Il y a une psychose du flux migratoire, ici meme, sur le Caillou, ce n’est que ca, une psychose, c’est a dire qu’elle ne se produira jamais cette arrivee en masse de Zoreilles (ce sont les plus redoutables… Comme si l’ont pouvait generaliser, un autre truc bien Francais, mais aussi, bien Francais du Caillou…), nos deux Rois Caldoches, les Lafleur (Henri  http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Lafleur  et Jacques  http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lafleur ) auraient commence la rumeur, eux qui ne voulaient pas de departementalisation (merde, j’ai ecris le mot, tant pis…) pour ne pas payer les impots qui vont avec le statut de departement (« on dit les mauvaises langues », a dit Val…), qui ne voulaient pas que d’autres aillent fouiner ds leurs affaires (sordides ? En tous cas, ‘controversees’ [Ref. Wikipedia, Jacque Lafleurs, « Controverses » 8.3]…), pour eux, garder ses distances avec la France, c’etait parfait (un peu ‘Grec’ les Lafleur, et on sait ou ca mene: Sommes-nous sur le point d’etre tous apatrides, tres bientot seulement invites –accent aigu–  de nos amis Kanaks, si ils nous acceptent ?…).

Maintenant est-ce que les Melanesiens etaient le peuple premier du Caillou? Bonne question, et en fait, il faut bien sur regarder la configuration de la region avant que ne se separent les differents morceaux du puzzle qui la compose notre region:

Faut il en fait remonter a l’ere Jurassique, ou a l’ere du Gondwana, il y environ 600 milions d’annees? Parce que la, alors c’est sur les Melanesiens ne sont plus les premiers habitants du ‘coin’…

Il y a 45 millions d’années, l’Inde entre en collision avec l’Asie, forçant la croute terrestre a se plisser et formant ainsi l’Himalaya. Dans le meme temps, la partie sud de l’Australie (l’actuelle Tasmanie) se separe de l’Antarctique permettant la creation de courants oceaniques entre eux, ce qui produit un climat plus froid et plus sec. Il y a 15 millions d’années, la Nouvelle-Guinee entre en collision avec le sud de l’Asie et plus recemment l’Amerique du Sud s’est liee à l’Amerique du Nord.

Alors, dans une echelle geologique complexe qui retrace la creation de la planete jusqu’a aujourd’hui ( http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89chelle_des_temps_g%C3%A9ologiques ), peut on etre selectif et decider que parce que maintenant, a ce moment dans le temps les Kanaks sont les habitants de la Nouvelle Caledonie, ils sont les habitants premiers? Il y a bien longtemps (L’univers a environ 15 milliards d’annee -le ‘Big Bang’-, la terre a environ 5 milliards d’annees, et l’etre humain -dans sa forme ‘moderne’, 200000 annees seulement[*] !) la Nouvelle Caledonie n’existait pas et les habitants de cette partie du monde n’etaient pas melanesiens, ils le sont devenus par la suite melanesiens, avec les modifications des terres et des oceans sur le globe terrestre, mais quand? La (accent grave) est la question (« That is the question » comme disait Shakespeare, « to be or not to be? ») , pas simple d’y repondre…

Des (accent grave) l’origine, la notion de race a servi a definir l’etranger, l’autre différent. La mise en question de la notion de race humaine, s’appuyant sur des classifications precedemment instaurees pour les especes vivantes, est venue plus tardivement.
Il ya a 35000 ans par exemple, L’Australie et la Nouvelle-Guinee ne faisait qu’un seul et meme pays, continent, un pont les rapprochait . Quand les eaux des oceans ont monte (il y a 6000 a 8000 ans), la Tasmanie et la Nouvelle-Guinee se sont detachees de l’Australie, le Caillou, lui, qui s’est detache de l’Australie il y a bien longtemps, avait il ete visite ou meme habite par d’autres peuplades (les Salomons par exemple, sont restees inoccupees pendant tres longtemps) ?

