Dans la nuit de jeudi à vendredi, 1 600 Parisiens bénévoles et 400 travailleurs sociaux volontaires vont participer au décompte des sans-abri de la capitale.

Jeudi 7 février au soir, 1 600 bénévoles sont attendus à Paris pour participer à la deuxième édition de la Nuit de la Solidarité. L’objectif : effectuer un décompte de nuit des personnes sans-abri. Mais pour quoi faire exactement ?

Source : Shutterstock

« On s’attend à recenser plus de sans-abri que l’an dernier ».

Cette année encore, agents de la Ville, associations et citoyens vont être dispatchés en équipes à travers Paris pour une maraude exceptionnelle. Au total, 1 600 Parisiens bénévoles et 400 travailleurs sociaux volontaires participeront à ce comptage inspiré d’initiatives similaires à New-York, Washington, Bruxelles ou Athènes. Dominique Versini, adjointe à la solidarité de la Maire de Paris confiait à Paris Match :

« En explorant des endroits nouveaux et un peu cachés, on s’attend à recenser plus de sans-abri que l’an dernier. »

L’opération de comptage sera en effet étendue afin d’obtenir des résultats au plus près de la réalité du terrain. Ainsi, les équipes d’intervention se rendront-elles dans l’espace public, les salles d’attente des urgences, les gares et les stations parisiennes du métro, les parkings, halls et caves d’immeubles…

Mieux cerner les profils et les besoins

Initiée par la Mairie de Paris l’an dernier, l’opération avait réuni plus de 2 000 bénévoles et permis de recenser 3 035 sans-abri dans la capitale. Un décompte nécessaire pour sortir les personnes vivant dans la rue de la spirale d’invisibilisation dans laquelle elles sont prises. L’occasion également, en allant à leur rencontre, en les comptabilisant et en leur proposant de remplir anonymement et volontairement un questionnaire, de mieux cerner leurs profils et leurs besoins pour adapter les solutions d’accueil.

Féminisation de la rue

En ce sens, le compte-rendu de la première édition a notamment mis en lumière une féminisation de la rue. 12% des personnes rencontrées étaient en effet des femmes, contre 2% en 2012 selon l’Insee. Depuis, trois haltes ouvertes jour et nuit et dédiées aux femmes ont ouvert leurs portes et la Ville prévoit de leur réserver un bain-douche municipal à partir du mois de mars.

Plus globalement, les résultats de la première Nuit de la Solidarité ont incité la Maire de Paris à s’engager à mettre à disposition de l’État et des associations 1 500 places d’hébergement, et à lancer un appel à l’État afin qu’il en crée 1 500 autres.

En France, si Paris a été la première ville à mettre en place ce dispositif, Metz n’a pas tardé à lui emboîter le pas avec un premier décompte en mars 2018 et cette année, Rennes et la Métropole de Grenoble envisagent d’organiser des opérations similaires.

Les premiers résultats seront divulgués le 14 février, espérons qu’ils n’explosent pas les scores…

Source : https://positivr.fr/nuit-solidarite-recenser-sans-abri-besoins/?utm_source=ActiveCampaign&utm_medium=email&utm_content=D%C3%A9couvrez+les+derniers+articles+sur+POSITIVR&utm_campaign=POSITIVLetter+V2

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here