Je partage:
“Il n’y a pas de majorité en faveur de l’indépendance.” L’analyse du président de l’Assemblée de la province Sud.

Qu’attend la Nouvelle-Calédonie de l’élection présidentielle ? Et quelle est la situation sur place ? Je me dis souvent qu’on mesure mal, depuis Paris, combien les choses ont changé en Nouvelle-Calédonie. La Calédonie vit en paix. Sa croissance économique dépasse 4 % par an, en moyenne, depuis vingt ans. Les accords de Matignon ont été signés en 1988, l’accord de Nouméa en 1998 ! La création des trois provinces a permis d’associer chacun à l’exercice du pouvoir. Le comité des signataires de l’accord de Nouméa se réunit régulièrement pour suivre son application. Nous travaillons en bonne intelligence.

Cet accord prévoit la tenue d’un référendum sur le statut de l’île. Quand aura-t-il lieu ? Entre 2014 et 2018. Or, je le dis depuis longtemps, nous devons préparer cette consultation au plus vite, c’est-à-dire dès maintenant pour qu’elle se déroule au mieux des intérêts de tous. Nicolas Sarkozy l’a bien compris, il s’est intéressé à la Nouvelle-Calédonie plus qu’aucun de ses prédécesseurs.

Il a raison de dire que « nous ne pouvons pas attendre passivement la date de 2014 » pour réfléchir à l’avenir de la Nouvelle-Calédonie. Nous devons le faire ensemble. Les événements des années 1980 m’ont appris une chose : nous ne pouvons pas fonder notre avenir sur le seul rapport de force électoral et sur une approche strictement partisane. Dans une société insulaire, des compromis sont nécessaires.

Comment préparez-vous cette consultation ? Nous avons créé trois groupes de travail au sein du comité des signataires : le premier porte sur la stratégie du territoire vis-à-vis du nickel, parce que c’est le socle sur lequel se construira l’avenir de la Calédonie ; le deuxième concerne la mise en oeuvre de l’accord de Nouméa ; le troisième a pour but d’étudier l’ensemble des solutions institutionnelles imaginées dans le monde, et notamment dans le Pacifique, par des territoires engagés dans un processus comparable à celui de la Nouvelle-Calédonie.

L’accord de Nouméa précisait que la Nouvelle-Calédonie devait se doter de “signes identitaires”. Vous avez proposé que flottent côte à côte les deux drapeaux, français et canaque. Pourquoi ? Parce que ces deux drapeaux sont le symbole d’une histoire que nous avons entrepris d’écrire ensemble. La reconnaissance de ces deux légitimités historiques était nécessaire à la poursuite d’un destin commun.

Selon l’accord de Nouméa, le référendum portera sur « le transfert à la Nouvelle-Calédonie des compétences régaliennes ». Quelle solution institutionnelle souhaitez-vous pour l’île ? J’ai une conviction : il nous faudra faire preuve de beaucoup de pragmatisme pour adopter, voire inventer une solution qui conviendra à la Nouvelle-Calédonie. Gardons-nous des schémas préconçus ! Cette solution devra prendre en compte nos spécificités, notre personnalité, notre double identité française et océanienne. Elle devra nous offrir plus de libertés, plus de responsabilités, mais elle ne pourra s’établir que dans la France. C’est dans la France que notre destin commun a commencé, c’est dans la France qu’il va se poursuivre. Nous le construirons ensemble.

Les indépendantistes sont-ils d’accord ? Ils dirigent deux provinces, ils ont mesuré les exigences de la responsabilité politique. Ils savent qu’il n’y a pas, en Nouvelle-Calédonie, de majorité en faveur de l’indépendance. Ils veulent que leur identité soit respectée, nul ne le discute. Je suis convaincu que nous trouverons en semble les bases d’une solution durable offrant, s’il le faut, une représentation internationale à la Nouvelle-Calédonie, mais laissant à la France l’exercice des compétences régaliennes. Nous étudions en ce moment le statut des îles du Pacifique (la Micronésie, les îles Cook…) et celui des Antilles britanniques et néerlandaises. Nous tirerons ensuite les leçons de cette étude.

