Une projection prévue en Nouvelle Calédonie annulée, l’ancien ministre de l’Outre-mer Bernard Pons « indigné » : la polémique monte autour du prochain film de Mathieu Kassovitz qui revient sur la prise d’otages d’Ouvéa de 1988. Le blogueur Matthieu Creux a vu le film… et crie au scandale.

La polémique monte autour du prochain film de Mathieu Kassovitz qui revient sur la prise d’otages d’Ouvéa de 1988. Crédit Reuters

Membre d’un panel de spectateurs retenus par une grande chaîne de distribution du cinéma, j’ai eu l’occasion de voir plus d’un mois avant sa sortie le dernier film de Mathieu Kassovitz.

L’Ordre et la Morale, annoncé comme le film événement de cette fin d’année, rejoue la prise d’otages en Nouvelle-Calédonie d’une trentaine de gendarmes enlevés par les militants indépendantistes Kanaks, en 1988, entre les deux tours de l’élection présidentielle.

Autant le dire tout de suite, ce film est un véritable scandale ! Le réalisateur a d’ailleurs probablement tout fait pour aboutir à ce résultat puisqu’à l’ère de la communication moderne, les débats politiques qui vont avoir lieu ces prochaines semaines autour du film, vont inévitablement lui assurer la meilleure publicité possible. Mathieu Kassovitz en avait probablement besoin : devant la qualité médiocre de l’interprétation et le scénario historiquement discutable, le jury de Cannes n’a pas tenu à retenir le film pour sa sélection officielle.
Une adaptation filmique historiquement contestable…

Ce film retient une version pour le moins très contestable de l’échec des négociations menées par le GIGN sur l’ile d’Ouvéa. Si l’on s’en tient à la version du film, l’Opération Victor s’est conclue par la mort de 19 Kanaks et de deux militaires à cause d’un commandement opérationnel aveugle, en manque d’interventions d’envergure depuis la guerre d’Algérie. Sans oublier la mise sous pression par un gouvernement de droite qui a cherché, par cet épisode, à récupérer les voix du Front National entre les deux tours ; en montrant d’une part que toute manifestation politique séparatiste était inconcevable, et d’autre part, que s’attaquer aux forces de l’ordre (trois personnes avaient été tuées par les kanaks pendant l’assaut de la gendarmerie) se payait cher.

Le film va plus loin en essayant de montrer que ce carnage aurait pu être évité si les autorités politiques et militaires avaient suivi les conseils du négociateur en chef, Philippe Legorjus, le commandant du GIGN de l’époque envoyé sur place avec ses hommes.

Matthieu Kassovitz joue justement le rôle principal du chef du GIGN, et Philippe Legorjus, aujourd’hui reconverti dans la sécurité privée, a trouvé ce film « très beau » et très réaliste. Ce film lui rend en effet hommage, en quelque sorte, lui qui est présenté à contre-pieds de son entourage hiérarchique, comme le seul homme à l’écoute des Kanaks, et toujours mobilisé pour éviter une nouvelle effusion de sang.
… et intellectuellement malhonnête !

Première malhonnêteté intellectuelle : les crédits oublient de préciser que le film s’inspire d’un livre de Philippe Legorjus, justement, et que ce dernier fut le conseiller historique du réalisateur au moment de l’écriture du scénario. Ou comment se redonner une place au soleil après tant d’années, alors que tous les rapports et témoins de l’époque affirment clairement qu’aucun assaut n’aurait pu avoir lieu sans l’accord préalable du GIGN. Eux, les spécialistes des prises d’otages, d’ailleurs dépêchés sur place pour cette raison !

On a le sentiment que derrière l’excuse du point de vue retenu, on nous cache un film totalement impartial, complètement biaisé et politiquement instrumentalisé. Ce sentiment est d’ailleurs renforcé par un excipit en lettres blanches sur fond noir, musique lancinante, et sous-entendu explicite que l’armée française s’est livrée à des exactions. Notamment en tuant de dos des Kanaks innocents, naïfs et désarmés, qui auraient été ensuite déposés dans un charnier à ciel ouvert. Image poignante et évocatrice des génocides nazis (ou rwandais ?).
Un film aussi (et surtout) caricatural

C’est tout juste si on aura le temps de s’apercevoir que les images du film mettent en scène un nombre inimaginable de caricatures. Ainsi, on s’indignera que le ministre des Départements et des Territoires d’Outre-mer, Bernard Pons, sur place pendant la crise, soit constamment représenté comme un ministre bling-bling, recevant dans sa luxueuse maison en robe de chambre et cigare à la bouche. Et ce, alors que les Kanaks sont, quant à eux, constamment représentés comme des « joueurs de football sans chaussures ni maison ».

L’armée, qui a refusé d’aider le tournage en ne prêtant aucun matériel militaire pour les reconstitutions, est ridiculisée. Alors qu’il s’agit de libérer 30 otages et de se battre contre autant de Kanaks pauvrement armés, on assiste à une surenchère peu crédible : les généraux proposent d’en finir au Napalm (sic) ou d’envoyer les lances-flammes (re-sic). Et vas-y que le soldat moyen donne du « sale nègre » aux habitants locaux, et ne s’en prennent exclusivement qu’aux vieux, aux femmes et aux enfants…

L’une des thèses gaguesques du film veut aussi démontrer que les Kanaks n’ont « pas fait exprès » de tuer quatre gendarmes au moment de la capture des otages. Un mort, à la limite… On aurait pu comprendre que dans un moment de panique, des hommes armés n’aient pas su se contrôler, mais quatre morts « sans faire exprès », c’est un peu gros quand même, non ? En réalité, il faut rappeler que les Kanaks ont bien mené une opération de nature militaire visant à s’emparer de la caserne de gendarmerie, qu’il y a eu plusieurs morts et blessés, qu’ils ont gardé en otage 27 gendarmes, et qu’au lieu de se rendre à l’arrivée des militaires, ils ont tiré avec des mitrailleuses et fusils d’assaut militaires de type FA-MAS. Bref, ce n’était pas des enfants de cœur !
Un film sans but…

Au final, on ne sait pas bien quel était le but du film de Mathieu Kassovitz : voulait-il nous faire croire qu’on s’est mieux comporté en Algérie qu’en Nouvelle-Calédonie, ou souhaitait-il œuvrer à la réconciliation de la France avec cette île du bout du monde ? A priori, les Calédoniens n’ont pas voulu entendre sa version, puisque les associations mémorielles ont refusé qu’il tourne sur l’Ile, l’obligeant à se retrancher   en Polynésie française.

Mais c’est certain, les Germanopratins vont rouvrir le chapitre de l’affreuse France, celle qui assassine et qui spolie… Pas de quoi faire du bien à l’image de notre armée, de nos soldats et de nos relations avec les territoires d’Outre-mer. C’est bien dommage, c’est gratuit, c’est faible, et cela résume L’Ordre et la Morale à un film bruyant sans qualité intrinsèque.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=30IqmDHUguM&feature=player_embedded[/youtube]

( sources atlantico)

68 COMMENTS

  1. « On a juste affaire à des mecs qui se sont mis dans la merde ??? »
    Ah ben çà oui, c’est sûre, tuer 4 gendarmes de sang froid et en prendre en otages une trentaine, c’est « juste » se foutre dans la merde ????
    Rien que çà c’est un signe de l’esprit dans lequel se trouve MK…
    Faire d’un acte majeur une « bricole »…
    D’autant plus, que si on doit parler de spoliations et autres maltraitances liés à la colonisation qui date de 1853, pour expliquer ou même donner une raison à cette action de militants indépendantistes, c’est pas à Ouvéa qu’on va trouver les meilleurs raisons. En effet, si la NC est colonisé en 1853, en 2011 voici une île qui est toujours 100% occupé par les gens qui la peuple… Aucune spoliations, rien de tout çà sur Ouvéa ???
    Mais çà c’est une autre histoire, c’est notre histoire… !!!

