Depuis décembre 2010, j’ai initié un mouvement pour libérer les plages de Nouvelle-Calédonie.

La loi dit que les plages sont du domaine public et que l’accès à la mer doit être garanti en tout point du littoral.
La « Loi du pays n° 2001-017 du 11 janvier 2002 sur le domaine public maritime de la Nouvelle-Calédonie et des provinces » précise qu’il y a une bande de terre d’une largeur de 81 m qui fait partie du domaine public. D’autre part des accès transversaux doivent être aménagés pour que tout point du littoral soit accessible à tout un chacun, au moins à pied.
Pour les cas particuliers où des constructions anciennes sont érigées dans la zone des 81 mètres, il est tout de même obligatoire de laisser un passage le long du littoral.
La situation réelle est très différente. On constate que l’accès à la mer est très souvent confisqué par des particuliers. Des barrières barrent les chemins qui mènent à la mer. Des barrières perpendiculaires vont jusqu’au rivage et interdisent le cheminement le long des plages.
Non seulement, la situation est très mauvaise mais elle se dégrade.

J’ai fait un courrier des lecteurs dans le Chien Bleu de décembre 2010. Il y a eu un article dans les Nouvelles en janvier. J’ai envoyé beaucoup de mail. J’ai créé un blog :  http://plages.libres.nc.over-blog.com
Le mouvement pour la libération des plages rencontre indéniablement un courant de sympathie mais quand il s’agit de faire une action concrète tout le monde attend les autres.
Je dis tout le monde, je suis injuste. A ce jour, Il y a 4 personnes qui m’ont donné les dates où elles viendraient, sauf imprévu de dernière minute, pour les actions proposées. Avec moi, cela fait cinq personnes. C’est insuffisant.
J’ai l’habitude de dire que nous avons les politiques que nous méritons. Je crois aussi que nous avons les plages que nous méritons.
Donc prenez vos responsabilités, consulter le blog pour voir les actions proposées et écrivez à plages.libres.nc@gmail.com pour donner les dimanches où vous vous engagez à venir faire une action. Si vous n’êtes pas sûr de vos dates, expliquez dans le mail pourquoi. Je pourrais en déduire une probabilité de présence. Si vous ne voulez faire aucune action, écrivez le aussi.
Surtout n’attendez pas que le jour soit fixé pour vous faire connaître car on ne peut décider une action que s’il y a un minimum de participants attendus.
C’est un cri d’alarme que je pousse. Si nous ne faisons rien maintenant, la situation ne s’améliorera pas. Donc répondez-moi, faites circulez ce mail et n’oubliez pas de consulter périodiquement http://plages.libres.nc.over-blog.com
Prenons-nous en charge et n’attendons pas que les autres fassent le travail à notre place car les autres, c’est nous.

Christian Bernardi

3 COMMENTS

  1. Question, ça fait quoi si on se regroupe et qu’on détruit a la masse tout ce qui est dans le domaine publique ?
    Murets, barrières… est on a ce moment la dans l’illégalité ?

    Si un juriste pouvait s’y pencher… merci

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