La question du corps électoral est-elle réglée ? Pour le référendum, oui. Mais pas pour les élections provinciales : 25 000 personnes sur un corps électoral de 150 000 ne peuvent pas y participer – dont 60 % à Nouméa, en raison du gel qui nous a été imposé et qui prive du droit de vote ceux qui sont arrivés en Nouvelle-Calédonie après novembre 1998. La réintégration de ces personnes dans le corps électoral devra faire l’objet d’un accord politique. C’est la question de la citoyenneté, de son contenu et de sa définition qui est ici posée. Nous ne pourrons pas l’éluder.

Propos recueillis par Fabrice Madouas

Photo © AFP

9 COMMENTS

  1. « laissant à la France l’exercice des compétences régaliennes »… si c’est pour que ça se termine comme pour le drame de la Mare O Diable … où les pouvoirs publics se sont débarrassés de leurs responsabilités sur des privés incompétents!

    Plutôt que de la théorie dans laquelle nos penseurs excellent, il nous faut du concret! Comment les élus et l’Etat comptent résoudre le problème de la violence des jeunes, et notamment de la violence des jeunes océaniens qui n’ont actuellement plus de limites? A terme, la violence des jeunes risquent de nous conduire à la guerre civile! Il serait temps d’affronter la réalité au lieu de continuer à se voiler la face!

  2. UNE SEULE SOLUTION A NOS PROBLEMES:
    LA NOUVELLE-CALEDONIE 102eme COLLECTIVITE DEPARTEMENTALE D’OUTRE-MER, APRES MAYOTTE, DEVENUE LA 101eme IL N’Y A PAS BIEN LONGTEMPS, TOUTE AUTRE SOLUTION, C’EST LA PORTE OUVERTE A l’INDEPENDANCE ET A LA MISERE POUR NOUS, ET LA FRANCE (LES ‘DETTES COLONIALES’ NE SONT PAS BON MARCHE…)…
    UN PLAN D’ECONOMIES VERTES INTEGREES A LA DEPARTEMENTALISATION NOUS VERRA DEVENIR ECONOMIQUEMENT « INDEPENDANTS » ET TOUS, S’ENRICHIRONT, AURONT DU TRAVAIL, PAS SEULEMENT QU’UNE POIGNEEE DE « COPAINS »…

  3. Je partage l’avis de Gribby: la violence des jeunes pèse son poids dans les risques d’instabilité politique de ce pays; je suis sûr que j’ai déjà eu l’occasion de formuler un point de vue similaire sur le web calédonien par le passé.
    D’ailleurs, la politique – sous la forme d’un « fond de pensée »- n’est pas toujours indissociable des motivations de certains jeunes dans la nature de leurs méfaits et autres comportements.
    Enfin, il ne faut pas oublier qu’en 2009 un syndicat aux méthodes méprisables s’est servi de cette jeunesse délinquante dans un conflit social. Normal, c’est de la pourriture dans du beau linge…

  4. La, nous sommes d’accord, Mister Eric, les Economies Vertes des Verts, une fois allies a la Gauche victorieuse regleront en partie ce probleme, avoir un travail interessant, gagner de l’argent, ca renforce l’amour propre, le probleme est -surtout- la, dans ce registre… Il ne faut pas sortir de l’ENA, St Cyr ou autre grande ecole pour le savoir…

  5. Les propos lénifiants du président du RUMP qui oublie de rappeler tout ce qu’il pu promettre depuis deux ans allant dans le sens de l’indépendance-asociation:

    A Boulouparis en 2009 PF a déclaré qu’il voulait aller aux confins de l’autonomie et que le référendum consisterait à librement céder les compétences régaliennes à la France, ce qui implique que la NC soit préalablement devenue un Etat Souverain.
    Cette solution dictée par la faiblesse morale, la volonté de fayoter auprès de Sarkozy, et un manque évident de discernement sur la portée de ses déclarations, a constitué une victoire inespérée de la cause indépendantiste par but contre son camp de celui censé le défendre.

