François Fillon recevra en mai l’ensemble des forces politiques calédoniennes pour «comprendre la position des acteurs locaux» avant la présentation d’un projet de loi destiné à sortir la Nouvelle-Calédonie de l’impasse politique et institutionnelle.

Le premier ministre a reçu lundi la ministre de l’Outre-mer, de retour d’une visite à Nouméa. Marie-Luce Penchard propose de modifier la loi organique de 1999, afin de limiter les démissions à répétition du gouvernement néo-calédonien.

N’oublions pas que François Fillon avait assisté,le samedi 17 juillet 2010, à la première levée officielle côte à côte du drapeau bleu, blanc rouge et du drapeau des indépendantistes kanak. Cette cérémonie, sobre et sans liesse populaire, s’etait déroulée au haut-commissariat de la République, lieu symbole de l’appartenance de la Nouvelle-Calédonie à la France où réside le représentant de l’Etat.

Premier jalon d’une « decolonisation par etapes » Avant un référendum d’autodétermination entre 2014 et 2018, les élus locaux font l’apprentissage d’une autonomie qui s’accroit au fil des années. Au terme de l’Accord de Nouméa, la France ne devrait plus exercer sur le Caillou que les pouvoirs régaliens.

« UN DRAPEAU QUI RASSEMBLE PAS DEUX QUI DIVISENT »

Pour marquer sa singularité, la Nouvelle-Calédonie doit se doter de signes identitaires reflétant « l’identité kanak et le futur partagé entre tous » dont un hymne, une devise, un drapeau et un nouveau nom de pays. Sensibles, ces sujets se sont embourbés, se heurtant le plus souvent à la frilosité de la droite.

Aussi, alors que le débat était en jachère, la proposition inattendue de M. Frogier d’accepter le drapeau kanak n’a pas emporté une adhésion unanime. « Je suis là parce-que je suis président du gouvernement, mais le cœur n’y est pas. Moi, je veux un drapeau calédonien qui rassemble pas deux drapeaux qui divisent », a asséné Philippe Gomes (Calédonie ensemble, droite).

Président de la province nord et figure du mouvement indépendantiste, Paul Néaoutyine a carrément boudé la cérémonie au Haut-commissariat, ironisant « sur ce moment qui n’a rien d’historique ». « Ça fait 22 ans que les deux drapeaux flottent sur ma province. Quand est-ce qu’on parle d’un drapeau commun », a-t-il fustigé, alors que la scène politique locale est minée par des divisions, qui pourraient aboutir à un renversement du gouvernement local.

Brefff Malgré les querelles politiciennes, M. Fillon avait exprimé, devant les élus du Congrès, « sa confiance » dans l’avenir de l’île. Il avait meme il a rappelé « l’histoire douloureuse » et « les moments de tragédie et de fraternité (…) qui nous oblige à rester fidèles et loyaux aux accords de Matignon et de Nouméa ».
Evoquant la « sortie  de l’accord de Nouméa », il a égrené les choix qui s’offrent : « L’indépendance pure et simple ? L’indépendance et un lien qui demeure fort avec la République ? L’autonomie poussée vers ses limites maximales ? », avant d’exprimer sa préférence « pour un maintien du lien qui nous unit depuis plus de 150 ans ».

Pour préparer cette échéance « sereinement », le chef du gouvernement aavait  confirmé que des « experts indépendants » allaient être mis à disposition par l’Etat afin de réfléchir à une solution institutionnelle « originale ». La politique de rattrapage et de reconnaissance de l’identité kanak menée depuis vingt ans, conjuguée à un réalisme politique certain et à la globalisation du monde, devait amené les indépendantistes à ne plus revendiquer de rupture totale avec la France.

J’ai hate de voir ce qu’il adviendra de cette rencontre !!

(cf le figaro)

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