« Les évènements se bousculent dans la plus grande confusion. Les six ministres démissionnés du jour au lendemain, un budget paru au journal officiel, une loi du pays en vue d’annuler le même budget, et les enfants de l’île sœur obligés d’aller à pied à l’école. A cela s’ajoute un président de l’assemblée qui ne pense qu’à inscrire la Polynésie sur la liste des pays à décoloniser, alors que pour ma part j’inscrirai ce Pays, d’urgence, sur la liste de ceux à « dé-connerie-ser » ! »( Gerard M.)

La ministre de l’Outremer vient de nous annoncer que la nouvelle loi électorale sera votée en 2011, en ajoutant :
« Aujourd’hui, les institutions ne sont pas bloquées et donc je ne ferai pas de l’ingérence « a-t-elle dit, alors que douze gouvernements se sont succédé en Polynésie depuis mai 2004.

La ministre de l’Outre-mer Marie-Luce Penchard s’est déclarée jeudi préoccupée par la situation en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française, collectivités d’outre-mer du Pacifique en proie à de graves crises politiques.

A propos de la Polynésie, où six ministres ont été démis de leurs fonctions lundi pour ne pas avoir entériné le budget présenté par le président Gaston Tong Sang (qui n’a plus de majorité à l’assemblée locale), elle a estimé qu’il s’agissait d’un « épisode de plus » dans une crise qui dure depuis 2004.

Mme Penchard a affirmé que sa loi électorale censée rétablir une stabilité politique à Papeete, avec notamment des conditions de renversement des gouvernements plus difficiles à remplir, sera « votée au cours de l’année 2011 ».

La ministre aurait, selon l’AFP, opté finalement pour un scrutin avec une prime majoritaire profitant à la liste arrivée en tête sur l’ensemble des cinq archipels de la collectivité. Selon la ministre, cette solution pourrait permettre de dégager une majorité plus forte. Le projet vient d’être soumis à l’Elysée.

« REGARDER LES CHOSES AVEC SERENITE »

Mme Penchard, qui revenait de Nouméa (Nouvelle-Calédonie), où un deuxième gouvernement est tombé en l’espace de trois semaines, a affirmé « regarder ça de près » et souligné que sa « préoccupation est que les institutions fonctionnent, et que l’on respecte les accords de Nouméa ».

Cet accord prévoit notamment que les Calédoniens se prononcent entre 2014 et 2018 par référendum sur le maintien ou non de liens avec la France.

« En Calédonie on a des hommes et des femmes responsables qui ont bien conscience que le processus de l’accord Nouméa est très important que les Calédoniens aspirent à une paix, à une sérénité, je crois qu’il ne faut pas faire de politique fiction, il faut regarder les choses avec beaucoup de sérénité », a déclaré Mme Penchard.

« Les échanges que j’ai eus avec les différents représentants politiques de la Calédonie en marge du forum (UE-pays et territoires d’outre-mer, auquel elle a participé en début de semaine) ont été très utiles et j’ai confiance », a ajouté la ministre.

« D’accord, mais l’année a douze mois, et si la loi n’est pas votée bien avant mai 2012, il n’y aura pas d’élections territoriales anticipées, car un avant la présidentielle et les législatives, ne peut se tenir d’élections régionales. Si je crois comprendre les raisons de l’État, il a tout intérêt à ce que les élus actuels, responsables de l’instabilité chronique, s’enfoncent un peu plus dans leurs propres sables mouvants, pour que les prochaines territoriales ne les remettent pas aux commandes, et que du sang neuf et non contaminé soit transfusé à l’APF.

Alors combien de temps encore allons-nous supporter ce cirque ? Si nous sommes bien dans un pays démocratique, si la liberté fait bien partie de notre quotidien, le match entre la « présidence » et « le parlement » au mépris du public, c.-à-d. la population, lui, est devenu totalement insupportable. Je crois bien qu’à ce rythme, le peu de respect qu’il reste envers les élus va rapidement disparaître, et à ce moment-là nous serons arrivés à un point de non-retour. La classe politique n’a vraiment pas conscience de la montée du mécontentement populaire, elle n’est plus du tout en phase avec le peuple, mais l’a-t-elle jamais été ?

Attention si la vie de chaque jour devient de plus en plus difficile, la digue qui nous protège du tsunami pourrait bien céder ! » Gerard M.


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