    Aujourd’hui, conscient de l’incohérence de telles propositions avec la prétention du RUMP d’être un rempart contre l’indépendance, les dirigeants de ce parti en pleine confusion, tentent d’enfumer les électeurs avec des protestations de loyalisme qui ne trompent pas une bonne partie de la population.

    Toute cette théorie idiote d’aller vers l’indépendance pour éviter l’indépendance est à peu près aussi suicidaire que d’aller jouer toutes ses économies au Casino pour se refaire une santé financière.

  6. En janvier, pour convaincre le président Sarkozy et l’alerter malgré l’omerta criminelle des élus et médias calédoniens, je promettais à l’Elysée avec copies aux élus locaux, un travail spirituel contre la mortalité routière de métropole et pour favoriser l’économie mondiale et principalement française du 1° au 29 février 2012.

    – En février, un accord qualifié de très bon est conclu pour la Grèce.
    – Le CAC 40 atteint son plus haut niveau depuis 6 mois.
    – Un contrat de vente de 126 rafales se dessine.
    – Le 3 mars, le président de l’union européenne, Hermann von Rompuy déclare :
    « Je ne dis pas qu’on est sorti de l’ornière, mais il y a un tournant dans la crise ».

    – Une forte accalmie de la mortalité routière se réalise en NC, après janvier particulièrement mortel.
    – La mortalité routière de métropole est la plus faible depuis 1945 selon la sécurité routière: C’est un record jamais atteint après-guerre :

    C’était bon pour le peuple et c’était bon pour le président Sarkozy…mais depuis, tout va très vite…

    – le 1°mars, en NC, un motard de 24 ans meurt dans un accident de moto. (jumelé avec la réapparition de 2 annonces de marabouts dans les Nouvelles.
    – le 1° mars, à Bayonne, le président est hué et insulté par la foule.
    – le 3 mars, l’ex président du gouvernement calédonien dénonce l’augmentation de la délinquance liée au lever des 2 drapeaux. ( l’étude des documents joints dé
    montre un lien nettement plus flagrant avec mon combat dont il a toujours refuser de s’informer et qui est à l’origine de sa chute totale et inéluctable!).
    – le 6 mars, les tentatives du 1° ministre pour désamorcer la polémique sur la viande Halal ont l’effet inverse et aggravent cette polémique.
    – Le 6 mars, une étude de la fondation Terra Nova démontre que le président Sarkozy a été «le président des riches ».
    – le 6 mars, Les Bourses européennes chutent en raison des inquiétudes grandissantes sur la dette grecque.
    – le 9 mars, les déclarations d’échec éventuel par le candidat Sarkozy sont interprétées comme défaitistes, démontrant que l’heure est grave et qu’il le sait…
    – le 10 mars, Jean-Louis Borloo et Rama Yade, le privent de leurs soutiens forts et de l’image d’un parti uni derrière lui.au meeting de Villepinte.
    – le 11 mars, commencent des tueries qui vont provoquer le déclenchement d’un plan vigipirate au plus haut niveau jamais atteint.
    – le 16 mars, après la très forte accalmie, 3 sœurs meurent sur l’autoroute dans des conditions particulièrement affreuses.
    – le 6 avril, les pertes du Cac 40 effacent les gains de février et mars. – Bientôt, ce devrait être logiquement le marché des 126 rafales qui devrait être effacé!
    – mi-avril, le président a reperdu la hausse dans les sondages, gagnée…en février.
    – à 3 jours du 1° tour, le ralliement de plusieurs membres du gouvernement, à F Hollande fragilise encore son éventuelle réélection.
    Jusqu’au dernier jour, les élus calédoniens qu’il appelait « mes chers » lors de sa venue en NC, lui refusent leur aide!!!

    Comme depuis 2008, à peine le problème grec en passe d’être réglé, commence une nouvelle crise économique…
    Dans ces conditions et au vu des démonstrations contre la crise, en informant l’élysée et les ministres, avec des résultats largement supérieurs à tous les plans de relance, l’origine de la 1° crise d’automne 2008 coïncidant au rejet de mes plaintes par le tribunal de Nouméa devrait interpeller!!!

