Avec L’Amocco Cadiz en 1978  » ou l’Érika en 1999″, nous avons connu des marées noires catastrophiques. Aujourd’hui c’est le « Grande América » qui a coulé par 4600 m de fond après un violent incendie et menace nos côtes. il contient des matières dangereuses (qui auraient peut-être brûlées ou seraient diluées et donc moins actives) et bien sûr du fioul lourd qui lui risque d’échouer sur le littoral. Ce samedi des millions de gens dans la rue pour le climat !! Partagez ! Volti

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Auteur Christophe Magdelaine pour Notre-Planète-Info

oiseau englué par une marée noire (illustration)

Un cargo italien, le « Grande America » vient de sombrer dans le Golfe de Gascogne. Outre sa cargaison en partie polluante, une nappe d’hydrocarbure vient d’être repérée en mer et menace le littoral atlantique. Une « crise majeure » pour le préfet maritime.

Le 10 mars 2019 en soirée un incendie se déclare à bord du « Grande America« , un navire de commerce de type ConRo (navire hybride entre un roulier et un porte-conteneurs), construit en 1997, d’une longueur de 214 mètres pour 56 600 tonnes à charge et battant pavillon italien.
Il provenait d’Hambourg (Allemagne) et faisait route vers Casablanca (Maroc), il se trouvait à 140 mille nautiques (près de 260 km) de la pointe de Penmarc’h (Finistère) lorsqu’il s’est signalé en détresse.

Dans des conditions météorologiques très difficiles et une mer démontée, les 26 membres de l’équipage et un passager ont été recueillis par la frégate britannique HMS Argyll puis transféré à Brest par le Bâtiment de Soutien d’Assistance Affrété (BSAA) Argonaute.

Dans le même temps, le dispositif ORSEC maritime de niveau 3 est aussitôt activé sous la direction du vice-amiral d’escadre Jean-Louis Lozier.

Le dispositif ORSEC (Organisation de la Réponse de Sécurité Civile) maritime Atlantique détermine l’organisation générale des secours et interventions en mer en matière de sécurité civile et définit dans ce domaine les modalités de direction des opérations. Il permet une mise en œuvre rapide et efficace de tous les moyens nécessaires sous l’autorité du préfet maritime de l’Atlantique.

L’armateur du navire, Grimaldi Group, en réponse à la mise en demeure du préfet maritime et compte-tenu de ses obligations en tant que propriétaire du navire, a mandaté la société ARDENT (Société de salvage) qui a affrété deux remorqueurs afin de rallier le navire en difficulté : l’Union Lynx, depuis Vigo (Espagne) et le Tera Sea Hawk, depuis Rotterdam.

L’armateur du navire, Grimaldi Group, en réponse à la mise en demeure du préfet maritime et compte-tenu de ses obligations en tant que propriétaire du navire, a mandaté la société ARDENT (Société de salvage) qui a affrété deux remorqueurs afin de rallier le navire en difficulté : l’Union Lynx, depuis Vigo (Espagne) et le Tera Sea Hawk, depuis Rotterdam.

Cependant, malgré l’intervention du remorqueur d’intervention, d’assistance et de sauvetage (RIAS) Abeille Bourbon, pour éteindre le violent incendie à bord, le navire italien coule le 12 mars dans l’après-midi. Il gît maintenant par 4 600 mètres de fond à environ 180 nautiques (333 km) à l’ouest de La Rochelle.

Lors d’une conférence de presse donnée à Brest, le 13 mars 2019, le préfet maritime a précisé que le navire transportait « 365 conteneurs, dont 45 répertoriés comme contenant des matières dangereuses et un peu plus de 2 000 véhicules », des sources de pollution durables au fond de l’océan…

Le vice-amiral d’escadre Lozier a précisé à l’AFP que les conteneurs dangereux contiennent une centaine de tonnes d’acide chlorhydrique et quelque 70 tonnes d’acide sulfurique. Une éventuelle pollution resterait toutefois très localisée et « la dilution dans l’espace océanique n’entraînerait pas de conséquences graves pour l’environnement« , a-t-il ajouté, indiquant qu’une grande partie de ces produits avaient vraisemblablement déjà brûlé.

De plus, une quarantaine de conteneurs sont à la dérive alors qu’environ 2 200 tonnes de fioul lourd menacent maintenant d’engendrer une marée noire sur les côtes françaises. Le préfet maritime souligne qu’il s’agit d’une « crise majeure ».

Deux nappes d’hydrocarbure menace le littoral atlantique (**depuis la rédaction, une troisième nappe a été détectée**)

Actuellement, le carburant présent dans les soutes est la principale source de préoccupation. En effet, il a déjà commencé à s’échapper : une puis deux nappes d’hydrocarbure ont été repérées par l’avion de patrouille maritime Atlantique 2 de la Marine nationale et le Bâtiment de Soutien et d’Assistance Affrété VN Sapeur. …/…

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Source Notre-Planète-Info

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