Les outre-mer vus depuis Paris : un cliché en forme de provocation

A Paris, l’association Sciences Ô (en lien avec Sciences Politiques Paris) organise du 16 au 19 avril 2013 la première Semaine des Outre-mer. Sciences Ô a pour motivation première « de promouvoir et de mettre en valeur les richesses culturelles mais également les problématiques inhérentes aux Outremers». Un événement parrainé par le ministre des Outre-mer Victorin Lurel. L’intitulé est alléchant : «Et si la « périphérie » était en fait…le centre ? Et si la France était…un archipel ? Venez découvrir ou redécouvrir ces territoires au-delà des clichés, à travers un programme foisonnant et éclectique: conférences-débats avec des experts et acteurs centraux du monde universitaire, économique et politique; ateliers ludiques ; projections et rencontres ; concerts ; évènements festifs». Le programme complet est à suivre sur Facebook où une page spécifique a été ouverte à ce sujet.

Le rendez-vous central de cette semaine des Outre-mer a eu lieu ce mardi soir à Paris (16 avril), sous la forme d’une conférence-débat de deux heures sur le thème provocateur et qui met les pieds en plein dans les clichés : « Les Outremers ça coûte cher! ». Une affirmation péremptoire que l’association organisatrice détaille et retourne complètement pour poser d’autres questions sur les niveaux de vie en outremer : «Vous vous êtes peut-être souvent demandé ce que les Outremers « coûtaient » à la France. Mais vous êtes-vous demandé ce qu’ils coûtent à nos concitoyens qui y vivent ? Vie chère, prix de consommation supérieurs de 50%, taux de chômage de 20 à 30%, chômage des jeunes allant jusqu’ à 60%, inégalités records…. Ce qui est certain, c’est que vivre dans les Outremers coûte très cher aux populations ultramarines». Au cours de cette conférence devaient être abordés la fiscalité dans les collectivités d’outremer, la loi pour la régulation économique, le développement économique dans les outre-mer, la lutte contre les inégalités.

( Sources: Tahiti info)

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