Un nouveau gouvernement sera élu le 1er avril en Nouvelle-Calédonie, mais il devrait chuter dans la foulée alors que l’archipel traverse une crise politique, née du conflit sur le drapeau. ( A ce propos d’ailleurs rappellons que la mobilisation ( pour ne pas dire le combat lol ) continue Suite aux déclarations de Calédonie Ensemble lors de sa conférence de presse du 25 mars ).

Vendredi 1er avril, pour la troisième fois en six semaines, les 54 élus du Congrès se réuniront pour élire, selon un scrutin de liste proportionnel, un gouvernement collégial.

En place depuis 2009, le gouvernement présidé par Philippe Gomes (Calédonie Ensemble, centre droit) a chuté le 17 février, à la suite de la démission des membres indépendantistes de l’Union Calédonienne.

Ces derniers, soutenus par une partie de la droite dont le Rassemblement-UMP, reprochent à M. Gomes de ne pas être favorable à l’adoption du drapeau indépendantiste au côté du drapeau tricolore.

Se disant victime d’un « putsch », Philippe Gomes réclame le retour aux urnes. Dans cette logique, son parti a, à deux reprises, démissionné du gouvernement nouvellement élu pour le faire tomber et obtenir de Paris une dissolution des assemblées.

« La mascarade a assez duré. L’attitude irresponsable de Philippe Gomes présente des risques sérieux pour la Nouvelle-Calédonie, nous ne laisserons pas faire », a déclaré la semaine dernière au Congrès le député UMP Pierre Frogier.

Plusieurs solutions juridiques pour empêcher la démission systématique de Calédonie Ensemble sont à l’étude pour tenter de sortir de cette crise, qui sème l’inquiétude dans les milieux économiques et la population.

Samedi, une manifestation « pour un drapeau commun » aura lieu à Nouméa, avec le soutien de Calédonie Ensemble.

Une contre-manifestation favorable à l’étendard kanak pourrait être organisée. « Nous sommes prêts à relever le défi », a déclaré Roch Wamytan, chef du groupe FLNKS au Congrès.

Ces tensions surviennent alors que des échéances politiques capitales se profilent. Conformément à l’Accord de Nouméa (1998), la Nouvelle-Calédonie doit entre 2014 et 2018 choisir de rester ou pas au sein de la République française.

(Sources Tahiti infos )

Suite aux déclarations de Calédonie Ensemble lors de sa conférence de presse du 25 mars où le mouvement a appelé ses sympathisants à rejoindre le Grand rendez-vous citoyen organisé par le Collectif pour un drapeau commun et les associations culturelles, nous tenons à rappeler :

– Que le motif unique de la mobilisation du 2 avril est de demander la mise en œuvre par les institutions du pays d’une méthode pour rechercher en commun un drapeau, signe identitaire du pays, porteur de l’identité kanak mais également du futur partagé comme le prévoit l’Accord de Nouméa.

–  Qu’à ce titre la mobilisation du 2 avril a également vocation à interpeller l’Etat sur le rôle de garant de qu’il doit tenir pour faire respecter les dispositions de l’Accord de Nouméa relatives au drapeau, signe identitaire du pays.

Le « Grand rendez-vous citoyen pour un Drapeau commun dans un Destin commun  » est le rendez-vous de tous les Calédoniens, adhérents ou non de partis politiques, qui veulent un drapeau qui leur ressemble et qui les rassemble, au-delà de leurs clivages politiques.

Nous rappellons et affirmons que depuis sa création il y a un an, par des citoyen de différentes sensibilités, le Collectif a choisi de ne pas s’engager dans les débats politiciens, son seul objectif et sa seule préoccupation étant de contribuer à l’émergence d’un drapeau commun.

Le Collectif rappelle que le Grand rendez-vous citoyen est le rendez vous de tous les Calédoniens. Il n’appartient à aucun parti. Tous les citoyens, toutes les formations politiques qui souhaitent concourir à sa réussite sont et seront les bienvenus.

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