LES INDÉPENDANTISTES : DE GAUCHE ? LA GRANDE SUPERCHERIE.

Vu sur FB je partage :

Je viens d’écouter LKU à la TV. A la question de Charlotte Rich concernant la discrimination sur les listes électorales, il vient de répondre :

 » Il n’y a pas de discrimination : les kanak doivent être inscrits d’office et pour les autres, il faut qu’ils prouvent qu’ils sont éligibles ».
Suis-je le seul qui a mal à son pays quand il entend ça ?

Ce qu’il y a de bien avec les indépendantistes, c’est qu’en terme sémantique, ils ne s’embarrassent pas de subtilités : ils sont de gauche et les non-indépendantistes sont de droite. C’est simple comme une division à un chiffre, c’est binaire comme un damier, c’est confortable comme une couette idéologique. Pourtant, à y regarder de plus près, droite, gauche, il y aurait matière à discussion.
En premier lieu, au sein même du camp prétendument loyaliste, on a l’accusation de droite extrême plutôt facile. Il en va ainsi de monsieur Leroux qui, rancune tenace et tacle vigoureux, rebondissant sur certains propos de madame Le Pen, affirme que Philippe Gomès a été élu sur des idées du Front National, allant même jusqu’à prétendre que Calédonie Ensemble a mené « une campagne anti Kanak ». On pourra demander à Hélène Iekawe, membre du gouvernement et à Gérard Poadja, président du Congrès, leur avis sur la question… Pas sûr qu’ils adhèrent à cette prise de position pour le moins tranchée.

De même, avant les législatives, du côté Rumposaure Montdorien, les procès en fascisation tombèrent comme à Gravelotte : opposé au drapeau FLNKS hissé sur les institutions ? Raciste anti Kanak vous étiez. Contre la réhabilitation des squats ? Antisocial vous étiez. Dubitatif quant à la nomination de ministres issus du Parti Travailliste ? Ultra-conservateur vous étiez. Et peu importe si depuis des décennies on a soi-même mené une politique économique et sociale ultralibérale que n’auraient désavoué ni Bastiat ni Friedman. C’est que voyez-vous, du côté du RUMP, on cultive l’art du paradoxe en même temps que celui du culot d’airain.

Du côté indépendantiste, on ne dédaigne pas non plus user de la contradiction. Passons rapidement sur le cas de monsieur Néaoutyine qui se réclame du marxisme, tout en gérant sa province comme un bon bourgeois père de famille, un tantinet avaricieux. Il y a du pragmatisme à la Guizot chez cet homme-là. Non, les cas de schizophrénie idéologiques les plus patents sont à chercher du côté de l’UC et du PT. Tous ceux-là, monsieur LKU en tête, œil hautain et moue dédaigneuse, n’ont en effet de cesse que d’intenter des procès en illégitimité de citoyenneté à tout ce qui est ethniquement incorrect. Depuis l’aimable banderole d’un défilé USTKE : « Cent mille ? Un million ? Ils ont tous fini dans les poubelles de l’Histoire », jusqu’à la prochaine convocation au tribunal de plus de 300 jeunes électeurs de la liste restreinte, sur lesquels trois miliciennes de la cause nationale socialiste kanak ont émis des « doutes », eu égard à leur génétique peu convenable, propos et actions des indépendantistes radicaux ne peuvent que laisser pantois, tant ils fleurent la xénophobie la plus malodorante. Les slogans vociférés lors de la toute récente marche du collectif Kanaky 2014 en ont attesté, hélas. Proférés en France métropolitaine, ils auraient instantanément valu à leurs auteurs d’être poursuivis pour incitation à la discrimination et à la haine raciale. Quant à l’Accord de Nouméa, et le destin commun qui va avec, voté par 72 % des Calédoniens, monsieur LKU s’assied manifestement dessus, puisqu’entre autres projets excluant, il souhaite ramener le curseur de la citoyenneté de 1998 à 1988.

Finalement, on se demande pourquoi tous ces gens-là ont refusé de dialoguer avec madame Le Pen lorsqu’elle est venue nous rendre visite, tant leurs convergences de vue sont patentes sur nombre de sujets, celui de la préférence nationale et de l’immigration entre autres. Quoi qu’il en soit, si être de gauche sous nos cieux calédoniens, c’est adhérer à la doctrine rancie de l’UC et du PT, assez superposable à celle des Croix de Feu cagoulardes des années 30, le fait d’être catalogué de droite constitue, sans doute, une bonne nouvelle.

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