  2. Je ne comprend pas trop bien les arguments des uns et des autres. Tout d’abord il est bon de rappeler le contexte de l’époque qui était trés tendu de par les revendications et les événements dont l’acquittement de ceux qui ont tués 10 indépendantistes dont 2 fréres de jm Tjibaou ,verdict rendu quelques mois (octobre 2007 ) avant l’attaque de la gendarmerie, est ce que le risque insurectionnel et d’embrasements a conduit le pouvoir hierarchique à autoriser l’intervention de l’armée française(11 éme choc , commando hubert) dans un territoire français domaine normalement réservé au gign où autres sections de la gendarmerie. L’attaque de la gendarmerie par le commando kanak à été bien sûr été calculé pour aller au bout de la logique de guerre et cela ne dédouane en rien leurs auteurs même si à l’arrivée la tuerie et les bléssés de part et d’autres sont le résultat d’une véritable panique contrairement à un meurtre de sang froid. Ce qui est normal vu que les uns et les autres ne sont pas des spécialistes même les gendarmes n’avaient pas vocation à riposter par les armes dans ce coin de paradis qu’est Ouvéa bien loin de la tension de la grande terre. A lépoque toute sorte d’informations et de désinformations couraient ainsi le massacre des gendarmes à coup de haches et de sabres s’est avéré fausse (autopsies et témoignages )
    Un groupe d’otages de gendarmes a été libéré au sud de l’île tandis que l’autre groupe se rendait à la grotte de Gossanah.
    A la libération des otages le général vidal à témoigné aux informations du jt que l’une des options avait été de téléguider une bombe au laser mais abandonné à cause des risques , c’est bien le général vidal qui parlait et non pas Legorjus, il ne peut avoir d’incompréhension sur une prise de décision évidente d’un GENERAL ayant pris ses ordres en tant que militaires auprés du 1er ministre et du président de la république. C’est une question d’obligations dans les procédures. Vu que Mitterand avait battu le chaud et le froid ( négociation , libération par l’assaut ). L’accord dont vous faites mention n’était non seulement pas du tout prioritaire puisqu’il fallait un acte majeur au vu de l’urgence des élections présidentielles à venir quelques jours aprés.
    IL y a bien eu des meurtres commis à Ouvéa gendarmes mais aussi kanak, les executions de certains preneurs d’otages ( wenceslas lavelloi entre autres, mais aussi d’innocents au mons 2 qui eux étaient chargés du ravitaillement. Alphonse dianou est bien mort par faute de soins et là de sang froid car l’opération victor était bel et bien achevée.
    Encore une fois ce film que je n’ai toujours pas vu qu’il soit partial où ne peut servir de prétextes aux confusions de tout genre
    De plus qui est donc Mathieu Creux qui crie au scandale ? Sait il qu’il y a toute une bibliographie sur ces événements et que surtout des témoignages dans la population d’iaii ? Est ce que les gens de là bas sont tous des menteurs ? ( interrogations musclées, mais aussi cas de tortures et evidemment executions de sang froid, mort par non assistance de personne en danger) Encore une fois ce qui s’est passé la bas et malgré l’ admistie générale ne saurait faire oublier la responsabilité des preneurs d’otages et leur hiérarchie et la responsabilité des soldats et de leur hiérarchie, une fois de plus la population a payé un lourd crédit….Mais en tout état de fait, il ne suffit pas de passer dans les nouvelles caledoniennes une page entiére consacrée à l’interview de bernard pons qui apparemment n’avait rien d’autre à dire que la version officielle ah si il a critique legorjus, il a bon dos le gorjus, quand on pense que pons a été contredit par le gorjus mais aussi Rocard, Chevénement, le commandant du gsign mais aussi les nombreux témoignages des acteurs directs où indirects de ce drame, on ne peut que rester perplexe sur le coup médiatique des nouvelles.

    • Nam nassao, je vous rappelle que les 10 indépendantistes tués, dont les frères Tjibaou, fait suite à l’assassinat de fermiers blancs dont les fermes furent saccagées. Ils ont été tués alors qu’ils s’apprêtaient à bruler la dernière ferme de la vallée, celle des Lapetite, qui sont d’ailleurs métisse Kanak et qui ne sont pas laissé faire et leur ont tendu une embuscade. Jean – Marie Tjibaou fut lui assassiné par un extrémiste Kanak. Le meurtre des 4 gendarmes d’Ouvéa était bien prémédité et commis par des personnes qui fréquentaient « en amis » tous les jours ces mêmes gendarmes… ce n’était pas, contrairement à ce que vous affirmez, un accident commis dans la panique… et ils ont bien était tué à coups de sabre, sinon comment? Car le commando Kanak n’avait pas d’armes à feu à ce moment-là. De plus, quand on va à la guerre, il faut s’attendre à perdre la vie… c’est trop facile de crier au scandale quand on provoque des événements et qu’on en prend plein la gueule par la suite!

      • Mais bien sûr mon cher monsieur, je voulais juste situer le contexte de l’attaque de la gendarmerie qui intervenait le 22 avril 88 quelques mois aprés le procés et l’acquittement des personnes qui ont pris part à l’embuscade de Tiendanite qui si ça peut vous faire plaisirs a eu liieu en 2004 dans un climat insurectionnel avec des morts tragiques aussi chez les personnes non indépendantistes d’origine européenne mais aussi métissée etc….avec tous les degâts occasionnés ( fermes brûlées, animaux tués etc… ) je m’excuse de ne pas remonter plus loin ni aux origines de la colonisation, mais bon tout le monde l’aura compris où je voulais en venir…Je suis bien sûr d’accord avec vous quand on est armé je précise d’armes à feu (je sais vous n’êtes pas d’accord ) et quand on attaque une gendarmerie c’est dans une logique de guerre donc on est prêt à aller jusqu’à tuer, donc c’est bien de la préméditation, aprés c’est une question de stratégie sur le terrain dont je rappelle qu’elle a fait l’objet de plusieurs intérprétations..Je précise que les rapports d’autopsie ont révélé des impacts de balles et non pas de sabres ou de hache mais vu que je n’ai pas de rapport à vous faire lire je concéde que vous ne soyez pas d’accord. Par contre mois je ne crie pas au scandale c’est plutôt vous d’ailleur, avec Mathieu creux.

          • Cher Nam nassao, relisez bien ce que j’ai écrit… je n’ai jamais crié au scandale…. mais j’aime que la vérité soit dite…. et je suis désolé de vous contredire… il y a eu au moins un gendarme tué (le Lieutenant FLORENTIN) a coup de hache dans la tête par un des 4 Kanaks qui se sont présenté en premier armé d’armes blanches et d’une bombe anesthésiante… pas d’armes à feu… mais je vous le concède, les 3 autres ont bien été tué par balles par les autres Kanaks qui attendaient en embuscade le début de l’opération et qui ont envahi la gendarmerie à ce moment-là… le gendarme DUJARDIN est atteint par une balle à ailettes à la main alors qu’il tentait de téléphoner… il s’enfuit par la fenêtre mais une seconde balle l’atteint dans le dos, un gendarme mobile parvient à pénétrer dans l’armurerie, s’épaule d’un FAMAS mais est mortellement blessé par une balle avant de pouvoir utilisé son arme, le gendarme LEROY tente de parlementer, il sera abattu froidement à bout portant. Il y a aussi l’adjudant-chef MOULIE qui tente également de parlementer et reçoit une décharge de chevrotine. Il décédera plus tard à l’hôpital de SYDNEY en Australie des suites de ces blessures. Voilà… pas de crie au scandale… juste la vérité…. des meurtres prémédités et de sang froid!

        • Bonjour,

          comme je l’ai dit dans un autre commentaire,

          l’adjudant chef Moulié a reçu une décharge de chevrotine derrière la tête. Mais le coup est non mortel.

          Il a été achevé à l’arme blanche. Je détiens l’autopsie, c’est écrit noir sur blanc.