Le pere Otto Meyer est le premier a decouvrir de superbes poteries en 1909 sur l’ile de Watom, dans l’archipel Bismarck (actuellement en Papouasie-Nouvelle-Guinee). En 1917, le geologue Maurice Piroutet en trouve à son tour dans une localite du nord de la Nouvelle-Caledonie appelee Lapita. Ce nom est par la suite retenu par les archeologues pour designer l’ensemble de ces poteries et le complexe culturel qui y est associe, lequel caracterise une aire allant de l’archipel Bismarck a l’ouest aux iles Tonga et Samoa a l’est.

Divers chantiers de fouilles vont tout au long du XXe siecle mettre au jour d’autres exemplaires de ces poteries sur toute la partie occidentale du Pacifique (ou Oceanie proche), les iles Salomon, le Vanuatu, la Nouvelle-Calédonie, les Fidji, Wallis et Futuna, et jusqu’aux Samoa.

Il a ete generalement considere que les Lapita etaient des locuteurs austronesiens ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Austron%C3%A9siens ) venus d’Asie , dans la mesure ou (accent) toutes les populations de ces zones parlent actuellement des langues austronesiennes. Les poteries sont aussi considerees comme le signe que les Austronesiens ayant peuple la Polynesie avaient longuement sejourne dans les iles de la Melanesie, puisque les poteries Lapita sont communes aux deux zones, et que le peuplement de la Melanesie est le plus ancien. Le fait de savoir si ce type de poteries a directement ete amené par des immigrants (et donc developpe initialement en dehors de la zone Lapita) ou s’il a ete developpe sur place reste par contre un sujet de debats entre experts, quelques auteurs defendant meme une origine totalement ou partiellement non austronesienne, au sein des cultures pre-austronesiennes de Melanesie. Les poteries Lapita sont cependant liees à des traces d’agricultures ou a des outils dont on trouve le pendant en Asie du Sud-Est, ce qui milite en faveur de locuteurs austronesiens.

Le site le plus ancien connu (en 2000) des Lapita est « au nord de l’archipel Bismarck, un des ilots aux environs de Mussau. Sur le site de Talepakemalai, il y a environ 3 500 ans, apparait une petite population apparemment differente de celles qui avaient peuple le Sahul depuis des dizaines de millenaires. Grace a ces pots-temoins, faciles a identifier, il est possible de localiser les Lapita aux Samoa, il y a environ 3 000 ans. Ainsi, en moins de cinq siecles, un veritable peuple de l’Ocean s’installa sur la plupart des iles comprises entre le nord de l’archipel Bismarck et les Samoa, en passant par les Salomon, le Vanuatu, la Nouvelle-Caledonie, les Fidji, Futuna et Wallis. Cet espace maritime couvre quatre mille cinq cents kilometres ; il comporte, entre l’archipel du Vanuatu et les Fidji, un vide de plus de huit cents kilometres à franchir, à vol d’oiseau, mais certainement plus de mille en tirant des bords .

L’une des interrogations concernant les poteries Lapita est cependant leur quasi-absence en Polynesie orientale, puisque l’archeologie n’a pu jusqu’a aujourd’hui en decouvrir que quelques tessons aux iles Marquises. C’est la raison pour laquelle certains chercheurs ont evoque l’idee que les habitants de l’Oceanie eloignee ne seraient pas passes (ou alors sans y être restes longtemps) par ce qu’on appelle traditionnellement la Melanesie, mais auraient migre plus au nord, par les Philippines et la Micronesie. Les donnees actuelles, en particulier genetiques, suggerent cependant un long passage des Polynesiens par les iles de la Melanesie.

Au cours de leur avancee vers le sud et l’est, les Austronesiens de la culture Lapita n’ont pas amene que leurs poteries. Ils ont egalement amene de nombreuses plantes et animaux. C’etaient « assurement de talentueux horticulteurs. Ils ont ainsi commence a enrichir les pauvres iles du sud-ouest du Pacifique, grace aux vegetaux transportes pendant des generations depuis l’Asie du Sud-Est et la Nouvelle-Guinee : ignames, aracees diverses, arbre à pain, canne a sucre… ».

