Après sa Une choc de lundi concernant la demande de Bernard Arnault pour obtenir la nationalité belge, Libération a récidivé ce mardi avec une référence à un célèbre SMS…

« Bernard, si tu reviens, on annule tout ! ». C’est avec cette phrase en Une de son édition papier ce mardi que le quotidien Libération a décidé de répondre à la plainte de Bernard Arnault contre lui. Le patron de LVMH, plus grosse fortune de France, avait été apostrophé lundi par le journal en couverture : « Casse-toi riche con ! », après qu’il a demandé la nationalité belge, certains pensant alors à un exil fiscal.

Conséquence de cette attaque, l’homme d’affaires a décidé lundi après-midi de porter plainte pour « injures publiques proférées à son égard. Bernard Arnault n’a d’autre choix, compte tenu de l’extrême vulgarité et de la violence du titre du quotidien en date du 10 septembre 2012, que d’assigner le journal Libération en justice » avant de rappeler « qu’il était et qu’il restait résident fiscal français ». Sur le web, l’affaire a également divisé, certains applaudissant le journal quand d’autres le condamnaient.

« On ne fait pas des Unes en fonction des impératifs publicitaires »

Outre le fait qu’elle s’adresse directement à Bernard Arnault, la rédaction de Libération s’amuse également à pasticher Nicolas Sarkozy. Alors qu’elle reprenait lundi « Casse-toi pauvre con » lancée par ce dernier au salon de l’Agriculture de 2008, elle a, ce mardi repris, à son compte le célèbre SMS qu’aurait envoyé l’ancien président de la République à son ex-épouse Cécilia en 2008 : « Si tu reviens, j’annule tout ». Ironie du sort, sur la Une figure une publicité pour des parfums Yves Saint-Laurent, une marque du groupe concurrent.

Lundi, le directeur délégué de la rédaction de Libération Vincent Giret a expliqué à l’AFP qu’il n’avait pas peur des représailles du groupe LVMH, qui détient des marques telles que Dior et Louis Vuitton : « A Libération, on ne fait pas des Unes et des manchettes en fonction des impératifs publicitaires. Jamais depuis la création de Libération cela n’a inhibé le journal. La presse jusqu’à nouvel ordre a le droit de s’exprimer, de réagir à l’actualité ».

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