          • Je veux bien voir ce document arno.
            Si c’est un document authentique je voudrais bien qu’il soit rendu publique…
            En effet, quitte à remuer la merde autant le faire totalement en espérant qu’on s’en sorte « grandi »…

          • Bonjour, ce document (rapport d’autopsie) a été rendu public récemment dans le journal la gazette la côte d’or (le 16 novrembre 2011).

          • moi j aimerais surtout qu on respecte les famille des gendarmes qui ont perdu la vie ce jour la tué a l arme blanche et certains surpris dans leur sommeil et d autres sous la douche au petit matin et qui ne sont jamais rentré chez eux je ne vais certainement pas pleurer les kanacs !!!!!!!!!!!!!!!

          • merci jeff pour tes infos ça m a beaucoup affecté de lire ce registre de rapport d autopsie mais je voulais a tout pris savoir car il s agit du frère de ma mère

  3. Si à chaque fois qu’une personne écrit ou adapte une réalité Calédonienne pour en faire un livre ou un film,
    nous devons avoir autant de divergences pour une oeuvre de science fiction,
    Nous prenons le risque de dénaturer la vérité au profil de l’imaginaire,
    et de perdre notre libre-arbitre…
    Il faut quand même tenir compte:
    D’abord, que les lieux ne sont pas les mêmes…
    Que l’auteur raconte et adapte des événements…
    Que les personnages sont des acteurs…
    Que le tout est, avant tout, une oeuvre commerciale !!!
    Alors, je suis d’accord, Kassovitz se nourrit d’événements dramatiques et de nos réactions pour se faire de la PUB…
    Ne tombons donc pas dans le panneau !!!
    Grâce aux livres, aujourd’hui internet, nous avons accés à l’information et aux différents courants d’analyses pour approcher la ou les vérités… « Ne passons pas à côté ».

  4. « Avatar » était bien plus sournoisement subversif de par son message simple et sa diffusion énorme.
    Mettant en scène un gentil peuple premier de couleur (bleue) colonisé par de méchants capitalistes blancs pour tirer profit de leurs richesses minières…

    « L’ordre et la morale », c’est que du Kassovitz.
    Ca va provoquer quelques éjaculations cérébrales chez nos intéllos ratés de gauche et une nourriture de propagande que les gourous locaux pourront déverser dans les têtes avides et vides d’une masse mole et non pensante (qui n’est qu’une minorité).

    Le reste de la population préférera certainement aller voir « The artiste ». Un film vraiment en Noir et Blanc.

  5. Drôle de bloggeur que Matthieu Creux…tout dans la nuance !! Rappelons-nous de Voltaire (qui, lui, ne l’était pas…) : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. ».

    • Je ne suis pas pour interdire le film, et je suis prêt à me battre pour qu’il ne soit pas censuré s’il l’était un jour (ce n’est pas le cas), mais je ne vais pas non plus m’interdire de le critiquer aussi fort qu’il est critiquable (c’est-à-dire très largement !)

    • Juste ??? Mais juste par rapport à quoi ???
      Tu y était dans la grotte toi ???
      Et est-ce qu’en même temps tu étais dehors avec les gendarmes et aussi avec les autorités coutumières et à Nouméa avec ceux qui n’en avaient rien à foutre le cul dans l’eau à la BDC… ???
      Explique-moi Onis, je ne suis pas certain de savoir de quoi tu cause !!!

      Et je voudrais bien aussi qu’on parle des gens d’Ouvéa qui ne sont pas indépendantiste et tout ceux qui n’ont jamais soutenu les action violentes de l’époque… ???

    • Ce qui est dommage c’est qu’il ne concorde pas avec la réalité de ce qui s’est vraiment passé et les rôles de chacun dans cette affaire.

  6. Cher Nam nassao, relisez bien ce que j’ai écrit… je n’ai jamais crié au scandale…. mais j’aime que la vérité soit dite…. et je suis désolé de vous contredire… il y a eu au moins un gendarme tué (le Lieutenant FLORENTIN) a coup de hache dans la tête par un des 4 Kanaks qui se sont présenté en premier armé d’armes blanches et d’une bombe anesthésiante… pas d’armes à feu… mais je vous le concède, les 3 autres ont bien été tué par balles par les autres Kanaks qui attendaient en embuscade le début de l’opération et qui ont envahi la gendarmerie à ce moment-là… le gendarme DUJARDIN est atteint par une balle à ailettes à la main alors qu’il tentait de téléphoner… il s’enfuit par la fenêtre mais une seconde balle l’atteint dans le dos, un gendarme mobile parvient à pénétrer dans l’armurerie, s’épaule d’un FAMAS mais est mortellement blessé par une balle avant de pouvoir utilisé son arme, le gendarme LEROY tente de parlementer, il sera abattu froidement à bout portant. Il y a aussi l’adjudant-chef MOULIE qui tente également de parlementer et reçoit une décharge de chevrotine. Il décédera plus tard à l’hôpital de SYDNEY en Australie des suites de ces blessures. Voilà… pas de crie au scandale… juste la vérité…. des meurtres prémédités et de sang froid!

    • Cher monsieur vous avez une bien curieuse maniére de définir l’expression  » crier au scandale  » ainsi je vous cite dans votre prémier écrit me concernant « c’est trop facile de crier au scandale quand on provoque des événements et qu’on en prend plein la gueule par la suite! » alors que je ne faisais que donner une opinion critique ou pas sur un drame qui est loin d’être un scénario manichéen. Vous insistez lourdement sur des jugements sans en savoir exactement la portée. Alors je vais essayer de vous expliquer autrement. En matiére de crime et il ya des notions précises définies par le code pénal, ainsi par exemple dans l’attaque de la gendarmerie il ya meurtres. Il y a bien prémiditation, puisques des gens armés ont décidé d’attaquer une gendarmerie ce qui par rapport aux crimes est une circonstance aggravante. Ensuite il y a le mobile. Voilà ce que dit benoit Tangopi ayant participé à l’attaque, ravisseur d’otage et contre le film de Mathieu Kassovitz  » Cette grotte, ce n’était pas prévu. On voulait juste occuper la gendarmerie et aller y planter le drapeau de Kanaky, comme on l’avait fait en 1984. Mais le signal est parti trop tôt, les gendarmes se sont défendus, les balles ont sifflé, on a riposté… Ça a foiré.» Si il y avait eu procés
      nulle doute que la défense aurait plaidé les circonstances atténuantes et donc la non prémiditation de la tuerie.,Les circonstances atténuantes par rapport aux révoltes au long de l’histoire d’un peuple colonisé qui s’estime brimé et revendiquant l’indépendance de leur pays. Que l’ont veuille au non la qualification d’un crime est toujours accompagnée de circonstances aggravantes ou atténuantes. Ce qui ne veut pas bien sûr dire qu’ils auraient été innocentés loin de là , de même que comme je l’ai déjà écrit ils ne sauraient être excusés ou pardonnés pour leurs crimes eux et leur hiérarchie de même que ceux et leur hiérarchie qui sont impliqués dans l’exécution de ravisseurs, l’assassinat d’innocents et de non assistance à personne en danger de mort ne saurait être pardonnés. Je vous suis gré des renseignements et précisions apportés sur les circonstances de l’attaque de Fayaoué avec mort d’homme par arme blanche de même que je remercie chapeau de paille et sa liberté de paroles. Il n’ a pas eu de rapports d’autopsie rendus publiques donc je pense qu’il s’agit de témoignages mais par contre il ya bien eu une requête officielle à la commission européenne des droits de l’homme faite par les familles des gendarmes assassinés, le 2 septembre 1991 contre la loi d’adminstie. Dans cette requête les familles parlent de massacre des 4 gendarmes désarmés dont 2 ont été achevés à l’arme blanche. Nulle doute encore une fois s’il y avait eu un jugement on en aurait su bcp plus mais sûrement une vérité plus…juste.
      Par rapport au devoir de mémoire, attention aux rancunes et à la haine. Ceux qui ont eu le pouvoir à cette époque, ceux qui ont le pouvoir aujourdh’hui qui se taisent ou qui mentent sont aussi responsables.
      Pour accepter et pardonner nous avons besoin de comprendre tout autant qu’on est….