Les tout premiers habitants du caillou de ces 6000 dernieres annees, sont donc des Austronesiens, mais Polynesiens? Ou Melanesiens? « That is the question »… Si nous remontons l’echelle du temps, avant ces 6000 ans, les habitants n’etaient ni des Melanesiens, ni des Polynesiens, telles que sont acceptees les definitions modernes de Melanesien et Polynesien…

[*] L’etre humain a vecu sur la planete pendant seulement une tout petite portion de la vie de la terre (5 milliards d’annees). Les archeologues estiment que l’homme moderne a ete sur terre 200,000 ans. Les humains sont apparus pendant l’ere du Paleolithic Moyen en Afrique du Sud. Jusqu’a il y a environ 70,000 ans, les humains emigrerent hors de l’Afrique et commencerent a coloniser la planete entiere. Leur presence s’etend en Eurasie et Oceanie il y a environ 40,000 ans, et ils atteignent les Ameriques il y a 14,500 ans. Un des plus vieux site d’occupation est situe a Middle Awash ( http://www.google.fr/search?q=middle+Awash&hl=fr&prmd=imvns&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ei=F76AT8PVN8yiiAe81L3RBA&ved=0CD0QsAQ&biw=1192&bih=490 ) , en Ethiopie, ou les humains s’etablirent il y a 160,000 ans.

 

Auteur: LGV (En reponse a malihini, qui, comme moi, doit toujours se poser pas mal de questions…)

 

17 COMMENTS

  1. Bel essai, mais qui ne changera pas grand chose au final.

    NON, les Mélanésiens ne sont pas les premiers êtres humains à avoir foulé le sol de la (ou plutôt de ce qui deviendra la NC).
    Tout comme les Gaulois n’étaient pas les premiers en France, etc…

    Au final, tout ceci n’est qu’un nom sur une population définie par des frontières géographiques dessinées par les hommes, et un peu d’ADN aussi.
    Mais bon, pour 2% d’écart dans l’ADN, on peut être un chimpanzé ou un humain, alors forcément, on relativise la chose.

    Nous ne sommes qu’un, l’Humanité toute entière.
    C’est de toute façon le destin du monde, une seule race, un seul peuple, métissé de toute part.

    Et vivement qu’on y arrive! Il y’aura moins de conflits et de guerres.

    Mais bref, je m’écarte, surtout que je ne verrai jamais ça de mon vivant.
    Donc, pour en revenir au sujet, non les Mélanésiens ne sont pas les premiers, mais peut importe, quand l’Européen est arrivé, ce sont eux qui étaient là, et ça suffit.

  2. C’est clair! On s’en fou de qui était là il y a des milliers d’années! Comme l’a très bien conclue Guigou, l’important c’est que les mélanésiens étaient là avant les européens, point final! Pas compliqué à comprendre quand même…

  3. Merci la grenouille pour ce rappel de l’histoire bien complet.
    Permet moi de rajouter un mythe et une histoire sur les premiers habitants d’un autre groupe de caillous de la région, l’archipel Hawaiien.
    Dans la mythologie populaire Hawaiienne, il y a les « Menehune », ou le « petit peuple ». Il se dit qu’ils vivaient dans la montagne, et descendaient dans les vallées la nuit pour construire des temples et autres ouvrages d’art (aqueducs d’irrigation pour les champs de taro, bassin d’aquaculture, etc…). Cette légende est souvent relié à l’histoire « presque contemporaine » de la colonisation de l’archipel. La première vague supposée de population serait venue des Marquises, entre l’an 0 et l’an 300 (les dates varient). Une seconde vague, plusieurs siècle plus tard, venant des Iles de la Société celle-ci, et déconnecté de la première, auraient fait fuir les « premiers habitants » vers les montagnes. En Tahitien, « Manahune » etait utilisé (à l’époque) pour décrire le « petit peuple » (par référence à sa stature sociale, pas sa taille)…
    Au plaisir de re-discuter du peuplement du Pacifique
    A hui hou

  4. … et les Americains sont arrives et les iles d’Hawaii, moins riches que la Nlle-Caledonie, sont restees americaines, elles, pourquoi les Francais donneraient ils a une minorite de Francais plus noirs qu’eux, ce qui a fallut 1 siecle et demi pour developper, rendre plus habitable? C’est du racisme positif !

