Plus de 500.000 personnes soutiennent le bijoutier sur Facebook

En 48 heures, cette page intitulée «Soutien au bijoutier de Nice» recueille un soutien impressionnant.

Les créateurs, qui restent anonymes, ont créé cette page pour soutenir le commerçant des Alpes-Maritimes qui a tiré mercredi matin sur les braqueurs de son commerce, blessant mortellement l’un des braqueurs. Et depuis, le compteur s’emballe et on recense plus de 500.000 personnes sur Facebook ce vendredi soir.

Certains revendiquent sur la page le droit à l’auto-défense :

«Il a eu raison de défendre son gagne pain, c’est pas comme s’il avait tiré au hasard dans la rue», écrit Pascal.

Certains revendiquent le droit à la détention d’armes pour les commerçants, comme Cyrielle :

«Les bijoutiers et commerçants devraient être armés face à toutes ces racailles».

D’autres, comme Tony, expriment leur ras-le-bol :

«L’impunité finit par exaspérer les gens honnêtes… Liberté pour ce commerçant».

Les usagers de Twitter se sont aussi mobilisés, créant le hashtag #SoutienBijoutierNice. Enfin, une pétition a été mise en ligne sur le site mesopinions.com : adressée à la ministre de la Justice Christiane Taubira, elle avait recueilli plus de 30.000 signatures.

Le braqueur tué par le bijoutier, Anthony A., possédait un casier judiciaire déjà bien fourni, au regard de ses 18 ans. Ainsi, il avait déjà été condamnée à quatorze reprises (dont treize fois par le tribunal des mineurs) entre janvier 2006 et octobre 2011. Le jeune homme aurait effectué son dernier séjour en prison à Grasse entre les mois d’octobre 2011 et d’août 2013, avant de bénéficier d’un placement sous bracelet électronique. Une surveillance qui a pris fin moins de quinze jours avant le braquage dans lequel le jeune homme a perdu la vie.

Le procureur a requis l’assignation à résidence, sous bracelet électronique, du commerçant et l’ouverture d’une information judiciaire pour homicide volontaire à son encontre. Stephan Turk, bijoutier et père de famille de 67 ans, était jusque là inconnu des services de police et de la justice.

Sources : Facebook / Le JDS

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