      • Cher Nam Nassao, ce dont je fais état dans mon récit est issue de l’enquête menée par la Justice et aussi par l’enquête de commandement menée à l’issue de l’Opération Victor. J’étais moi-même militaire en 1988 lors de ces événements et je les ai vécu de près sans y être moi-même directement impliqué. Par discrétion, je n’en dirai pas plus.
        Sachez que les constations médico-légales ont été menées par les Docteur VERAN et DECONINK et les autopsies ont été pratiquées y compris celles des morts de Gossanah sous la supervision du Professeur LAZARARINI, expert reconnu sur le plan national et venu exprès de Métrople.
        Sachez que ces événements sont intacts dans ma mémoire car ils m’ont profondément marqué mais à l’poque, il n’y avait pas d’aide psychologique offerte aux militaires exposés à ce type de situations traumatisantes.

        • Cher chapeau de paille ! Merci à vous pour ces informations, vous faites partie de ces temoins qui auraient bcp à dire de par leur témoignage et qui méritent ma considération. Je respecte votre discrétion et j’espére qu’avec le temps vous reussirez à franchir cette épreuve difficile. Le devoir de mémoire vis à vis de nous même dans notre vie consiste à ne pas chercher à oublier les moments et les epreuves difficiles, mais à les accepter pour pouvoir être en paix avec nous même. Alors je vous l’écris comme nous nous le disons entre nous dans la vie de tous les jours : bon courage et merci ! Pas seulement pour votre information mais aussi et surtout pour votre partage.

      • Cher nam nassao, vous omettez de citer ma phrase en entier… j’ai écrit « De plus, quand on va à la guerre, il faut s’attendre à perdre la vie… c’est trop facile de crier au scandale quand on provoque des événements et qu’on en prend plein la gueule par la suite! »
        Je ne vous critiquais pas… mais seulement ceux qui ont provoqué une situation et qui se plaignent de la réaction de ceux d’en face.
        De plus vous dite  » Vous insistez lourdement sur des jugements sans en savoir exactement la portée. »… vous avez un drôle de façon d’interpréter mes commentaires, car je n’ai jamais donné de jugements… ou alors dites-moi dans quel commentaire.
        Vous dite aussi que la défense aurait plaidé les circonstances atténuantes et donc la non-préméditation de la tuerie… « Oups… excusez-moi monsieur le juge mais j’ai accidentellement planté une hache (que j’ai trouvé par hasard dans le bureau) dans la tête du gendarme »… et aussi… « Oups… excusez-moi mais j’ai accidentellement tiré avec un fusil (qui se trouvait par hasard dans mes mains) sur un gendarme alors qu’il se levait pour parlementer avec moi »… un peu dur à croire, non?
        De plus, si l’intention était juste d’occuper la gendarmerie et aller y planter le drapeau de Kanaky, il aurait pu le faire comme ils l’ont fait en 1984… comme le dit Benoit Tangopi dans votre commentaire.
        Comprenez-moi bien… je ne juge personne mais je constate des faits… et je suis presque d’accord avec vous quand vous dites « s’il y avait eu un jugement on en aurait su bcp plus mais sûrement une vérité plus…juste. » car la vérité entière ne sort pas tjr du tribunal.

        • Bonjour cher monsieur Eymard ce que j’entend par jugement et crier au scandale c’est tout simplement votre interprétation unilaterale des choses. Voilà comment moi j’ai compris votre maniére de voir « c’est normal que ça se termine comme ça, ils n’avaient pas qu’à commencer » ben non ça n’excuse pas les exécutions des ravisseurs, les assassinats d’innocents, les tortures etc… » et si on devait adapter le  » qui séme le vent récolte la tempête  » je pense malheureusement le monde entier et pas seulement les ravisseurs d’ouvéa trouveraient leur compte. Et evidemment votre façon de crier au scandale réside dans cette même notion mais aussi tout simplement dans l’intonation de cette phrase. Mais bon cela écrit je peux me tromper sur vos reflexions….
          Concernant un procés imaginaire malgré, je le conçois votre description  » fluide glaciale  » du drame je continue de penser à cette interprétation des faits même si vous l’estimez difficile à croire, de la part de la défense car il ne faut oublier que parmi les attaquants tous n’ont pas été directement impliqués dans la tuerie à ce moment il me semble que
          ça se situe au niveau d’une complicité de meurtres et culpabilité de groupe armé attaquant les représentants de l’Etat
          etc.. etc.. Donc la seule ligne de défense concevable reste la non prémiditationApres au niveau des circonstances atténuantes comme je l’avais écrit precedemment le combat contre un état colonial pour retrouver sa liberté dont les exemples peuvent être démontrés tout au long de l’histoire post-coloniale. De même et j’insiste parmi les militaires et gendarmes une minorité parait impliquée dans les crimes commis.
          Mais voyez vous vous avez employé avec juste raison l’expression  » quand on va à la guerre « je suis en train de me demander maintenant si l’amnistie du 7 mars 1990 n’était, en plus de se couvrir les uns et les autres, de désamorcer le risque de guerre par rapport à tous ces procés qui auraient du émaillé.Il existe un texte ambigu qui dans l’exercice du droit des peuples à disposer d’eux mêmes, précise qu’un peuple colonisé peut utiliser la force armée contre l’Etat colonisateur pour obtenir l’indépendance. Les conditions sont : Unité du peuple, situation coloniale à savoir un peuple situé sur un territoire eloigné de la métropole et être placé sous la dépendance de celle-ci..Aussi que l’accession à l’indépendance n’ai pu se faire pacifiquement. Ca pourrait expliquer les différents accords qui ont suivi et qui insistent sur les processus de décolonisation. Quoiqu’il en soit nous espérons tous que ces drames resteront dans notre passé et aussi notre histoire. Il nous reste quand même à méditer sur le rôle de la justice qui doit nous éclairer et nous informer et il n’en demeure pas moins que la censure à ce niveau reste préjudiciable. Sans vouloir faire un raccourci rapide et facile et toutes comparaisons et proportions gardées j’aurai préféré que même un tyran comme Kadhafi soit jugé par le tribunal international car si c’est notre devoir de le condamner c’est le devoir de la démocratie de comprendre comment à t’il pu regner aussi longtemps si ce n’est qu’avec la tolérance voir la complicité des grands de ce monde. Tout cela écrit j’ai malgré tout apprécié nos echanges monsieur Eymard car je n’oublie pas que cette communication reste pour moi quelque chose de priviligiée même si c’est trés banal aujourd’hui.

          • Mon cher Nam nassao, en effet vous vous trompez sur le fond de mes réflexions… je ne dis et ne dirai jamais que « c’est normale que ça se termine comme ça »… mon propos est de dire que les gens doivent réfléchir avant de commettre des actions violentes et prendre leurs responsabilités jusqu’au bout et ne pas se plaindre ou être surpris des conséquences qui puisse en écouler… De plus vous dites « Il existe un texte ambigu qui dans l’exercice du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, précise qu’un peuple colonisé peut utiliser la force armée contre l’État colonisateur pour obtenir l’indépendance » avec entre autres conditions « …que l’accession à l’indépendance n’ait pu se faire pacifiquement »… Vous n’êtes pas sans savoir que le suffrage universel est pleinement mis en place en NC par décret du 22 juillet 1957. Voilà un moyen d’avoir accès à l’indépendance pacifiquement. Les indépendantistes auraient pu manifester leur désire lors des élections à l’Assemblée territoriale le 18 novembre 1984 mais ils l’ont boycotté : 50% des inscrits s’abstiennent. Le RPCR remporte alors 70% des voix. De plus, une déclaration commune, issue de la Table Ronde de Nainville-les-Roches est publiée le 12 juillet 1983 (bien avant le drame d’Ouvéa) celle-ci reconnaît l’abolition du fait colonial, la légitimité du « peuple kanak », une possibilité d’ « autodétermination » et la nécessité d’élaborer un « statut d’autonomie transitoire et spécifique ». Dans ce contexte, il me semble impossible de prétendre que les indépendantistes n’aient eu comme seule solution, à ce moment-là, des actes de guerre pour faire avancer leur désire d’indépendance et qu’ils soient encore dans un état colonial. J’espère, moi aussi, que tous que ces drames resteront dans notre passé et aussi notre histoire, mais malheureusement je le doute fort.

