On y revient .. Le Figaro relance la polemique autour du camps Est :

Le contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) a constaté des violations graves des droits fondamentaux des personnes détenues au centre pénitentiaire de Nouméa. Cette situation alarmante a donné lieu à des recommandations qui ont été publiées aujourd’hui au Journal officiel.

En raison de la gravité des faits constatés, le CGLPL, Jean-Marie Delarue, a décidé à titre exceptionnel d’avoir recours à la procédure dite d’urgence, d’adresser ses observations au garde des Sceaux et de rendre publiques ses recommandations.

Tout est parti d’une visite « inopinée » effectuée par quatre contrôleurs des services du CGLPL dans ce centre pénitentiaire de Nouméa, baptisé « Camp Est », durant une semaine au mois d’octobre (11-17 octobre 2011). Il leur est apparu que l’état et le fonctionnement de cet établissement portaient « atteinte de manière grave aux droits des personnes qu’il héberge ». Ces violations concernent « un nombre important » de détenus.

En effet un rapport rendu public mardi révèle l’état « répugnant » et « crasseux » d’une prison surpeuplée.

« C’est une plongée dans l’ancien régime ». Jean-Marie Delarue, le contrôleur général des lieux de privation fait un compte rendu  accablant!

Ce rapport de cinq pages fait suite à une visite inopinée effectuée par quatre contrôleurs du mardi 11 au lundi 17 octobre. Une visite qui s’inscrit dans le rôle du contrôleur des prisons, totalement indépendant, qui doit s’assurer que les droits fondamentaux sont respectés. Les observations rendues sont sans équivoque.

Le taux d’occupation est très élevé dans l’unique prison de Nouvelle-Calédonie. 200% dans le centre de détention et le quartier de semi-liberté, 300% dans le quartier de la maison d’arrêt. « Au moment de la visite, 438 personnes y étaient écrouées et hébergées pour un nombre théorique de 218 places », indique le rapport. Dans les autres prisons françaises, en moyenne, la densité carcérale tourne autour de 115%.

Six par cellule, entre rats et cafards

Dans chaque cellule de 12m2, l’hygiène est plus que sommaire. Jusqu’à six personnes s’y entassent, au lieu de deux au maximum. En plus de lits superposés, un matelas est posé à même un « sol crasseux et humide où circulent des rats et des cafards ». « Les cellules sont répugnantes, jamais nettoyées. Les repas traînent et les rats s’en servent », a pu constater Jean-Marie Delarue, interrogé par Europe 1.

« Des conduites d’arrivée d’eau des WC ont été détournées pour pouvoir servir de douche », le tout à quelques centimètres d’installations électriques dépourvues de toute protection, poursuit le rapport.

Traces d’excréments sur les murs

Les conditions de détention en cellules disciplinaires et d’isolement ne sont guère meilleures. « Les murs y sont d’une saleté repoussante avec de nombreuses traces d’humidité et d’excréments. Les odeurs d’égout sont prégnantes ».

Et ce n’est pas fini. Les détenus n’ont pas accès au téléphone, contrairement au droit, et il est impossible pour les familles de prendre rendez-vous pour les parloirs. Les activités proposées y sont quasi-inexistantes. Le terrain de sport est « irrégulier et couvert de cailloux », favorisant les blessures des détenus en claquettes ou pieds nus. « Les personnes détenues sont confinées dans leurs cellules entre 22 et 23 heures par jour », relate le rapport.

« Le personnel est découragé »

Une situation qui peut parfois tourner au drame. Durant la semaine de visite des contrôleurs, un meurtre s’est produit dans une cellule. « Un jeune a été massacré. Cela est bien évidemment dû aux conditions de détention », précise Jean-Marie Delarue sur Europe 1.

Seul point positif retenu de cette visite, le dévouement du personnel, « remarquable d’investissement ». « Ils font tout ce qu’ils peuvent, mais ils en ont assez, ils sont découragés », ajoute Jean-Marie Delarue.

Problème de permis de construire

Aucune construction n’est pour l’heure prévue à Nouméa. Seules rénovations attendues, « des structures de l’ancien quartier maison centrale et de l’ancien quartier mineurs », prévues « de décembre 2011 à mi 2012 ».

Michel Mercier a également pointé la responsabilité de Nouméa dans sa réponse au rapport du contrôleur des prisons. « La délivrance du permis de construire relève de la compétence du conseil municipal de Nouméa », précise le garde des Sceaux.

Ainsi, note le CGLPL dans son avis, « les personnes détenues sont entassées dans des cellules insalubres où elles subissent une sur-occupation frôlant les 200% dans le centre de détention et le quartier de semi-liberté et atteignant 300% dans le quartier de la maison d’arrêt ». « Au moment de la visite, 438 personnes y étaient écrouées et hébergées pour un nombre théorique de 218 places. »

Un plan de modernisation des prisons est prévu en France suite au rapport sans concession du Conseil de l’Europe. Une augmentation de 57.000 à 68.000 places est prévue d’ici 2017, ainsi que la fermeture temporaires de vingt-trois centres pénitenciers pour rénovation.

L’amélioration des conditions de détention, avec l’augmentation de cellules individuelles, la fin du tout-béton et le verdissement des espaces » fait partie de ce plan ambitieux.

Ceci etant dit et au risque de choquer ,tout cela est bien dit, mais il est important de savoir que les détenus, en majorité récidivistes sont parfaitement au courant des conditions de détention. Alors le plus simple, et s’ils voulaient un peu y mettre du leur, ils s’abstiendraient de faire des co……ries. Cela leur éviterait un enfermement . A croire qu’ils supportent parfaitement les conditions de détention..Je rappelle qu’une prison n’est pas un hotel 5 étoiles  !!

2 COMMENTS

  1. Yanno ne doit pas se sentir très à l’aise suite à ce rapport.
    Il est reconnu par tous que la Mairie bloque le PC pour la rénovation et par conséquence ne fait que péréniser cette situation inadmissible.

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