    • Moins riches ?? pas d’accord. A l’époque, il y avait beaucoup de plantations, et surtout ca a toujours été un point stratégique pour les US ! Pearl Harbor n’en étant qu’un exemple dans le passé. Cette position stratégique est toujours aussi importante, avec Guam (en Micronésie), comme base avancée.
      La « colonisation » d’Hawaii, ou plutot l’annexion du royaume de l’époque aux états-unis sous l’impulsions de planteurs et d’hommes d’affaires blancs n’a pas été sans douleur non plus, et les mouvements indépendantistes Hawaiiens (les Kanaka Maoli) existent toujours. Ces questions sont toujours d’actualité aujourd’hui, avec la demande de reconnaissance au congrés US des Kanaka Maoli comme peuple indigène ( au mème titre que les indiens d’Amerique). Cette proposition porte le nom de « Akaka Bill », du nom du sénateur qui la porte. Il y a aussi les « Kamehamaha Schools », meilleures écoles privés (mais laiques) réservées aux Hawaiiens pouvant montrer une descendance du « peuple premier », qui ont été fondé par le testament princesse Bernice Pauahi Bishop, et qui fonctionne grace aux revenus fonciers du « Bishop Estate ». Un peu comme si de grands chefs de tribus Kanak, entrepreneurs, et fortunés, lèguaient leur fortune pour instituer une école réservée aux Kanaks, qui deviendrait la meilleure école du territoire, et que les blancs se poussent aux portillons pour y envoyer leur progéniture, se voient refuser l’entrée car les enfants ne sont pas Kanaks, et attaquent l’école en justice pour discrimination raciale (ce qu’il se passe en ce moment pour les Kamehameha Schools).
      Bref, Hawaii, autre territoire, mais même océan, et une histoire complexe également…

  5. Merci, malihini pour ces details interessant sur les iles Hawaii. Ces iles americaines elles sont -tres- volcaniques avec volcan en activite, avec de bels eruptions, et il n’y a pas de sable blanc (a part celui importe d’Australie), ni nickel, non plus… Par contre, l’ecole, ca devrait etre gratuit et pas elitiste, la (accent) les Francais ont raison, a part pour les soi-disant ‘grandes’ ecoles qui le deviennent, de + en + accessibles, mais qui ne sont pas 100% democratiques, elles…
    Par contre j’aimerais beaucoup que l’on reprenne l’idee des Polynesiens pour l’acceuil des touristes a la Tontouta, adaptee au Pays, a la vegetation locale… Ici, on veut leur poignon (beaucoup…) mais l’hospitalite, ‘peut mieux faire’…
    A hui hou

  6. Merci la grenouille verte de poser la question, mais pourquoi partir de si loin ?

    Entre moins 125 000 et moins 50 000 ans, plusieurs vagues de pygmoïdes partirent de différentes régions d’Afrique : des confins des actuels Mozambique et Zimbabwe, du Congo, d’Ethiopie et du Soudan et, pensent certains anthropologues, également du Sahara en ce temps-là verdoyant. L’étude de l’ADN mitochondrial (ADNmt) des Négritos, commencée dans les années 1970, permet maintenant d’affirmer qu’il y eut bien plusieurs vagues migratoires d’origines géographiques africaines différentes et non une seule comme les anthropologues le pensaient autrefois.
    En Afrique, les Négritos subsistent toujours dans le bassin du Congo, ce sont les Pygmées de la forêt pluviale, et dans le désert de Kalahari où ils ont été repoussés par la colonisation bantoue aux XVe et XVIe siècles, ce sont les Boshimans, San et Khoï et leur très ancienne langue à « clicks »
    Le nom de « negritos » (petits nègres) a été donné par les Espagnols aux populations noires et pygmoïdes qu’ils ont trouvées aux Philippines lors de leurs voyages de découverte du monde.
    Le géographe L. Grégoire distingue deux types de pygmoïdes parmi ceux qu’il trouve dans les différentes régions du monde au milieu du XIXe siècle : ceux qui sont originaires du bassin du Congo, noirs de peau, et ceux qui sont originaires d’Afrique australe qu’il décrit comme « mongoloïdes à peau jaune » en raison de leur peau claire. Dans les deux cas, décrivant l’Océanie, il parle de ces « nègres de petite taille… les habitants primitif dont les débris (sic !) ont été refoulés à l’intérieur des îles… dépossédés » par les nouveaux colonisateurs plus grands et plus forts, malais, papous, mélanésiens, chinois (à Bornéo et aux Célèbes uniquement), « …qui avancent à leurs dépens comme autrefois les Européens en Amérique ».
    Il les voit « noirs » à Sumatra et Bornéo, « de peau plus blanche que les Malais » aux Célèbes, mais dans tous les cas il ne doute pas qu’il s’agisse des vrais premiers habitants de ces pays.
    Premiers colons connus de l’histoire du monde, les Négritos sont-ils parvenus jusqu’en Nouvelle-Calédonie ?
    Les Négritos sont toujours présents en Inde : 34 grandes tribus y ont été recensées, les principales étant les Adivasi du centre de l’Inde et les Veddoïdes (Naga) de la côte Sud-est. On trouve encore les Shompen sur les îles Andaman et Nicobar ; les Monken en Birmanie sur la côte Ouest ; les Vedda à Ceylan (Sri Lanka) ; les Semang, les Orang Asli et les Orang Kanak en Malaisie ; les Mani en Thaïlande ; en Indonésie les Kubu à Sumatra et les Kalang à Java (disparus récemment) ; en Papouasie les Ayomé et les Karon.
    Depuis Bornéo (quelques clans existent encore dans les montagnes de la côte Nord-ouest), ils gagnèrent les Philippines où ils sont toujours nombreux dans plusieurs des grandes îles, notamment les Aétas (Ile de Luçon) et les Mamanwas (Ile de Mindanao).
    A partir de la Papouasie, ils colonisèrent l’Australie : il reste des tribus negritos authentiques au Cape York, les Arente. Grégoire les appelle « Andamènes » parce que, pense-t-il, ils viennent des îles Andaman et, avant, des Bushmen. Ils parvinrent jusqu’en Tasmanie où ils furent exterminés par les Anglais. Les Tasmaniens étaient incontestablement negritos, James Cook lui-même le remarqua à leur apparence physique, leurs langues et comportement différents de ceux des Aborigènes de la côte du Queensland. Il ne disposait pourtant pas des analyses ADN qui ont fait de la présence négrito en Tasmanie une certitude (W.A. Reed) aujourd’hui établie. Une autre vague migratoire traversa les Iles Salomon, l’archipel vanuatais où ils laissèrent une langue « eulérienne » écrite, dans les îles du Nord où elle est toujours pratiquée, au moins une tribu toujours existante dans le Dark bush du côté de Port Olry (Santo) et une autre, peut-être disparue mais que Cook rencontra en bord de mer sur Mallicolo.
    Ils arrivèrent en Nouvelle-Calédonie. D’abord dans les Iles Loyauté où les colons mélanésiens en débarquant plus tard leur donnèrent le nom d’Eletok (les « têtes aînées »), puis dans le Nord. L. Grégoire est convaincu que les « Kanaks » calédoniens actuels, il orthographie le nom ainsi page 488 de son ouvrage, sont les métis des authentiques Kanaks des îles Hawaï et des Négritos qu’ils trouvèrent sur place en arrivant, plus diverses sources polynésiennes. Il semble cependant que ce soit la seule homonymie qui lui ait fait adopter cette thèse d’une migration hawaïenne qui serait parvenue en Nouvelle-Calédonie avant celles des autres polynésiens. À moins qu’il ne s’agisse d’une branche de la migration austronésienne arrivée finalement à Hawaï qui se serait égarée en route et aurait échoué en Calédonie ? C’est peu probable,mais pas impossible.