      • Nam nassao, ce qui me chiffonne le plus dans tout çà c’est la notion de peuple opprimés et de spoliation pour Ouvéa ???
        En effet, si y a bien un endroit ou cette notion de spoliation et d’oppression est assez « diffuse » c’est bien à Ouvéa…
        Avez-vous vu des non mélanésiens propriétaires de quelque chose là-bas ???

        • Bonjour, on sait que que dans le contexte des iles loyautes ces notions restent secondaires par rapport à la Grande Terre où les déplacements des clans avaient pour but de les isoler d’ou la notion d’enclavement de ce qui allait devenir par la suite la » tribu », à’une vingtaine de km du  » village  » (moyenne). les termes sont evidemment employés dans le contexte généralisé de la colonisation et introduisent un principe d’unification et de solidarité.
          Si je peux me permettre, la notion de propriété en terre coutumiére, est quelque peu différente. En théorie il est possible pour un non mélanésien d’être propriétaire puisqu’il s’agit d’autorisation et d’accueil du ou des clans propriétaires. C’est le cas aussi pour les gens de chez eux qui ont du se déplacer par obligation diverse (guerre de religion, bannissement etc…), qui donc ont été accueillis depuis plusieurs générations mais qui ne sont pas propiétaires
          Bien sûr il n’ a pas de titres de propriéte notariés aussi bien pour les uns que pour les autres puisque il s’agit de terres coutumiéres. Par contre la notion de spoliation découle de la contestation du « titre » du ou des propriétaires et si en aucun cas il ne peut y avoir de spoliation pour un non mélanésien, il n’en va pas de même pour un mélanésien.
          En ce qui concerne Gossanah, Amossa Waigna, 18 ans, issu de de la tribu même ,chargé comme certains de ravitailler les ravisseurs et les otages a été retrouvé mort d’une balle dans la tête alors que selon témoignages il était vivant à la fin de l’assaut. Selon un des ravisseurs (Tangopi ) le procureur Jean Bianconi était parmi les témoins.
          Les exactions commises n’auraient pas seulement duré quelques minutes ou quelques heures mais quelques jours. Ainsi il a été dit que les corps des ravisseurs ont été attachés par les pieds, trainés à terre et entassé pendant 2 jours dans un hangar ( Tubiana avocat du Flnks) Séraphin Ouckewen que les gens ont vu sur une jeep aprés l’assaut mais déclaré mort 3 jours. après….Bien sûr un témoignage ou des témoignages demeurent subjectifs mais il n’en demeure pas moins que les présomptions restent fortes. N’oublions pas la version officielle 19 cadavres, 18 tués au cours de l’assaut, 12 en plus de leurs multiples blessures avec une balle dans la tête ! Quoiqu’il en soit les faits étaient suffisemment accablants pour que le procureur de Nouméa de l’époque jean-pierre Belloli ouvre deux enquêtes: une pour execution sommaire et une pour non assistance à personne en danger. On sait ce qu’il en est advenu par la suite
          Il faut savoir que beacoup de personne ont parlé dans ce laps de temps particuliérement ( conversations entre Chirac
          Vidal, négociations le gorjus-vidal, legorjus et l’Elysée etc…)
          Legorjus que je ne connais pas attise les rancoeurs et rancunes des uns et des autres particuliérement au niveau poilitique (pons) et militaire (vidal, certains de ses propres collegues )puisque accusé d’avoir eu des états d’âmes et de ne pas avoir obéi aux ordres, d’avoir joué double jeu de par ses negotiations personnelles au sein de l’Elysée etc…Je pense qu’il voulait que tout le monde s’en sorte. N’oublions pas que c’est aussi la vocation du Gign
          d’arriver à désamorcer les situations les plus extrémes. Je me rappelle avoir vu dans envoyé spécial à l’époque avant le drame d’ouvea, un reportage sur le Gign et donc leur chef Legorjus qui était considéré (au même titre que ses hommes) comme de véritble héros pour avoir reussi à négocier avec succés plusieurs prises d’otages en métropole
          Tout le monde à perdu à Ouvea sauf l’Etat et sa hiérarchie (chirac, Miterrand) et il ya une chose dont moi j’en suis sûr
          c’est le mensonge de l’Etat…

      • Nam nassao je suis d’accord avec vous quand vous dites : « Par rapport au devoir de mémoire, attention aux rancunes et à la haine. Ceux qui ont eu le pouvoir à cette époque, ceux qui ont le pouvoir aujourdh’hui qui se taisent ou qui mentent sont aussi responsables.
        Pour accepter et pardonner nous avons besoin de comprendre tout autant qu’on est…. » Je vous rassure, je n’ai aucune rancune ni de haine pour le peuple kanak. J’en ai bien moins que certains en ont vis à vis de l’armée et des forces de l’ordre en générale. Après être allé en Nouvelle Calédonie je comprends même le « combat » des kanaks car à l’époque j’avais été très surprise et même écoeurée, comme ma soeur d’ailleurs, de certains comportement de métropolitain vivants depuis une dizaine d’années sur le caillou. C’est exact, nous avons tous besoin de comprendre et donc de connaitre la vérité… Pardonner, pour pardonner faudrait-il encore qu’il y ait quelque chose à pardonner. Le peuple kanak n’est pas responsable des agissements d’A. Dianou et des hommes présents lors de l’attaque. Je n’ai aucune compassion pour la mort d’A. Dianou même si j’aurais préféré comme beaucoup que celle ci ne soit pas entourée des zones d’ombre non encore éclaircies à ce jour. Je pense aussi que certains kanaks ont été surpris et emportés par les événements, mais pas A. Dianou ni Wenceslas Lavelloi, qui je vous le signale était un ancien sous officier de l’armée française et qui était armé d’un fusil à lunette. Un gendarme d’Antibes témoignera : « J’ai entendu un coup de feu, j’ai vu un kanak qui, avec un sourire, abaissait un fusil à lunette et j’ai vu le gendarme Zawadzki par terre ». Ils étaient sans doute bons pères de famille, je ne me permettrais pas de les juger, mais ce jour là, ils étaient des assassins, capables de tuer de sang froid des hommes désarmés qui essayaient de parlementer pour certains.

    • Bonjour,

      effectivement l’adjudant chef Moulié a reçu une décharge de chevrotine derrière la tête. Mais le coup est non mortel.

      Il a été achevé à l’arme blanche. Je détiens l’autopsie, c’est écrit noir sur blanc.

    • Florentin a été grièvement blessé mais n’est pas mort suite à son coup de hache. L’adjudant MOULIE en revanche a pris une décharge de chevrotine derrière la tête mais ce n’est pas ça qui l’a tué, Alphonse DIANOU l’a achevé à l’aide effectivement de sa hache.

  7. comment peux on tuer de sang froid des gendarmes qui toute l’année vous recoivent,vous évas(ane)nt,s’occupent de vous sur simple demande.vous portent secour en mer comme sur terre etc….. faut vraiment etre au niveau animal pour faire cela,ou ne pas avoir de cervelle,ou etre manipulé.dommage qu’on ne soit pas en Iran ou au Pakistan ,ya longtemps que ménage serait fait

    • Bonjour,
      Je vous répond par une autre question!
      Comment peut-on coloniser un peuple au point de lui interdire d’être ce qu’il est, de le traiter comme un animal, de lui spolier sa terre, de ne lui accorder aucun droit sous prétexte qu’il n’est pas conforme à l’idée que l’on se fait de la « nature humaine »?
      Et après on dit que ce sont les Kanaks qui sont les « sauvages » dans l’histoire, la France a fait ce que sont aujourd’hui ces Hommes.
      Je cite dans votre précédent commentaire: « faut vraiment etre au niveau animal pour faire cela,ou ne pas avoir de cervelle,ou etre manipulé » Et qu’a fait subir la France, pendant la colonisation, aux Kanaks ces 150 dernières années ?
      N’avez-vous donc pas compris qu’ils s’agit là d’un combat, qui débute bien avant ce tragique événement ?
      Il s’agit là d’un drame qui certes a fait plus de mal, mais qui a permis au peuple Kanaks de ce faire entendre et ce qui a permis de les faire avancer jusqu’à aujourd’hui.
      Je cite: »dommage qu’on ne soit pas en Iran ou au Pakistan ,ya longtemps que ménage serait fait »: vous parlez de ménage, si vous faite allusion au fait de faire taire les indépendantistes kanaks en brulant leur maison, et en les tabassant eux et leur familles, ou pire en tentant de les assassiner, dans le but de faire régner l’ordre, c’est que vous n’y avez vraiment rien compris alors, alors avant de remettre des commentaires désobligeant essayer de faire preuves de plus de jugeote à l’avenir vous paraitrez moins bête!!!!!!!!

  8. Bravo à Jean pour son témoignage du 11 novembre car il décrit bien la mort des gendarmes à la Brigade de Fayaoué. il omet de dire que le gendarme Zawadsky est tué en tentant de rejoindre l’armurerie avant que le gendrame Edmond Dujardin ne soit tué. Comme il omet de dire que c’est Alphonse Dianou qui tire dans le dos de l’adudant-chef Moulié, sans arme et s’étant rendu tout comme le gendarme Leroy qui est abattu à bout portant après s’être rendu. Les autres gendarmes se rendront face à la menace d’exécutions sommaires.
    Il s’agissait d’une opération militaire préméditée qui s’est malheureusement terminée comme elle avait débuté… dans le sang.
    Ce sont les leaders du FLNKS de l’époque qui ont orchestré l’opération et qui voyant que les gens d’Ouvéa étaient allés trop loin et devenaient incontrôlables, ont joué les abonnés absents… Franck Wahuzue par exemple.
    Le triste Capitaine Legorgus s’est singularisé dès son arrivée sur le Caillou par l’ambiguité de ses attitudes et le double jeu qu’il a joué. Il préférait court-circuiter sa hiérarchie pour intervenir sur l’Elysée par l’intermédiaire de son ami Prouteau. Il a aussi joué sur l’ambiguité des responsabilités en opposant le général Vidal au général de gendarmerie Jérôme.
    J’ai du respect pour les morts de Gossanah car ils sont morts pour une cause qui leur semblait juste. J’ai, bien sûr, un profond respect pour les militaires morts au champ d’honneur. Je n’en ai aucun pour l’ex capitaine Legorgus dont la carrière s’est achevée en queue de poisson peu après cette opération.

  9. Chapeau… de paille !!!
    Tu résumes bien le sentiment de nombre d’entre nous…

    Pour ce qui est de la négociation qui a fini en bain de sang, faut-il rappeler qu’il y avait deux groupes d’otage au départ. Et que l’un deux a été libéré pratiquement dans la foulé… !!!
    J’imagine que les preneurs d’otages ont vite compris qu’ils avaient et été trop loin et que seul une libération pouvait les sauver du pire…
    La suite la prouvé, on ne résiste pas impunément à l’autorité…
    Les négos menées par Legorjus c’est juste du pipeau pour amuser la galerie…
    Des l’instant ou il n’était plus question de de se livré l’affaire était pliée…
    Et très honnêtement je ne vois pas comment il aurait pu en être autrement…
    Pour ce qui est des fameux porteurs de thé, voilà encore une bonne blague !!!
    Comment dans un assaut on peut faire la différence ???

    En résumer ce retour en arrière ne donnera rien de bon j’en suis persuadé et les faits ne me donnent pas tort pour le moment, puisqu’il y a débat aussi dans un camp que dans l’autre…

  10. Mathieu kassovitz est un indignée. Et il classe certain états comme « conspirationnistes ». Il se range, par exemple, avec ces architectes du monde qui crient au complot et de dire avec eux: « oui, l’effondrement des tours jumelles a été « contrôlé » »…

    Nous sommes tous là à critiquer les politiciens, lui, en à fait un film. On s’en fout de savoir qui est le bon ou le mauvais du film. Petit, j’aimais jouer le rôle du cow-boy. Aujourd’hui, au vu de l’histoire et de l’actualité, je serais l’indien. Ce qui compte c’est de bien comprendre ce système qui nous berne à sec, et c’est ce qu’il dénonce avec force, courage… et constance. Un étranger le comprendrait en regardant son film. Nous, nous en sommes les acteurs… trop de liens nous unissent à son long-métrage et notre objectivité en est altérée.

    Vive les indignés !!

  11. Voici deux témoignages qui démontent la version Kassovitz / legorjus. Faites circuler merci.

    voici le plus imporant, celui de JEAN BIANCONI (rendu public aujourd’hui, 20 novembre 2011) :

    http://www.gazetteinfo.fr/2011/11/20/jean-bianconi-veut-en-finir-avec/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=jean-bianconi-veut-en-finir-avec

    et celui de deux anciens du GIGN :

    http://www.gazetteinfo.fr/2011/11/19/lordre-la-morale-des-anciens-du/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=lordre-la-morale-des-anciens-du

    • Bravo Jeff pour nous avoir communiqué ces liens. Le substitut Jean Bianconi est un témoin fiable et direct de ce qui s’est passé ces jours là. Il a été fait chevalier de la Légion d’Honneur pour son action à Ouvéa. La lecture de son témoignage m’a apporté réconfort car il dit ce que d’autres n’ont pas pu dire ou ne peuvent pas encore dire.
      Bernard Meunier, ancien du GIGN, confirme ce que d’autres ont dit.
      Pourquoi Kassovitz a-t-il retenu le livre d’un homme dont tout le monde sait le pitoyable rôle à Ouvéa ?

      • Simplement pour créer une polémique et faire assez de bruit pour que les gens aient envie de le voir. MK se fiche de la NC et des problèmes qu’il y a eu à l’époque, tout ce qui l’intéresse c’est le nombre d’entrées à la sortie du film. Malheureusement j’ai lu quelque part qu’il avait pris une grosse claque en faisant à peine quelque chose comme 12.000 entrées et en se mettant en plus des tas de gens à dos, finalement il aura tout perdu à faire ce film en faisant délibérement en sorte qu’il ne concorde pas à la réalité.

        • ce film retourne toutes les familles de gendarmes a qui je porte mon soutien car j en fait partie et je suis bien contente de voir que les gens ne se laisse pas berné par tant de d hypocrisie de conneries et surtout de mensonge !!!!!!!

    • pffff tous ces liens sont inutiles:la France ne veux pas admettre ces tors tout simplement. Quand on essaie de se justifier c’est qu’on a pas la conscience tranquille.

      • Dans les « liens inutiles » dont tu parles, Jean BIANCONI reconnaît avoir vu, vivant et bien lucide dans ses propos, Alphonse DIANOU avant son transfert à l’hôpital ou il n’arrivera pas vivant. Il reconnait ainsi que qu’un ou plusieurs militaires se sont livrés a des exactions entraînant la mort de DIANOU. Rien n’est inutile si l’on veut connaître la vérité.