    C’est clair: A part quelques décisions à l’encontre du peuple, les élus calédoniens n’ont rien apporté à la Nouvelle-Calédonie, à la France et au président Sarkozy qu’ils prétendent soutenir.

  7. En janvier, pour convaincre le président Sarkozy et l’alerter malgré l’omerta criminelle des élus et médias calédoniens, je promettais à l’Elysée avec copies aux élus locaux, un travail spirituel contre la mortalité routière de métropole et pour favoriser l’économie mondiale et principalement française du 1° au 29 février 2012.

    – En février, un accord qualifié de très bon est conclu pour la Grèce.
    – Le CAC 40 atteint son plus haut niveau depuis 6 mois.
    – Un contrat de vente de 126 rafales se dessine.
    – Le 3 mars, le président de l’union européenne, Hermann von Rompuy déclare :
    « Je ne dis pas qu’on est sorti de l’ornière, mais il y a un tournant dans la crise ».

    – Une forte accalmie de la mortalité routière se réalise en NC, après janvier particulièrement mortel.
    – La mortalité routière de métropole est la plus faible depuis 1945 selon la sécurité routière: C’est un record jamais atteint après-guerre :

    C’était bon pour le peuple et c’était bon pour le président Sarkozy…mais depuis, tout va très vite…

    – le 1°mars, en NC, un motard de 24 ans meurt dans un accident de moto. (jumelé avec la réapparition de 2 annonces de marabouts dans les Nouvelles.

    – le 1° mars, à Bayonne, le président est hué et insulté par la foule.

    – le 3 mars, l’ex président du gouvernement calédonien dénonce l’augmentation de la délinquance liée au lever des 2 drapeaux. ( l’étude des documents joints dé
    montre un lien nettement plus flagrant avec mon combat dont il a toujours refuser de s’informer et qui est à l’origine de sa chute totale et inéluctable!).

    – le 6 mars, les tentatives du 1° ministre pour désamorcer la polémique sur la viande Halal ont l’effet inverse et aggravent cette polémique.

    – Le 6 mars, une étude de la fondation Terra Nova démontre que le président Sarkozy a été «le président des riches ».
    – le 6 mars, Les Bourses européennes chutent en raison des inquiétudes grandissantes sur la dette grecque.
    – le 9 mars, les déclarations d’échec éventuel par le candidat Sarkozy sont interprétées comme défaitistes, démontrant que l’heure est grave et qu’il le sait…
    – le 10 mars, Jean-Louis Borloo et Rama Yade, le privent de leurs soutiens forts et de l’image d’un parti uni derrière lui.au meeting de Villepinte.
    – le 11 mars, commencent des tueries qui vont provoquer le déclenchement d’un plan vigipirate au plus haut niveau jamais atteint.
    – le 16 mars, après la très forte accalmie, 3 sœurs meurent sur l’autoroute dans des conditions particulièrement affreuses.
    – le 6 avril, les pertes du Cac 40 effacent les gains de février et mars. – Bientôt, ce devrait être logiquement le marché des 126 rafales qui devrait être effacé!
    – mi-avril, le président a reperdu la hausse dans les sondages, gagnée…en février.
    – à 3 jours du 1° tour, le ralliement de plusieurs membres du gouvernement, à F Hollande fragilise encore son éventuelle réélection.
    Jusqu’au dernier jour, les élus calédoniens qu’il appelait « mes chers » lors de sa venue en NC, lui refusent leur aide!!!

    Comme depuis 2008, à peine le problème grec en passe d’être réglé, commence une nouvelle crise économique…
    Dans ces conditions et au vu des démonstrations contre la crise, en informant l’élysée et les ministres, avec des résultats largement supérieurs à tous les plans de relance, l’origine de la 1° crise d’automne 2008 coïncidant au rejet de mes plaintes par le tribunal de Nouméa devrait interpeller!!!

    C’est clair: A part quelques décisions à l’encontre du peuple, les élus calédoniens n’ont rien apporté à la Nouvelle-Calédonie, à la France et au président Sarkozy qu’ils prétendaient soutenir.

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