Les premieres images  » complete « de l’univers

Le satellite Planck a dévoilé la première image de l’univers. Ce satellite, dont les frais de construction s’étaient élevés à 600 millions d’euros, avait été lancé l’année dernière par l’Agence Spatiale Européenne. Il avait été envoyé à plus d’1,6 million de kilomètres dans l’espace afin d’enquêter sur les origines de l’Univers.

L’observatoire Planck avait pour mission d’observer l’âge, le contenu et l’évolution du cosmos en étudiant les restes de la chaleur émise par le Big Bang. En septembre 2009, le satellite avait commencé à dévoiler les premières images montrant des bandes d’ancienne lumière à travers le ciel. Il a révélé récemment une image complète du ciel.
Cette image montre ce qui est visible au-delà de la Terre aux instruments sensibles à de très grandes longueurs d’ondes de lumière. Ainsi dominent à travers ces clichés de larges parties de la galaxie de la Voie Lactée. Les rayons lumineux intenses traversant le milieu de l’image constituent le disque principal de la Voie Lactée, où se trouvent la Terre et le Soleil. On retrouve également d’immenses rassemblements d’éclats de poussière glacée, situées à des années-lumière de là, bien au-dessous du plan galactique.

Les scientifiques passeront des années à analyser ces clichés afin de mieux comprendre comment l’Univers est venue à se former tel qu’il est à l’heure actuelle. Le professeur Andrew Jaffe, membre de l’équipe de l’observatoire Planck, a commenté l’image pour BBC News : « Ce que vous pouvez voir c’est que la structure de notre galaxie est faite de gaz et poussière, ce qui nous renseigne de façon édifiante sur ce qui se passe aux abords de notre soleil et sur la façon dont se forment les galaxies quand on les compare. »

En fait C’est cet écho (ou empreinte) du Big Bang, ce rayonnement cosmique de micro-ondes, qu’observe le satellite Planck, ce que le prix Nobel 2006 de physique, George Smoot, appela en 1992 -juste pour le plaisir de la métaphore- le «visage de Dieu». Lundi, l’Agence spatiale européenne (Esa) a partagé cette photo, «une véritable caverne d’Ali Baba pour les astronomes en quête de données inédites», selon elle. Ce rayonnement «fossile» baigne tout l’espace et constitue, selon les scientifiques, «la trace indélébile que l’Univers a laissée de sa jeunesse».

«Le disque principal de notre galaxie s’étire au centre de l’image. Ce qui frappe immédiatement, ce sont les filaments de poussière froide présents au-dessus et en-dessous de la Voie lactée», explique l’agence en commentant l’image. «Moins spectaculaire mais peut-être plus énigmatique, l’aspect moucheté de l’arrière-plan», qui représente le «rayonnement de fond cosmologique hyperfréquence (CMBR), la plus ancienne lumière émise par l’Univers, issue de la grande explosion d’où notre Univers a émergé il y a 13,7 milliards d’années», indique l’Esa.

«Nous ouvrons la porte sur un eldorado où les scientifiques vont pouvoir rechercher des fragments de connaissance qui leur permettront de mieux comprendre la genèse de l’Univers et son fonctionnement actuel», explique dans le communiqué David Southwood, Directeur Science et Exploration robotique de l’ESA.

La carte des fluctuations de ce rayonnement devrait permettre de faire progresser la connaissance sur la géométrie de l’univers, le rythme de son expansion et son avenir prévisible. L’ellipse ici montrée ne représente en effet que l’univers dans lequel le rayonnement cosmique est perceptible, arbitrairement centré sur notre galaxie. La structure même de l’univers et son caractère fini ou infini, ouvert ou fermé, continuent toujours de faire débat.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *