« mission Le pen  »

Thierry Légier, vingt ans au service du père Le Pen, publie ses mémoires. Une autobiographie intitulée « mission Le Pen ».

« Par principe, étant patriote, cela ne me dérangeait pas, bien au contraire, de protéger Jean-Marie Le Pen ». Ce sont les propos d’un homme, Thierry Légier, ancien militaire et garde du corps de Jean-Marie Le Pen pendant 20 ans.

Dans son livre, il revient sur des « rencontres secrètes » avec des « personnes jugées infréquentables ». Ces personnes ? Saddam Hussein pour commencer. En Mai 1996, Le Pen se rend en Irak pour rencontrer le dictateur : « Pendant quinze heures, on a traversé le désert, en taxi, sans aucun moyen de communication ».

Mais Saddam Hussein n’est pas la seule personnalité rencontrée par l’ancien leader du FN : il a rendu visite à Radovan Karadžić, ancien chef politique des Serbes de Bosnie et aujourd’hui devant le Tribunal pénal de la Haye pour génocide. Il explique que « Ce n’était pas le fugitif qui recevait Le Pen, mais un chef d’Etat sans palais, en sursis, qui n’était pas près de se rendre ».

D’autres rencontres paraitront dans le livre, notamment des rendez-vous secrets des membres de la communauté juive et surtout l’ancien Président de la République Valery Giscard d’Estaing. Dans les années 2000, il aurait dîné plusieurs fois avec celui-ci : « La rencontre entre deux hommes d’une même époque (…) et qui avaient appris, malgré toutes leurs différences, à vieillir ensemble, au point de refaire le match de l’histoire sans en venir aux invectives ».

Il raconte également quelques plaisanteries d’un Jean-Marie Le Pen coincé dans les embouteillages « Allez vite, à ce rythme, je vais rater l’apéro. Un Giscard sinon rien ». Aujourd’hui, Thierry Légier est la garde du corps de Marine Le Pen ; il repart pour plusieurs années de bons et loyaux services en faveur du FN.

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