    Notons que « kanak » en Océanie, a le même sens que « bantou » en Afrique australe. Les tribus kongo (Zita-Dya-Nza, Kongo-Dya-Mpangala, Kongo-Dya-Mulaza et Kongo-Dya-Mpanza, etc.) qui se fédérèrent en royaume kongo au XVe siècle, appelaient « bantous » toutes les tribus de grands noirs parlant des langues assimilées à la leur et qui, partant du bassin du grand fleuve, ont progressivement conquis et colonisé toute l’Afrique du Sud. « Bantou » signifie « humains », par opposition aux autres ethnies assimilées au choix à des étrangers ou (autrefois) à du gibier. Kanak est un mot vraisemblablement d’origine négrito, assimilé par les Austronésiens, qui de la Malaisie (les Orang-kanak) à Hawaï, en Polynésie et en Nouvelle-Calédonie, désigne tous les « humains » (orang en malais) « kanaks », qui se reconnaissent une origine commune. De la même manière que chez les Bantous, les non-Kanaks sont au choix des étrangers ou (autrefois) du gibier.

    La Nouvelle-Calédonie étant un « finistère », les Négritos n’allèrent pas plus loin. Grâce à quoi les Polynésiens furent vraiment les « premiers » à débarquer en Nouvelle-Zélande, pays désert, au Xe siècle, titre auquel ne peuvent prétendre les populations mélanésiennes ou papoues (d’origine austronésienne) qui, partout, furent précédées par les Négritos, et sont donc « secondes ».
    « Il n’y a pratiquement aucune zone tropicale où ces petits hommes noirs avec le même type étrange d’espèce humaine n’aient pas vécu à un moment donné » (J.L. Armand de Quatrefages).
    Le terme « premier » pour désigner un peuple est d’invention récente : avant Chirac, on parlait de « primitif », terme ambigu qui signifie à la fois premier et peu développé. Il désigne les peuples que les colonisateurs du 15e au 19e siècle ont trouvé en arrivant. Ce qui ne signifie pas qu’ils étaient réellement premiers, mais qu’ils étaient ceux qui étaient seuls parce qu’ils avaient réussi à exterminer ou assimiler les peuples précédents. Sur ce point-là, nico a raison, mais premier est tout aussi ambigu que primitif, puisqu’il peut désigner actuellement les Anglais en Tasmanie et les Espagnols en Terre de feu !
    La Nouvelle-Calédonie s’est séparée de l’Australie avant l’apparition des mammifères, les Négritos furent donc vraisemblablement les « premiers » à y débarquer. S’ils n’ont pas laissé de traces archéologiques c’est qu’ils ne construisaient pas de cases, n’avaient pas de poteries, ne construisaient pas de monuments, n’enterraient pas leurs morts mais les exposaient, et s’ils connaissaient le feu ne savaient pas tous « le faire » (ex. aux Iles Andaman), ce qui est différent. On les connaît par leurs populations résiduelles et par les légendes.

  7. Je te conseille « L’atlas de l’Australasie » comme source. Les grands enseignements de la théorie lapita c’est que ces populations (les lapitas) ont été les premiers habitants de la partie Est de l’Océanie (Polynésie) et qu’à l’OUest ces populations ont sans doute rencontré les descendants des Austro-papou qui ont peuplé le continent Sahul à l’époque glaciaire. Les recheeerches archéologiques sont très parcellaires et on ne connaîtra sans doute jamais les premier occupants de toute façon ‘en particulier à cause de la sédimentation entraîné par la culture itinérante sur brûlis.)

