responsables politiques. Le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a ainsi fait part de ses réticences, soulignant qu’il n’était « pas un fana du communautarisme ». « C’est précisément parce que [le fast-food] ne laisse pas de choix aux clients non musulmans que cette attitude est inadmissible », s’est quant à lui indigné le député UMP des Bouches-du-Rhône, Richard Mallié. Quant à Marine Le Pen (FN), elle a jugé, dimanche sur Canal Plus, « inadmissible » une situation qui oblige, selon elle, les clients à « verser une taxe aux organisations islamiques de certification », ce qui n’est pourtant pas le cas chez Quick (lire encadré). Le maire de Roubaix estime enfin que la « discrimination » est d’autant plus insupportable que Quick est une « enseigne nationale », propriété de la Caisse des dépôts et des consignations, le bras financier de l’Etat.

Al-Kanz.org, un site dédié aux consommateurs musulmans, renverse l’argument et dénonce une « discrimination » visant les musulmans. « Aurait-on eu droit à toutes ces saillies médiatiques si, au lieu du halal, Quick avait choisi un autre positionnement, une autre niche, celle du bio ? Un Quick thématique avec exclusivement des menus mexicains ou chinois aurait-il eu une telle résonance médiatique ? Non, assurément non. Et si vraiment c’est le communautarisme qui pose problème, pourquoi tolère-t-on qu’en plein Paris, au 240, boulevard Voltaire, dans le 11e arrondissement, on puisse trouver un Franprix entièrement casher ? (…) Sans parler de la chaîne KFC, qui depuis des années prétend vendre du poulet halal dans tous ses restaurants. C’est même écrit sur leur site », écrit ce bloggueur.

Dans une interview au Post, le fondateur du site Al-Kanz.org, Fateh Kimouche, explique que, « dans cette histoire, c’est le capitalisme qui sert de révélateur ». « Il n’y a rien de religieux, c’est une logique de business, explique-t-il. Dans le fast-food test de Villeurbanne, le chiffre d’affaires a bondi de 30 % la première semaine », un chiffre que Quick France a refusé de confirmer. « C’est la logique économique qui prend le dessus. Si le chiffre d’affaires est multiplié par deux, ils n’auront aucune hésitation » à valider l’expérience, conclut-il.(Source: Le Monde)

Ben voilà on a trouvé l’endroit ou la candidate des régionales pour le parti  NPA ira très certainement se rassasier pour fêter sa victoire ……

Dans cette histoire le seul réconfort que je trouve c’est de savoir que la fraude  à la viande hallal est monnaie courante, comme le rappellait à la fin janvier un article de La Provence, qui estimait que la majorité des produits vendus comme halal à Marseille ne le serait pas.
ça sauve un peu l’honneur non ?

7 COMMENTS

  1. La certification Halal coute de l’argent à la firme qui souhaite se prévaloir de ce label.

    Le coût de cette certification est forcément répercutée sur le prix final du produit.

    Or perso je n’ai pas besoin de consommer Halal, pourquoi faudrait il que je paie plus cher pour une certification qui ne me concerne pas ?

  2. Je trouve cela un peu inquiétant que les gens qui ne mangent pas halal, ayent dans ces endroits ? pour que le quick fonctionne et ne fasse que cela, il doit y avoir un sacré paquet de musulman en france .

  3. oui celine beaucupssssssssssss trop a mon gout mais la france se laisse gouverner part tous les immigrees halal burga mais ou ont vas je nous sommes degouteessssss

  4. Que de bruit pour un choix de marketing. Je ne pense pas que le justice aille dans le sens du maire de Roubaix. Ou alors ça ferait jurisprudence, et le même type de procès fleurirait contre les commerces aillant choisi de ne s’adresser qu’à certaines communautés. Pour finir que ceux qui ne sont pas d’accord n’ont qu’à boycotter les Quick dans toue la France, je pense que cet argument là sera plus efficace aux yeux de la chaîne QUICK. Pour ma part, je ne mets jamais les pieds dans les restaurations rapides, halal ou autres 😉

  5. je suis pas trop d'accord avec toi Julien. La tolérance en France on voit bien ou ca fini par les mener !!!! Bientôt on va devoir se battre pour préserver des libertés qui nous sont dues, pour avoir laisser trop de place a l'islam…..puis voila flunch qui s'y met !!!les restaurant de restauration rapide a la base c'est pour les gens presses et généralement qui ont des petits moyens… pas pour des adeptes de la burqa

  6. Si la montée des communautarismes vous inquiète, n"hésitez pas à signer la pétition pour la suppression de la "Haute Autorité de lutte contre les discriminations et l'égalité" (la Halde), laquelle ne voit des discriminations et de l'inégalité de traitement que dans un sens bien précis et encourage donc suspicion et victimisation…
    Imaginez une Halde en Calédonie… Y'en aura bien un pour importer cette grande invention de la mère-patrie…
    Bref, voici le lien vers la pétition : http://www.pro-petition.com/reseau-lhc/suppressio

  7. mais c est quoi ce ramassis de c*******!!j' hallucine ….Franchement les religions qu'on avait réussi à cadrer afin qu'elles ne provoquent plus de guerres civiles, sont en train de réinvestir le champ public, en se poussant l'une l'autre au nom de la démocratie, avant les confrontations inéluctables. la laïcité doit redevenir la norme , c'est la condition du vivre ensemble!! e
    Voila encore un bloq est une honte !!! Merci zoreilledudimanche
    Je n'admets pas l'expansion du rite dans la restauration, je n'admets pas le hold up sur le porc dans une chaine de restaurant. Et je vois d'un très mauvais oeil la présence d'un religieux dans les abattoirs. Des pays interdisent les abattages ritualisés, surtout ce qui concerne la mise à mort de l'animal lui même, et cela devrait être le cas aussi en France. Ce qui se passe est encore fois pertinent : la religion impose !!
    A ceux qui disent "qu'est ce que ca peut faire que ce soit Hallal, les non-musulmans peuvent le manger", n'oubliez pas qu'une partie du prix de vente des viandes abattues rituellement est reversé au culte (musulman en l'occurrence, ou juif pour le casher). Or on ne peut obliger un consommateur de restaurant TOUS PUBLICS à financer une quelconque organisation religieus

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