Repas de fin d’année: une raison de + pour se régaler de saumon industriel…
Celui-ci même qui avant d’atterrir dans notre assiette atteint ses 6 kilos en deux ans, soit deux fois + vite que son cousin sauvage.
Ce saumon industriel a été sélectionné génétiquement pour faire du gras et nourri de granulés énergétiques constitués de farines de poisson agglomérées avec de l’huile de palme. Une pitance assaisonnée au colorant pour lui rosir la chair.
Pour qu’il attrape pas la première méchante bactérie qui passe dans les cages surpeplées – comptez 25 kgs de saumons par mètre cube – l’éleveur l’a régulièrement traité à coups d’antibiotiques. Et, comme l’opération est stressante, on lui a filé un peu d’anesthésiant, puis redonné un coup de fouet avec une cure de vitamine C.
Les braves bêtes servies fumées ont droit, après électrocution, à un saumurage express par injection d’eau salée dans les chairs et à un badigeonnage de fumée liquide artificielle.
« Hum, c’est bon »
Voilà qu’on apprend maintenant que chaque fois qu’on avale une bouchée de saumon artificiel on assassine des saumons sauvages…
La faute aux poux de mer, qui infectent les fermes immergées le long des côtes et sautent sur tous les poissons sauvages qui passent à côté des cages.
« Ces terreurs de 3 millimètres vous tuent un poisson en moins de deux, en lui épluchant la peau ».
Des chercheurs canadiens viennent de prouver que s’il y a de moins en moins de saumons sauvages en Atlantique c’est la faute de ces poux de mer échappés des élevages de salmolidés
(National Academy of Sciences of the USA, aôut 2011).
C’est aussi à cause d’eux que les saumons d’élevage – nous en avalons près de 2 kgs par an, ce qui nous hisse à la deuxième place mondiale (Métropole-Dom-Tom) – sont régulièrement trempés dans un bain antiparasitaire.
 » BON APPETIT QUAND MÊME ».

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