        • je n’ai pas visionner ces liens car on nous rabâche la version des politiciens qui ne cessent de crier au scandale et à la calomnie……

          • Tu aurais du regarder le temoignage d’un ancien GIGN et celui de Jean BIANCONI qui étatient au coeur de l’action. Tout le monde sait que LEGORGUS a enchaîné conneries sur conneries notament en se faisant prendre en otage avec 6 de ses hommes, risquant ainsi leurs vies et la sienne quand DIANOU a cru que parmi eux se trouvait celui qui avait neutralisé MACHORO et NONARRO à La Foa. Le film de KASSOVITZ n’est qu’un ramassis de mensonges et il va s’en mordre les doigts pour la suite de sa carrière car il a énormément perdu en crédibilité. Il a eu la polémique qu’il voulait mais il n’a pas eu le nombre d’entrées qu’il a du espérer à la sortie du film.

          • Tu ne veux pas regarder les témoignages de plusieurs acteurs de ces événements mais tu apportes du crédit à seulement l’un d’entre eux, celui de Legorgus. Crois-tu que c’est comme cela que l’on sait comment se sont passées les choses. A moins que tu ne veuilles pas connaître la vérité parce que tu préféres la tienne…

          • Jek, chaque acteur, kanak ou militaire/gendarme présents lors des événements détient un bout de la vérité de part le lieu précis où il se trouvait, le camp auquel il appartenait. L’erreur est de n’écouter aveuglément qu’une seule version. Contrairement aux animaux, nous sommes dotés d’un esprit critique (quoi que pour certains, j’en doute) alors servons-nous en. Nous n’avons pas gobé en 88 la version officielle qui nous a été servie sur un plateau par des politiques plus préoccupés par leur pouvoir que par le sort de la Nouvelle Calédonie. Nous avons par nous même essayé de savoir et surtout de comprendre. J’ai hésité en 94 à me rendre en Nouvelle Calédonie, mais je voulais voir par moi-même, rencontrer tous les camps et me faire ma propre opinion, même si celle ci devait me faire mal. Alors s’il vous plait, soyez intelligent et faites en de même. Tout n’est pas blanc ou noir, surtout en Nouvelle Calédonie. Chacun est aveuglé par sa douleur, sa colère, son engagement, personne n’est objectif, pas même moi sans doute. Nous avons fait de magnifiques rencontres sur ce bout de territoire, un kanak dont nous avons déjà parlé mais aussi un mélanésien, dont les parents étaient pour l’un kanak et pour l’autre caldoche. Quelle rencontre enrichissante et merveilleuse avec cet homme issu des deux cultures. Nous avons aussi rencontré des caldoches, même si nous n’étions pas tout à fait en accord avec leurs propos, il fallait aussi les entendre et nous avons rencontré des métropolitains fraîchement débarqués. Alors avant de commenter les posts, faites au moins l’effort de visionner tous les documents, quelqu’en soit l’origine et après, seulement après, vous pourrez venir donner des leçons d’objectivité de nos politiciens.

  12. oulala, oulala!
    mais comme c’est glauque de ressortir l’acte de l’autopsie!
    sérieux, vous avez pas l’impression d’avoir une mentalité de vendetta? 3 gendarmes tués de sang-froid ne justifient pas la mort de 21 autres personnes, terroristes ou pas…
    la polémique est là : n’aurait t’il pas fallu attendre et négocier que de lancer un assault? on ne le saura jamais c fait…

    • Ce qui est glauque, Monsieur (ou Madame d’ailleurs) c’est d’obliger une famille à sortir un tel document pour rendre justice non seulement aux hommes décédés ce jour là, mais aussi à l’adjudant et au soldat décédés lors de l’assaut et à tous ceux encore en vie trainés dans la boue par ce film. « 4 gendarmes tués ne justifient pas la mort de 21 autres » c’est certain, mais la libération des 19 gendarmes retenus en otages par des hommes lourdement armés peut être que si, d’autant que certains étaient menacés de mort à chaque instant. Quant à votre dernière question, c’est vrai on ne saura jamais. La politique est quelque chose qui me dépasse, je pense mais c’est tout à fait personnel qu’il fallait « régler » le problème avant le deuxième tour des élections et ça a été fait. La question que je vous poserai en retour : c’est avaient-ils le temps de négocier avant qu’un autre gendarme ne meurt ? vous auriez sans doute préféré et c’est sur, M.K n’aurait jamais sorti de film pour dénoncer le massacre de gendarmes.

  13. Bonjour, je suis la fille du Major MOULIE, tombé à la brigade de Fayaoué. En 1988, nous avons tout supporté, la mort de notre père, la polémique qui s’ensuivit, puis – et on en parle peu – l’amnistie des assassins.
    Aujourd’hui, c’est la boue que nous rencontrons.
    Cécé, comment osez-vous dire que c’est glauque de ressortir un acte de décès, quand on entend dire qu’aucun gendarme n’a été tué par arme blanche, alors que c’est écrit noir sur blanc sur ce document ?
    Ce qui est glauque, c’est de travestir la la réalité historique de cette tragédie et de transformer les assassins en victimes.
    Pour ce qui est de la mort des 21 kanaks, je dirai qu’ils ont déterré la hache de guerre… ET on ne peut pas m’accuser de racisme anti-kanak, en 1994, en voyage à Ouvéa, j’avais publié une lettre ouverte aux Nouvelles Calédoniennes, disant notre pardon pour le meurtre de mon père.
    Croyez-moi, tout celà est bien douloureux, 24 ans après.

    • Bonjour Mademoiselle MOULIE (ou Madame depuis). Vous trouverez toujours des gens qui feront des assassins de votre père et de ses collègues, des victimes de l’ordre colonial. Mathieu Kassovitz en est la preuve vivante. Ne vous rabaissez pas à leur répondre, ce n’est que leur donner de l’importance qu’ils n’ont pas de toute façon. Les 4 gendarmes assassinés à Ouvéa l’ont été froidement et de la manière la plus sauvage qui soit. Le GIGN et l’armée n’ont fait que ce pourquoi ils ont été entraînés, comme à Marignane par exemple. Alphonse DIANOU était dans une logique d’illuminé en ordonnant même que MITTERAND vienne en personne dans la grotte d’Ouvéa afin de signer l’indépendance des Kanaks, en fait de signature il n’a eu que celle de son arrêt de mort ainsi que celle de ses acolytes. Bien à vous.

  14. Merci à ceux qui ont un petit mot gentil. Nous traversons des moments difficiles, car on a vraiment l’impression que certains crachent sur les tombes de nos proches.
    Ce que je reproche, c’est qu’on ait enterré à la va-vite nos gendarmes, alors qu’on pleure sur la mort de terroristes, qui ont tué froidement et sauvagement. Tout ça relève de l’indécence la plus scandaleuse.
    Mais je tiens à dire que je comprends les revendications du peuple kanak. Quelques brebis galeuses ne signifient pas que tout le troupeau est malade !
    Mais je pense que cet homme, sur la photo, avait tout simplement le droit de vivre.

    • Peltier, je ne remets pas en cause les faits. Je m’excuse de vous avoir heurtée.
      D’un côté comme de l’autre tout ça est déplorable.
      On ne peut pas revenir en arrière. Aurait t’il mieux valu que MK ne ressorte pas le dossier ?

  15. Merci, un grand merci. Je m’appelle Patricia.
    Ce qui s’est passé en 88 est déplorable, oui. Des deux côtés. Et oui, je pense aussi qu’il faut parfois faire preuve d’intelligence, et savoir ne pas réveiller les vieux fantômes. L’équilibre en Calédonie est quelque chose de fragile, et de précieux car la paix y a couté la vie à trop de personnes. MK aurait mieux fait de ne pas rallumer la mêche.
    L’appât du gain et de la renommée n’autorisent pas tout ! Et surtout pas le mensonge et la manipulation de l’opinion, sous couvert de vérité historique !
    Une chose m’aurait été insupportable, c’est que l’assassin de mon père vienne parader devant les caméras. De ça aussi, MK aurait été capable.
    Quelle honte que ce film. Nous avions réussi à reconstruire nos vies, après le séisme d’Ouvéa, à retrouver la paix, même si plus rien n’était pareil après la mort de mon père. Nous avions réussi à chasser les images de nos têtes …
    Aujourd’hui, tout celà revient …
    Alors, encore merci à ceux qui ont un petit mot gentil. Ce n’est pas grand chose, mais c’est beaucoup.

    • Bonjour Patricia. Sachez que vous êtes en mesure d’attaquer en justice Mathieu KASSOVITZ pour diffamation. Les temoignages de Jean BIANCONI, du Général VIDAL et d’anciens gendarmes du GIGN pourrait vous être d’une grande aide.

    • Bonjour Patricia, en cette fin d’année à venir et pour un nouvel an, je vous souhaite beaucoup de courage, merci pour votre témoignage qui vient du coeur, de la douleur. Pardon pour vous et votre famille d’avoir ressassé ces instants tragiques, douloureux, pardon pour toutes les familles concernées de métropole et d’Iai.
      Je penserai bcp à vous et j’espére de tout coeur que pourrez de nouveau avoir la paix, je pense que vous faites honneur à votre papa..

    • j espère que tout le monde retrouvera sa sérénité et que ce film sera un flop complet ! c est tout ce qu il mérite car remettre les gens face a leur douleur n est la chose la plus intelligente!!!!!!!! ma réaction va avec mes sentiments

  16. Aucun commentaire sur les qualités cinématographiques de ce film, vous êtes tous sur l’analyse du non respect du fait historique, quel dommage alors qu’ici le film est l’emblème même de la …. fiction, et ne représente que le point de vue de Legorjus, métaphore du tiraillement et de la complexité de la situation… Cependant le film reste univoque clairement, trop manichéen mais possède de réelles qualités cinématographiques… En permanence on retrouve chez ce réalisateur, une volonté de faire son « la ligne rouge »…

    • Travis je sais que je vais manquer de diplomatie dans mes propos mais ceux qui me connaissent vous diront que ce n’est pas ma qualité première … (les moulié vous avez le droit de vous abstenir sur ce coup là !) Si vous saviez comme je me fous des qualités cinématographiques de ce film ! D’ailleurs, ce n’est pas sur cette qualité, dont je vous laisse seul juge, que M.K a fait sa pub, il a cherché la polémique pour se faire de la pub, ça rapporte beaucoup plus d’entrée et donc d’argent … Si MK avait présenté son film comme une fiction étant basé sur des faits réels on aurait pu se pencher sur les qualités dont vous parler, mais c’est loin d’être le cas et il le savait. Sincèrement que vont retenir les gens de ce film, la qualité … non juste qu’il y avait des gentils kanaks qui vivaient au pays des bisounours et que le méchant militaire français est venu les massacrer. Comment pensez vous que les jeunes kanaks, en désaccord aussi avec les anciens (le conflit des générations existent bel et bien là-bas aussi voir « les nouvelles calédoniennes ») vont réagir à ce film !!!! La Nouvelle Calédonie est complexe et la paix y est précaire. Ce film ne ravive pas les tensions parce que pour les raviver aurait-il fallu encore qu’elles se soient apaisées ; il ne fait que mettre un peu plus d’huile sur le feu dans un pays à l’équilibre précaire.

  17. Merci, nam nassao, pour votre gentil message. Moi aussi, je vous souhaite une bonne année à venir.
    Gunar, Pour ce qui est de porter plainte, en ce qui me concerne, c’est hors de question. Je ne veux pas revivre Ouvéa une nouvelle fois, rechercher les documents, revoir les images d’époque, rentrer dans une nouvelle polémique. J’y gagnerai quoi ? De l’argent, peut-être. Des cauchemars sûrement !!!
    Je ne veux plus ressasser ce drame. Ce qui se passe en ce moment me suffit, j’attends que la polémique se calme, que tout rentre dans l’ordre. En 94, lors de mon voyage à Ouvéa, j’ai fait la paix avec la Nouvelles-Calédonie. J’y ai vécu des moments inoubliables et intenses, en compagnie de caldoches, de gendarmes, mais aussi de kanaks. Pourtant, nous aurions dû nous détester !!! Ce sont ces instants que je veux garder.
    J’ai une vie, en dehors de cette tragédie, elle mérite que je la vive pleinement. J’ai des enfants, des petits-enfants, c’est d’eux que je veux m’occuper.
    Je me devais de réagir en mémoire de mon père et de ses collègues. Les réactions sur le net ont été nombreuses. Legorjus y a énormément perdu en crédibilité, idem pour MK. ça me suffit. Par contre, je garde tout mon respect au peuple kanak. Je n’oublie pas qu’il y a eu des larmes des deux côtés.
    J’ai été très touchée par votre soutien à tous. Merci encore.
    Mes amitiés sincères.

  18. Je reconnais bien ta plume, là !!! Voilà, ma soeur a résumé notre état d’esprit à toutes les deux. Nous avons pu nous faire une opinion, lors de notre voyage en nouvelle-Calédonie. ET face au comportement de certains caldoches, nous avons fort bien compris la révolte du peuple kanak. Cette révolte et les revendications légitimes qui l’accompagnent ne doivent pas être associée aux exactions de la bande de Dianou et compagnie qui n’ont eu que ce qu’ils méritaient. Je l’ai dit dans l’autre post. Le peuple français de métropole a connu ses révolutions pour reprendre sa liberté. C’est naturel et dans l’ordre d’évolution des peuples et des civilisations.
    Maintenant, les faits sont les faits. On ne peut pas revenir en arrière, il faut apprendre à vivre avec. On ne refera pas les élections de 88, et toute la  » magouille  » qui les a entourées !!! Mais il faut dire non à la manipulation de l’opinion publique et au mensonges de MK et de Legorjus sur cette affaire.
    Il faut savoir se montrer humble devant certaines pages de notre histoire et laisser les morts dormir en paix.

  19. Félix, vous m’ôtez les mots de la bouche… Je partage votre point de vue sur MK et sa volonté délibérée de choisir un point de vue plusieurs contesté pour faire son film. Ce faisant, il accompli au delà d’une démarche de cinéaste, une démarche politique et sa vison manichéenne se révèle dans le film, comme vous le dites : « non juste qu’il y avait des gentils kanaks qui vivaient au pays des bisounours et que le méchant militaire français est venu les massacrer ».
    Je suis pleinement d’accord avec votre affirmation selon le fait que ce « film ne ravive pas les tensions parce que pour les raviver aurait-il fallu encore qu’elles se soient apaisées ».
    Travis vous vous perdez à nous parler de l’habillage du produit alors que le produit est en lui-même hautement critiquable.

  20. Ce film prends peut-être certaines liberté avec la réalité historique des faits, c’est un film!
    J’admire que des personnes prennent positions contre certaines pratiques politiques et les enjeux qui en écrivent l’histoire.
    Ce réalisateur que je ne vois pas particulièrement se mettre en avant dans les médias SIGNE son film et ses idées, les assument et les défends, ce qui inspire du respect que l’on adère ou non à son travail.
    On ne peut pas en dire autant des politique qui n’assument pas grand chose de leurs actes et encore moins de vous « Anonymoos »… quel crédit accorder aux dires de quelqu’un qui se cache !
    Je connais peu les métiers du cinéma, cependant il me parait tellement plus difficile, courageux physiquement et intellectuellement de réaliser ce genre de film que d’écrire une critique devant son ordinateur, de surcroit planqué derrière un surnom ridicule…
    A bon entendeur !

  21. tout à fait d’accord avec m. Labe, maintenant que l’on a vu le film,il est facile de confirmer que beaucoup ont fait un procés d ‘intention à M. Kassovitz et que n’importe quel pretexte a été bon pour colporter non seulement la mauvaise foi; mais aussi la tromperie. A vouloir dénigrer systématiquement » ils se sont perdus dans des préjugés absurdes en perdant tout le sens de la réalité du drame d’Ouvéa.

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