  8. Quelle version de ‘L’atlas de l’Australasie’ a tu, Val? Quel editeur et anneee de publication, stp? En Francais? Merci, Val…

    http://www.google.fr/search?q=bon+point&hl=fr&prmd=imvns&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ei=eZdeT8S7KqOWiQft-MDvBw&ved=0CGcQsAQ&biw=1192&bih=490#hl=fr&tbm=isch&sa=1&q=Picturesque+Atlas+of+Australasia&oq=Picturesque+Atlas+of+Australasia&aq=f&aqi=&aql=&gs_l=img.3…722093l735982l10l736278l54l48l2l29l30l2l194l2186l3j11l17l0.frgbld.&bav=on.2,or.r_gc.r_pw.r_qf.,cf.osb&fp=63ec1ae630b9ebaf&biw=1192&bih=490

  9. oui mais ici il mettre le compteur au 24 septembre 1853 .. pas avant un point c’est tout ! 🙁 les kanaks ont été colonisé et ça ils ont du mal à l’accepter :/

  10. Je ne l’ai pas chez moi, c’est un livre qui date de 1996 édition (time-life il me semble) qui fait le point sur la recherche surtout côté anglo-saxon. J’ai travaillé sur ce livre mais je n’avais pas les moyens de l’acheter ce que je regrette et tu peux être sûre qu’il est épuisé de toute façon.
    On a raconté pendant longtemps des grosses bêtise sur le peuplement de l’Océanie et certains cherchent surtout à enlever aux kanak l’antériorité du peuplement, les arrières pensées politiques sont grossières; A titre personnel, j’ai horreur qu’on essaie de réduire des problèmes compliqués à des vérités commodes.Ce n’est pas pour toi que je dis cela, c’est pour tous ceux qui s’engouffrent dans la brèche pour en tirer des conclusions politiques. Il faudrait qu’ils admettent enfin que cette histoire d’antériorité est avant tout spirituelle, mais là je crois que c’est bien trop leur demander.
    Moi je sais seulement que nous ne savons pas grand chose sur le peuplement de l’Océanie, mais nous savons en tous cas que les Kanak sont les descendants des austronésiens. C’est l’étude des poteries qui est très instructive. Il faut lire C Sand. Quand tu veux je partagerai avec toi le peu que je sais.

  11. « pourquoi les Francais donneraient ils a une minorite de Francais plus noirs qu’eux »…
    Hé ben dites donc! En voilà une petite phrase qui en dit long… n’est-ce pas ma grenouille?

    Tiens pour toi… et les autres:

    L’homogène humain : Les différences raciales n’existent pas!

    L’humanité est génétiquement totalement interconnectée! Les différences raciales n’existent pas chez l’être humain. Il s’agit d’un concept uniquement culturel, politique et économique. Biologiquement, l’être humain est très homogène, il est même génétiquement interconnecté depuis ses origines.

    En utilisant des techniques de recherches biologiques, Alan R. Templeton, Ph.D., professeur de biologie à la faculté d’Arts et Sciences de l’Université de Washington a analysé l’ADN des populations humaines. Il a découvert que 85 % des variations génétiques de l’ADN humain proviennent de variations individuelles, 15 % seulement proviennent de ce qu’on appelle à tort nos différences raciales.

    Ce facteur de 15% est dramatiquement en-dessous du taux nécessaire pour reconnaître une race. Chez les mammifères, les biologistes se réfèrent à un taux de 30 à 45 % avant de reconnaître une race. L’être humain représente une des espèces les plus homogènes qui existe sur la terre. Depuis les débuts de l’humanité, il y a toujours eu des échanges génétiques entre les populations. Il est donc impossible pour un biologiste de cerner une branche distincte, il n’y a pas de races humaines distinctes.

    M. Templeton explique qu’on retrouve certainement des différences génétiques entre les populations, mais que celles-ci ne sont que des différences, elles ne définissent pas l’établissement d’un héritage historique qui aurait persisté depuis longtemps.

    Voici un concept qui révolutionne notre perception du monde! Un argument de taille devant les irréparables abus provoqués par nos différences.

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